29 juin - saint Pierre et saint Paul fêtés le même jour — Paroisse de Gray

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29 juin - saint Pierre et saint Paul fêtés le même jour

Publié le 25/07/2018
Simon, frère d'André, reçut de Jésus le nom de Pierre. Paul rencontra le Christ sur le chemin de Damas. Ils sont appelés "colonnes de l'Eglise". Ils moururent martyrs à Rome (vers 64)

DIMANCHE 29 JUIN - 10h00 - MESSE À LA BASILIQUE
 Jubilé de l’abbé Pierre Bergier (25 ans de sacerdoce)
Messe suivie d’un verre de l’amitié et d’un pique-nique partagé à la salle Notre Dame
16h00 - Vêpres à la basilique
10h30 : Messe à Pesmes

La solennité des saints Pierre et Paul, le 29 juin,

permet de faire mémoire des martyrs de deux des apôtres parmi les plus importants du christianisme,
dont les destins hors du commun ont été liés par une finalité commune.

Pierre est la pierre sur laquelle le Christ bâtit son Église ; Paul, le prédicateur qui voyagera sur tout le bassin méditerranéen pour apporter l'Évangile aux païens. Tous deux mourront en martyrs, Pierre crucifié la tête en bas, et Paul, décapité.

DEUX PILIERS DE L'ÉGLISE

Pour rappel, simple pêcheur, Simon rebaptisé « Kephas » ou Pierre par Jésus, est appelé avec son frère André à suivre le Seigneur sur le bord du lac de Tibériade. Un événement qui provoque un complet bouleversement en lui. Jésus ira jusqu’à lui dire : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle » (Mt 16, 18). Persécuteur des premiers chrétiens et citoyen romain, Saul, devenu Paul, se convertit sur la route de Damas, grâce à une apparition de Jésus (Ac 9, 3-18). Il se consacre alors à l’évangélisation et se fait connaître comme « apôtre des gentils » (des non-juifs) ou « des Nations ». Tous les deux jouent un rôle décisif dans la fondation de l’Église.

En 64, Rome est incendié. L’empereur Néron, souvent soupçonné d’en être l’auteur, profite de la tragédie pour persécuter les chrétiens, déclarés coupables. « On livra aux supplices les chrétiens, sorte de gens adonnés à une superstition nouvelle et dangereuse », explique-t-il. L’évêque de Rome, Pierre, et Paul, qui se trouvent alors à Éphèse, sont arrêtés. Si la tradition chrétienne relie cet épisode à celui du Grand incendie, d’autres sources, comme la lettre de Clément de Rome, s’y opposent. Qu’importe, les deux apôtres comparaissent devant Néron, qui les condamne. Les deux hommes sont enfermés au Carcer Tullianum, légendaire prison qui a déjà neuf siècles, et qui a vu passer de célèbres prisonniers, comme Vercingétorix, après la prise des Gaules. Pierre et Paul périssent tous deux vers l’an 67. Selon un apocryphe, les Actes de Pierre, l’évêque de Rome refuse par humilité de mourir comme le Christ ; il est alors crucifié la tête à l’envers. Paul, lui, est décapité. Deux morts différentes, pour une même finalité : l’avènement de l’Église.

Ȏ saints Pierre et Paul,
qui avez porté au monde le nom du Christ,
et lui avez donné le témoignage ultime de l’amour et du sang,
protégez encore et toujours cette Église pour laquelle vous avez vécu et souffert.
Conservez-la dans la vérité et dans la paix.
Faites grandir dans tous ses fils, la fidélité inébranlable à la parole de Dieu,
la sainteté de la vie eucharistique et sacramentelle, l’unité sereine dans la foi,
la concorde dans la charité mutuelle.
(Paul VI, 1897-1978)

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Pourquoi saint Paul et saint Pierre sont-ils fêtés ensemble alors qu’ils se connaissaient à peine ?
 

ls sont fêtés ensemble le 29 juin, ils sont cités ensemble dans la litanie des saints, ils sont de chaque côté du Christ dans les mosaïques des absides byzantines ou romanes… Et pourtant, ils ne se sont pas beaucoup fréquentés.

Saint Paul a rencontré saint Pierre et les autres « piliers » de l’Église de Jérusalem à deux reprises. Ils se sont croisés à Antioche et ce fut l’occasion d’un conflit. Enfin, ils ont pu se retrouver à Rome au temps de Néron. Ils n’ont pas subi le martyre le même jour ni sans doute la même année. Leur fête liturgique fait peut-être mémoire d’un transfert de leurs reliques dans un temps de persécution. Pourquoi donc, désormais, ne vont-ils jamais l’un sans l’autre ?

  • Un double patronage très précieux

Simon Pierre devrait plutôt s’appeler Simon-roc. « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 18). Inébranlable. Non que Simon soit très solide : ses grands élans tournent court, il veut marcher sur la mer mais il coule, il serait le dernier à abandonner Jésus mais il sera le premier à Le renier. Non, ce qui est solide, « infaillible », c’est sa foi. La foi comme charisme, qui ne vient ni de la chair ni du sang, mais du Père.

