4 janvier - Epiphanie du Seigneur — Paroisse de Gray

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4 janvier - Epiphanie du Seigneur

Publié le 25/12/2020
Le mot Epiphanie vient du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur ». La Solennité de l’Epiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie. La fête est venue d’Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l’eau, elle est beaucoup plus la célébration de l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu’une festivité des événements de l’enfance de Jésus.
En Occident, l’Epiphanie, fixée au 6 janvier ou au dimanche situé entre le 2 et le 8 janvier, est surtout la fête des Mages ou des « Rois ».
Pour laisser à l’Epiphanie toute sa dimension de « Pentecôte » du cycle de la Nativité, l’Église latine a récemment instauré la Fête du Baptême du Seigneur, célébrée le dimanche qui suit l’Epiphanie. (Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD)

DIMANCHE 4 JANVIER 2026 - MESSE À LA BASILIQUE À 10h00 
Quête pour l'Aide aux Églises d'Afrique : Voir rubrique en page d'accueil)
(10h30 : Messe à Arc-lès-Gray et à Dampierre)

" Nous avons vu son étoile à l'orient
et nous sommes venus nous prosterner devant lui."
Matthieu 2,2
 

UNE PRIÈRE de Lise Lachance pour ce dimanche (Prions en Église)
FILS DE DIEU, LUMIÈRE DANS NOS VIES !

Tous les peuples, battez des mains et réjouissez-vous.
Nous étions dans les ténèbres et Dieu a fait briller sur nus sa lumière.
Nous étions dans la guerre et la peur, nos enfants manquaient de tout,
nous étions sans espérance et nous avona vus son Fils, son Envoyé.
Que sa Parole éclaire notre vie, que son pain rassasie notre faim,
que sa loi d'amour nous rassemble pour que nous devenions la peuple que Dieu choisit.
Qu'il fasse de tous les humaines une famille unie dans le pardon et le partage,
au nom de la promesse accomplie en Jésus, lui que fait la joie de Dieu et la nôtre.

UNE PRIÈRE de Pierre CharlAnd pour ce dimanche (Prions en Église)
AVEC LES TROIS SAGES D'ORIENT

Seigneur Jésus, ta naissance me comble de joie !
Avec les trois sages d'Orient, je viens me prosteerner devant oi pour te dire mon émerveillementdevant le don de ta vie.
En ce début d'année, je t'offre moi aussi un présent : celui de ma foi et de ma confiance.
Conduis-moi jusqu'à toi, comme l'a fait l'étoile pour les mages.
Garde-moi de la violence et du mensonge, et inspire-moi une action de grâce pour la grandeur de a Création.
Guide-moi par ta lumière et revêts-moi de ta paix.
Remplis mon coeur de ton Esprit et rends-le fidèle à ton Evangile.
Je veux construire avec toi un monde d'espérance et d'amour !

CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE

Les nations marcheront vers ta lumière. Aujourd’hui encore, des chercheurs de Dieu, des chercheurs de sens désirent se rassembler. Ils cherchent à humaniser le monde, mais ils ignorent la source de leur désir. Saurons-nous reconnaître en eux les mages de notre temps ? Saurons-nous leur manifester notre joie de la venue du Sauveur

PREMIÈRE LECTURE | Is 60, 1-6
Jérusalem est promise à une épiphanie grandiose. Le prophète décrit son avenir avec une kyrielle de mots appartenant au vocabulaire de la lumière : resplendir, lumière, gloire, clarté, aurore, radieuse. La lumière et la gloire qui resplendissent sur Jérusalem sont celles du Seigneur. Du coup, elle devient une ville lumière vers laquelle se tourneront « les nations et les rois ». On viendra de tous les horizons – « d’au-delà des mers », depuis certaines contrées ennemies et depuis la mythique Saba – emportant de grandes richesses, dont « l’or et l’encens ». Mais la vraie richesse de Jérusalem demeure la gloire du Seigneur et les « exploits » qu’il a réalisés en sa faveur.

