Dimanche 16 novembre - L'Eglise universelle célèbre la 9ème journée mondiale des pauvres
Publié le 25/07/2018À l’occasion de la 9e Journée mondiale des pauvres, célébrée ce 16 novembre 2025, le pape Léon XIV invite l’Église et la société à reconnaître les pauvres non comme des objets de charité, mais comme des acteurs essentiels de l’espérance et du renouveau évangélique. Dans un contexte mondial marqué par de nouvelles vagues d’appauvrissement, le Saint-Père rappelle que l’aide aux plus démunis relève d’abord d’une exigence de justice, avant d’être un simple geste de charité, et exhorte à développer des politiques concrètes pour garantir à tous l’accès au travail, à l’éducation, au logement et à la santé. Cette journée, inscrite dans l’Année jubilaire, se veut un appel à lutter contre l’habitude et la résignation, et à placer les plus fragiles au cœur de la vie communautaire et pastorale. (Eglise catholique en France)

Cette journée nous invite à poser un regard de foi et de fraternité sur celles et ceux qui vivent la précarité, la solitude ou l’exclusion. Le Saint-Père nous rappelle que les pauvres ne sont pas seulement des personnes à aider, mais de véritables témoins d’espérance : leur confiance en Dieu, au coeur de l’épreuve, illumine notre monde et nous inspire.
Ensemble, répondons à cet appel : accueillir, écouter et agir. La solidarité devient un chemin durable de fraternité, où chacun a sa place et peut contribuer à bâtir un avenir commun.
LE THÈME 2025 : « C’EST TOI MON ESPÉRANCE »
Le verset du Psaume 71 nous rappelle la confiance absolue du croyant : même dans la détresse, Dieu demeure source d’espérance. Cette espérance n’est pas une illusion, mais une force qui fait tenir debout. Elle nous pousse à agir pour que chaque personne puisse vivre dans la dignité et la paix.
« Les pauvres ne sont pas une distraction pour l'Église,
ils sont nos frères et sœurs les plus aimés,
car chacun d'eux, par son existence
et aussi par les paroles et la sagesse dont il est porteur,
nous invite à toucher du doigt la vérité de l'Évangile. »
(Pape Léon XIV)
Dans sa première encyclique, « Dilexi te », le Pape Léon XIV explique : « On entend par personnes pauvres les individus, les familles et les groupes de personnes dont les ressources (matérielles, culturelles et sociales) sont si faibles qu’ils sont exclus des modes de vie minimaux acceptables dans l’Etat membre dans lequel ils vivent. »
« La Journée mondiale des pauvres veut rappeler à nos communautés que les pauvres sont au centre de toute l'œuvre pastorale. (…) Dieu a pris leur pauvreté pour nous rendre riches à travers leurs voix, leurs histoires, leurs visages. Toutes les formes de pauvreté, sans exception, sont un appel à vivre concrètement l'Évangile et à offrir des signes efficaces d'espérance. »
MESSAGE DU SAINT PÉRE POUR LA 9ème JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES
« C’est Toi mon espérance (Ps 71, 5) »
1. « Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance » (Ps 71, 5). Ces paroles jaillissent d'un cœur accablé par de graves difficultés : « Tu m'as fait voir tant de maux et de détresses » (v. 20), dit le psalmiste. Malgré cela, son âme est ouverte et confiante, car elle est ferme dans la foi, qui reconnaît le soutien de Dieu et le professe : « Ma forteresse et mon roc, c'est toi » (v. 3). De là jaillit la confiance inébranlable que l'espérance en Lui ne déçoit pas : « En toi, Seigneur, j'ai mon refuge : garde-moi d'être humilié pour toujours » (v. 1).
Dans les épreuves de la vie, l'espérance est animée par la certitude ferme et encourageante de l'amour de Dieu répandu dans les cœurs par l'Esprit Saint. C'est pourquoi elle ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5) et saint Paul peut écrire à Timothée : « Si nous nous donnons de la peine et si nous combattons, c’est parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant » (1 Tm 4, 10). Le Dieu vivant est en effet le « Dieu de l'espérance » (Rm 15, 13) qui dans Christ, par sa mort et sa résurrection, est devenu « notre espérance » (1 Tm 1, 1). Nous ne pouvons pas oublier que nous avons été sauvés dans cette espérance dans laquelle nous devons rester enracinés.