On comprend alors « les clés du Royaume » : l’autorité de Pierre et de ses successeurs est nécessaire pour garder l’Église dans la vérité, et donc dans l’unité. Mais la liberté de Paul est nécessaire pour garder l’Église dans la nouveauté de l’Esprit Saint, souffle imprévisible dans un monde mouvant. Sans l’audace paulinienne, la fidélité peut devenir orgueilleuse. Elle se dégrade alors en rigidité, et l’unité en uniformité. Mais sans la vigilance pétrinienne, la différence peut elle aussi être revendiquée avec orgueil. Elle devient alors divergence, tandis que la mission s’expose aux compromissions. Ce double patronage est donc précieux et il ne faut pas le lâcher : saint Pierre et saint Paul, priez pour nous !

Père Alain Bandelier, Aleteia

DIMANCHE 29 JUIN - CLÉS DE LECTURE (PRIONS EN ÉGLISE)

Nous fêtons ensemble Pierre et Paul, colonnes de l’Église. Pour la plus grande gloire de Dieu, afin que la Bonne Nouvelle soit proclamée partout, ils n’ont pas hésité à faire don de leur vie et à mourir en martyrs. En cette fête, demandons au Seigneur l’audace de proclamer la bonne nouvelle du Royaume. Devenons, à notre tour, de joyeux témoins de l’Évangile. 

1ère LECTURE
Lecture du livre des Actes des Apôtres (12, 1-11)
« Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur m’a arraché aux mains d’Hérode »
À cette époque, le roi Hérode Agrippa se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal. Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter. Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs, il décida aussi d’arrêter Pierre. C’était les jours des Pains sans levain. Il le fit appréhender, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats; il voulait le faire comparaître devant le peuple après la Pâque. Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Église priait Dieu pour lui avec insistance. Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la  porte de la prison. Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains. Alors l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et chausse tes sandales. » Ce que fit Pierre. L’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. » Pierre sortit derrière lui, mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange était bien réel; il pensait qu’il avait une vision. Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville. Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux. Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta. Alors, se reprenant, Pierre dit : « Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif. » – Parole du Seigneur

Libérés de la peur par l’Esprit de Pentecôte, les Apôtres, premiers « missionnaires », ont dû affronter l’opposition des chefs religieux de leur temps. Pierre a connu la prison, mais le Seigneur ne l’a pas abandonné.

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PSAUME 33
Refrain : De toutes mes frayeurs, le Seigneur me délivre. 
Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête !
Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre.
Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. 
L’ange du Seigneur campe alentour, pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon! Heureux qui trouve en lui son refuge ! 

C’est dans l’épreuve et la souffrance que la foi se fait force : viens à mon secours, Seigneur ! Toi le fidèle, le Miséricordieux, entend la prière de tes enfants.
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2ème LECTURE
Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée (4, 6-8.17-18)
« Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice »
Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse. Tous m’ont abandonné. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion; le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. – Parole du Seigneur.

Saint Paul raconte les obstacles qu’il a rencontrés au cours de sa mission. Mais à l’abandon de tous il oppose l’infini secours dont il a bénéficié : « Le Seigneur, lui, m’a assisté. »
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ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (16, 13-19)
« Tu es Pierre, et je te donnerai les clés du royaume des Cieux »
En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste; pour d’autres, Élie; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église

UNE, SAINTE, CATHOLIQUE et APOSTOLIQUE 

La fête des saints Pierre et Paul est une proclamation de l’Église une, sainte, catholique et apostolique. « Apostolique », c’est-à-dire que l’Église est fondée sans interruption sur la foi transmise par les apôtres. Pierre et Paul sont des témoins éminents de cette foi. Depuis la profession spontanée de Pierre (Mt 16, 16) jusqu’à l’espérance inébranlable de Paul (2 Tm 4, 17), leurs messages soutiennent l’adhésion et l’unité des chrétiens de toute culture et de tout temps. Car la mission de l’Église est de porter le Christ au monde. C’est cela la catholicité : le fait d’annoncer l’Évangile à tous, qui que l’on soit. L’Église s’adresse à tous les peuples. Pierre et Paul nous apprennent qu’il ne s’agit ni d’une multinationale ni d’une ONG, car le rassemblement en une même foi est un élan vers Dieu,  une ouverture à lui. Le Christ et son Esprit rassemblent l’Église, comme le révèlent Pierre et Paul et les communautés qu’ils ont formées, et non le charisme d’un dirigeant. C’est dans ce sens que l’Église est sainte. Non pas que ses membres soient sans péché, mais parce qu’elle est sanctifiée par l’Esprit Saint. Pierre et Paul se sont laissés transformer par la grâce de Dieu. Leur martyre en est le témoignage ultime. Et l’unité ? C’est sans doute le trait le plus surnaturel de l’Église, car nous croyons que c’est à travers elle que Dieu fait de tous les peuples une seule et même famille

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