1er mars - 2ème dimanche de Carême - La transfiguration — Paroisse de Gray

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1er mars - 2ème dimanche de Carême - La transfiguration

Publié le 25/07/2018
Qu’il est bon pour les disciples d’être auprès de Jésus transfiguré… et d’y rester. Mais bientôt, il leur faudra suivre le Christ vers sa passion et vers sa croix. Le chemin de la sainteté et de l’amour passe par la souffrance et la mort. Quand nous sommes dans l’épreuve, ne craignons pas. Le Christ nous tient la main et nous entraîne dans sa vie, dans sa résurrection. (Prions en Eglise)

DIMANCHE 1er MARS - 2ème DIMANCHE de CARÊME
Quête pour le Denier de Saint-Pierre et pour l'Institut  catholique de Paris

10h00 - Messe à la BASILIQUE
10h30 - Messe à CHAMPLITTE, DELAIN, BUCEY-lès-GY, PESMES

« Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Matthieu 17, 7

CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE

En ce deuxième dimanche de Carême, nous avons à nous laisser surprendre, comme Abraham qui quitte son pays, comme les disciples qui contemplent Jésus transfiguré. Que Dieu nous rejoigne jusqu’au plus profond de nous-mêmes et nous montre le chemin de lumière sur lequel il nous attend.

PREMIÈRE LECTURE | Genèse 12, 1-4a
« En toi seront bénies toutes les familles de la terre. »

L’appel de Dieu à Abraham est radical. Il lui faut quitter sa terre et ses proches pour suivre en toute confiance le chemin que Dieu lui indiquera. Abraham vivra d’autres demandes surprenantes au long de sa vie. Il y répondra à chaque fois avec une confiance absolue. Toutes ses réponses aux appels de Dieu seront source d’une vie abondante. Aujourd’hui, il quitte tout pour « devenir une grande nation ». En ce temps de Carême, c’est une invitation, adressée à chacun, à laisser ce qui nous emprisonne pour faire grandir en nous la vie.

Lecture du livre de la Genèse (12, 1-4a)
Vocation d’Abraham, père du peuple de Dieu
En ces jours-là, le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui. – Parole du Seigneur.

C’est ici que commence la grande histoire d’Abram (appelé plus tard Abraham). Il est originaire de la ville d’Our en Chaldée et s’établit avec sa femme Saraï (Sara) à Harane au pays de Canaan. Il y reçoit l’appel de Dieu à quitter son pays et sa parenté pour aller vers un pays que Dieu lui montrera. Le patriarche et son épouse sont déjà avancés en âge et n’ont pas encore d’enfant : faut-il risquer ce départ pour un pays connu de Dieu seul ? Dieu offre cependant au patriarche une grande promesse : « Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai. […] En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abraham fait confiance à ce Dieu qui lui parle et se met en route.
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PSAUME | 32
« Que ton amour, Seigneur, soit sur nous. »

Le psaume 32 (22 versets) rend grâce au Seigneur pour les merveilles de sa création et pour la manière dont il veille sur les hommes. Ce sont ces versets de confiance qui portent aujourd’hui notre prière. À la suite d’Abraham, nous sommes invités à mettre tout notre espoir dans l’amour du Seigneur. 

Psaume 32
Refrain :  Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi ! 
Oui, elle est droite, la parole du Seigneur; il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice; la terre est remplie de son amour. 
Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.
Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi ! 

Le psaume, sans titre, est un hymne de grande élévation. Les deux premières strophes semblent prononcées par le chantre ou le lévite qui préside la prière. On y fait l’éloge de la parole du Seigneur, de sa fidélité, de son amour pour « le bon droit et la justice » et on souligne le grand amour qu’il porte à la terre. La troisième strophe se lit au pluriel et se fait rassembleuse avec le « nous » qui exprime les attentes et les espoirs de tous les membres de la communauté, pour que Dieu les garde en vie et les délivre de la mort.
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DEUXIÈME LECTURE | 2 Timothée 1, 8b-10
« Il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile. »

Paul s’adresse à Timothée, un disciple de la communauté d’Éphèse, jeune et de santé fragile, qui fait face à de nombreuses oppositions dans son annonce de l’Évangile. Paul l’invite à tenir bon, en prenant comme exemple le Christ qui a vaincu la mort. Comme Timothée, nous pouvons prendre notre part à l’annonce du Royaume parce que Dieu nous comble de sa grâce.

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée (1, 8b-10)
Dieu nous appelle et nous éclaire Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile. – Parole du Seigneur.

