16 décembre - 33ème dimanche du temps ordinaire - Clés de lecture — Paroisse de Gray

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16 décembre - 33ème dimanche du temps ordinaire - Clés de lecture

Publié le 23/09/2019
Chaque dimanche, nous célébrons le « jour du Seigneur », dans l’attente de son retour. Mais les autres jours, le Christ nous appelle à rester actifs. La Journée mondiale des pauvres, aujourd'hui 16 novembre, nous redit l’urgence d’agir en faveur des plus défavorisés et de leur annoncer leur place dans le Royaume. L’amour de Dieu est pour tous. (Prions en Eglise)

DIMANCHE 16 OCTOBRE 2025 - 10h00 - MESSE à la BASILIQUE (Célébrant : Abbé Pierre bergier)
10h30 - Messe à Arc-lès-Gray (Célébrant : Abbé Jean Kita) et à Pesmes  (Célébrant : Abbé Etienne Fétel)

CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE

33e dimanche du temps ordinaire – La fin de l’année liturgique a toujours une tonalité quelque peu dramatique pour ceux qui se tiennent éloignés du Seigneur ou ne trouvent pas de paix avec leur conscience. La Parole ne cherche pourtant pas à nous affoler, à nous effrayer. Mais elle rappelle que l’histoire est en marche et qu’elle prendra fin. Nous voici conviés à nous tenir prêts mais en restant actifs : les pauvres attendent notre engagement pour plus de justice, pour la paix.

«  C'est par votre persévérance que vous garderez votre vie.»

PREMIÈRE LECTURE | Malachie 3, 19-20a
« Pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera.»

Face au jugement de Dieu, qu’y a-t-il à craindre ? Ceux qui sont demeurés fidèles n’ont rien à redouter, au contraire. Et tous les autres sont appelés à se convertir.

Lecture du livre du prophète Malachie (3, 19-20a)
« Pour vous, le Soleil de justice se lèvera »
Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera, – dit le Seigneur de l’univers –, il ne leur laissera ni racine ni branche. Mais pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement. – Parole du Seigneur.

Malachie est le dernier des prophètes écrivains de l’Ancien Testament et, dans la Bible liturgique, il est placé juste avant les quatre Évangiles. Son nom hébreu veut dire « Mon messager ». Il mérite bien ce titre puisqu’il annonce (Ml 3, 19) l’avènement «jour du Seigneur ». Dans ce bref extrait, le prophète décrit avec emphase le sort implacable auquel sont voués « tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété » : ils seront consumés par le feu. Mais il en va tout autrement pour « ceux qui craignent [le nom de Dieu] » : ce sera un jour de lumière et de « guérison », car « le Soleil de justice se lèvera ».
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PSAUME | 97
« Que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie. »

La parole de Dieu est source de joie et d’espérance pour les croyants : avec enthousiasme, ils acclament le roi.

Psaume 97
Refrain : Il vient, le Seigneur, gouverner les peuples avec droiture.
Jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur !
Que résonnent la mer et sa richesse, le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie. 
Acclamez le Seigneur, car il vient pour gouverner la terre,
pour gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture ! 

Le psaume 97 est un psaume de la royauté divine, que les croyants célèbrent joyeusement, avec orchestre, chants de joie et acclamations. L’antienne dit bien que le Seigneur « vient ». On a ici l’indicatif présent, car le Seigneur est toujours là pour « gouverner les peuples de la terre », avec « justice et droiture ». Dans ce psaume, Israël convoque « le monde et tous ses habitants », reconnaissant de facto que leur roi est aussi le roi de la terre entière, car il vient pour « gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture ». Toutes les métaphores sont permises pour acclamer un tel roi : « Que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie ! »
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DEUXIÈME LECTURE | 2 Thessaloniciens 3, 7-12
« Qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné. »
Bien sûr, le Seigneur reviendra comme il l’a promis. Mais, en attendant, il nous faut fidèlement travailler à la mission.

