En septembre, le pape nous invite à prier pour notre relation avec toute la création
Publié le 25/07/2018Le pape Léon XIV continue l'initiative de "La Vidéo du Pape" lancée par le pape François : chaque mois, le Pape propose une intention de prière, diffusée par le Réseau mondial de prière du Pape.
Pour ce mois de septembre 2025, il invite à prier « Pour notre relation avec toute la Création : Prions pour que, inspirés par saint François, nous fassions l’expérience de notre interdépendance avec toutes les créatures, aimées de Dieu et dignes d’amour et de respect.
Pour notre relation avec toute la Création :
Prions pour que, inspirés par saint François,
nous fassions l’expérience de notre interdépendance
avec toutes les créatures, aimées de Dieu et dignes d’amour et de respect.
L’intention de prière du mois de septembre s’inscrit dans un moment particulier : le Temps pour la Création, qui unit des chrétiens de diverses confessions dans la prière et l’action pour le soin de la terre.
Nous célébrons aussi deux anniversaires importants : les 800 ans du Cantique des créatures de saint François d’Assise et le 10ème anniversaire de l’encyclique Laudato Si’ du Pape François.
Léon XIV nous invite à découvrir la présence de Dieu dans la Création et à nous sentir responsables de notre maison commune. Prions ensemble à travers cette vidéo réalisée par le Réseau Mondial de Prière du Pape, en collaboration avec le Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral.
Source : Vatican News
À l’occasion du 800ème anniversaire du Cantique des créatures de saint François d’Assise et du 10ème anniversaire de l’encyclique Laudato Si’ de son prédécesseur, le Pape Léon XIV consacre son intention de prière du mois de septembre à la relation de l’être humain avec la Création. «Toutes les créatures sont aimées de Dieu et dignes d’amour et de respect», dit le Pape dans sa prière.
Augustine Asta - Cité du Vatican
Léon XIV propose à l’Église universelle en ce mois de septembre de prier «Pour notre relation avec toute la Création». En effet, cette nouvelle vidéo du Saint-père - réalisée par le Réseau Mondial de Prière du Pape en collaboration ce mois avec le dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral - s’inscrit dans le cadre de la célébration du Temps pour la Création. Une initiative œcuménique - célébrée chaque année du 1er septembre au 4 octobre, fête de saint François d'Assise- qui unit cette année un double anniversaire: le 800ème du Cantique des créatures de saint François d’Assise et le 10ème de l’encyclique Laudato Si’ du Pape François.
- Double anniversaire
À Castel Gandolfo, le Pape Léon XIV avait d’ailleurs présidé la première messe pour la sauvegarde de la Création dans le Borgo Laudato si’. Cet espace voulu par François en 2023 et situé dans la résidence d'été des Papes à 25 km de Rome, représente une importante initiative de formation à l’écologie intégrale, ouverte à tous ceux qui souhaitent approfondir leur lien avec la Création. Une célébration qui a suivi le formulaire de la Missa pro custodia creationis (Messe pour la sauvegarde de la Création), ajouté par le Pape au Missel romain précisément à l’occasion du dixième anniversaire de Laudato Si’.
- Le respect de la Création
«Aide-nous à découvrir Ta présence en toute créature, afin qu’en la reconnaissant pleinement, nous nous sentions responsables de cette maison commune où Tu nous invites à prendre soin, à respecter et à protéger la vie sous toutes ses formes et dans toutes ses possibilités», dit le Pape dans sa prière. Demandant par ailleurs aux fidèles de prier «pour que, inspirés par saint François, nous fassions l’expérience de notre interdépendance avec toutes les créatures, aimées de Dieu et dignes d’amour et de respect». «À l’exemple de saint François d’Assise, nous voulons Te dire aujourd’hui: Loué sois-Tu, mon Seigneur!», a ensuite lancé l’évêque de Rome comme pour marquer la continuité entre son magistère et celui de François.
- La protection la maison commune
«Le Jubilé de l’Espérance et le 10ème anniversaire de l’encyclique Laudato Si’ nous invitent à vivre un temps de gratitude, d’engagement et de soin pour notre maison commune», avait pour sa part souligné le cardinal Michael Czerny S.J., préfet du dicastère pour le Service du Développement humain intégral, qui a concélébré la première messe pour la sauvegarde de la Création. «Toutes les créatures, même les plus petites, sont l’expression de l’amour de Dieu. Dans la prière, nous reconnaissons la valeur et le caractère sacré de toute vie. Le Saint-Père nous exhorte à découvrir la présence de Dieu dans la Création. En la contemplant, nous sommes appelés à en prendre soin, à la réconcilier, à vivre en harmonie avec elle, à la défendre avec un esprit prophétique, à respecter tout être humain et à œuvrer pour une paix durable et soutenable», avait-il ajouté.
- La sauvegarde de la création: une question de foi et d’humanité
Dans son message intitulé “Semences de paix et d’espérance” et publié à l'occasion de la 10e Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Crétation célébrée ce lundi 1er septembre, le Pape Léon XIV s’était placé dans les pas de son prédécesseur François. Le Souverain pontife avait en effet affirmé que la justice environnementale «ne peut plus être considérée comme un concept abstrait ou un objectif lointain, avait écrit Léon XIV, elle représente une nécessité urgente, qui va au-delà de la simple protection de l’environnement». L'évêque de Rome avait rappelé ainsi «qu'il est vraiment temps de passer des paroles aux actes». Pour les croyants, vivre la vocation de protecteurs de la Création, œuvre de Dieu «est une part essentielle d’une existence vertueuse». Cela permet de faire germer de nombreuses semences de justice, contribuant ainsi à la paix et à l’espérance.
