18 février - Mercredi des Cendres - Entrée en Carême - Les célébrations dans votre paroisse
Publié le 25/07/2018L’origine du mercredi des Cendres remonte à l’Eglise ancienne. Depuis le XIème siècle, l’imposition des cendres est accompagnée de ces paroles : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Marc, 1, 15)
MERCREDI 18 FÉVRIER - CONFESSIONS - BASILIQUE de 11h00 à 12h30
CÉLÉBRATION DES CENDRES
10h30 : Vellexon, Chancey (Célébrant : Frère Serge), Membrey
18h00 : Autrey-lès-Gray (Célébrant : Abbé Pierre Bergier - avec les familles)
19h00 : Frasne-le-Château
20h00 : Basilique Gray (Célébrant : abbé Pierre Bergier - avec les familles)
Le nombre 40 a une valeur symbolique : il représente le remplacement d’une période par une autre.
40, c’est le Temps dans la Bible pour faire un bon disciple, un disciple selon le cœur de Dieu.
C’est le Temps de façonnage du cœur par Dieu.
40 jours pour le jeûne, la prière, le don.
Le mercredi des Cendres, entrée du Carême, nous invite à prendre la route pour 40 jours.
40 jours rythmés par les dimanches, où l’on fête les « petites victoires » vécues au fil du chemin de conversion.
(CCFD-Terre Solidaire)

« Qu’il nous aide aussi à retrouver la confiance nécessaire dans l’Église comme dans la société,
dans les relations interpersonnelles, dans les relations internationales, dans la promotion de la dignité de toute personne et dans le respect de la création. Que notre témoignage de foi soit dans le monde un ferment d’espérance authentique, une annonce des cieux nouveaux et de la terre nouvelle où nous habiterons dans la justice et la concorde entre les peuples, tendus vers l’accomplissement de la promesse du Seigneur. »
(Pape François, « L'espérance ne déçoit pas » § 25)
« Recevoir les cendres signifie prendre conscience que le feu de l’Amour de Dieu consume nos péchés.
Consumés par la miséricorde de Dieu, ils sont « de peu de poids »
(Frère Enzo Bianchi, prieur de la Communauté de Bose (Italie)
RAYONS D'AMOUR
Commentaire de Jean-Marc Liautaud, Prions en Èglise
Jl 2, 12-18 ; 2 Co 5, 20 – 6, 2 ; Mt 6, 1-6.16-18
Les textes de ce jour parlent clairement :
aucune de nos pratiques religieuses n’achète la bonté et le pardon de Dieu,
qui sont donnés sans condition.
Elles ne sont pas non plus destinées à devenir des instruments de valorisation sociale par la piété.
Elles nous sont proposées pour nous ajuster toujours davantage à l’amour réconciliant de Dieu,
dont nous sommes invités à rayonner autour de nous.
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CLÉS DE LECTURE - MERCREDI DES CENDRES
Prions en Église
PREMIÈRE LECTURE | Joël 2, 12-18
Joël fait partie du rouleau des douze « petits » prophètes qui clôt l’Ancien Testament hébraïque. L’adjectif s’explique par le petit nombre de chapitres de leurs livres respectifs. Chacun des douze, depuis Osée jusqu’à Malachie, est toutefois riche de contenu théologique. Joël ouvre de larges perspectives sur la venue du « jour du Seigneur » et il propose ici une vision originale et exigeante du jeûne et de la pénitence : « Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements. » Le Dieu qu’il vénère est celui qui s’est révélé à Moïse comme « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour » (Ex 34, 6). Le jeûne est certes un jour de « larmes », mais il est aussi une « fête solennelle » et « une assemblée sainte »
1ère lecture :
Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu. Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” » Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.
