11 janvier - Baptême du Seigneur
Publié le 25/12/2020Quelques-uns lèvent la main, mais combien ne s’en rappellent pas ! Pourtant, la date du baptême est la date de notre naissance à l’Église, la date à laquelle notre mère l’Église nous a accouchés ! (…) Aimons-nous l’Église comme on aime sa propre mère, en sachant aussi comprendre ses défauts ? » (Pape François, Audience générale du 11.11.2013)
DIMANCHE 11 JANVIER - 10h00 - MESSE A LA BASILIQUE (Célébrant : Abbé Etienne Fétel)
( 10h30 : Messe à Autrey-lès-Gray - Célébrant : Frère Serge, à Pesmes - Célébrant : Abbé Pierre Bergier,
à Vellexon et Charcenne)
La fête du baptême du Seigneur clôt le temps de Noël.
Un temps nouveau va commencer !
Après la fête du Baptême du Seigneur,
la liturgie ne proposera plus de méditer sur les évènements qui marquèrent les premières années de la vie de Jésus.
Il est fini le temps de l’enfance. Elle est finie, la vie paisible de Nazareth.
L’heure de la maturité a sonné. (Prions en Église)
Après le baptême de Jésus, nous entrons dans le Temps Ordinaire où nous restons jusqu'au Mercredi des Cendres

Le baptême de Jésus, célébré le dimanche qui suit l’Épiphanie, est un des événements de la vie de Jésus les plus assurés historiquement. Les quatre évangélistes le mentionnent.
C’est la première manifestation publique du Christ. Lors de sa naissance à Bethléem, il n’avait été révélé qu’à quelques privilégiés. Aujourd’hui, tous ceux qui entourent le Baptiste, c’est-à-dire ses disciples et la foule venue aux bords du Jourdain, sont témoins d’une manifestation plus solennelle, que Jean soulignera d’ailleurs lui-même.
Elle comporte deux aspects : l’aspect d’humilité représenté par le baptême auquel le Seigneur se soumet. L’aspect de gloire représenté par le témoignage humain que lui rend Jean le Baptiste et le témoignage divin que le Père et l’Esprit rendent au Fils, la garantie que cet homme appartient bien à la Trinité divine.
Ces deux aspects sont à retenir dans l’histoire des hommes comme dans la vie intérieure et spirituelle de chaque homme. Les séparer, c’est commettre une erreur. Nous ne pouvons pas nous approcher du Christ glorifié sans nous approcher en même temps du Christ humilié, ni nous approcher du Christ humilié sans nous approcher du Christ glorifié.
Nous ne pouvons approcher et accueillir les hommes nos frères qu’en acceptant leur humble condition, leurs misères, leurs limites et, dans le même temps, de voir en eux des fils de Dieu, bien-aimés par le Père, appelés à partager la gloire du Royaume.
Source : Eglise catholique en France
" Il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombre et venir sur lui."
(Matthieu 3,16)
CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. » Le Fils de Dieu n’a pas besoin de vivre un geste de repentance. Pourtant, par humilité, il demande à Jean le baptême de conversion dans le Jourdain. Car Jésus prend sur lui nos péchés et nous fait don de son amour. Demandons au Christ d’a ermir notre baptême et de nous entraîner dans sa paix, dans sa joie, dans sa vie
PREMIÈRE LECTURE | Isaïe 42, 1-4.6-7
« Je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations. »
Isaïe prophétise la venue d’un serviteur qui accomplira des bienfaits exceptionnels, parce qu’il sera investi de l’esprit même du Seigneur. Il pourra réaliser les promesses que Dieu a faites à son peuple, en pratiquant la miséricorde attendue et non pas en le condamnant.
Lecture du livre du prophète Isaïe (42, 1-4.6-7)
« Voici mon serviteur, qui a toute ma faveur »
Ainsi parle le Seigneur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois. « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations : tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. » – Parole du Seigneur
Ce premier « chant du Serviteur de Yahvé » décrit un personnage mystérieux. Le judaïsme ancien a privilégié une interprétation messianique. Les Évangiles ainsi que les Actes des Apôtres ont fait de même, en l’appliquant à Jésus, le Christ, d’un mot grec qui veut dire l’Élu, celui qui a reçu l’onction du Seigneur. Les quatre premiers versets parlent de ce « serviteur », de cet « élu » à la troisième personne. Dieu lui accorde « toute sa faveur » et « fait reposer sur lui [son] esprit ». Le serviteur est à la fois humble, effacé et inflexible, déterminé à établir « le droit sur la terre ». Aux versets 6 et 7, Dieu s’adresse directement au serviteur pour décrire la relation intime qui les unit et le caractère universel de sa mission de guérison et de salut.