- S’inspirer de saint François
Pour le directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape, le père Cristóbal Fones S.J., l’intention de prière du Saint-Père de ce mois «nous rappelle l’interconnexion de ce monde: on ne peut séparer le bien-être humain de celui des autres habitants de la terre et de “l’état de santé” de notre planète». Et de poursuivre: «Le Pape nous invite à réfléchir à l’impact de nos actions sur la nature, œuvre de Dieu, et à rechercher des modes de vie qui favorisent la restauration de l’équilibre naturel et l’harmonie entre l’être humain et l’environnement. Dans un monde aussi compétitif, agité et dominé par la logique de la consommation, une grande partie de l’humanité aspire profondément à un art de vivre plus proche de la nature et respectueux de ses équilibres: un style de vie qui permette de la contempler dans un silence attentif, propice à la rencontre avec nous-mêmes, avec Dieu et avec les autres». Le père Fones, pour conclure, estime qu’en réalité saint François «peut nous inspirer dans ce chemin vers une vie plus simple, moins consumériste: une vie fondée sur une relation fraternelle avec les autres et avec la nature, et sur une relation filiale, d’amour et de gratitude, avec Dieu ».
Prions pour que, inspirés par saint François, nous fassions l’expérience de notre interdépendance avec toutes les créatures, aimées de Dieu et dignes d’amour et de respect. Seigneur, Tu aimes tout ce que Tu as créé, et rien n’existe en dehors du mystère de Ta tendresse. Chaque créature, même la plus petite, est le fruit de Ton amour et a sa place dans ce monde. Même la vie la plus simple ou la plus éphémère est entourée de Ton soin. À l’exemple de saint François d’Assise, nous voulons Te dire aujourd’hui : « Loué sois-Tu, mon Seigneur ! ».
À travers la beauté de la création, Tu Te révèles comme source de bonté. Nous Te prions, d’ouvrir nos yeux pour Te reconnaître, d’apprendre, par le mystère de Ta proximité avec toute la création, que le monde est infiniment plus qu’un problème à résoudre. C’est un mystère à contempler avec gratitude et espérance.
Aide-nous à découvrir Ta présence en toute créature, afin qu’en la reconnaissant pleinement, nous nous sentions responsables de cette maison commune où Tu nous invites à prendre soin, à respecter et à protéger la vie sous toutes ses formes et dans toutes ses possibilités. Loué sois-Tu, Seigneur ! Amen

En son mystère plénier, la vie est ainsi constituée. Jamais l’un ne peut être sans l’autre : pas de jour, sans nuit, pas de chaleur, sans froidure, sans intériorité pas d’extériorité… L’interdépendance, la relation réciproque est l’âme de la vie. Mais nous, humains, à la fois corporels et libres, nous sommes appelés à vivre cette interdépendance corporellement, consciemment et librement. Pour cela, nous devons percevoir cet enjeu, y consentir et contribuer à ce que cette interdépendance se vive de plus en plus, en tout lieu et pour tout être. Ne sommes-nous pas appelés à régner sur la Création, lui donner d’être encore plus elle-même, d’exprimer toute sa promesse par l’interdépendance entre tous ?
Cet appel, nous ne pouvons l’entendre, à vrai dire, qu’en étant confrontés à un déséquilibre au sein de notre propre existence. Enfant, à la fin des années 1950, j’ai vécu la « saga pour l’eau disponible », à la ferme de mes grands-parents en Aveyron. Au bas de la maison, depuis toujours, il y avait un puits dont l’eau tirée servait pour nous et tous les animaux de la ferme. L’eau devait être puisée à la force des bras, montée à la maison, apportée en divers endroits de la ferme. Cela représentait un gros effort et chacun y contribuait à la mesure de ses forces. Le principe d’économie reposait sur notre capacité physique, pas plus d’eau à tirer que nécessaire.
Et un jour, le motopompe est arrivé, l’eau arrivait toute seule au-dessus de l’évier, disponible. Le puits continuait à être utilisé, mais uniquement pour surveiller la quantité d’eau. Nous pouvions mesurer la disponible en fonction de la profondeur à laquelle devait descendre le seau témoin. Quelques années après, le puits n’avait plus aucune utilité si ce n’est sa dimension esthétique dans la cour. L’eau qui venait du réseau collectif coulait à flot, toujours disponible, sans aucune entrave, jusqu’au jour où nous avons été astreints, collectivement, à des restrictions de consommation.
Au travers de ces restrictions, la relation à l’eau s’est rééquilibrée dans la région. La consommation ne peut être sans frein. L’eau nous apporte la possibilité de vivre mais nous ne pouvons pas la gaspiller sans limite, sans considération. L’eau cesse alors d’être une ressource et elle devient une sœur qui m’aide à vivre, une amie que j’économise, que je considère et que je chante même. Plus que d’assurer ma subsistance, elle m’ouvre à la louange. Je peux rejoindre François et son chant :
« Loué sois-tu, Seigneur, pour notre sœur Eau, qui est très utile et très humble, précieuse et chaste. »
À chacun son histoire… Et vous, quelle est la vôtre ?
Jean Luc Fabre sj., directeur du Réseau Mondial de Prière du Pape France