Paul, qui est prisonnier à Rome, invite son collaborateur bien-aimé à prendre sa « part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile ». Du même souffle, il lui rappelle la grandeur de sa vocation et du projet que Dieu a rendu « visible » dans la manifestation de « notre Sauveur, le Christ Jésus » qui « a détruit la mort » une fois pour toutes dans sa mort-résurrection et qui « a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile ». Cette annonce commencée par le Christ est maintenant prise en charge par ses Apôtres et ses disciples.

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ÉVANGILE | Matthieu 17, 1-9
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »

L’événement extraordinaire que représente la Transfiguration est vécu par trois Apôtres seulement, parmi les plus proches de Jésus : Pierre, Jacques et Jean. Ils sont à la fois émerveillés et déroutés. Le Père leur révèle que Jésus est bien son Fils bien-aimé. Ils garderont au cœur cette révélation lumineuse, qui est déjà l’annonce de la résurrection de Jésus, même s’ils ne la comprendront réellement qu’après la mort et la résurrection du Christ. Comme eux, nous avons à nous laisser illuminer dans le secret de notre dialogue intime avec Jésus lui-même.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (17, 1-9)
« Son visage devint brillant comme le soleil »
En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »
 

La Transfiguration arrive à point nommé pour compenser le choc ressenti par les Apôtres, alors que Jésus vient de faire la première annonce de sa Passion. Jésus prend donc avec lui les trois Apôtres dont il est le plus proche et les amène au sommet d’une haute montagne en Galilée pour les rassurer. Sitôt sur la montagne, Jésus est transfiguré (le mot grec se traduirait littéralement par « est métamorphosé ») : il devient brillant comme le soleil et blanc comme la lumière. L’apparition de Moïse et d’Élie est un autre signe de réconfort pour les trois disciples. Ces deux grands prophètes ont connu, eux aussi, leur part de souffrances. Mais plus rassurante est la voix du Père qui confirme la joie qu’il reçoit de son Fils. Le chemin qui mène à la Croix sera éprouvant pour les Apôtres, mais s’ils écoutent la parole de Jésus et la mettent en pratique, ils seront comblés de joie par sa victoire sur la mort.

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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Vincent Leclercq, prêtre assomptionniste, Prions en Eglise

LA VRAIE LUMIÈRE

Transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean, Jésus anticipe la gloire de sa résurrection mais aussi celle de la Croix. Son procès approchant, il dévoile à ses intimes le sens des événements à venir. Ils auront bien besoin de cette lumière pour vivre la Passion, traverser les persécutions et la transmettre à leur tour. La scène commence avec Jésus, Moïse et Élie. Mais il reste seul à poursuivre le chemin avec ses disciples. Après les prophètes et la Loi, le Christ Jésus est désormais l’unique à manifester la gloire du Père. La lumière qui transfigure son visage et ses vêtements vient de lui. Dès l’origine, elle a marqué sa présence dans le monde. Le soleil et la lune ne sont venus qu’au quatrième jour de la Création. Les astres sont des repères marquant l’alternance du jour et de la nuit mais ils ne sont pas la lumière. Chaque couleur possède une manière différente de la refléter. Le charbon et le diamant sont chimiquement identiques. Mais l’un apparaît noir et l’autre brillant parce qu’ils laissent passer la lumière différemment. La Transfiguration révèle la gloire du Fils. Elle rappelle aussi que Dieu est la véritable lumière qui brille sur toute la Création. Elle anticipe enfin ce que nous sommes. La Transfiguration de Jésus annonce la couleur. « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » car chacun à sa manière est appelé à se laisser habiter par la sainteté de Dieu pour rayonner à son tour du feu de son amour.

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Depuis 1961, la Conférence des évêques de France mandate le CCFD-Terre Solidaire, afin de mobiliser les chrétiens face aux enjeux de solidarité internationale, en les appelant au partage pendant la période de Carême, et notamment lors de la collecte du 5ème dimanche.

Acteur historique du changement dans plus de 60 pays, le CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) agit contre toutes les formes d’injustices. Il œuvre pour que chacun voie ses droits fondamentaux respectés : manger à sa faim, vivre de son travail, habiter dans un environnement sain, choisir là où construire sa vie,  …
Cet engagement pour plus de justice et de solidarité prend racine dans l’Évangile et la pensée sociale de l’Église.
Par son action individuelle et collective, il propose et soutient des solutions politiques et de terrain.

À travers le monde, nous assistons au spectacle effrayant des phénomènes climatiques extrêmes, des guerres meurtrières et des grandes exploitation industrielles qui aggravent l’insécurité alimentaire. Partout sur la planète, la faim et la malnutrition atteignent des seuils critiques. Tandis que les petits producteurs nourrissent environ 80 % de la population mondiale, il est choquant de constater qu’ils sont aussi ceux qui souffrent le plus de la faim.