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PSAUME | 28
« Voix du Seigneur dans sa force, voix du Seigneur qui éblouit. »
La puissance de Dieu est perçue dans l’Ancien Testament à travers les phénomènes de la nature. Puisqu’il est créateur de tout l’univers, il peut commander aux éléments. Ainsi, c’est la force de sa voix qui apparaît comme l’expression de sa gloire. Le psaume annonce la parole de Dieu qui se manifestera au baptême de Jésus : « des cieux, une voix disait… ».
Psaume 28
Refrain :Le Seigneur bénit son peuple en lui donnant la paix.
Rendez au Seigneur, vous, les dieux, rendez au Seigneur gloire et puissance.
Rendez au Seigneur la gloire de son nom, adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.
La voix du Seigneur domine les eaux, le Seigneur domine la masse des eaux.
Voix du Seigneur dans sa force, voix du Seigneur qui éblouit.
Le Dieu de la gloire déchaîne le tonnerre, et tous dans son temple s’écrient :
« Gloire ! » Au déluge le Seigneur a siégé ; il siège, le Seigneur, il est roi pour toujours !
L’antienne du psaume fait écho à l’interprétation de la figure du Serviteur : ce serait le peuple élu, dans sa mission de témoin auprès des nations. Par ailleurs, le psaume célèbre la « gloire » et la « puissance » royales du Seigneur, ainsi que l’éblouissement de sa « sainteté ». L’auteur du psaume souligne avec emphase, dans la deuxième et la troisième strophes, la puissance de « la voix » du Dieu créateur qui « domine les eaux », notamment celles du déluge.
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DEUXIÈME LECTURE | Actes 10, 34-38
« Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. »
La première annonce de l’Évangile est centrée sur la personne de Jésus qui, dans la foi, est reconnu comme le Messie, le Fils de Dieu. C’est ce que proclame saint Pierre en attestant que le Christ a été consacré par Dieu au baptême, en lui conférant son Esprit. C’est pourquoi Jésus pourra agir avec la puissance de Dieu.
Lecture du livre des Actes des Apôtres (10, 34-38)
« Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint »
En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée, chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « En vérité, je le comprends, Dieu est impartial : il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les œuvres sont justes. Telle est la parole qu’il a envoyée aux fils d’Israël, en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus Christ, lui qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. » – Parole du Seigneur.
Pierre s’adresse à un auditoire païen réceptif : le centurion romain Corneille, qui habite à Césarée maritime. L’Apôtre évoque d’emblée l’impartialité de Dieu, qui « accueille » les justes, de toutes les nations. Pierre a pour preuve « la bonne nouvelle de la paix » : annoncée en primeur « aux fils d’Israël par le Christ, « Seigneur de tous », elle s’est propagée « à travers tout le pays des Juifs », dans le prolongement du ministère du Baptiste. C’est d’ailleurs au moment où Jésus a été baptisé par Jean qu’il a reçu « l’onction d’Esprit Saint et de puissance ». Pierre résume le ministère de Jésus : « il faisait le bien », et fort de la présence de Dieu, il opérait de multiples guérisons.
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ÉVANGILE | Matthieu 3, 13-17
« Il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. »
Le baptême institué par Jean Baptiste était un geste de conversion : l’eau lavait les fautes commises et l’immersion signifiait le début d’une nouvelle vie. La manifestation de l’Esprit au baptême de Jésus ajoute un autre sens : Jésus est animé par l’Esprit du Seigneur en raison de sa filiation.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (3, 13-17)
« Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui »
Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »
Matthieu donne sa version du baptême de Jésus. Son récit est factuel et proche de celui de Marc. Mais sa touche est très reconnaissable. Dans la première moitié du récit, l’accent est mis sur le désir explicite de Jésus d’être baptisé par Jean. Alors que ce dernier s’étonne, Jésus confirme son désir. Il invoque l’accomplissement de « toute justice » – mot typique de Matthieu et correspondant au plan de salut de Dieu. Jean se laisse convaincre par Jésus. Matthieu confirme ensuite que le baptême de Jésus a bel et bien été accompli. Il ajoute alors deux notes théologiques originales. La première est la mention des cieux ouverts (cf. aussi Ez 1, 1 ; Is 64, 1 ; Jn 1, 51, Ac 7, 56. 10, 11).
