En février, le Pape nous invite à prier pour les malades en phase terminale.
Publié le 15/08/2020LES INTENTIONS DE PRIÈRE DU PAPE
Chaque mois, le Pape François confie à son Réseau Mondial de Prière des intentions de prière qui expriment ses grandes préoccupations pour l’humanité et pour la mission de l’Église. Son intention de prière mensuelle se veut un appel mondial à transformer notre prière en “gestes concrets”, c’est une boussole pour une mission de compassion pour le monde.
Elle propose un chemin pour nous mobiliser chaque mois, par la prière et l’action, pour un monde plus humain, fraternel et solidaire.
Ces intentions de prière sont le fruit d’un long processus de discernement d’Église, les propositions venant de divers pays du monde mais aussi de plusieurs dicastères, congrégations et services du Saint-Siège. Au terme de ce processus de plusieurs mois, le Pape prend le temps de prier et de discerner les défis de l’humanité et de la mission de l’Église sur la base des propositions reçues. Il confie ensuite ses 12 intentions de prière à tous les fidèles. Ce sont des orientations pour notre vie et notre mission.
Le Réseau Mondial de Prière du Pape est une Œuvre pontificale dont la mission est de mobiliser les catholiques par la prière et l’action face aux défis de l’humanité et de la mission de l’Église. Ces défis se présentent sous la forme d’intentions de prière confiées par le Pape à toute l’Église. Sa mission s’inscrit dans la spiritualité du Cœur de Jésus, c’est une mission de compassion pour le monde. Ce réseau a été fondé en 1844 en tant qu’Apostolat de la Prière. Il est aujourd’hui présent dans 89 pays et compte plus de 22 millions de catholiques. Il comprend une branche jeunes, le MEJ – Mouvement Eucharistique des Jeunes. En décembre 2020, le Pape a constitué cette œuvre pontificale en tant que fondation vaticane et a approuvé ses nouveaux statuts. Son Directeur international est le P. Frédéric Fornos, SJ. Pour plus d’informations, consultez : www.prieredupape.va.
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Le pape François compte sur nos prières. Découvrez son intention pour le mois de février.
« En communion avec des millions de chrétiens à travers le monde,
prions maintenant pour l’intention que confie le Pape à l’Église ce mois-ci ».
Le Pape nous invite à prier en ces termes :
« Prions pour que les malades en phase terminale, ainsi que leurs familles,
bénéficient toujours d’un accompagnement médical et humain de qualité.»
Chaque mois, François adresse au monde entier une vidéo pour confier aux catholiques ses intentions de prière
et inviter chacun à s’y joindre.
La Vidéo du Pape diffuse l’intention de prière que François confie à l’ensemble de l’Église catholique
à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape.
Ce mois-ci, le Saint-Père nous encourage à « prendre soin et à accompagner les malades en phase terminale, ainsi que leurs familles ».
La Vidéo du Pape est une initiative officielle de portée mondiale qui a comme objectif la diffusion des intentions mensuelles de prière du Saint-Père. Elle est réalisée par le Réseau Mondial de Prière du Pape (Apostolat de la Prière). Depuis 2016, La Vidéo du Pape a enregistré plus de 210 millions de vues sur l’ensemble des réseaux sociaux du Vatican. Elle est traduite dans plus de 23 langues et a une couverture de presse dans 114 pays. Cette vidéo est produite et réalisée par l’équipe de La Vidéo du Pape du Réseau de Prière, coordonnée par Andrea Sarubbi, avec le soutien de l’agence La Machi Communication for Good Causes. Le projet est soutenu par Vatican Media.
"Lorsque certaines personnes parlent de maladie en phase terminale, elles confondent deux mots : incurable et non soignable. Ce n’est pas la même chose. Même lorsque les chances de guérison sont très faibles, tous les malades ont droit à un accompagnement médical, à un accompagnement psychologique, à un accompagnement spirituel et à un accompagnement humain.
Parfois, ils ne peuvent pas parler, parfois nous pensons qu’ils ne nous reconnaissent pas, mais si nous leur prenons la main, nous comprenons qu’ils sont en syntonie avec nous. La guérison n’est pas toujours possible. Mais nous pouvons toujours prendre soin des malades et les caresser. Saint Jean-Paul II disait que « guérir si possible, toujours prendre soin ». C’est là qu’interviennent les soins palliatifs, qui garantissent au patient non seulement des soins médicaux, mais également un accompagnement humain de proximité. Les familles ne peuvent pas être laissées seules dans ces moments difficiles. Leur rôle est déterminant. Elles doivent avoir les moyens de garantir un soutien physique, un soutien spirituel et un soutien social. Prions pour que les malades en phase terminale, ainsi que leurs familles, bénéficient toujours d’un accompagnement médical et humain de qualité".
