25 septembre - 26ème dimanche du temps ordinaire - Lazare et l'homme riche — Paroisse de Gray

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25 septembre - 26ème dimanche du temps ordinaire - Lazare et l'homme riche

Publié le 25/07/2018
LE PAUVRE LAZARE ET L'HOMME RICHE VÊTU DE POURPRE.
A travers cette parabole, le Christ nous interpelle : comment traitons-nous les pauvres, les personnes en précarité ? Les abandonnons-nous à leur triste sort, au seuil de nos portes ? Le Christ nous le rappelle, Moïse et les prophètes regorgent d'invitations à prendre soin des plus fragiles. Ecoutons-les. (Prions en Eglise)

DIMANCHE 25 SEPTEMBRE - 10h00 - BASILIQUE - MESSE
108ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié
Saint Fiacre

On connaît le nom des gens riches qu'on voit à la télé.
Dans cet évangile, c'est le contraire : le riche est inconnu, mais on connaît le prénom du pauvre, qui vit devant son portail :
Lazare, qui veut dire "Dieu aide". Il a toute l'attention de Dieu.
Le riche, lui, est trop occupé avec son argent pour laisser de la place à Lazare...
Et à sa mort, il n'a toujours pas compris l'importance d'écouter la parole de Dieu !
Ce qui compte aux yeux de Dieu, c'est la manière dont nosu regardons les auvres comme Lazare
Prions en Église
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LECTURE de la PREMIERE LETTRE de SAINT PAUL APÔTRE à TIMOTHÉE (6, 11-16)
Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! C’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi devant de nombreux témoins.
Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres, et en présence du Christ Jésus qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation, voici ce que je t’ordonne : garde le commandement du Seigneur, en demeurant sans tache, irréprochable jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ. Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu, Souverain unique et bienheureux, Roi des rois et Seigneur des seigneurs ; lui seul possède l’immortalité, habite une lumière inaccessible ; aucun homme ne l’a jamais vu, et nul ne peut le voir. À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.
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ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT LUC (16, 19-31)
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »
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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Tommy Scholtes, prêtre jésuite, Prions en Église Belgique

  « TOI, HOMME DE DIEU ! »
J’aime être interpellé. Paul est fort. Il nous parle de manière responsable. Pasteur et prédicateur, il ne mâche pas ses mots. Il peut parler fort parce qu’il a lui-même suivi radicalement le chemin de la conversion. Il est crédible parce qu’il parle vrai. Il parle comme il vit. Son témoignage en devient percutant. « Rechercher la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. » M’entendre dire cela me fait du bien, et cela nous fait du bien à tous. Là est l’essentiel, le cœur de la vie chrétienne. J’aime m’entendre dire « homme de Dieu » ! Nous sommes tous « hommes de Dieu ». S’adressant à Timothée, il lui parle. C’est pourtant à chacun de nous que Paul rappelle sa responsabilité qui est une vocation. Pas un idéal impossible à atteindre mais un appel­ qui nous tire en avant et nous force à ne jamais nous reposer sur des lauriers périssables. La vie sur terre n’est pas éternelle. Mais pendant que nous y sommes, nous avons une place à y tenir, un engagement à assumer. C’est dans la perspective de la vie éternelle que nous vivons le quotidien. Cela nous fait envisager le long terme, voire l’éternité ! Jésus parle des abîmes qui peuvent séparer. Devant Dieu qui donne vie et qui illumine, nous serons d’une certaine façon en présence du réel de nos vies, des injustices et des manques d’amour. Notre quotidien est interpellé encore par le prophète Amos. La vie évangélique est simple et sobre, en restant éveillés. Autant­ de points qui nous font bouger, ou comme le disait le pape ­François à des jeunes : « Ne restez pas dans vos canapés. »

Qu’est-ce qui pourrait bouger en moi, autour de moi, pour me rendre plus vivant ?
Justice, foi et charité, trois mots proches. Comment puis-je les lier dans ma vie ? 

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MEDITATION BIBLIQUE
Marie-Laure Durand, Bibliste, Prions en Église

VIVANTS, DONC LIBRES !

Le temps de l’observation
La parabole du riche et de Lazare ressemble à un cauchemar qui lui-même semble très proche de l’idée que, pendant des siècles, les chrétiens se sont faite des enfers… Ce qui donne une dimension dramatique à la situation, ce n’est pas tant les souffrances physiques décrites que les troubles psychologiques qui les accompagnent. En quelques secondes, l’homme riche se rend compte que sa situation est liée à l’indifférence qu’il a pu éprouver dans sa vie passée. Or c’est une chose sur laquelle il n’a plus de prise. Il expérimente alors l’impuissance de ne rien pouvoir faire pour repartir à zéro, changer de vie, modifier ses comportements. Cette impuissance s’étend même au fait de ne pas pouvoir prévenir ses proches pour leur éviter de faire les mêmes erreurs que lui. Voilà une bonne définition d’une situation infernale : prendre conscience de ses erreurs et ne pouvoir rien faire pour en changer les conséquences.

Le temps de la méditation
Dans quel but Jésus raconte-t-il une histoire aussi douloureuse que ce dialogue entre Abraham et cette personne qui regrette sa vie passée ? Très certainement pour réveiller son auditoire et le remettre sur le chemin de la vie. Si l’enfer c’est l’impuissance, la vie idéale est de prendre conscience du potentiel que l’on a de pouvoir encore et toujours changer de vie. En creux, Jésus raconte que tant que nous sommes vivants, nous sommes en capacité d’être libres et de choisir notre chemin. Notre sen­timent d’impuis­sance n’est que relatif. Le cauchemar comme l’enfer est une situation figée, qui nous déplaît et que nous ne faisons que subir. Une fois encore, l’Évangile est un chemin de vie et de responsabilité. Les auditeurs, passés et présents, sont vivants et c’est ce grand désir de le rester que Jésus veut susciter en eux. Cette capacité de bifurquer pour faire mieux est disponible. Pourquoi attendre ?
 

 

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