"Marie, mère de l'Eglise", célébrée le lundi de Pentecôte — Paroisse de Gray

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"Marie, mère de l'Eglise", célébrée le lundi de Pentecôte

Publié le 25/07/2018
C’est par un décret, signé le 11 février 2018, date du 160e anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes, que le Pape François a instauré le lundi de Pentecôte une fête de Sainte Marie, Mère de l’Église.
A partir de cette année-là, tous les diocèses et les paroisses célébrent la fête de « la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Eglise », le lundi de Pentecôte. Cette célébration officielle souligne une caractéristique de la Vierge Marie, qui est à la fois mère du Christ et de l’Église.

POURQUOI MARIE EST-ELLE LA MÈRE DE L'ÉGLISE ? 

Cela a des fondements bibliques. Dans les Actes des Apôtres, Marie avec les Apôtres au Cénacle (Ac 1,13-14), sont en prière, en attendant la venue du Saint Esprit qui marque la naissance de l’Eglise. Célébrer Marie Mère de l’Eglise le lundi de Pentecôte, reprise du temps ordinaire dans la liturgie, signifie que l’Eglise, née du Saint Esprit en présence de Marie, est aussi conduite et accompagnée dans l’histoire par sa présence maternelle.
Cette nouveauté liturgique introduite par le pape François souligne le lien étroit entre chaque baptisé, l’Eglise entière et la Mère du Seigneur. Accueillir la maternité ecclésiale de Marie est un acte d’obéissance du Seigneur Jésus lui-même qui, sur la croix, a demandé à chaque disciple d’accueillir Marie comme Mère, en s’adressant au disciple bien-aimé qui nous représente : « Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Jn19, 26-27) ;

Le Concile Vatican II souligne la place de la Bienheureuse Vierge Marie dans le Mystère du Christ et de l’Eglise. Le concile affirme en effet que la Vierge Marie « se trouve aussi, comme descendante d’Adam, réunie à l’ensemble de l’humanité qui a besoin de salut ; bien mieux, elle est vraiment “Mère des membres “du Christ”… ayant coopéré par sa charité à la naissance à la naissance dans l’Eglise des fidèles qui sont les membres de ce Chef » (LG53). L’Eglise étant le Corps du Christ dont chaque baptisé est membre, Marie étant la Mère du Christ, est par conséquence, Mère de tous les membres du Corps du Christ, Mère de tous les disciples qui forment l’Eglise. Le pape Paul VI, dans son discours de conclusion de la III session du Concile Vatican II le 21 novembre 1964 invoquait Marie en disant : « O Vierge Marie, Mère très auguste de l’Eglise, nous te recommandons toute l’Eglise et le concile œcuménique !  ».

Nous savons tous l’attachement du pape François à Marie dont il nous rappelle qu’elle est notre Mère, et en tant que mère, n’abandonne jamais ses enfants et ne rougit jamais de leurs fautes ! En ce lundi de Pentecôte, célébrons dans la foi l’eucharistie en l’honneur de Marie, Mère de l’Eglise, Mère de tous les disciples. Elle nous enfante, nous conduit et nous accompagne pour devenir chaque jour une Eglise des disciples bien-aimés, plus proche de Jésus, à l’exemple du Disciple bien-aimé qui lui fut confié par Jésus sur la croix comme fils, et à qui elle fut confiée comme Mère. Marie, Mère de l’Eglise, priez pour nous !

Père Joseph Bavurha
Responsable diocésain de la Pastorale Liturgique Sacramentelle

 

 

Ci-dessous :
Une mosaïque de «Marie mère de l’Église», installée sur une façade du Palais apostolique, veille sur la Place Saint Pierre.
L’image, de plus de 2,5 mètres de long, a été placée à cet endroit sur volonté du Pape Jean-Paul II ;
le Pape polonais voulait ainsi remercier la Vierge Marie pour sa protection lors de l’attentat dont il avait fait l’objet, le 3 mai 1981. 

 

 

Ô Mère, aide notre foi !

