2 février - Journée de la vie consacrée
Publié le 15/04/2020On distingue quatre formes de vie consacrée, selon le Droit canon : les instituts religieux, les instituts séculiers, les vierges consacrées et les ermites.
QU'EST-CE QUE LA VIE CONSACRÉE ?
Bien qu’en fait et en droit tout chrétien soit "consacré" au Christ par son baptême, cette expression appliquée à la vie religieuse souligne le caractère public d’un engagement plus radical. On distingue traditionnellement les préceptes évangéliques qui s’imposent à tous chrétiens, et les conseils évangéliques qui invitent à s’identifier davantage au Christ. Le propre de la vie consacrée est de prendre pour base les conseils évangéliques.
Ci-dessous, vidéo du pape François = Intention de prière de février 2022
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Source : Vatican News
Les consacrés, semences de paix là où la dignité est blessée
Le dicastère pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique a publié une lettre intitulée «Prophétie de la présence: la Vie consacrée, là où la dignité est blessée et la foi mise à l'épreuve». La lettre a été rendue publique ce mercredi 28 janvier, à quelques jours de la XXXe Journée mondiale de la Vie Consacrée, qui sera célébrée le lundi 2 février et culminera avec la messe présidée par Léon XIV dans la basilique Saint-Pierre.
Lorena Leonardi - Cité du Vatican
«Une prophétie de présence et une semence de paix» dans les replis de l'Histoire, les consacrés et les consacrées du monde entier sont les destinataires de la lettre signée ce mercredi 28 janvier par trois officiels du dicastère: le sœur Simona Brambilla, préfète du dicastère pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, le pro-préfet, le cardinal salésien Ángel Fernández Artime, et la secrétaire Tiziana Merletti, des Sœurs Franciscaines des Pauvres. La lettre, intitulée «Prophétie de la présence: la Vie consacrée, là où la dignité est blessée et la foi mise à l'épreuve», est rendue publique à quelques jours de la XXXe Journée mondiale de la vie consacrée, qui est célébrée ce lundi 2 février, fête de la Présentation du Seigneur, et qui culminera avec la messe présidée par Léon XIV dans la basilique Saint-Pierre à 17 heures.
- Une présence qui demeure
Dans ce document, les responsables du dicastère écrivent qu'au cours de l'année dernière, lors de voyages et de visites pastorales, ils ont eu la «grâce de côtoyer cette vie et d’être touchés par elle», en rencontrant les visages de beaucoup d'entre eux appelés à partager des «situations complexes» : des contextes marqués par «les conflits, l'instabilité sociale et politique, la pauvreté, la marginalisation, les migrations forcées, les minorités religieuses, les violences et les tensions», autant d'éléments qui «mettent à l'épreuve la dignité des personnes, la liberté et parfois même leur foi». Mais, poursuivent-ils, il s'agit d'expériences qui révèlent en même temps à quel point la dimension «prophétique» de la vie consacrée est «forte» en tant que «présence qui demeure» aux côtés des peuples et des individus blessés, dans des lieux où l’Évangile se vit souvent dans la fragilité et l’épreuve.
- Les signes d'un Dieu qui n'abandonne pas
Cette «présence» revêt différents visages et défis, car les complexités de nos sociétés sont diverses: «là où le quotidien est marqué par la fragilité et l’insécurité des institutions; là où les minorités religieuses subissent des pressions et des restrictions; là où la prospérité côtoie la solitude, la polarisation, de nouvelles formes de pauvreté et l’indifférence; là où les migrations, les inégalités et la violence généralisée mettent à l’épreuve la vie en société». Dans de nombreuses régions du monde, «la situation politique et sociale éprouve la confiance et mine l'espérance». C'est pourquoi la présence «fidèle, humble, créative et discrète» des consacrés devient le «signe» que «Dieu n'abandonne pas son peuple».