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PSAUME | Psaume 50
Ce psaume est le psaume pénitentiel par excellence, et le titre qu’il porte en hébreu fait explicitement référence à la visite du prophète Nathan, qui a dénoncé la faute d’adultère du roi David. Le pénitent royal reconnaît la gravité de sa faute, et il compte entièrement sur la « grande miséricorde » de Dieu et l’implore de créer en lui « un cœur » pour qu’il puisse retrouver « la joie d’être sauvé ». David a péché, mais il devient ici le symbole du pécheur repenti. C’est la tradition qui le veut ainsi, puisque le vocabulaire du psaume est inspiré largement par la théologie des prophètes Jérémie et Ézékiel, qui insistent tous les deux sur la « création d’un cœur pur » (cf. Jr 31, 33 et Ez 18, 31).
Psaume :
Refrain: Pitié, Seigneur, car nous avons péché !
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
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DEUXIÈME LECTURE | 2 Corinthiens 5, 20 – 6, 2
Paul a déjà parlé des excès et des écarts des Corinthiens, et notamment de certaines déviations sexuelles. Mais il invite la communauté de Corinthe à se laisser « réconcilier avec Dieu ». Le pardon est déjà disponible, puisque le Christ, « qui n’a pas connu le péché » s’est donné en sacrifice de réconciliation, « afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu ». Le Carême que nous commençons devient pour nous « le moment favorable, [...] le jour du salut ».
2ème lecture
Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.
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ÉVANGILE | Matthieu 6, 1-6. 16-18
Le trio « aumône-prière-jeûne » est un classique de la religion juive, et Jésus s’y est plié volontiers. On le voit souvent, dans l’évangile, se retirer au désert ou sur une montagne pour jeûner et pour prier, et il a maintes fois recommandé la pratique de l’aumône. Mais il n’aime pas qu’on se donne en spectacle et qu’on fasse état de ses nombreuses prières et aumônes. Le tout doit se faire dans le secret et l’intimité du cœur qui permet la rencontre authentique avec le Père : « Quand tu pries, retire-toi dans la pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret. »

ÉVANGILE :
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »
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Dans un monde d’images et de spectacles, n’oublions pas que Jésus exhorte ses disciples à agir dans « le secret ».
Un mot aujourd’hui piégé. Il est des secrets détestables et des silences complices
qui ouvrent les portes à toutes formes d’abus.
Il existe aussi des secrets respectueux de la relation à Dieu, de son caractère intime.
Au seuil de ce Carême, mettons-nous sous le regard du Père qui, seul,
nous voit dans la beauté de son geste créateur.
Bénédicte de la Croix, cistercienne, Prions en Église

DANS LE SECRET …
Prier, jeûner, faire l’aumône « dans le secret » :
c’est l’invitation du mercredi des Cendres pour le Carême.
Une invitation à l’humilité et à la discrétion, le contraire d’un exploit.
Le Carême nous propose une attitude spirituelle
qui se concrétise dans des gestes, des actes, des paroles, mais vécus « dans le secret ».
Peut-être une résolution de Carême pourrait-elle justement être de ne pas parler
de ce que nous proposons de « faire » pour pouvoir mieux le vivre en face de Dieu : prière, offrande,
privations diverses, et surtout une charité « qui se donne de la peine » (1 Th 1,3).
Vivre cela « dans le secret » sera un magnifique chemin d’intimité renouvelée avec le Christ.
Père Alexis Helg

En 1961, la Conférence des évêques de France
mandate le CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement),
afin de mobiliser les chrétiens face aux enjeux de solidarité internationale,
notamment lors de la période de Carême.
Depuis plus de 60 ans, le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires de par le monde s’engagent contre les inégalités, contre la faim et pour le développement.
Nous accompagnons plus de 500 acteurs et soutenons leurs projets dans 69 pays.
Cet engagement prend racine dans l’Évangile et la pensée sociale de l’Église.
C’est dans cet esprit que le CCFD-Terre Solidaire,
composé de 29 mouvements et services d’Église, propose le thème.