Du 18 février au 2 avril 2026, nous vous invitons à vivre un carême de solidarité contre la faim.
Ici et là-bas, unissons-nous pour soutenir l’agriculture durable et renforcer l’autonomie des communautés paysannes.

Face à la faim, unissons nos pouvoirs

Nous accompagnons plus de 500 acteurs et soutenons leurs projets dans 71 pays. La thématique de cette année nous engage dans un carême autour de l’écologie intégrale. Comme le rappelle le Pape François : les enjeux environnementaux et les défis sociaux sont intimement liés.
Un parcours vous est donc proposé entre les enjeux de fraternité et les enjeux écologiques. Il est conçu comme un outil d’accompagnement, d’animation et de réflexion spirituelle pour cheminer tout au long du Carême.
Vous y trouverez 5 parties, correspondant aux 5 dimanches du Carême, avec pour chacune d’entre elles, une thématique autour de l’écologie intégrale et la fraternité portée par le CCFD-Terre Solidaire.

Cette année, nous vous invitons à vivre un Carême contre la faim, pour renforcer la souveraineté alimentaire à travers le monde et permettre une agriculture respectueuse des humains et de l’environnement. Ce cahier propose un parcours à vivre tout au long du Carême. La solidarité internationale se vit par les dons et la collecte, tout particulièrement au moment du cinquième dimanche de Carême (22 mars 2026)

Le CCFD-Terre Solidaire,
composé de 29 mouvements et services d’Église, propose chaque année un thème.
Cette année :
FACE à la FAIM, UNISSONS nos POUVOIRS

Semaine après semaine, nous vous proposons un parcours spirituel pour mettre en œuvre des solutions et construire une Terre Solidaire. Cette démarche nous aidera à transformer notre regard et à entrer dans un chemin de conversion.

BON CHEMIN DE CARÊME A TOUS !

Présentation du chemin de Carême

      Chaque semaine du temps de Carême, nous serons invités à vivre une étape.

      1er dimanche de Carême     :  « PARTAGER les FRUITS de l'ESPÉRANCE »
      2ème dimanche de Carême  : « S'IMPRÉGNER du GOÛT de la FRATERNITÉ »
      3ème dimanche de Carême  : « S'ABREUVER à la SOURCE de l'ESPÉRANCE »
      4ème dimanche de Carême  : « S'ÉMERVEILLER de la LUMIÈRE du MONDE »
      5ème dimanche de Carême  : « RENDRE GRÂCE pour l'ABONDANCE de DIEU »

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2ème DIMANCHE DE CARÊME - 1er MARS 2026

« S'IMPRÉGNER du GOÛT de la FRATERNITÉ »

« Dans la pauvreté, nous trouvons Dieu, et dans la misère du monde,
nous pouvons être ses instruments pour apporter lumière et Espérance. »
Saint François d’Assise

Offrir une prière

Seigneur,
Nous te confions aujourd’hui les femmes et les hommes
qui s’engagent avec cœur dans l’éducation des enfants nomades.
Donne-leur la force de persévérer, même lorsque les moyens sont faibles et les chemins incertains.
Que leur présence soit semence de confiance,
et que chaque enfant rencontré puisse grandir en dignité, en sagesse et en Espérance.
Amen. 

Ecouter l'appel du Seigneur

« Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : “Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie.” Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le !” » Mt 17, 4-5 

Éclairage biblique par Mireille Ahossi o.p., membre du conseil d’administration national du CCFD-Terre Solidaire

Dieu donne à Abraham l’ordre de quitter sa terre, de renoncer à toutes les sécurités humaines, pour marcher dans l’obéissance de la foi. Dieu lui promet, par sa bénédiction, une vie féconde, heureuse, pour lui et sa descendance. Aujourd’hui encore, beaucoup doivent quitter leur pays, poussés par la pauvreté, la guerre, le changement climatique ou l’espoir d’un avenir meilleur. Si le nomadisme est un choix pour certains, pour d'autres demeure le désir d'un lieu où poser sa tente, d'un foyer stable. Sur la montagne, Pierre aussi voulait s’arrêter : « Dressons trois tentes », ordonna-t-il. Mais la lumière de la Transfiguration n’est qu’un passage. C’est en suivant Jésus, sur le chemin de la croix, que nous entrerons dans la vraie demeure : celle de la résurrection.

Quels gestes de fraternité vais-je offrir cette semaine ? Avec quelles personnes ? 

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