En novembre, le Pape François nous invite à prier pour ceux qui ont perdu un enfant
Publié le 23/09/2019Pour offrir du réconfort à ces parents qui ont perdu un enfant, il faut les écouter, être à leurs côtés avec amour et prendre soin de cette douleur qu’ils portent avec responsabilité, en suivant la manière dont Jésus-Christ a réconforté ceux qui étaient affligés.
LES INTENTIONS DE PRIÈRE DU PAPE FRANÇOIS
Chaque mois, le Pape François confie à son Réseau Mondial de Prière des intentions de prière qui expriment ses grandes préoccupations pour l’humanité et pour la mission de l’Église. Son intention de prière mensuelle se veut un appel mondial à transformer notre prière en “gestes concrets”, c’est une boussole pour une mission de compassion pour le monde.
Elle propose un chemin pour nous mobiliser chaque mois, par la prière et l’action, pour un monde plus humain, fraternel et solidaire.
Ces intentions de prière sont le fruit d’un long processus de discernement d’Église, les propositions venant de divers pays du monde mais aussi de plusieurs dicastères, congrégations et services du Saint-Siège. Au terme de ce processus de plusieurs mois, le Pape prend le temps de prier et de discerner les défis de l’humanité et de la mission de l’Église sur la base des propositions reçues. Il confie ensuite ses 12 intentions de prière à tous les fidèles. Ce sont des orientations pour notre vie et notre mission.
Le Réseau Mondial de Prière du Pape est une Œuvre pontificale dont la mission est de mobiliser les catholiques par la prière et l’action face aux défis de l’humanité et de la mission de l’Église. Ces défis se présentent sous la forme d’intentions de prière confiées par le Pape à toute l’Église. Sa mission s’inscrit dans la spiritualité du Cœur de Jésus, c’est une mission de compassion pour le monde. Ce réseau a été fondé en 1844 en tant qu’Apostolat de la Prière. Il est aujourd’hui présent dans 89 pays et compte plus de 22 millions de catholiques. Il comprend une branche jeunes, le MEJ – Mouvement Eucharistique des Jeunes. En décembre 2020, le Pape a constitué cette œuvre pontificale en tant que fondation vaticane et a approuvé ses nouveaux statuts. Son Directeur international est le P. Frédéric Fornos, SJ. Pour plus d’informations, consultez : www.prieredupape.va.
Le pape François compte sur nos prières. Découvrez son intention pour le mois d'août :
« En communion avec des millions de chrétiens à travers le monde,
prions maintenant pour l’intention que confie le Pape à l’Église ce mois-ci ».
En ce mois de novembre, le Pape nous invite à prier en ces termes :
Pour offrir du réconfort à ces parents qui ont perdu un enfant, il faut les écouter, être à leurs côtés avec amour et prendre soin de cette douleur qu’ils portent avec responsabilité, en suivant la manière dont Jésus-Christ a réconforté ceux qui étaient affligés.
La Vidéo du Pape diffuse l’intention de prière que François confie à l’ensemble de l’Église catholique
à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape.
Ce mois-ci, le Saint-Père nous encourage à « prier pour ceux qui ont perdu un enfant ».
Pape François – Novembre 2024
Que peut-on dire à des parents qui ont perdu un enfant ? Comment les consoler ?
Il n’y a pas de mots.
Lorsqu’un conjoint perd l’autre, il devient un veuf ou une veuve. Un enfant qui perd un parent est un orphelin ou une orpheline. Il y a toujours un mot pour exprimer ces situations. Mais pour un parent qui perd son enfant, il n’y a pas de mots. La douleur est si grande qu’il n’y a pas de mots.
Survivre à son enfant n’est pas naturel. La douleur causée par sa perte est incroyablement intense.
Les mots d’encouragement, parfois banals ou sentimentaux, ne servent à rien. Même prononcés avec les meilleures intentions du monde, ils peuvent finir par aggraver la blessure.
Pour offrir du réconfort à ces parents qui ont perdu un enfant, il faut les écouter, être à leurs côtés avec amour et prendre soin de cette douleur qu’ils portent avec responsabilité, en suivant la manière dont Jésus-Christ a réconforté ceux qui étaient affligés.
Et ces parents, soutenus par la foi, peuvent certainement trouver du réconfort auprès d’autres familles qui, après avoir subi une tragédie aussi terrible, renaissent à l’espérance.
Prions pour que tous les parents qui pleurent la mort d’un fils ou d’une fille trouvent un soutien au sein de la communauté et obtiennent de l’Esprit consolateur la paix du cœur.
