22 juin - Fête-Dieu, fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ — Paroisse de Gray

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22 juin - Fête-Dieu, fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ

Publié le 25/07/2018
Manger et boire sont les besoins premiers de notre corps. Manger et boire le Christ ressuscité sont, eux, la source première de toute vie baptismale.
Comment nous laisserions-nous rassasier sans être traversés par la souffrance de tous les humains privés d'eau et de nourriture ? Que ce repas eucharistique nous donne le force de la mission et la joie du partage. (Prions en Eglise)

DIMANCHE 22 JUIN - 10h00 BASILIQUE - MESSE, SUIVIE DE LA PROCESSION EUCHARISTIQUE CHANTÉE
Communion
(Messe à 10h30 à Autre-lès-Gray et à Valay)

La Fête du Saint-Sacrement (2ème dimanche après la Pentecôte) a été instituée au Moyen-Age
pour commémorer la présence de Jésus-Christ dans le sacrement de l’eucharistie.

UNE PRIÈRE d'Yves Chamberland pour ce dimanche (Prions en Église)

PUISSIONS-NOUS VIVRE EN COMMUNION
Béni sois-tu, Dieu très-haut,
Tu as créé le monde par amour et nous l'as confié.
Béni sois-tu d'avoir fait Abraham notre père dans la foi.
Béni sois-tu pour Melkisédek, figure de l'eucharistie,
qui a offert le pain et le vin en sacrifice d'action de grâce.
Béni sois-tu, Seigneur, pour le don de ton Fils Jésus,
pain rompu qui rassasie nos faims, sang versé sur la Croix.
Béni sois-tu, Seigneur Jésus,
pain multiplié pour les foules de tous les temps.
Puissions-nous devenir celui que nous recevons
et vivre en communion comme des frères et des soeurs.
Que ton amour nourrisse notre amour.
Que notre communion fasse de chacune et chacun de nous 
un don de Dieu pour la vie du monde.

QUEL EST LE SENS DE LA FÊTE DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST ?

Depuis la réforme liturgique du concile Vatican II, la Fête Dieu est appelée « Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ ». La Fête du Corps et du Sang du Christ commémore l’institution du sacrement de l’eucharistie. Elle est un appel à approfondir le sens de l’eucharistie et sa place dans notre vie. Cette fête est la célébration du Dieu d’amour qui se révèle en donnant son corps et son sang, en se donnant à nous comme nourriture de vie éternelle. Le sens de la fête du corps et du sang du Christ est un peu différent de celui de la Fête Dieu qui était plus centrée sur l’adoration de la présence réelle du Christ.

La date de la Fête du Corps et du Sang du Christ (fête de Corpus Christi), comme la date de la Fête du Saint-Sacrement ou la date de la Fête-Dieu, est en principe le jeudi qui suit la fête de la Sainte-Trinité c’est-à-dire soixante jours après Pâques. Mais en France, depuis le concordat de 1801 et dans plusieurs pays, la Fête du Corps et du Sang du Christ est repoussée au dimanche qui suit la Sainte-Trinité en vertu d’un indult papal pour permettre la participation de tous les fidèles. En effet ce jeudi n’est pas un jour férié en France alors qu’il l’est dans certains pays comme la Belgique, la Suisse, certaines parties de l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne, le Portugal, l’Espagne.

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La multiplication des pains

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L’eucharistie, sacrement par excellence.
Le Ressuscité nous nourrit de sa propre vie, il nous fortifie pour la mission. La pratique dominicale ne se referme pas sur elle-même. La communion fait de nous des sacrements de l’amour du Christ pour tous les hommes, appelés à annoncer sa parole, à partager le pain, à inviter les plus démunis à sa table.