FACE A LA FAIM, UNISSONS NOS POUVOIRS
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Éclairage biblique par Mireille Ahossi o.p., membre du conseil d’administration du CCFD-Terre Solidaire (2026)
La faim dans le monde a fortement augmenté en 2025. Elle touche plus de 295 millions de personnes, soit 14 millions de plus qu’en 2024. Aujourd’hui, le prophète Isaïe nous rappelle le jeûne qui plaît à Dieu : « N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? » (Is 58,7) À l’entrée du Carême, cette parole vient réveiller nos cœurs. Se priver ? Oui – mais pour aimer davantage. Jeûner ? Oui – mais pour faire place à l’autre. Nous recevons ces cendres comme un appel à revenir à Dieu et à faire de notre vie un pain partagé. Notre Espérance naît de là : dans ce lien que nous retrouvons avec Dieu et entre nous.
Le regard du Père est un regard reconnaissant : Ton Père te le rendra. Ce regard gratifiant ne suffit-il pas ? Entrons dans ce chemin de Carême dans la confiance de ce regard gratifiant.
Éclairage biblique par Bertrand Gournay, aumônier national du CCFD-Terre Solidaire (2024)
Justice, prière, jeûne, aumône, nous dirons mieux aujourd’hui solidarité ou partage, sont les termes que Jésus associe à un mode de relation très intime avec Dieu. Ce lien qui purifie les ambitions, les besoins d’un paraître est « reçu et rendu », affirme Jésus. De quelle manière ? La solidarité vécue avec de nombreux partenaires dans plus de 70 pays est la démarche des bénévoles au CCFD-Terre Solidaire. Pourtant, très peu d’entre eux ont pu se rendre dans une plantation communautaire, dans un atelier solidaire, auprès de jeunes en recherche d’autres manières de vivre ensemble : une gratuité reçue.
« Aide-nous, Seigneur, toi qui « t’es fait homme pour que l’homme devienne Dieu » (saint Augustin) à vivre ce Carême dans la prière et par des gestes discrets et concrets enevrs plus pauvres que nous.»
Éclairage biblique par Bertrand Gournay, ancien aumônier national du CCFD-Terre Solidaire (2025)
Écouter l’appel du Seigneur « Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite. » Mt 6, 2-3
Nous comprenons immédiatement que Jésus ne remet pas en cause le bien-fondé de l’aumône, de la prière comme du jeûne, mais la manière dont ces gestes sont donnés : « Ton Père qui voit dans le secret, te le rendra (6, 18). » Y a-t-il alors une manière de faire quelque chose de juste qui ne rende pas juste ? interroge ce récit de saint Matthieu. Mais n’aimons-nous pas souvent faire voir ce que nous faisons pour les autres, au lieu d’agir de manière invisible pour les autres – même pour soi-même –, sachant que Dieu seul voit la sincérité du geste ? Plutôt que se tromper soi-même dans l’image que l’on se donne de soi, Jésus propose de demeurer dans l’ignorance des conséquences de nos gestes de générosité envers les autres. Le CCFD-Terre Solidaire oriente depuis plus de 60 ans son soutien aux populations les plus fragiles au travers d’actions efficaces et pourtant non visibles directement par le réseau de ses bénévoles
Prières
Seigneur, Le Carême commence, et nous voulons marcher avec Toi.
Comme Jésus au désert, aide-nous à faire silence et à regarder notre monde avec ton regard.
Rappelle-nous que nous faisons partie d’une seule et même famille humaine.
Apprends-nous à entendre le cri de celles et ceux qui souffrent de la pauvreté, de la guerre, de l’injustice et de la faim. Que notre jeûne ouvre des chemins de partage, que notre prière nous relie aux peuples du monde,
et que nos gestes, même petits, fassent grandir la paix, la justice et la fraternité.
Seigneur, Donne-nous la force de vivre ce Carême comme un vrai chemin de solidarité et de transformation.
Amen.
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Pour notre communauté chrétienne et toutes les communautés engagées dans la solidarité internationale.