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La Vidéo du Pape est une initiative officielle de portée mondiale qui a comme objectif la diffusion des intentions mensuelles de prière du Saint-Père. Elle est réalisée par le Réseau Mondial de Prière du Pape (Apostolat de la Prière). Depuis 2016, La Vidéo du Pape a enregistré plus de 210 millions de vues sur l’ensemble des réseaux sociaux du Vatican. Elle est traduite dans plus de 23 langues et a une couverture de presse dans 114 pays. Cette vidéo est produite et réalisée par l’équipe de La Vidéo du Pape du Réseau de Prière, coordonnée par Andrea Sarubbi, avec le soutien de l’agence La Machi Communication for Good Causes. Le projet est soutenu par Vatican Media.
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OSER NOUS RENDRE PRÉSENT À CELUI QUI SOUFFRE
Prions en novembre 2024 pour que tous les parents qui pleurent la mort d’un fils ou d’une fille trouvent un soutien au sein de la communauté et obtiennent de l’Esprit consolateur la paix du cœur.

Cette intention vient certainement rejoindre chacun de nous dans sa propre existence. Qui d’entre nous, en effet, n’a pas été confronté à être le proche de celui ou de celle qui vient de perdre ou a perdu un enfant, son enfant ? Bien souvent, reconnaissons-le, nous ne savons pas comment nous comporter et risquons de nous retirer dans un silence apparemment respectueux… mais peut-être bien poltron, alors que l’autre attend certainement autre chose que ce silence.
Découvrons que la situation que nous accueillons en acceptant d’être le prochain de celui qui souffre de la perte de son enfant nous appelle à maintenir le fil de l’espérance. Malgré toutes les maladresses de mon expression, par ma parole, par de simples gestes attentionnés, je puis l’aider à redécouvrir la vie et la vie en abondance… n’en doutons pas !
« Sachons que celui qui a perdu un enfant, son enfant, porte en lui cette présence. »
Sachons que celui qui a perdu un enfant, son enfant, porte en lui cette présence. Il a le désir profond, en son cœur, que son nom puisse être prononcé, qu’il puisse l’entendre proférer par la bouche d’un autre. Cette mort aura été, bien souvent, le soleil secret de la vie des parents. Comme ainsi de mon oncle et de ma tante, qui ont perdu leur ainé à l’âge de trois ans. Le ressort secret de leur générosité de vie, je l’ai appris lors des sépultures de mon oncle, aura été Bruno. Bruno a été le phare secret des investissements pour le bien commun de la cité de la part de ses parents. Ils faisaient le bien en son nom, portés par l’énergie de cette douleur transformée. Mais cela était tu, alors qu’il aurait été si bon que cela puisse être parlé, partagé ; encore aurait-il fallu que nous en parlions, que nous évoquions Bruno…
Alors n’ayons pas peur d’évoquer, auprès de l’endeuillé, le nom du disparu ; manifestons au parent que l’enfant continue à exister pour nous aussi. Cette porte ouverte peut permettre à la lumière de la vie d’entrer dans son cœur et le réchauffer. Cette porte ouverte peut porter la paix du cœur, une capacité renouvelée à dire oui à la vie toujours plus grande.
Et bien évidemment, ce que je puis tenter de faire dans le concret de mon existence, je puis, au sein du Réseau Mondial de Prière du Pape, le demander dans ma prière au Père, à Notre Père, uni au Cœur de Jésus. Je le demande pour moi et pour tous mes frères et sœurs du monde entier, confrontés comme moi à l’appel à se rendre présents auprès de la personne endeuillée de son enfant. Dans cette prière intime, je puis aussi demander au Saint-Esprit, le Maître de notre Vie intérieure, de redonner par Lui-même sa paix à celui qui souffre.
Jean-Luc Fabre sj., directeur du Réseau Mondial de Prière du Pape France

Marie, toi qui es la Mère de tous,
accueille dans ton cœur ceux qui traversent la douleur de la perte d'un enfant.
Tu connais la douleur de la perte, le Vendredi saint,
et le goût de l'absence et du silence le Samedi saint.
Il n'y a pas de mots pour combler le vide,
c'est un adieu qui attendra toujours la résurrection du dimanche de gloire.
Nous croyons en ce jour, comme Marthe y croyait,
et nous attendons la rencontre définitive.
Mais en attendant, pour ceux qui souffrent de cette douleur,
nous demandons l'Esprit consolateur,
capable de donner la vie là où il y a la mort,
et de remettre sur le chemin ceux qui sont tombés.
Accorde-nous la grâce d'être des communautés
qui accueillent et soutiennent les parents qui ont perdu un enfant,
étant des témoins vivants de la vie définitive qui les atteindra.