 La veille de son arrestation, Jésus nous fait don de son Corps et de son Sang. À travers le sacrement de l’eucharistie, il est présent, parmi nous, en nous. Nous puisons en lui la force et la joie de marcher à sa suite. Fortifiés, nous nous donnons à notre tour à nos frères et sœurs. Demandons à Dieu de vivre chaque eucharistie comme si c’était la première. (Prions en Église)

CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE

PREMIÈRE LECTURE | Genèse 14, 18-20
Melkisédek offre le pain et le vin

Lecture du livre de la Genèse (14, 18-20)
En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut. Il bénit Abram en disant : « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ; et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. » Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris. – Parole du Seigneur

On connaît bien peu de choses de ce Melkisédek, « roi de Salem » et « prêtre du Dieu très-haut » mentionné dans la Genèse. Son nom n’apparaît qu’une seule autre fois dans l’Ancien Testament (Ps 109, 4). Mais sa double bénédiction est chaque fois adressée au « Dieu très-haut » – et non à Yahweh – au profit du patriarche Abraham. Cela préfigure un sacerdoce que l’auteur de l’épître aux Hébreux utilisera abondamment pour caractériser celui du Christ (He 6 – 8). Le geste de Melkisédek qui fait apporter le « pain » et le « vin » est, lui aussi, une préfiguration des gestes d’action de grâce de Jésus lors de son dernier repas avec ses Apôtres.

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PSAUME | 109
« Tu es prêtre à jamais, selon l’ordre de Melkisédek.»

Oracle du Seigneur à mon seigneur : « Siège à ma droite, et je ferai de tes ennemis le marchepied de ton trône. » ℞ De Sion, le Seigneur te présente le sceptre de ta force : « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. » ℞ Le jour où paraît ta puissance, tu es prince, éblouissant de sainteté : « Comme la rosée qui naît de l’aurore, je t’ai engendré. » ℞
Le Seigneur l’a juré dans un serment irrévocable : « Tu es prêtre à jamais selon l’ordre du roi Melkisédek. » ℞

Voici le psaume messianique par excellence, même si on n’y trouve pas explicitement le terme « Messie ». Le premier mot du psaume, « Oracle », nous mène en territoire des prophètes, particulièrement riche en descriptions du Messie à venir. Et le caractère royal et sacerdotal du personnage (« mon seigneur ») en fait un être d’exception, puisqu’il est engendré par Dieu, qu’il siège à sa droite, éblouissant de sainteté. Il règne depuis Sion-Jérusalem, ville de David, mais historiquement, aucun des rois de Juda ne sera à la hauteur de l’oracle du psalmiste. Seul Jésus, qui renoncera à la royauté terrestre et politique et exercera un « sacerdoce » tout à fait singulier, pourra revendiquer les attributs et la mission de « prêtre à jamais ».

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DEUXIÈME LECTURE |  1 Corinthiens 11, 23-26
« Chaque fois que vous mangez ce pain et buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur » 


Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (11, 23-26)
Frères, moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. – Parole du Seigneur. 

Les lettres de Paul ont été écrites et lues avant les Évangiles. L’Apôtre s’appuie lui-même sur des traditions qu’il affirme avoir reçues « de la part du Seigneur ». C’est dire l’importance de l’eucharistie dans les premières communautés. Les grandes lignes sont déjà tracées, avec l’action de grâce sur le pain et la coupe, « en mémoire de Jésus ». L’eucharistie est proclamation de la « nouvelle alliance », scellée dans le sang de Jésus. Cette nouvelle alliance n’abolit pas l’ancienne, mais la porte à son plein accomplissement dans la vie et l’Évangile de Jésus. Si elle est proclamation de la mort du Seigneur, elle est aussi attente joyeuse de son retour à la fin des temps.

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SÉQUENCE (*)


Le voici, le pain des anges, il est le pain de l’homme en route,
le vrai pain des enfants de Dieu, qu’on ne peut jeter aux chiens.
D’avance il fut annoncé par Isaac en sacrifice,
par l’agneau pascal immolé, par la manne de nos pères.
Ô bon Pasteur, notre vrai pain, ô Jésus, aie pitié de nous,
nourris-nous et protège-nous,
fais-nous voir les biens éternels dans la terre des vivants.
Toi qui sais tout et qui peux tout, toi qui sur terre nous nourris,
conduis-nous au banquet du ciel
et donne-nous ton héritage, en compagnie de tes saints. AMEN

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ÉVANGILE | Luc 9, 11b-17
« Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (9, 11b-17)

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres; ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. » Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers

Jésus nourrissait les foules par son enseignement sur le « règne de Dieu ». À cette parole essentielle, il joignait le souci de « guérir ceux qui en avaient besoin » et de procurer à manger à ceux qui le suivaient et l’écoutaient. Les Apôtres suggèrent de renvoyer la foule pour qu’ils puissent trouver gîte et nourriture avant la nuit. Jésus leur demande plutôt de trouver à manger pour la foule. On est en plein désert, et il y aurait « environ cinq mille hommes ». Jésus bénit les cinq pains et les deux poissons. Les gens mangent alors à satiété, et les morceaux qui restent font « douze paniers ». Jésus aime donner avec surabondance, et ces douze paniers sont un symbole ecclésial : l’Évangile de Jésus est cette nourriture qui ne s’épuisera jamais.