Lecture du livre du prophète Isaïe (60, 1-6)
« La gloire du Seigneur s’est levée sur toi »
Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations. En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens; ils annonceront les exploits du Seigneur.

L’oracle est marqué, en hébreu, par l’usage de verbes et de pronoms à la deuxième personne du féminin singulier : c’est en effet Jérusalem, la fille, la mère et l’épouse, qui est interpellée et couverte de promesses éblouissantes. On parle encore du retour des exilés, mais beaucoup de plaies ont déjà été pansées. Jérusalem brille désormais d’une lumière éclatante, qui est celle de la « gloire du Seigneur ». Mais elle a aussi vocation à être lumière pour les nations et pour les rois. La ville, lourdement spoliée par les troupes babyloniennes, est désormais couverte de trésors et de richesses qui lui viennent des nations voisines, de l’est et du sud. Ces nations s’unissent à Jérusalem pour reconnaître « les exploits du Seigneur ».
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PSAUME | 71
Ce psaume et le psaume 126 sont les seuls à mentionner le nom de Salomon – et cela, en tête du psaume. Dans le cas présent, il convient de traduire le titre par « En l’honneur de Salomon ». Effectivement, le nom même de Salomon est synonyme de paix (« shalom »), et il n’y a que son règne qui puisse correspondre à l’étendue du pouvoir et de la domination sur les nations voisines évoqués par le psaume. N’empêche : au-delà de la figure de ­Salomon, le psalmiste appelle de tout cœur l’avènement d’un roi idéal pacifique, juste, compatissant envers les pauvres et les plus ­vulnérables.

Psaume 71
Refrain : Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi
Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice, qu’il fasse droit aux malheureux !
En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !
Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents. Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.
Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront.
Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie. 

C’est la première fois que Salomon est mentionné dans le titre d’un psaume (« De Salomon ») – ce qui ne se reproduira qu’une fois (Ps 126 [127], 1). La référence n’est pas anodine, bien qu’elle s’en tienne à la phase positive de son règne et à la réputation légendaire de ce roi, qui lui avait valu notamment l’admiration de la reine de Saba. En fait, le psaume décrit le roi idéal, prospère sans doute, mais surtout dédié aux valeurs de justice et de compassion envers « le pauvre […], le malheureux [et] le faible ». C’est le roi qu’on souhaite avoir et le messie qu’on espère. Ce portrait prend d’autant plus d’importance, qu’il se conclut par les mots : « Fin des prières de David, fils de Jessé. »
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DEUXIÈME LECTURE | Ep 3, 2-3a. 5-6
Les deux mots-clés de ce passage sont « mystère » et « révélation ». Le premier avait une connotation ésotérique dans la grande métropole d’Éphèse. Les religions à mystère étaient réservées à un cercle d’initiés. L’originalité de Paul tient précisément à son insistance sur le caractère ouvert et transparent du mystère qui lui a été révélé par grâce, et qu’il a lui-même partagé « par l’annonce de l’Évangile ». Paul conçoit le mystère comme celui d’un vaste héritage auquel « toutes les nations sont associées ». Ce vaste héritage est enraciné dans la révélation qui a été faite « aux saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit ».

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens (3, 2-3a.5-6)
« Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit. Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. 

