Noël : Paix sur la terre aux hommes que Dieu aime — Paroisse de Gray

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Noël : Paix sur la terre aux hommes que Dieu aime

Publié le 25/12/2020
Né en France en 1945 à l’initiative de chrétiens français et allemands, Pax Christi devient en 1950 “Mouvement catholique international pour la paix”, reconnu par l’Église catholique et aujourd’hui présent dans plus de 50 pays sur les 5 continents. Pax Christi est reconnu comme ONG, Organisation Non Gouvernementale (ONG) consultative auprès des institutions internationales de l’ONU et de l’Union Européenne.

Noël, Nativité du Seigneur
Nous fêtons Jésus, le Prince de la paix

LUC AIME LA PAIX

Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus, et ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » (Lc 19, 37-38).
Déjà, à la naissance de Jésus, un pont de lumière avait relié le ciel et la terre. Les anges avaient chanté : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »
Quelques années plus tard, l’évangéliste Luc se souvient de la plainte et des larmes de Jésus devant l’incapacité hu­maine à trouver la paix. Jésus venait de faire une entrée triomphale à Jérusalem et Jésus pleura en disant : « Si toi aussi tu avais su, en ce jour trouver la paix » (Lc 19,42).
Luc aime la paix, la paix du dedans, celle avec les autres, celle avec Dieu. Il sait que son Maître n’avait pas de plus ardent désir : servir ses semblables, leur apporter la grande paix des cieux, en dégager le chemin devant leur pas.

UN MONDE DÉSERTÉ PAR LA PAIX  ?

Comme Jésus, nous pleurons sur ce monde où la paix a déserté. Comme Jésus, après une rencontre mal vécue avec une autre personne, après une réunion paroissiale où les propos ont été violents, nous soupirons : « Si toi aussi tu avais su, en ce jour, comment trouver la paix ! »

NOËL POUR S'APPROCHER DE LA PAIX AVEC PATIENCE

Pour aller aux eaux vivantes de la paix d’en-haut, il y a des étapes à franchir pas à pas. Cette paix ne tombe pas im­manquablement du ciel. C’est une paix dont il faut s’appro­cher patiemment, mais en effectuant prises de conscience et remises en question.
Le récit de Luc dit que Jésus s’approche de la ville. Il la voit donc de loin. Il pleure son impuissance, l’échec de sa mission, son amour méconnu. Il se souvient peut-être des Béatitudes : « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ». Qui peut le consoler ?

UNE PAIX QUI DEMEURE CACHÉE

« Si toi aussi tu savais, en ce jour, comment trouver la paix ! » Et Jésus ajoute cette parole énigmatique : « Maintenant cela a été caché à tes yeux ». C’est comme si Jérusalem n’y était pour rien. C’est comme si nous, aujourd’hui, nous n’y étions pour rien. C’est peut-être une manière biblique de rappeler que l’humain n’a pas de prise sur tout et quelque chose s’est passé dont le mystère reste entier.
Oui, le mystère reste entier. Pourquoi aujourd’hui demeu­rons-nous incapables de trouver le chemin de la paix, au­jourd’hui en Israël, en Ukraine ou peut-être avec nos voisins ?

MALGRE LES LARMES, LA PAIX INTÉRIEURE

Il y a un petit mot dans la parole de Jésus qui fait beaucoup de bien :  » Maintenant « . « Maintenant cela est caché à tes yeux ». On peut se désoler de voir que la paix n’avance pas, mais nous la confions au Dieu des causes perdues. Nous pouvons pleurer avec Jésus, nous tourmenter mais sans perdre cette paix du dedans. Les larmes sont nécessaires. Il nous est en effet possible d’accéder à la paix, mais avec bien des larmes !

La suite du récit de Luc prépare à la Passion. Si la paix peut fleurir, c’est au travers d’une sorte de mort à soi-même. Le Christ reste notre Prince de la Paix. Nous pouvons nous tour­ner vers lui pour savoir comment trouver la paix intérieure.

Mgr Hubert Herbreteau, évêque d’Agen, président de Pax Christi France

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Par l’aumônier général des Scouts et Guides de France

 

« Dieu nous a parlé par son Fils »
Seigneur, nous te prions pour ton Église en particulier nos pasteurs : le Pape, les évêques, les prêtres et les diacres. Que leur vie soit le reflet de celle du Christ, que leur ministère d’annonce et de communion s’enra­cine dans sa Parole. Qu’ils puissent aussi entendre les appels de ton Peuple afin d’annoncer ton Évangile et ouvrir des che­mins de justice et de paix.

« Le Verbe s’est fait chair et il a planté sa tente parmi nous »
En ce jour de Noël, nous te confions particulièrement chaque famille ukrainienne dans le deuil ou séparée. Afin que nos Églises ouvrent leur porte et soient accueillantes pour les per­sonnes déplacées ou réfugiées. Et que nos dirigeants et la communauté internationale prennent des mesures pour la ré­solution pacifique des conflits. Que le Prince de la Paix nous inspire et nous guide.