La seconde se trouve dans les mots prononcés en finale par la voix céleste : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie » (cf. Ps 2, 7, considéré comme messianique, et Is 42, 1).
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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église
QUI EST JÉSUS ?
La scène au bord du Jourdain que nous écoutons en cette fête du Baptême du Seigneur est bien plus qu’un simple épisode de l’Évangile. Il s’agit d’une révélation, d’un commencement, d’une bonne nouvelle pour notre vie. Qui est Jésus ? Jean baptisait pour la conversion des péchés. Jésus, lui, est sans péché. Alors pourquoi se fait-il baptiser ? Probablement pour se mettre à notre place, assumer notre condition et rejoindre l’humanité blessée. Au moment où Jésus sort de l’eau et que le ciel s’ouvre, la Trinité est à l’œuvre. Le Père aime, le Fils obéit, l’Esprit sanctifie. Jésus est confirmé dans son identité. Il est l’Envoyé venu accomplir la mission annoncée par Isaïe : ouvrir les yeux des aveugles, libérer les captifs, proclamer la justice et nous ouvrir le salut. Ce baptême est le point de départ de la vie publique de Jésus. À partir de ce moment, il « passe en faisant le bien » (cf. Ac 10, 38). Jésus proclame la Bonne Nouvelle, guérit, relève, pardonne. Cet épisode au Jourdain est son consentement à la mission confiée par le Père, un « oui » qui le conduira jusqu’à la Croix et à la Résurrection. Notre propre baptême s’enracine dans le mystère pascal. Comme Jésus, nous avons été plongés dans l’eau et marqués par l’Esprit. Nous sommes devenus enfants bien-aimés du Père. Et nous aussi, nous avons la mission de l’annoncer. Baptisés de longue date ou bien plus récemment, demandons la grâce de faire la joie de notre Dieu.
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Le baptême de Jésus, célébré le dimanche qui suit l’Épiphanie est un des événements de la vie de Jésus les plus assurés historiquement. Les quatre évangélistes le mentionnent.
C’est la première manifestation publique du Christ. Lors de sa naissance à Bethléem, il n’avait été révélé qu’à quelques privilégiés. Aujourd’hui, tous ceux qui entourent le Baptiste, c’est-à-dire ses disciples et la foule venue aux bords du Jourdain, sont témoins d’une manifestation plus solennelle, que Jean soulignera d’ailleurs lui-même.
Elle comporte deux aspects : l’aspect d’humilité représenté par le baptême auquel le Seigneur se soumet. L’aspect de gloire représenté par le témoignage humain que lui rend Jean le Baptiste et le témoignage divin que le Père et l’Esprit rendent au Fils, la garantie que cet homme appartient bien à la Trinité divine.
Ces deux aspects sont à retenir dans l’histoire des hommes comme dans la vie intérieure et spirituelle de chaque homme. Les séparer, c’est commettre une erreur. Nous ne pouvons pas nous approcher du Christ glorifié sans nous approcher en même temps du Christ humilié, ni nous approcher du Christ humilié sans nous approcher du Christ glorifié.
Nous ne pouvons approcher et accueillir les hommes nos frères qu’en acceptant leur humble condition, leurs misères, leurs limites et, dans le même temps, de voir en eux des fils de Dieu, bien-aimés par le Père, appelés à partager la gloire du Royaume.
- La grâce du baptême
Étant la plénitude de notre humanité, Jésus, en recevant le baptême johannique a fait plus qu’approuver et confirmer un rite. Il l’a transformé en consumant en Lui l’imparfait par le parfait. Lui qui était sans péché, il s’est fait porteur de nos péchés et c’est au nom de nous tous qu’il a fait ce geste public de repentance, nous enseignant dans le même temps la nécessité de la conversion et de la pénitence.
En évoquant cet événement de la vie du Christ, nous devons dépasser l’horizon du baptême johannique pour nous rappeler que nous avons été baptisés en Christ. Cette grâce baptismale que nous avons reçue, inconscients, dans notre enfance, nous avons à la confirmer chaque jour par un libre choix. L’Épiphanie est non seulement la fête du Baptême du Christ, elle est celle de notre baptême dont nous avons à raviver la grâce qu’il nous a conférée.