Ouvre notre écoute à la Parole, pour que nous reconnaissions la voix de Dieu et son appel.
Éveille en nous le désir de suivre ses pas, en sortant de notre terre et en accueillant sa promesse.
Aide-nous à nous laisser toucher par son amour, pour que nous puissions le toucher par la foi.
Aide-nous à nous confier pleinement à Lui, à croire en son amour, surtout dans les moments de tribulations et de croix, quand notre foi est appelée à mûrir.
Sème dans notre foi la joie du Ressuscité.
Rappelle-nous que celui qui croit n’est jamais seul.
Enseigne-nous à regarder avec les yeux de Jésus, pour qu’il soit lumière sur notre chemin. Et que cette lumière de la foi grandisse toujours en nous jusqu’à ce qu’arrive ce jour sans couchant, qui est le Christ lui-même, ton Fils, notre Seigneur !

Pape François, Prière à Marie, Mère de l'Eglise et Mère de notre foi, extraite de l'encyclique Lumen Fidei - 29 juin 2013

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Source : Vatican News

La mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de l'Église nous rappelle comment la maternité divine de Marie s'étend, par la volonté de Jésus lui-même, à la maternité pour tous les hommes et aussi pour l'Église elle-même dans un acte de tutelle. Le pape François, en 2018, a fixé cette mémoire le lundi suivant la solennité de la Pentecôte, jour de la naissance de l'Église. Un titre qui n'est pas nouveau. Déjà saint Jean-Paul II, en 1980, invitait à vénérer Marie comme Mère de l'Église ; et plus tôt encore, Paul VI, le 21 novembre 1964, en conclusion de la troisième session du concile Vatican II, déclarait la Vierge "Mère de l'Église". Et en 1975, le Saint-Siège a proposé une messe votive en l'honneur de la Mère de l'Église, mais elle ne faisait pas partie des mémoires du calendrier liturgique. À côté de ces dates récentes, on ne peut oublier la présence du titre de Marie Mère de l'Église dans la sensibilité de saint Augustin et de saint Léon le Grand ; de Benoît XV et de Léon XIII, jusqu'au pape François qui, le 11 février 2018, 160e anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes, dispose de rendre cette mémoire obligatoire.

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui." (Jn 19, 25-27)

  • Marie "se tient" sous la croix

Marie "se tient" sous la croix. "Elle s'est tenue" : c'est une indication de la présence, la persistance, la force d'être là. Contrairement aux Disciples, Marie n'a jamais quitté son Fils Jésus sur le chemin de la Croix : là, Jésus confie à sa Mère le "disciple bien-aimé" (et vice versa). Marie affronte ce moment avec une grande dignité, elle ne fuit pas devant les événements de la vie, mais elle se "tient debout".

  • Le nouveau "me voici" de Marie

Marie est invitée par son Fils à dire un nouveau "Me voici", un nouveau "oui", plus convaincu et plus mûr. "Se tenir sous la croix", mûrit son expérience de foi et de maternité, la rendant capable d'aller plus loin. Au fonds, dès le début, le cœur de Marie était rempli de questions : "Elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation." (Lc 1, 29). Également devant Siméon, des questions surgirent en elle : "cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre." (Lc 2,34-35) : Marie et Joseph "s’étonnaient de ce qui était dit de lui" (Lc 2,33). Le "Me voici" de Marie n'est pas une fois pour toutes, mais il grandit, mûrit à travers les événements de la vie, y compris ceux de la "Croix", où Marie "se tient". Ici, dans cette fidélité accomplie, Marie reçoit une nouvelle mission, une sorte de "supplément" de maternité, au point de devenir "Mère de l'Église". Mère, parce qu'elle nous régénère dans la grâce, afin que nous apprenions à grandir dans la stature du Christ (cf. Ep 4, 7-13).

  • Vie chrétienne ancrée dans le mystère de la Croix

La fête “nous aidera à nous rappeler que la vie chrétienne, pour croître, doit être ancrée au mystère de la Croix, à l’oblation du Christ, à la Vierge souffrante, Mère du Rédempteur et des rachetés", explique le décret. De même que Marie a su se "tenir" sous la Croix, sans éviter ni fuir la difficulté de comprendre et de souffrir, de même Marie, Mère, saura se "tenir" aux côtés de chacun de ceux dont son Fils a fait ses enfants. Cela nous incite à savoir l'invoquer comme "Mère de l’Église" :

 

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