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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Tommy Scholtes, prêtre jésuite, Prions en Église Belgique

« DONNEZ-LEUR VOUS-MÊMES A MANGER » 

L’eucharistie est le plus grand des sacrements. La célébration nous donne d’écouter la parole de Dieu, qui peut inspirer nos faits et gestes pour que nous prenions les décisions les plus ajustées à notre situation de vie, et à celle de nos frères et sœurs. Nous pouvons bénir Dieu qui nous invite à mettre sa parole en pratique généreusement. Et nous pouvons le louer pour cette parole inédite qui dilate nos cœurs, nous invitant à la partager à notre tour. Saint Paul ajoute ce qu’il a aussi reçu du Seigneur et qu’il nous transmet, jour après jour : les mots de l’institution de l’eucharistie. Jésus nous invite à les redire à chaque célébration : « Faites cela en mémoire de moi. » Des mots et des gestes qui, par la grâce de Dieu, donnent au pain et au vin consacrés d’être présence réelle au milieu de nous. Le chemin ne s’arrête pas là. Il se poursuit au milieu des communautés chrétiennes invitées, à revivre l’eucharistie et surtout à en vivre. Dans le temps de Pâques, c’est la vie qui est visée, vie de Dieu et vie des hommes. Et si nous pouvons aujourd’hui prendre un temps d’adoration eucharistique, nous pouvons aussi chercher à partager cette « communion » avec les fidèles des assemblées. Comment pouvons-nous vivre ce sacrement ? En y invitant le plus de frères et sœurs possible. Oui, l’eucharistie est pour les foules qui se rassemblent autour de la Parole, et du Corps et du Sang du Christ. L’eucharistie adorée peut ainsi devenir aussi véritable « sacrement du frère ». 

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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Luc Forestier, prêtre de l’Oratoire, Prions en Eglise

Lauda Sion

La séquence Lauda Sion qui caractérise cette fête du Saint Sacrement oriente le cheminement biblique que les lectures proposent aujourd’hui. En reprenant l’expression « Sion » pour parler de l’Église, ce poème eucharistique peut laisser croire que l’Église a définitivement remplacé le peuple juif. Or, avant d’écouter le récit du dernier repas du Seigneur, qui nous permet de communier à sa mort et à sa résurrection, la succession entre le livre de l’Exode et la lettre aux Hébreux montre comment les premiers chrétiens ont compris ce geste ultime de Jésus au terme de son ministère public. En insistant sur la nouveauté apportée par Jésus, nos lointains prédécesseurs dans la foi se sont effectivement appuyés sur l’expérience du peuple d’Israël. Aujourd’hui encore, l’Alliance irrévocable, conclue entre Dieu et le peuple d’Israël, se déploie en paroles et en gestes, comme le dit le psalmiste à propos de la coupe du salut que chacun peut élever. Et, grâce au chant d’un psaume à chaque eucharistie, nous continuons à nous appuyer sur l’expérience vivante du peuple juif comme témoin de l’Alliance avec Dieu. En célébrant la fête du Saint-Sacrement, nous mesurons ce que nous recevons aujourd’hui de ce peuple choisi comme signe de la prévenance divine pour chacun. Et nous reconnaissons le sacrifice de Jésus comme l’accomplissement de cette Alliance, à laquelle nous pouvons pleinement communier.