Que ce temps de Carême, que nous ouvrons, soit pour nous l’occasion de renouveler notre engagement envers ceux qui souffrent de la faim et de renforcer notre foi en un avenir de paix et de fraternité.
Que nos actions témoignent de ta présence vivante parmi nous et de ton amour infini. Seigneur nous te prions.
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Cette année, nous vous invitons à vivre un Carême contre la faim,
pour renforcer la souveraineté alimentaire à travers le monde
et permettre une agriculture respectueuse des humains et de l’environnement.
La solidarité internationale se vit par les dons et la collecte,
tout particulièrement au moment du cinquième dimanche de Carême (22 mars 2026).
UN CARÊME CONTRE LA FAIM ET POUR LA PAIX
UN TEMPS POUR SE LAISSER TOUCHER PAR LES SOUFFRANCES DE NOTRE MONDE
Le temps du Carême, comme temps de désert, est l’occasion d’aller vers l’essentiel dans nos vies.
Saisissons ce temps de désert qu’est le Carême pour bâtir un monde plus juste.
L’année 2025, année jubilaire, avait été placée à l’initiative du pape François sous le signe de l’Espérance.
En ce Carême 2026, fortifiés de ce que nous avons vécu l’an dernier, le CCFD-Terre Solidaire nous invite à être des artisans de l’Espérance, non seulement par nos prières et notre conversion intérieure, mais aussi par des actions concrètes de solidarité.
Nourrir les affamés, lutter pour un monde plus juste, c’est également nourrir l’Espérance des plus vulnérables et témoigner de la lumière du Christ dans le monde.
L’Église célèbre cette année les 800 ans de la mort de Saint François d’Assise. En ce début de Carême, suivons l’exemple de ce saint qui vivait dans la simplicité et la fraternité, permettons à tous les habitants de cette Planète de se nourrir, apprenons à respecter la Création et à partager l’Espérance de Dieu avec tous.
Face à la faim, unissons nos pouvoirs.
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PRIERE UNIVERSELLE (CCFD-Terre Solidaire
« Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements. »
Seigneur, nous te confions les membres de ton Église.
Qu’en ce début du Carême, nos prédicateurs nous aident à trouver le chemin de conversion et d’amour que tu nous invites à suivre. Que chaque baptisé ouvre son cœur au monde vers lequel tu nous envoies. Seigneur, nous te prions. « Si nous n’avons pas de pain, partageons au moins notre cœur et notre amour avec les affamés. »
Seigneur, aujourd’hui encore, la faim frappe des femmes, des hommes et des enfants partout dans le monde.
Que les dirigeants de tous les pays sachent répondre à ce besoin élémentaire et mettent leur pouvoir au service de plus de justice économique et sociale. Seigneur, nous te prions.
« Rends-moi la joie d’être sauvé. »
Seigneur, notre communauté est invitée en ce début de Carême à témoigner de sa foi, de sa joie et à s’engager pour que l’Espérance se répande sur toute la Terre. Que les bénévoles et professionnels engagés dans la solidarité internationale trouvent en nous l’écoute et la générosité pour permettre aux associations partenaires qu’ils soutiennent de poursuivre leurs actions contre la faim et pour le développement de leurs concitoyens. Seigneur, nous te prions.