« Un enfant nous est né pauvre et nu »
La crise énergétique devient économique et fragilise nos entreprises, nos ménages et les plus fragiles. Cette crise augmente la pauvreté et le chô­mage dans notre nos pays. Afin que nous puissions ouvrir nos cœurs et nos mains, pour organiser de nouvelles solidarités ; notamment pour aider les jeunes générations à trouver leur place.

« Tu seras la joie de ton Dieu »
Pour les jeunes qui cherchent leur voie ou discernent leur vocation dans l’Église. Afin qu’ils aient des vues ouvertes et généreuses, en prenant aussi conscience de leurs talents. Que grâce aux témoins que tu mets sur leur route, ils puissent discerner leur mission. Que ton Esprit-Saint les éclaire afin qu’ils puissent donner toute leur mesure aux défis de l’écologie et de la paix sur la terre.

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PRIÈRE AUPRES DE LA CRÈCHE

« Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la Vie »

Prière auprès de la crèche
(« Pax Christi », Journal de la Paix, Noël 2020)

Jésus, en cette nuit de Noël, nous voudrions déposer dans ta crèche ce que notre monde a vécu cette année, spécialement depuis le printemps 2020, marquée par la pandémie de coronavirus.
La planète entière a été brutalement atteinte par la maladie et nous avons pris conscience de notre vulnérabilité : la mort, soigneusement mise à l'écart dans nos sociétés, s'est imposée à nous.
Confinés, nous avons été confrontés à nous-mêmes, complètement bouleversés dans nos habitudes, nos relations, nos modes de vie : nous n'avions aucune expérience vécue d'un tel problème de santé publique et l'irruption de cette épidémie a marqué un coup d'arrêt dans nos vies.

Et pourtant, cet évènement imprévu a été l'occasion de découvertes magnifiques !

Soudain ont été mises en lumière la générosité, l'abnégation de tous ceux, soignants ou non, qui se mettent au service des autres en acceptant de prendre des risques pour eux-mêmes.

Soudain ont été redécouverts tous ces travailleurs humbles, et habituellement invisibles, sans lesquels l'hôpital ne fonctionnerait pas, la ville ne serait pas propre, l'approvisionnement ne serait pas assuré et tel ou tel service nécessaire à tous, n'existerait pas.

Soudain sont apparues quantité d'initiatives bénévoles individuelles ou collectives, répondant à un besoin non couvert, apportant une aide précieuse et souvent discrète, toutes activités faisant preuve de créativité et d’attention à l'autre.

Soudain nous avons redécouvert l'importance des relations humaines au moment où le confinement nous en privait et comment la préservation de ma santé préservait la santé de l’autre et réciproquement.

Jésus, nous t'apportons toutes ces lumières, ajoutées les unes aux autres, elles réchauffent et nous redonnent confiance: cette période tellement particulière nous a fait redécouvrir toutes les capacités humaines de générosité, de solidarité, de créativité, d'intérêt gratuit pour l'autre. Puissions-nous avec ton aide, continuer sur cette lancée.

Parce que nous ne pouvons pas ignorer l'autre aspect de cette période: porteuse de difficultés et de souffrances, elle révèle très clairement les inégalités sociales, les blessures humaines liées aux décès de nombreux malades partis sans l’accompagnement des proches, les violences intrafamiliales, les graves inquiétudes que l’arrêt de l’économie fait peser sur l’avenir et enfin un certain nombre de comportements malhonnêtes et indignes.
Tout cela, sur fond de dérèglements climatiques qui pèsent déjà sur les plus fragiles et qui pour tous, remettent en question les conditions mêmes de la vie.
Tout ce moment riche et douloureux à la fois suscite la réflexion et nous projette vers l'avenir.
Un désir de changement, de renouvellement se manifeste et se précise.
Nous avons un chemin à prendre, un chemin à dessiner, mais lequel et comment nous y prendre ? Nous ne savons pas.

Jésus, tout à côté des lumières, nous déposons toutes nos interrogations et nos pauvretés dans ta crèche.
Aide-nous à nous mettre en route sur ce chemin inconnu.
Donne-nous un coeur ouvert, créatif, disponible à la nouveauté.
Donne-nous l'intelligence de la Création, Ta Création, pour que nous fassions alliance avec elle dans le respect et l'échange.
Eclaire-nous dans les choix politiques qui nous seront proposés pour que tous les hommes, où qu’ils soient, puissent vivre debout dans une société apaisée.
Aide-nous, chacun, dans nos chemins personnels, pour que pacifiés, nous puissions à notre tour communiquer un peu de cette paix que tu nous as donnée...

Dans cette nuit où nous sommes tous rassemblés pour fêter ta naissance, nous nous rappelons la Semaine Sainte de cette année. Confinés, privés de participations réelles aux célébrations, les réseaux sociaux nous ont permis de garder un lien virtuel avec nos communautés priantes. Et nous avons vécu ces jours particuliers dans le dépouillement, le silence et la prière. Expérience exceptionnelle que nous ne voulons pas oublier. Cela aussi nous le déposons dans ta crèche.

Aide-nous enfin, à nous mettre à l’écoute de notre Pape François pour apprendre à faire avec lui une lecture de l’Évangile pour notre temps.

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