- « Demeurer » selon l'Évangile
Le document propose également une réflexion sur le concept évangélique de «demeurer», qui ne signifie ni «immobilité» ni «résignation», mais plutôt l'«espérance active qui engendre des attitudes et des gestes de paix» à travers «des paroles qui désarment» là où les blessures des conflits semblent effacer la fraternité, et «des relations qui témoignent» du désir de dialogue entre les cultures et les religions. Sans oublier les «choix qui protègent» les plus vulnérables, la «patience» dans les processus, y compris au sein de la communauté ecclésiale, la «persévérance» dans la recherche de voies de réconciliation et le «courage» dans la dénonciation des situations et des structures qui nient la dignité des personnes et la justice. À la lumière de tous ces éléments, «demeurer» n'est pas seulement un choix personnel ou communautaire, souligne la lettre, mais devient une «parole prophétique pour toute l'Église et pour le monde».
- De nombreuses expressions d'une seule prophétie
Tout comme « une graine qui accepte de mourir pour que la vie puisse s'épanouir », la capacité à demeurer exprime la prophétie de toute la vie consacrée, sous toutes ses formes différentes et complémentaires. La vie apostolique, par exemple, rend « visible » une «proximité attentive» qui soutient la dignité blessée. La vie contemplative « préserve », par l'intercession et la fidélité, l'espérance lorsque la foi est mise à l'épreuve. La lettre poursuit en énumérant les états de vie consacrée: les instituts séculiers témoignent de l'Évangile comme un « levain discret » dans les réalités sociales et professionnelles; l'Ordo Virginum manifeste la force de la générosité et de la fidélité qui « ouvre à l'avenir »; la vie érémitique rappelle « la primauté de Dieu et l'essentiel qui désarme le cœur ». Dans la diversité de toutes ces formes, souligne la lettre, « une seule prophétie prend corps: demeurer avec amour, sans abandon, sans silence, en faisant de sa vie la Parole pour ce temps et pour cette histoire ».
- Fleurir comme des graines de paix
Et dans cette « prophétie de la présence » mûrit un témoignage de paix, compris comme « un cheminement exigeant et quotidien» fait d'écoute, de dialogue, de patience, de conversion de l'esprit et du cœur, de rejet de la logique de l’oppression des plus forts. C'est pourquoi, indique le document, la Vie consacrée, lorsqu'elle reste aux côtés des blessures de l'humanité « sans céder à la logique de la confrontation », mais « sans renoncer à dire la vérité de Dieu sur l'homme et sur l'histoire », devient « artisan de paix ». Le document se termine par un remerciement aux consacrés et aux consacrées pour leur persévérance, par une invitation à rester, dans le sillage du Jubilé qui leur a été dédié le 10 octobre dernier, des pèlerins d'espérance sur le chemin de la paix, et par une confiance au Seigneur afin qu'il les rende capables de « persévérer », « consoler » et « recommencer» et ainsi être, dans l'Église et dans le monde, «une prophétie de présence et une semence de paix ».
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POURQUOI UNE JOURNÉE DE LA VIE CONSACRÉE ?
Lors de la 1ère journée de la vie consacrée en 1997, Jean-Paul II soulignait les trois buts de cette journée.
- Une journée placée en premier lieu sous le signe de l’action de grâce « parce qu’il est beau et juste de remercier le Seigneur pour le grand don de la vie consacrée, qui enrichit et réjouit l’Eglise par la multiplicité des charismes et le dévouement de tant de vies totalement données au Seigneur et aux frères ».
- L’objectif de cette journée est aussi de mieux connaître et apprécier la vie consacrée. « En contemplant le don de la vie consacrée, l’Eglise contemple sa vocation la plus profonde, celle de n’appartenir qu’à son Seigneur, soulignait Jean-Paul II. La vie consacrée a pour mission prioritaire de garder vivante dans l’Eglise la forme historique de vie assumée par le Fils de Dieu quand il est venu sur cette terre ».
- Cette journée est enfin une invitation pour toutes les personnes consacrées « à célébrer ensemble et solennellement les merveilles que le Seigneur a accomplies en elles. Pour cela elles sont conviées à réfléchir sur le don reçu, à découvrir, dans un regard de foi toujours plus pur, le rayonnement de la beauté divine diffusé par l’Esprit dans leur forme de vie, à prendre conscience de leur mission incomparable dans l’Eglise pour la vie du monde
La vie religieuse en chiffres :
> 16 635 religieuses apostoliques, dans 255 instituts dont 2 495 religieuses étrangères en France
> 5 146 religieux, dans 90 instituts masculins apostoliques dont 804 religieux étrangers en France.