Saint Matthieu rappelle la mission de Jésus, le Messie, telle que le prophète Isaïe l’avait annoncée : »Pour ceux qui se trouvaient dans le sombre pays de la mort, une lumière s’est levée. » (Matthieu 12. 16) L’ancienne tradition grecque appelait d’ailleurs l’Epiphanie « la fête des lumières. » Elle nous apporte en effet non seulement une grâce de purification pas la repentance à laquelle nous sommes appelés par Jean-Baptiste et à laquelle Jésus nous invite par son exemple. Elle nous apporte une grâce d’illumination. La liturgie nous le signifie. C’est dans la lumière pascale qu’est donné le baptême, après l’éclipse du Vendredi Saint et la nuit du tombeau.
A nous de vivre cette lumière intérieure dans une absolue fidélité, sans laquelle la vie spirituelle ne serait qu’illusion ou mensonge, sans laquelle tout témoignage auprès de nos frères serait vain. Comme le Christ, nous sommes « lumière du monde » (Matthieu 5. 14) « Devenons fils de lumière » (Jean 12. 36) « Vivons en fils de lumière » (Ephésiens 5. 8)
- Jésus le serviteur
Par ce baptême qui inaugure son ministère, Jésus manifeste le but de sa mission. Il est le « serviteur-sauveur » dont parle Isaïe au chapitre 53. Il est l’Agneau de Dieu (Jean 1. 29) qui délivre l’homme du péché en le prenant sur lui. La parole qui vient du ciel le désigne comme le fils bien-aimé. Le mot grec qui traduit l’hébreu « serviteur » peut avoir aussi la signification de « fils ». En Isaïe, Dieu avait présenté son serviteur : »Voici mon serviteur, mon élu, que préfère mon âme. » (Isaïe 42. 1) Jean Baptiste a entendu : » C’est toi mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. » (Marc 1. 11).
Pas à pas, jour après jour, toute la vie de Jésus fera découvrir aux disciples la vérité de cette double réalité : il est le serviteur, il est le Fils, jusqu’à sa mort en croix, quand le soldat païen dira : « Vraiment celui-ci était fils de Dieu. » (Marc 15. 39) signant ainsi son adhésion au mystère révélé sur les rives du Jourdain.
La résurrection manifestera aux disciples que la mort de Jésus n’était pas celle d’un maudit, d’un exclu, mais le libre don de soi, un sacrifice agréable à Dieu parce qu’il est le fruit non pas d’une soumission mais de l’amour filial et fraternel. Et là encore nous retrouvons les deux aspects de l’être de Jésus : l’humilité et la gloire. Dans le quatrième évangile, à l’heure de la Passion, le nom propre du témoignage rendu par le Père à son Fils est la « glorification »: « Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils. » (Jean 17. 1)
- Une théophanie trinitaire
La connaissance que nous avons du Christ ne s’achève pas dans le seul face-à-face du Père et du Fils. L’Esprit est le troisième qui témoigne de la vie divine de Jésus. Celui-ci le rappelle à Nicodème et c’est l’Esprit qu’il enverra à ceux qui croient en lui. Le Père et le Fils enverront l’Esprit au long des âges. (Jean 14. 16 à 20 – 15. 26 à 16.15)
L’Esprit peut nous être donné à partir du Fils parce qu’il habite souverainement en lui. Il n’est donc pas étonnant que la mission de Jésus débute, temporellement, par une manifestation de l’Esprit liée à son Baptême et qu’elle se termine, visiblement, par le commandement donné aux Apôtres d’aller baptiser au nom du Père et du Fils et de l’Esprit. (Matthieu 28. 19) Par le baptême, l’Esprit est communiqué à ceux qui s’ouvrent à la foi.
Le Père, le Fils et l’Esprit, révélés au monde lors du baptême de Jésus, sont inséparables parce qu’ils sont relation d’amour. Nous touchons là à ce qu’il y a de plus profond et de plus intime dans le mystère de Jésus. Le ministère rédempteur du Christ en faveur des hommes rejoint la vie d’intimité du Fils avec le Père et l’Esprit.
C’est ainsi qu’il sera désormais avec nous. C’est cela qu’il exprime dans sa prière au soir du Jeudi-Saint, alors qu’il vient de partager son Corps et son Sang durant le repas qu’il prit avec ses apôtres. A nous de le réaliser en chaque Eucharistie où, nous aussi, nous partageons son Corps et son Sang « pour la Gloire de Dieu et le salut du monde. »
Source : Eglise Catholique en France




