7 octobre - 17ème journée mondiale pour un travail décent — Paroisse de Gray

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7 octobre - 17ème journée mondiale pour un travail décent

Publié le 23/09/2019
Le 7 octobre 2024 marque la 17ème édition de la Journée Mondiale pour un Travail Décent (JMTD) appuyée par l’Organisation Internationale du Travail (OIT).
Cette journée est née en 2008 à l’initiative de la Confédération Syndicale Internationale alors que la crise financière menaçait la subsistance de millions de personnes à travers le monde. Les travailleurs et travailleuses exprimaient qu’elles et ils en avaient assez des politiques offrant une richesse abondante à un petit nombre de personnes qui profitent d’une réglementation laxiste, voire inexistante, des marchés financiers. Depuis cette date, syndicats, associations, mouvements citoyens relaient les revendications d’un salaire juste et expriment l’aspiration universelle à la dignité grâce à un travail décent.

Cette année, le mouvement syndical mondial lance un appel à la paix et à la démocratie, dans le contexte d'un autoritarisme rampant et d'une expansion des conflits militaires, qui ont jeté un sombre nuage sur le monde.
 

 

En France, des mouvements d’action catholique (ACO, JOC, Mission de la Mer) et la Mission Ouvrière s’associent pour porter ensemble la revendication d’un travail décent pour tous.

Le Mouvement Mondial des Travailleurs chrétiens (MMTC) appelle à construire « une communauté mondiale démocratique et soucieuse de la dignité de l’homme et de son travail ». Ce message est publié dans la perspective de la prochaine Journée mondiale du travail décent, le 7 octobre, à laquelle toutes les associations membres du MMTC, comme l’ACO en France, vont participer. Voici le texte intégral du message

" La promotion de la justice sociale et d’une économie pour la vie dans laquelle s’est engagé notre mouvement pour les 4 prochaines années n’est possible que si chaque homme et chaque femme accèdent à un travail décent, c’est dire à un emploi, une rémunération (en espèces ou en nature) appropriée, la sécurité au travail et des conditions de travail saines. Malheureusement, les tendances de la situation politique mondiale actuelle semblent vouloir anéantir les quelques acquis et le petit pas franchi jusqu’ici en matière des droits et des libertés personnelles. La montée spectaculaire et les tentatives d’accession au pouvoir des partis d’extrême droite constituent une menace sans précédent aux valeurs de démocratie, d’Etat de droit, d’égalité et d’équité.

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale pour le travail décent le 7 octobre 2024, nous nous joignons aux mouvements d’Europe dans leur déclaration contre l’accession au pouvoir des partis d’extrême droite et leurs effets sur la jouissance des droits personnels et du travail décent."

Lire ici l'intégralité du message du MMTC pour la Journée Mondiale du Travail Décent 2024

 

Lire encore :

Il faut porter à la connaissance du plus grand nombre l’existence de la loi française votée en réponse au drame du Rana Plaza qui avait conduit à plus de mille morts au Bangladesh en 2013 et révélé les conditions de travail et de salaire indécents des travailleurs et travailleuses. Aucune entreprise textile multinationale n’a été mise en cause par la justice. Les législations existantes ne les rendant pas responsables des agissements de leurs filiales à l’étranger. La loi française « relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre », votée en mars 2017, met fin à ce vide juridique en permettant que des sociétés ayant leur siège social en France puissent être poursuivies pour leurs actions partout dans le monde. Souhaitons que cette loi, inédite à ce jour, trouve sa traduction dans une directive européenne et soit reprise à l’ONU car elle énonce des principes universels pour un travail décent et le respect des droits humains.

Dans le monde maritime, il faut aussi faire connaître la convention de 2013 qui s’applique à tout marin qui veut faire respecter ses droits en matière de salaire, de santé, de sécurité, de rapatriement, d’accès à l’information et même à la pratique d’un culte dans les ports.

Parler plus largement du travail décent, c’est dénoncer les conditions pénibles, les atteintes à la santé, les salaires trop bas, le management dégradant… Mais c’est aussi lutter pour des législations plus protectrices, des sécurités face aux risques d’accident et de maladie, des salaires correspondant à la juste valeur des tâches réalisées. Il faut saluer tous ceux qui agissent au sein des organisations de travailleurs et des instances représentatives du personnel.

Comme chrétiens, les porteurs de la journée du 7 octobre s’inscrivent dans l’esprit de Laudato Si’, l’encyclique du pape François qui plaide pour un système dans lequel le travail, œuvre de création, doit être à la fois décent, juste, et écologiquement durable.

 

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