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COMMUNIER AU PAIN DU BON PASTEUR
La séquence Lauda Sion (* ci-dessus) éclaire le sens de la fête qui nous rassemble.
Ce poème appartient au riche patrimoine liturgique qui structure l’Église latine et révèle ­comment nos ancêtres interprétaient les Écritures. Or, cette fête constitue une double mise en abyme. D’une part, nous lisons dans les textes bibliques ce que nous célébrons aujourd’hui. D’autre part, nous mettons en œuvre ce que l’Écriture propose. Quand nous sommes rassemblés pour célébrer le mémorial pascal, nous voilà comme ces foules à qui Jésus parle du Royaume avant d’offrir une nourriture qui annonce le don de sa vie. Comme le dit la séquence, le Bon Pasteur montre qu’il est en même temps le pain de vie, « Ô Bon Pasteur, notre vrai pain, ô Jésus ». Le rapprochement saisissant entre ces deux images témoigne de l’expérience ecclésiale de nos pères dans la foi. Au long de leur histoire, les chrétiens sont nourris par une parole qui prend chair. La communion corporelle qui nous est offerte transgresse les frontières, même de la mort, et anticipe le banquet final initié par la bénédiction de Melkisédek. Cette convergence déterminante entre lectures bibliques et célébration eucharistique se met aussi en œuvre dans l’acte essentiel de transmission dont Paul est témoin. En effet, au nom de sa responsabilité vis-à-vis des chrétiens de Corinthe, Paul rappelle fermement ce qu’implique le geste eucharistique qu’il reçoit du Seigneur. La communion au corps du Christ pousse à transmettre celui que nous avons reçu.

Luc Forestier, prêtre de l’Oratoire, Prions en Église

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Lire encore ...

LA FÊTE-DIEU, FÊTE DU SAINT-SACREMENT

Le pape Urbain IV en 1264 rendit la fête du Saint-Sacrement obligatoire pour l’Église universelle, mais cette fête a eu de la peine à s’imposer chez les évêques et les théologiens. Puis elle est devenue une fête très populaire, très célèbre en Espagne. Elle a été supprimée dans les pays protestants, mais cependant gardée par l’Église anglicane. Cette fête était appelée fête du Corpus Christi ou Fête du Saint-Sacrement. Le nom de Fête-Dieu n’existe qu’en français.
Le pape Jean XXII en 1318 a ordonné de porter l’eucharistie, le jour de la Fête du Saint-Sacrement (Fête-Dieu), en cortège solennel dans les rues et sur les chemins pour les sanctifier et les bénir. C’est à ce moment qu’apparaît l’ostensoir. Elle se répand dans tout l’occident aux XIV° et XV° siècles. Le concile de Trente (1515-1563) approuve cette procession de la Fête-Dieu qui constitue une profession publique de foi en la présence réelle du Christ dans l’eucharistie. Le défilé du Saint-Sacrement est encore très populaire en Italie et en Espagne. Mais en France, la procession de la Fête-Dieu se fait rarement, sauf dans de nombreux villages du Pays Basque.

  • Description de la procession de la Fête-Dieu :

Pendant la procession de la Fête-Dieu, le prêtre portait l’eucharistie au milieu des rues et des places richement pavoisées de draperies et de guirlandes. On abritait le Saint sacrement sous un dais somptueux porté par quatre notables. On faisait aussi une station à un reposoir, sorte d’autel couvert de fleurs. L’officiant encensait l’eucharistie et bénissait le peuple. On marchait sur un tapis de pétales de rose que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Cela constituait un vrai spectacle.

  • L’ostensoir :

Un prêtre portait l’eucharistie dans l’ostensoir sous un dais souvent tenu par quatre personnes. Parfois l’ostensoir était sur un char tiré par deux chevaux. Au reposoir, l’officiant encensait l’eucharistie et bénissait le peuple avec l’ostensoir. L’ostensoir est un objet liturgique destiné à contenir l’hostie consacrée, à l’exposer à l’adoration des fidèles et à les bénir.

  • Le reposoir de la Fête-Dieu :

Le reposoir de la procession de la Fête-Dieu est un temps fort de l’adoration du Saint-Sacrement. Le cortège de la Fête Dieu fait une station à un reposoir, sorte d’autel décoré ou couvert de fleurs. Au reposoir, l’officiant encense l’eucharistie et bénit le peuple avec l’ostensoir. Le reposoir peut être situé en plein air ou dans une salle. Sur le trajet il y en a parfois plusieurs. Après une station à un reposoir, on se rendait à un autre reposoir

 

 

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