En août, le pape invite à prier pour les petits et moyens entrepreneurs — Paroisse de Gray

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En août, le pape invite à prier pour les petits et moyens entrepreneurs

Publié le 25/12/2020
Prions pour les petits et moyens entrepreneurs, durement touchés par la crise économique et sociale. Qu’ils puissent trouver les moyens nécessaires à la poursuite de leur activité au service de leurs communautés.

Représentatives des grands défis de notre temps et de l’attention que le souverain pontife y porte, les intentions de prière chères au pape sont confiées chaque mois à tous les chrétiens du monde à travers le réseau mondial de prière, érigé en fondation vaticane le 17 décembre dernier. Un réseau impliquant plus de 35 millions de catholiques dans 98 pays, qui a gagné en visibilité ces dernières années grâce à la “Vidéo du Pape”. Dans un « monde d’indifférence », ce dernier nous invite en effet à exercer notre responsabilité dans la société et dans l’Eglise, au service du bien commun.


Pour ce mois d'août, l'intention de prière du Pape François est dédiée aux petits et moyens entrepreneurs du monde entier, durement touchés ces derniers mois par la crise socio-économique.

Cette intention de prière est présentée par La Vidéo du Pape, à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape. François invite ainsi toute l'Eglise à prier «pour que les petits et moyens entrepreneurs, durement touchés par la crise économique et sociale, puissent trouver les moyens nécessaires à la poursuite de leur activité, au service des communautés où ils vivent». Selon les données de la Banque mondiale pour 2021, une entreprise sur quatre dans le monde a perdu la moitié de son chiffre d'affaires, en raison de la pandémie.

Regarder la vidéo du pape

Voici la transcription des paroles du Saint-Père : 

À la suite de la pandémie et des guerres, le monde est confronté à une grave crise socio-économique. Mais nous ne nous en rendons pas encore parfaitement compte ! Parmi les plus durement touchés se trouvent les petits et moyens entrepreneurs. Ceux qui travaillent dans les commerces, l’artisanat, le nettoyage, les transports et tant d'autres secteurs encore. Ceux qui ne figurent pas sur les listes des plus riches et des plus puissants et qui, malgré les difficultés, créent des emplois tout en assumant leurs responsabilités sociales. Ceux qui investissent dans le bien commun au lieu de cacher leur argent dans des paradis fiscaux.

Tous consacrent une énorme capacité créative à changer le cours des choses en partant du bas, d'où surgit toujours la meilleure créativité. Avec du courage, des efforts et des sacrifices, ils investissent dans la vie, générant du bien-être, des opportunités et du travail. Prions pour que les petits et moyens entrepreneurs, durement touchés par la crise économique et sociale, puissent trouver les moyens nécessaires à la poursuite de leur activité, au service des communautés où ils vivent.

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À travers la situation de crise économique et sociale que nous connaissons à cause de la pandémie et de la situation mondiale, l’intention de ce mois est l’occasion de découvrir des aspects de la vie de responsables de petites et moyennes entreprises, et des défis auxquels ils sont confrontés.

L’entrepreneur est un bâtisseur. Il a un projet qu’il met en œuvre en mobilisant des finances – souvent personnelles ou familiales dans le cas de petites entreprises – et des forces humaines. Il doit voir loin pour garder un cap et anticiper autant qu’il est possible les difficultés à venir, les perspectives de croissance ou de décroissance ; il doit gérer le quotidien de son entreprise, trouver l’équilibre et parvenir à une production de qualité ; il doit enfin gérer personnellement toutes les situations graves ou difficiles. Ultimement, il est souvent seul dans les décisions qu’il prend et il en assume les risques humains et financiers. Il est au cœur d’un réseau de fournisseurs, de clients, de collaborateurs ; il veille sur les finances, les commandes, l’approvisionnement, les délais, la concurrence.

C’est au dirigeant que revient d’abord le devoir de créer un esprit d’entreprise en veillant aux conditions de travail, au climat social, aux rémunérations. Mais l’entreprise est aussi une œuvre commune où chacun a sa part de responsabilité, pourvu qu’il puisse l’exercer. Le dirigeant y veille quotidiennement ; c’est l’épreuve du réel.

Gagner de l’argent n’est pas le but premier d’une entreprise – c’est nécessaire pour sa survie et pour permettre à ceux qui y travaillent de vivre dignement. Le but premier est de produire des biens utiles aux communautés. Lorsque l’argent est premier, la qualité du travail et les relations humaines sont alors des repères seconds, avec le risque qu’ils deviennent secondaires. Bien sûr, une entreprise ne vit que si elle est rentable. La question qui se pose est l’utilisation des bénéfices entre les salariés, les actionnaires, les investissements, les fournisseurs et les clients.

En cas de crise, pandémie, réchauffement climatique, guerres, la pression sur les entrepreneurs devient maximale. C’est aussi l’économie dans son ensemble qui doit trouver de nouvelles voies et de nouveaux équilibres. Que le Seigneur aide les petits et moyens entrepreneurs à construire la vie des communautés de demain.

Daniel Régent sj, directeur du Réseau Mondial de Prière du Pape en France

 

MANIFESTE POUR UN TRAVAIL DECENT ET DURABLE

 

Du 20 au 22 mai 2019, le Ceras (*) a organisé, avec une trentaine de partenaires, un colloque international à l’Unesco sur l’avenir du travail dans la transition écologique. Ce colloque s’inscrivait dans le cadre du centenaire de l’Organisation internationale du travail et faisait suite à deux ans de recherche-action. Il a donné naissance à la rédaction d’un manifeste, co-écrit avec de nombreuses organisations et associations partenaires.

Pendant deux ans, un groupe international d’une trentaine d’acteurs sociaux (ONG, associations, centres sociaux, syndicats, mouvements d’Église) a travaillé ensemble dans un processus de recherche-action. Les membres de ce groupe, rêvant collectivement le futur du travail comme partie intégrante de la transition écologique, sont arrivés à plusieurs constats communs et recommandations collectives.

(*) Le Centre de Recherche et d’Action Sociales (Ceras) contribue aux recherches et débats sur les questions sociales et l’évolution de la société contemporaine. Il le fait en analysant les rapports entre culture, justice et action sociale, à la lumière de la foi chrétienne. Il soutient la réflexion de personnes et de groupes engagés au service de tout homme et femme dans la vie sociale.

DOCTRINE SOCIALE DE L'EGLISE CATHOLIQUE
cliquer ici sur le site officiel

 

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