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À l’image du conflit en Ukraine, la guerre perturbe les productions agricoles, réduit l’accès à l’alimentation et provoque la faim. De même, les crises alimentaires et la faim divisent les communautés, fracturent les sociétés et entraînent des conflits. Tout au long de ce temps de désert qu’est le Carême, nous vous invitons à cheminer avec les partenaires du CCFD-Terre Solidaire qui, à travers le monde, agissent contre la faim et pour construire la paix. (CCFD-Terre Solidaire)
« LA VRAIE RÉCONCILIATION S’OBTIENT […] EN CRÉANT UNE NOUVELLE SOCIÉTÉ FONDÉE SUR LE SERVICE DES AUTRES PLUS QUE SUR LE DÉSIR DE DOMINATION, UNE SOCIÉTÉ FONDÉE SUR LE PARTAGE AVEC LES AUTRES DE CE QUE L’ON POSSÈDE PLUS QUE SUR LA LUTTE ÉGOÏSTE DE CHACUN POUR ACCUMULER LE PLUS DE RICHESSE POSSIBLE ; UNE SOCIÉTÉ DANS LAQUELLE LA VALEUR D’ÊTRE ENSEMBLE EN TANT QU’ÊTRES HUMAINS PRIME »
PAPE FRANÇOIS DANS FRATELLI TUTTI (FT § 229).
« Laissons-nous vaincre par la paix du Christ ! La paix est possible, la paix est un devoir, la paix est la responsabilité première de tous ! » appelait le pape François dans son discours de Pâques en 2022. La crise alimentaire se fait croissante à travers ce cercle terrible : la faim est à l’origine des guerres, les conflits provoquent les famines. Au CCFD-Terre Solidaire et avec nos partenaires, nous travaillons à sortir de cette spirale par le développement humain intégral. Le Carême est un moment pour prendre du recul sur notre vie et sur le monde dans lequel nous vivons. C’est un temps de désert où nous retrouvons l’essentiel. Le CCFD-Terre Solidaire invite, au cours de cette période, à remettre l'amour du Christ et la fraternité universelle au cœur
de sa vie et à lutter contre la faim en étant artisan de paix. Depuis plus de 60 ans, le CCFDTerre Solidaire œuvre auprès des acteurs de terrain pour que chacun voit ses droits fondamentaux respectés : manger à sa faim, vivre de son travail, habiter dans un environnement sain, choisir là où construire sa vie… Cet engagement pour la dignité humaine et la protection de la maison commune prend racine dans l’Évangile et la pensée sociale de l’Église. Les évêques de France invitent les communautés chrétiennes à vivre un Carême de partage en lien avec la solidarité internationale animé par le CCFD-Terre Solidaire, notamment lors de la collecte du 5e dimanche. Le CCFD-Terre Solidaire accompagne plus de 500 acteurs et soutenons leurs projets dans 70 pays. Cela représente plus de 3 millions de bénéficiaires directs ! Cette année à l’occasion du Carême, nous vous appelons à vous engager dans la lutte contre la faim à travers la construction de la paix. C’est à un geste fort de solidarité avec les plus pauvres et les plus fragiles que nous sommes invités à faire par le don et la prière. Bon Carême à vous !
« Edmond Kaiser, fondateur de Terre des hommes, dit cette évidence : “Si on ouvrait la marmite du monde, sa clameur ferait reculer le ciel et la terre. Car ni la terre, ni le ciel, ni aucun d’entre nous n’a vraiment mesuré l’envergure terrifiante du malheur des enfants ni le poids des pouvoirs qui les broient.” Toutes les cinq secondes, un enfant en dessous de dix ans meurt de la faim ou de ses suites immédiates. Et le même World Food Report de la FAO qui donne ces chiffres dit que l’agriculture mondiale pourrait nourrir normalement douze milliards d’êtres humains – soit pratiquement le double de l’humanité actuelle – si la distribution des aliments obéissait à des critères normatifs équitables et justes, et non au pouvoir d’achat du consommateur. Il n’y a donc aucune fatalité. Un enfant qui meurt de faim est assassiné. Un enfant qui meurt de faim est assassiné. Le massacre quotidien de la faim est fait de main d’homme. Il peut être demain éliminé par les hommes. Tout ce qui manque, c’est notre volonté. » Jean Ziegler, Un monde nouveau (chemin de croix du CCFD-Terre Solidaire)
« La vraie réconciliation s’obtient […] en créant une nouvelle société fondée sur le service des autres plus que sur le désir de domination, une société fondée sur le partage avec les autres de ce que l’on possède plus que sur la lutte égoïste de chacun pour accumuler le plus de richesse possible ; une société dans laquelle la valeur d’être ensemble en tant qu’êtres humains prime » (FT § 229) nous dit le pape François dans Fratelli Tutti. Saisissons ce temps du Carême pour nous laisser toucher par les souffrances de notre monde. À l’image du conflit en Ukraine, la guerre perturbe les productions agricoles, réduit l’accès à l’alimentation et provoque la faim. De même, les crises alimentaires et la faim divisent les communautés, fracturent les sociétés et entraînent des conflits. Tout au long de ce temps de désert qu’est le Carême, nous vous invitons à cheminer avec les partenaires du CCFD-Terre Solidaire qui, à travers le monde, agissent contre la faim et pour construire la paix. Des livrets spirituels sont disponibles (préciser le lieu) pour vivre personnellement, en famille, en équipe ce chemin de Carême et de paix. Vous êtes aussi invités à soutenir les partenaires du CCFD-Terre Solidaire, notamment au moment de la collecte nationale, le dimanche 26 mars, 5e dimanche de Carême.