Pape François

Les progrès de la médecine ont rendu nécessaire la réflexion sur l’accompagnement des malades en phase terminale. Ces questions se posent à la société et à chacun lorsqu’il est conduit à cette extrémité de la vie en qualité de malade, de soignant, de famille, d’accompagnant ou de proche. Se greffe sur ces questions le débat en France sur l’aide active à mourir. L’intention du Pape nous invite à ne pas nous détourner du lieu où la vie nous convoque, ici, de ce temps unique et éprouvant, du passage de la vie à la mort.
Dans ces moments si particuliers, la vie se fait sentir sous la forme déroutante de s’échapper. L’intelligence n’est pas abolie, elle est bousculée par les émotions et les sentiments qui surgissent. Et la tentation peut être grande de se raidir sur des convictions antérieures, qui vont dans le sens d’un acharnement thérapeutique ou vers une fin anticipée. Dès lors, comment rester présent et vivre pleinement ce qui est donné ?
La vie est un don de Dieu. Il la donne pour qu’elle produise du fruit avec et pour les autres.
La manière de se comporter dans ces moments est révélatrice du sens donné à l’existence en relation avec les autres. La vie est un don de Dieu. Il la donne pour qu’elle produise du fruit avec et pour les autres. Les directives anticipées sont précieuses. Qu’elles n’empêchent pas la concertation respectueuse entre le malade, s’il le peut encore, ses proches et les soignants. Qu’elles puissent ne pas signifier que nous serions seuls à gérer notre vie. Ne renonçons pas à trouver jusqu’au bout des chemins pour la parole ! Celle-ci sera d’autant plus simple qu’elle aura pu être partagée en vérité avant les moments critiques.
Ultimement la parole se fait présence, caresse, contact de la main. L’amour trouve des mots et des gestes. La dignité ne se perd pas, elle est soutenue par ceux qui sont avec le malade. L’accompagnement d’un proche en fin de vie aura des répercussions profondes sur la manière dont ceux qui resteront feront le deuil de sa présence.
En proposant cette intention de prière, le Pape nous laisse entendre combien ces moments intenses de la fin de vie font pleinement partie de notre vie individuelle et collective. Puissions-nous dans notre prière nous laisser interroger et déplacer pour être disponibles à accueillir la vie qui vient.
Daniel Régent sj., directeur du Réseau Mondial de Prière du Pape François
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Dans son intention de prière du mois de février 2024, le Souverain pontife souhaite que les fidèles prient et s’engagent pour les malades en phase terminale et leurs familles, pour leur apporter un soutien psychologique, humain et spirituel indispensable.
Vatican News - Cité du Vatican
« Guérir si possible, toujours prendre soin ». Le Pape François s'inspire de son prédécesseur saint Jean-Paul II en confiant les personnes malades en phase terminale et leurs familles à la prière de l’Église pour le mois de février.
Au début de son message vidéo, le Saint-Père insiste sur la différence entre incurable et non soignable, que certaines personnes confondent à propos des maladies en phase terminale. Il explique: «la guérison n’est pas toujours possible. Mais nous pouvons toujours prendre soin des malades et les caresser».
- Un accompagnement psychologique, humain et spirituel
Alors que l’Église célèbrera la Journée mondiale du malade le 11 février comme tous les ans depuis 1992, François rappelle que «tous les malades ont droit à un accompagnement médical, à un accompagnement psychologique, à un accompagnement spirituel et à un accompagnement humain». Et chacun peut s’engager auprès des malades ou de leurs familles, pour les entourer, les soutenir, être présent pour eux. - Journée mondiale du malade: « Il n’est pas bon que l’homme soit seul »
Si les législations autorisant l’euthanasie ou le suicide assisté semblent se répandre dans de nombreux pays, le Pape invite à refuser ce monde basé sur la culture du jetable dans lequel les malades en phase terminale n'ont pas leur place. Au contraire, il est indispensable de poser un regard d'amour sur les personnes malades, de les entourer, de les tenir par la main, de leur redire leur valeur unique et irremplaçable.
Il insiste sur l’importance des soins palliatifs. Or, si 40 milions de personnes dans le monde ont besoin de soins palliatifs chaque année, seuls 14% des patients en bénéficient. Pour le Souverain pontife, les soins palliatifs «garantissent au patient non seulement des soins médicaux, mais également un accompagnement humain de proximité». - Parabole du bon Samaritain
Citant la Congrégation pour la Doctrine de la Foi dans la Lettre Samaritanus bonus de 2020, le Pape explique qu’il est nécessaire de se tenir aux côtés des malades, mais également des familles. «Leur rôle est déterminant. Elles doivent avoir les moyens de garantir un soutien physique, un soutien spirituel et un soutien social» assure-t-il.
Ainsi, en fin de vidéo, le Pape conclut en demandant la prière et l’engagement de l’Église afin que «les malades en phase terminale, ainsi que leurs familles, bénéficient toujours d’un accompagnement médical et humain de qualité ».
(Source Vatican News)