Lire ici l'intégralité du message du pape Léon XIV
Alexandra Sirgant – Cité du Vatican
S'inspirant des Psaumes et de l'expérience vécue par ceux qui souffrent de la pauvreté, Léon XIV exhorte les chrétiens à reconnaître les pauvres non pas comme des objets de charité, mais comme des protagonistes de l'espérance.
Dans ce message, publié ce vendredi 13 juin, jour de la fête du patron des pauvres saint Antoine de Padoue, le Pape appelle les fidèles à redécouvrir l'espérance chrétienne comme réponse à l'instabilité qui imprègne le monde.
- L’espérance dans la certitude en Dieu
La devise choisie pour cette Journée mondiale des pauvres est la même que celle choisie par le Pape François pour la douzième édition des 24 heures pour le Seigneur: «Tu es mon espérance» (Ps 71, 5). Dans les paroles du psalmiste, on entend la certitude qui doit habiter le cœur de tout croyant dans l'espérance donnée par Dieu. «Tu m'as fait voir tant de maux et de détresses» (v. 20), dit-il; «Malgré cela, explique le Saint-Père, son âme est ouverte et confiante, car elle est ferme dans la foi, qui reconnaît le soutien de Dieu et le professe: "Ma forteresse et mon roc, c'est toi"» (v. 3).
« Dans les épreuves de la vie, l'espérance est animée par la certitude ferme et encourageante de l'amour de Dieu répandu dans les cœurs par l'Esprit Saint ». C’est pourquoi, poursuit le Pape, «le pauvre peut devenir témoin d'une espérance forte et fiable, justement parce qu'il la professe dans des conditions de vie précaires, faites de privations, de fragilité et d'exclusion». Ne comptant par «sur les certitudes du pouvoir et des biens», l’espérance d’une personne pauvre ne peut reposer qu'ailleurs. Le Pape distingue alors «les espérances éphémères» de «l'espérance durable», engendrée par la reconnaissance que Dieu est «la première et unique espérance». «Face au désir d'avoir Dieu comme compagnon de route, les richesses sont relativisées» par la découverte du «véritable trésor dont nous avons réellement besoin».
- La plus grande pauvreté consiste à ne pas connaître Dieu
Le 266e Successeur de Pierre se réfère alors à l’exhortation apostolique de son prédécesseur Evangelii Gaudium. Le Pape François écrivait alors: «La pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d'attention spirituelle». Pourtant les personnes les plus démunies et les plus marginalisées ont besoin de Dieu et, poursuit Léon XIV en citant François, «nous ne pouvons pas manquer de leur offrir son amitié, sa bénédiction, sa Parole, la célébration des sacrements et la proposition d'un chemin de croissance et de maturation dans la foi».
« Tous les biens de cette terre, les réalités matérielles, les plaisirs du monde, le bien-être économique, bien qu'importants, ne suffisent pas à rendre le cœur heureux », avertit le Souverain pontife, rappelant que «les richesses sont souvent trompeuses et conduisent à des situations dramatiques de pauvreté, à commencer par celle de penser que l'on n'a pas besoin de Dieu et de mener sa vie indépendamment de Lui». Pour illustrer cette idée, le Pape augustin cite les paroles du saint d'Hippone: « Que toute ton espérance soit en Dieu: sens que tu as besoin de Lui pour être comblé par Lui. Sans Lui, tout ce que tu auras ne servira qu'à te rendre encore plus vide » (Enarr. in Ps. 85, 3).

- L’espérance comme une ancre de stabilité et de sécurité
«L'espérance chrétienne à laquelle renvoie la Parole de Dieu est une certitude sur le chemin de la vie, car elle ne dépend pas de la force humaine, mais de la promesse de Dieu qui est toujours fidèle». Cette espérance a longtemps été symbolisé par les chrétiens comme une ancre, qui, à l’image de Dieu, «offre stabilité et sécurité» et fixe les cœurs «sur la promesse du Seigneur Jésus qui nous a sauvés par sa mort et sa résurrection et qui reviendra parmi nous».