Parmi les religieux, on compte 956 moines répartis en 40 monastères.
> 3 024 moniales réparties en 192 monastères
POURQUOI CETTE JOURNÉE SE DÉROULE-T-ELLE LE 2 FÉVRIER ?
La journée de la vie consacrée est célébrée en la fête de la Présentation du Seigneur au temple. La présentation de Jésus au temple, consacré selon la prescription rituelle de l’époque au Seigneur comme tout garçon premier né, annonce le don de Jésus par amour de Dieu et des hommes et l’offrande suprême de la Croix. Cette journée a donc une importance particulière pour toute personne consacrée, qui, inspirée par le don bouleversant du Christ, aspire à son tour à donner sa vie et à tout abandonner pour marcher à sa suite.

MAIS QU'EST-CE DONC QU'UNE PERSONNE CONSACRÉE OU CE QU'ELLE N'EST PAS ?
- « La personne consacrée n’est pas une main sans cœur ». Car elle aurait certes une compétence mais elle ne serait dotée d’aucune conviction. Elle serait donc un ciel sans étoiles, incarnant en quelque sorte, une politique sans mystique.
- « La personne consacrée n’est pas davantage une main sur le cœur ! » Car elle ne peut donc professer l’idéal évangélique sans vouloir le mettre en œuvre à travers des actions concrètes. C’est dire qu’elle ne peut se contenter de seulement discourir au point de finir par laisser penser qu’aimer consiste à sentir et non pas à consentir…
- « La personne consacrée, c’est bien sûr un cœur sur la main ! » Elle veut donc mettre sa compétence au service de convictions inspirées par sa foi et, partant, son action au service de la vie que Jésus est venu donner en abondance.
- « La personne consacrée c’est surtout un cœur plus grand que la main ! » En effet , le cœur sur la main de la personne consacrée est celui « qui a tant aimé les hommes », le cœur de Jésus-Christ, du Verbe fait chair, le cœur transfiguré du Fils en lequel le Père met toutes ses complaisances, le cœur de l’Agneau, Arche de l’Alliance, où les hommes rencontrent la Trinité dans une ineffable communion d’amour.
- « En contemplant le don de la vie consacrée, l’Eglise contemple sa vocation la plus profonde, celle de n’appartenir qu’à son Seigneur, soulignait Jean-Paul II. La vie consacrée a pour mission prioritaire de garder vivante dans l’Eglise la forme historique de vie assumée par le Fils de Dieu quand il est venu sur cette terre ». (Saint Jean-Paul II)
Contribution à “Quatre mains” - Frères Jean-François (Prieur) et Ronan de la Cotellerieµ
Diocèse de Laval
Vierge consacrée : Lire ici et ici
PRIÈRE
Seigneur, aujourd’hui, la vie consacrée revêt des formes très diverses, de la vie religieuse classique,
incluant une vie communautaire régulière, entre femmes/ hommes uniquement
au au contraire dans la mixité de sexe ou des différents états de vie, à des vies données,
dans une solitude plus ou moins complète,
des engagements définitifs ou des renouvellements annuels.
Elle connaît aussi un essoufflement en Europe,
bon nombre d’instituts traditionnels accueillant peu ou pas de nouvelles vocations,
quand d’autres formes continuent à recevoir de nouveaux membres.
Permets que chaque forme de vie consacrée puisse accueillir chacune des autres
comme un cadeau de l’Esprit Saint et une occasion de se renouveler dans son propre charisme.
Que cette diversité vécue dans la joie de la différence entre consacrés iradie vers l’ensemble de l’Église
qui doit aussi vivre un chemin de communion dans la grande diversité actuelle des différentes « sensibilités ».
Amen »
Sœur Isabelle-Marie Mérienne, Ordre des Vierges Consacrées, dans le numéro de janvier 2021 de la Lettre du Monastère Invisible