Mettons à profit ce temps de désert qu’est le Carême pour choisir de bâtir un monde de paix
« Seigneur, nous te confions celles et ceux qui se mobilisent contre les conflits et les guerres, les principales causes de la faim à travers le monde. En ce temps de Carême qui s’ouvre aujourd’hui, donne-leur ta force. Que leurs initiatives porteuses d’espérance se répandent pour construire un monde de paix et de justice. » (CCFD-terre Solidaire)

Lire aussi :
Le mercredi des Cendres
Source : Eglise catholique en France
Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu. En 202", il est fêté le mercredi 22 février.
On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence.
- Un symbole de renaissance
Tous, nous faisons l’expérience du péché. Comment s’en dégager ? Jésus nous apprend que nous serons victorieux du péché quand nous aurons appris par l’Evangile à remplacer le feu du mal par le feu de l’Amour. Car le feu qui brûle ce jour détruit d’abord mais, en même temps, ce feu éclaire, réchauffe, réconforte, guide et encourage.
La cendre est appliquée sur le front pour nous appeler plus clairement encore à la conversion, précisément par le chemin de l’humilité. La cendre, c’est ce qui reste quand le feu a détruit la matière dont il s’est emparé. Quand on constate qu’il y a des cendres, c’est qu’apparemment il ne reste plus rien de ce que le feu a détruit. C’est l’image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres.
Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu – chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18 – qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur :
"Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret.
Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret.
Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret."
SUR MON FRONT OU DANS MES MAINS,
la cendre dit la terre, la terre d’où je viens,
celle que j’habite pour la changer, la transformer, en même temps transformer mon cœur.
Mes mains,
couvertes de cendres, marquées de mon péché et de choses ratées
devant toi, Seigneur, je les ouvre,
pour qu’elles redeviennent capables de construire et pour que tu en ôtes la saleté.
Mes mains,
crispées sur mes possessions et mes idées toutes faites,
devant toi, Seigneur, je les ouvre, pour qu’elles laissent échapper mes trésors.
Mes mains,
prêtes à lacérer et à blesser devant toi, Seigneur, je les ouvre pour qu’elles redeviennent capables de caresser.
Mes mains
fermées comme des poings de haine et de violence
devant toi, Seigneur, je les ouvre : tu y déposes ta tendresse.
Mes mains,
se séparant de leur péché,devant toi, Seigneur, je les ouvre, j’attends ton pardon.
Au creux de mes mains ou sur mon front,
la cendre pour me dire : reviens au terre à terre de tous les jours, sans pour autant oublier le rêve.
La trace de la cendre sur mon front ou dans mes mains, me montre un chemin :
c’est en revenant à Dieu que je peux revenir à moi et me réconcilier avec moi-même.
Père Charles Singer