- Besoin de charité
L’espérance est l’une des trois vertus théologales, aux côtés de la foi et de la charité. «Et c'est de charité que nous avons besoin aujourd'hui, maintenant», martèle l’Évêque de Rome. «Ce n'est pas une promesse mais une réalité vers laquelle nous regardons avec joie et responsabilité: elle nous engage et oriente nos décisions vers le bien commun. Celui qui manque de charité, en revanche, non seulement manque de foi et d'espérance, mais enlève l'espérance à son prochain». Le Pape appelle chacun à témoigner de la charité chrétienne, «comme l'ont fait tant de saints et saintes à travers les âges», en affrontant et éliminant les causes structurelles de la pauvreté. Citant les écoles, les hôpitaux ou encore les foyers d’accueil comme des exemples d’institutions créées pour accueillir les plus faibles et les plus marginaux, le Saint-Père déplore que les guerres et les inégalités empêchent leur mise en place, et appelle à ne pas sombre dans l'indifférence.
Cependant, poursuit-il, «les pauvres ne sont pas une distraction pour l'Église, ils sont nos frères et sœurs les plus aimés, car chacun d'eux, par son existence et aussi par les paroles et la sagesse dont il est porteur, nous invite à toucher du doigt la vérité de l'Évangile».
« C'est pourquoi la Journée mondiale des pauvres veut rappeler à nos communautés que les pauvres sont au centre de toute l'œuvre pastorale. Non seulement en son aspect charitable, mais également en ce que l'Église célèbre et annonce. Dieu a pris leur pauvreté pour nous rendre riches à travers leurs voix, leurs histoires, leurs visages».”
- Journée mondiale des pauvres en cette année sainte
La célébration de la Journée mondiale des pauvres le 16 novembre, soit avant-dernier événement jubilaire de cette année sainte, n’est pas un hasard selon le pontife. «Lorsque la Porte Sainte sera fermée, nous devrons garder et transmettre les dons divins qui ont été déversés dans nos mains tout au long d'une année de prière, de conversion et de témoignage. Les pauvres ne sont pas des objets de notre pastorale, mais des sujets créatifs qui nous poussent à trouver toujours de nouvelles façons de vivre l'Évangile aujourd'hui».
Face aux nouvelles vagues d’appauvrissement, le Pape met en garde contre l’habitude et la résignation. Avant d’être une question de justice, l’engagement pour les pauvres est une question de charité souligne le Pape. En félicitant l’engagement quotidien d’un grand nombre d’hommes et de femme pour venir à bout de ce fléau, Léon XIV appelle à ce «que cette Année jubilaire puisse encourager le développement de politiques de lutte contre les formes anciennes et nouvelles de pauvreté, ainsi que de nouvelles initiatives de soutien et d'aide aux plus pauvres parmi les pauvres. «Le travail, l'éducation, le logement, la santé sont les conditions d'une sécurité qui ne s'affirmera jamais par les armes» précise-t-il.
Le Secours catholique a toute sa place dans la mise en œuvre de cet accompagnement des plus fragiles dans toutes les dimensions de leur personne par l’accueil fraternel, l’écoute et l’accompagnement.
En cette journée, le Secours catholique sollicite votre soutien financier pour mener à bien sa mission : voir rubrique "Zoom" ci-contre
PRIÈRE
Seigneur, tu m’as choisi pour te servir et servir mes frères,
Tu m’aimes Seigneur, j’ai du prix à tes yeux,
Mon nom est inscrit sur la paume de ta main.
Tu m’as saisi, Ô Christ, et tu m’as dit : « Suis-moi »
Tu m’as fait connaître la tendresse du Père, Tu m’as révélé
les dons de ton Esprit et ton Esprit m’a fait discerner le don que tu voulais pour moi.
Seigneur, je t’aime.
Je te donne ma vie et je veux te suivre dans ton attention délicate à chacun,
dans le service des frères et dans leur guérison,
dans le service des frères et dans leur guérison,
dans la lutte contre le mal et l’injustice des puissants,
dans la souffrance de la Croix et la joie de la Résurrection
Seigneur Jésus, envoie-moi ton Esprit, Qu’il m’inspire le don
du service désintéressé et l’attitude du Serviteur inutile.
Qu'il me donne de conformer toute ma vie à la tienne.
Ô Toi le Christ serviteur qui a lavé les pieds de tes disciples,
Fais-moi Seigneur, la grâce de faire de ce don un charisme
au service de ton Eglise, et au service de tous les hommes, et surtout des plus pauvres,
afin que par ma vie et par ma bouche, ils accueillent l’Évangile de ton Amour.
Philippe Warnier, diacre