Amen.
Lire encore
Pour le mois de novembre, le Pape François invite l’Église universelle à prier pour les parents qui ont perdu un fils ou une fille. Malgré leur immense douleur, le Saint-Père espère qu’ils «trouvent un soutien au sein de la communauté et obtiennent de l’Esprit consolateur la paix du cœur ».
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
« Que dire à des parents qui ont perdu un enfant ?», interroge le Pape François au début de la vidéo présentant l’intention de prière pour le mois de novembre. « Il n’y a pas de mots», répond-t-il. Lorsque l'on perd un mari ou une femme, ou des parents, malgré l’immense douleur, « il y a toujours un mot pour exprimer ces situations », estime François. Mais pas lorsque l’on perd un enfant.
Face à une douleur «incroyablement intense», puisque « survivre à son enfant n’est pas naturel », le Saint-Père estime que les « mots d’encouragement, parfois banals ou sentimentaux, ne servent à rien ». Parfois pire, ils peuvent «aggraver la blessure » des parents, même s'ils sont prononcés avec les meilleures intentions du monde. Pour lui, la solution pour accompagner ces parents n’est pas dans la parole.
“Pour offrir du réconfort à ces parents qui ont perdu un enfant, il faut les écouter, être à leurs côtés avec amour et prendre soin de cette douleur qu’ils portent avec responsabilité, en suivant la manière dont Jésus-Christ a réconforté ceux qui étaient affligés.”
- Un soutien au sein de la communauté
François encourage les parents ayant perdu un enfant à partager leurs souffrances auprès «d'autres familles qui, après avoir subi une tragédie aussi terrible, renaissent à l’espérance». Il a ensuite confié à l’Église universelle le soin de prier pour que «tous les parents qui pleurent la mort d’un fils ou d’une fille trouvent un soutien au sein de la communauté et obtiennent de l’Esprit consolateur la paix du cœur».
Pour le jour de commémoration des défunts, samedi 2 novembre, le Pape se rendra dans le cimetière du Laurentino en périphérie de Rome. Il y était déjà allé en 2018 et s’était recueilli dans le Jardin des anges, une partie du cimetière où sont enterrés les enfants. Le Saint-Père a d’ailleurs reçu en audience mercredi 30 octobre les membres du «Proyectas Esperanza». À cette occasion, il avait évoqué « le cri amer » des mères perdant leur enfant.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Dans son intention du mois de novembre, le Pape François demande de prier pour les parents qui ont perdu un enfant
Dans son intention de prière du mois de novembre, le Pape nous invite à prier pour que « tous les parents qui pleurent la mort d’un fils ou d’une fille trouvent un soutien au sein de la communauté et obtiennent de l’Esprit consolateur la paix du cœur ».
La douleur causée par la perte d’un enfant, a rappelé François, « est si grande qu’il n’y a pas de mots » pour la décrire. Une douleur face à laquelle « les mots d’encouragement », même s’ils sont « prononcés avec les meilleures intentions du monde », « ne servent à rien ».
C’est pourquoi le Pape nous invite à accompagner avec « responsabilité » les parents qui ont perdu un enfant, à « les écouter, être à leurs côtés avec amour, en suivant la manière dont Jésus-Christ a réconforté ceux qui étaient affligés ».
(Cité du Vatican, 31 octobre 2024) – En ce mois de novembre, où l’Église fait traditionnellement mémoire des fidèles défunts, le Pape nous invite à prier avec lui pour tous ceux qui ont perdu un enfant. Des pères et des mères qui ont éprouvé une douleur « incroyablement intense » et qui dépasse toute logique humaine, car – comme le rappelle François dans le message vidéo qui accompagne son intention de prière – « survivre à son enfant n’est pas naturel ».
- Une douleur qui vous laisse sans voix
Nous sommes si peu préparés à survivre à la mort d’un enfant, observe François dans La Vidéo du Pape de ce mois de novembre, que même notre dictionnaire n’a pas de mot adéquat pour décrire cette condition de vie. « Lorsqu’un conjoint perd l’autre, il devient un veuf ou une veuve. Un enfant qui perd un parent est un orphelin ou une orpheline. Il y a toujours un mot pour exprimer ces situations. Mais pour un parent qui perd son enfant, il n’y a pas de mots. La douleur est si grande qu’il n’y a pas de mots ».