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (3, 7-12)
« Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus »
Frères, vous savez bien, vous, ce qu’il faut faire pour nous imiter. Nous n’avons pas vécu parmi vous de façon désordonnée ; et le pain que nous avons mangé, nous ne l’avons pas reçu gratuitement. Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour, nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous. Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge, mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter. Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cet ordre : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire. À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné. – Parole du Seigneur. 

Dans sa première lettre aux Thessaloniciens (cf. 1 Th 5), Paul avait déjà abordé la question de la seconde venue de Jésus, en demeurant fidèle aux consignes données par Jésus à ses disciples. Mais il doit maintenant rectifier la rumeur voulant que cette seconde venue soit chose du présent. Certains parmi les Thessaloniciens semblent n’avoir rien compris au message de Paul sur le sujet. Soit ils « mènent une vie déréglée », soit ils ne veulent plus travailler. L’apôtre invite les Thessaloniciens à l’imiter, car il reste encore beaucoup de travail apostolique à faire pour préparer la seconde venue du Christ, dont le moment précis n’est connu que de Dieu seul. Il faut demeurer actif, dans le calme, l’espérance et la persévérance, comme Jésus l’avait enseigné.
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ÉVANGILE | Luc 21, 5-19
« Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. »

Nul ne connaît le jour et l’heure du retour du Seigneur. Et des signes alarmants en sont parfois donnés, qui effraient les consciences… Ne nous laissons pas abuser : Jésus, seul, est la Vérité.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (21, 5-19)
« C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie »
En ce temps-là, comme certains disciples parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

Ce chapitre de Luc fait partie de ce qu’on a appelé « le discours apocalyptique de Jésus » (voir aussi Mc 13 et Mt 24). Avec raison, les disciples s’émerveillent de la beauté du Temple. Mais Jésus voit beaucoup plus loin et leur annonce des temps de « guerres et de désordres » et des « phénomènes effrayants ». L’histoire lui donnera très vite raison, puisque Jérusalem sera conquise, son temple sera détruit par les Romains et qu’il y aura de nombreux martyrs chrétiens, entre autres sous les règnes de Néron et de Domitien, pour ne parler que du Ier siècle de notre ère. Mais Jésus demande aux siens de ne pas se « laisser égarer » et de continuer à « rendre témoignage » et à faire preuve de persévérance.
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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Luc Forestier, prêtre à La Madeleine (diocèse de Lille), Prions en Église

DES SIGNES ET DES REPÈRES

En accompagnant nos frères et sœurs pour le Jubilé des pauvres à Rome, nous nous interrogeons sur les « signes » du Royaume à discerner. Le jour du Seigneur se rapproche, nous dit Malachie. Nous voyons des évènements qui se succèdent. Nous percevons bien des avertissements. Mais comment discerner les signes authentiques du royaume de Dieu, ce royaume de justice et de paix, que nous attendons avec toute l’humanité ? Sur ce chemin synodal, quelques repères nous sont proposés, à commencer par la place essentielle des « pauvres », mais aussi la collaboration de chaque membre du corps du Christ au travail évangélique, comme nous y invite saint Paul. Tel est ce pain quotidien que nous quémandons chaque jour, et qui nous est donné par grâce. Un troisième repère nous est proposé aujourd’hui quand saint Luc nous rappelle que nous sommes témoins, c’està-dire « martyrs », puisque c’est le même mot en grec. Comme femmes et hommes du royaume de Dieu, nous manifestons notre espérance par notre propre existence, malgré toutes ses limites. Mais une double ressource nous a été promise : nous voilà équipés par « un langage et une sagesse » librement donnés et reçus. Il ne s’agit pas seulement d’être capables de rendre compte de notre espérance. Nous pouvons aussi communiquer avec les autres sagesses qui structurent notre humanité. Place des « pauvres », collaboration évangélique et dialogue des sagesses peuvent nous aider à discerner les signes du Royaume.

 

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