Paul reconnaît d’emblée la grâce qui lui a été faite, « par révélation », de connaître « le mystère ». C’est toutefois une grâce qui lui a été octroyée pour être partagée avec les chrétiens d’Éphèse. Loin d’être une doctrine ésotérique, réservée à un cercle d’initiés, ce mystère a été révélé aux « Apôtres et aux prophètes », qui ont mission de le partager « par l’annonce de l’Évangile ». Un Évangile qui ne connaît pas de frontières et qui associe « toutes les nations […] au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse ». Dans une ville riche de culture et de sanctuaires, Paul n’hésite aucunement à annoncer la Bonne Nouvelle du Christ.
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ÉVANGILE | Mt 2, 1-12
Pour Matthieu, les premiers adorateurs de Jésus sont « des mages venus d’Orient ». Ni anges ni bergers comme dans le récit de Luc. Le cheminement des mages est singulier : à la différence des grands prêtres et des scribes de ­Jérusalem, ils n’ont pas les Écritures pour les guider, mais une simple étoile dans les cieux. Pourtant, ils n’hésitent pas à entreprendre un long périple depuis l’Orient à la recherche du « roi des Juifs qui vient de naître ». L’ironie est double : c’est le roi Hérode qui les envoie à Bethléem, tandis que les autorités religieuses de Jérusalem, bien au fait de la prophétie de Michée, ne bougent pas. Ce sont ici des étrangers et des païens qui sont les premiers à reconnaître Jésus et à lui offrir des présents dignes d’un roi.

ÉVANGILE DU JOUR : ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MATTHIEU (2, 1-12)

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Le récit de Matthieu sur la naissance de Jésus fait apparaître un double conflit. Il y a d’abord ce conflit entre deux rois : d’une part Hérode le Grand, au faîte de sa gloire, et d’autre part Jésus, « le roi des Juifs qui vient de naître ». Le deuxième conflit est celui des savoirs : « des mages venus d’Orient » savent reconnaître et suivre « l’étoile » du roi des Juifs. En revanche « les grands prêtres et les scribes », qui connaissent pourtant l’Écriture et notamment l’oracle de Michée sur un « chef ­berger » qui doit naître à Bethléem, ne songent même pas à se déplacer pour vérifier les dires des mages. Ces sages d’origine païenne sont les premiers adorateurs de l’Enfant-Roi né à Bethléem.

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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église, 2024
L’HUMILITÉ DE DIEU

Selon une tradition qui remonte aux tout premiers temps de l’Église, les dates de Pâques et des principales fêtes mobiles de l’année sont annoncées en la solennité de l’Épiphanie. Cette singularité liturgique dit bien le caractère indissociable du mystère de l’incarnation du Christ avec celui de sa résurrection. Autrement dit, Noël est profondément lié à Pâques. Comme si l’attitude des mages se prosternant devant la crèche préfigurait déjà celle des femmes et des disciples découvrant le tombeau vide. Une étable, une jeune famille et des cadeaux de naissance inattendus à l’Épiphanie. Une sépulture déserte, quelques amis fidèles et des aromates à Pâques. Tout au long de l’année, la liturgie nous rappelle avec pédagogie que Dieu manifeste sa grandeur dans la fragilité d’un nouveau-né tout autant que dans l’agonie du condamné à mort. Voilà qui devrait interroger l’image que nous avons de lui. Dieu est humilité. Il se laisse trouver par des chercheurs comme les mages, par des simples comme les bergers, par des pardonnés comme Marie Madeleine, par des généreux comme Joseph d’Arimathie… Cette fête de l’Épiphanie est l’occasion de redécouvrir le chemin du dépouillement de Dieu, sa façon de cacher sa gloire dans la mangeoire de Bethléem, dans la Croix sur le calvaire, dans le frère et dans la sœur qui souffrent autour de nous.
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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Anne Da, xavière
L'EXTRAORDINAIRE DANS L'ORDINAIRE 