Par ailleurs, nous rappelle le Pape, il n’y a pas de mots car, face à la perte d’un fils ou d’une fille, les mots « ne servent à rien ». Même ceux « d’encouragement », qui sont « parfois banals ou sentimentaux », mais qui sont « prononcés avec les meilleures intentions du monde, peuvent finir par aggraver la blessure ». La réponse est donc tout autre : plutôt que de parler à ces parents, « il faut les écouter, être à leurs côtés avec amour et prendre soin de cette douleur qu’ils portent avec responsabilité, en suivant la manière dont Jésus-Christ a réconforté ceux qui étaient affligés ».
- Renaître de la douleur
François rappelle que certaines familles, « après avoir subi une tragédie aussi terrible que celle-ci, renaissent à l’espérance » : la clé a été le soutien de la foi, la présence de cet « esprit consolateur » que le Pape invoque dans son intention de prière pour apporter « la paix du cœur ». Certaines de ces familles sont au cœur de La Vidéo du Pape de ce mois-ci, qui rassemble des histoires à la fois de grande douleur et d’espérance.
Ainsi, en regardant les images qui défilent, nous assistons à la douleur de Serena qui, alors qu’elle se trouvait à l’hôpital Gemelli de Rome, se jette dans les bras du Pape François pour pleurer sa petite Angelica, tout récemment décédée d’une maladie génétique. Mais également à la douleur de Luca et Paola, les parents de Francesco, renversé par une voiture à l’âge de 18 ans, au mois d’octobre 2022 : pas un jour ne s’est écoulé depuis son décès sans qu’ils ne retournent sur les lieux de l’accident ou qu’ils n’apportent une fleur sur sa tombe. Et il y a aussi celle de Yanet, mère de William, tué à 21 ans par les membres d’une gang en raison de son engagement contre la violence.
Mais les images d’espérance ne manquent pas. Comme celles du groupe Naïm, né au sein de la communauté de Romena, où des familles ayant perdu un enfant se rencontrent une fois par mois. Naïm tire son nom du lieu, non loin de Nazareth, où Jésus rencontre une veuve dont le fils unique est mort et, sans mots, il touche le cercueil de l’enfant décédé : un signe qui démontre que les gestes, face à une si grande douleur, comptent bien plus que les mots.
- Apporter sa propre douleur à Jésus
C’est précisément au groupe Naïm, qu’il avait rencontré en novembre 2023 dans la Salle Paul VI, que le Pape François avait rappelé qu’ « être chrétien, c’est prendre soin de ceux qui sont blessés et de ceux qui souffrent, allumer de petites lumières là où tout semble perdu ». Et face à la mort d’un enfant (« une douleur immense, inconsolable, qui ne doit jamais être banalisée par des paroles vides de sens et des réponses superficielles »), prendre soin des blessés signifie avant tout « savoir pleurer ensemble » et « porter à Jésus le cri de sa douleur ».
« La perte d’un enfant est une expérience qui n’accepte pas de descriptions théoriques et rejette la banalité des paroles religieuses ou sentimentales, d’encouragements stériles ou de phrases toutes faites qui, en voulant consoler, finissent par blesser encore plus ceux qui, comme vous, affrontent chaque jour un dur combat intérieur », a réitéré François cette année, au mois de mars, lorsqu’il a rencontré les parents de l’association « Talitha Kum » de Vicence.
Pour François, une douleur comme celle de la perte d’un enfant, « si lancinante et dénuée d’explications, a seulement besoin de rester accrochée au fil d’une prière », un cri adressé à Dieu à chaque instant, qui ne tente pas de résoudre le drame mais qui, au contraire, habite des questions qui reviennent toujours, des questions qui demandent à savoir où était Dieu à ce moment-là et qui, en même temps, donnent la force d’aller de l’avant et de trouver du réconfort dans la prière.
- Un appel à la prière et à l’espoir
Le Père Cristóbal Fones S.J., directeur international par intérim du Réseau Mondial de Prière du Pape, souligne ainsi que : « La douleur procurée par la perte d’un enfant est immense. Face à cette réalité, plutôt que d’essayer de trop parler, nous devons au contraire l’aborder avec amour, gratuité et respect. Nous savons que Dieu ne cesse jamais de consoler et d’être proche de ceux qui souffrent. Il faut accompagner cette réalité avec proximité et douceur, en prenant soin de trouver le langage adéquat qui nous permette d’être présent, sans essayer de nier cette douleur, tout en sachant que nous sommes toujours poussés et encouragés par l’espérance dans le Dieu de la vie ». Le Père Cristóbal Fones nous invite à nous unir en prière avec le Pape afin que l’Esprit Saint apporte la paix et le réconfort que Lui seul peut accorder aux cœurs blessés par cette tragédie.