Au cœur des ténèbres de l’humanité s’est levée une grande lumière. L’Enfant Dieu, annoncé au peuple d’Israël par les prophètes, naît de nuit. Le faire-part de naissance du Seigneur parvient aux nations par des mages en Orient. Ceux qui scrutent le ciel au creux de la nuit y discernent une lumière qui se distingue des autres : elle dure, les oriente, les conduit. Ils se mettent en route en hâte, non en suivant l’itinéraire d’un GPS, mais à la lumière d’une étoile. Ils ignorent que ce chemin sera semé d’embûches : apprenant la naissance du Prince-dela-Paix, le roi Hérode est saisi d’une jalousie qui menace la vie de l’Enfant. Ils offrent l’or, l’encens, symboles de la royauté de l’Enfant, et la myrrhe qui annonce la Passion et la mort. Ce sont des païens qui nomment l’Enfant « roi des Juifs », titre qui sera gravé sur l’écriteau de la Croix de Jésus ayant pris corps pour sauver toute l’humanité. Ce signe fragile d’une naissance atteste de l’extraordinaire qui survient dans l’ordinaire de la vie d’un peuple. Le mystère annoncé par les Écritures a été dévoilé, révélé à Paul, ouvrant à la communauté d’Éphèse et à nousmêmes, aujourd’hui, l’intelligence de l’événement. La naissance attendue réalise et accomplit le projet de Dieu : « Toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. » 
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UNIVERSALITÉ ET SOLIDARITÉ
Père Jean-Paul Sagadou, assomptionniste, rédacteur en chef de Prions en Église Afrique

L’Épiphanie, c’est la fête des mages, le récit de leur aventure. Cette aventure exemplaire a du sens pour les hommes de notre temps. Elle nous invite, à travers la diversité de nos identités et de nos origines, à célébrer l’universalité et la solidarité avec les plus petits. Si Matthieu ne précise pas le nombre des mages, la tradition ultérieure parlera de Gaspard, Melchior et Balthazar. Ils représenteraient ainsi les Blancs, les Jaunes et les Noirs, c’est-à-dire l’ensemble de l’humanité, hommes et femmes, tous conviés à se laisser éclairer par Jésus, la lumière et la vie du monde. À Noël, Dieu naît dans la grande intimité familiale, avec la présence de quelques bergers. À l’Épiphanie, l’étoile de David brille pour tous les hommes et les rejoint partout où ils sont, sur la terre. Nous avons ainsi le droit de rêver, avec le prophète Isaïe, du rassemblement de toutes les nations pour marcher vers la lumière et vers la clarté de l’aurore. L’enseignement majeur que nous livre la fête de l’Épiphanie, c’est que le projet de salut de Dieu déborde une seule ville, un seul peuple. Il concerne toute l’humanité dans sa diversité. Dès lors, chaque peuple est appelé à adorer Dieu selon ses richesses humaines et culturelles propres, en étant le plus attentif possible aux plus petits, aux faibles et aux plus démunis. Les mages ont reconnu en l’enfant de la crèche le Fils même de Dieu, celui qui transforme nos connaissances et nos existences. À notre tour, accueillons Jésus comme celui qui donne du sens à nos projets et guide nos familles, nos pays et notre monde.
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LA PRIÈRE d’Yves Garbez : « Ô Jésus, il en a fallu des kilomètres pour que les Mages Te trouvent » :

 

« Il en a fallu des kilomètres pour que les Mages venus d'Orient Te trouvent, Toi, Jésus, au fond d'une étable, arrivant petitement dans le champ des humains.
Il en a fallu des kilomètres à ces migrants du monde entier pour s'éloigner des zones de guerre, trouver un abri, un refuge, un accueil auprès de populations douillettes dans leurs habitudes.
Il en a fallu des kilomètres à Toi, Dieu, pour rejoindre l'homme, fuir la persécution d'Hérode et toutes celles d'aujourd'hui, pour rejoindre la liberté et la paix, pour être reconnu dans le monde comme un Sauveur et un Libérateur.
Et il nous faudra des kilomètres pour nous éloigner de nos routines, nos possessions, nos égoïsmes et pour marcher vers la Lumière, pour suivre enfin l'Étoile...
Sois cette Étoile, brille au-dessus de nous, devant nous, en nous pour que nous participions à ton Rayonnement !
Ainsi soit-il. »

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