5 octobre - 27ème dimanche du temps ordinaire - Clés de lecture — Paroisse de Gray

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Accéder au site diocésain

Paroisse de Gray Paroisse de Gray

5 octobre - 27ème dimanche du temps ordinaire - Clés de lecture

Publié le 25/12/2020
Les lectures de ce dimanche nous invitent à la foi. « Le juste vivra par sa fidélité », assure Habacuc. Paul, lui, nous invite à compter sur l’Esprit de Dieu, un Esprit « de force, d’amour et de pondération ». Et pour Jésus, la foi déplace les montagnes. Demandons à Dieu de faire grandir en nous la confiance en son amour et l’audace d’être témoins de l’Évangile.

DIMANCHE 5 OCTOBRE - 10h00 - MESSE des FAMILLES à la BASILIQUE (Célébrant : Abbé Pierre Bergier)
10h30 - Messe à Arc-lès-Gray (Célébrant : Abbé Jean Kita) et à Pesmes (Célébrant : Abbé Etienne Fetel)

« Nous sommes de simples serviteurs : nous n'avons fait que notre devoir.»
Luc 17,10

CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE

7e dimanche du temps ordinaire C – Ce dimanche, le Seigneur nous parle de la foi qui maintient dans l’espérance et qui apprend aux disciples à être des serviteurs. Pas des serviteurs soumis, craintifs qui récriminent. Mais des serviteurs aimants qui accueillent son esprit et le prient : « Augmente en nous la foi ! »

Devant la violence et le mal, la tentation est forte de reprocher à Dieu son silence (première lecture). Pourtant, Dieu n’est pas sourd ! Il s’intéresse à ses enfants : « Il est notre Dieu, nous sommes le peuple qu’il conduit » (psaume 94). Il nous invite à lui faire confiance, à ne pas avoir peur de lui et à le servir avec amour (deuxième lecture). Avec les Apôtres, prions le Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
_______________________________________

PREMIERE LECTURE | Habacuc 1, 2-3; 2, 2-4
« Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? »

Combien il est difficile de ne pas récriminer contre Dieu ou contre nos frères et sœurs lorsque les obstacles s’accumulent ! C’est pourquoi, dans la deuxième partie de la lecture, Dieu appelle avec douceur à la fidélité et à la patience : aie foi, aie confiance, voie la beauté de tes frères, voie comme je t’aime, nous dit-il.

Lecture du livre du prophète Habacuc (1, 2-3; 2, 2-4)
« Le juste vivra par sa fidélité »
Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? Crier vers toi : « Violence ! », sans que tu sauves ? Pourquoi me fais-tu voir le mal et regarder la misère? Devant moi, pillage et violence; dispute et discorde se déchaînent. Alors le Seigneur me répondit : Tu vas mettre par écrit une vision, clairement, sur des tablettes, pour qu’on puisse la lire couramment. Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, sans retard. Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité. – Parole du Seigneur.

Le livre d’Habacuc est plutôt bref : trois chapitres seulement. Mais quelle efficacité en ces temps où surgira bientôt la menace babylonienne ! La première partie de la lecture est une plainte et une remise en question de l’attitude du Seigneur, qui ne semble pas en mesure d’endiguer la violence, le pillage et la misère qui sévissent déjà. Sa plainte est entendue, et le Seigneur l’invite à mettre par écrit « une vision pour le temps fixé », vision qui « ne décevra pas ». Le peuple doit toutefois faire sa part, qui consiste à respecter la justice quoi qu’il arrive. Habacuc continuera à poser des questions à Dieu (chapitre 2) et prononcera une longue prière (chapitre 3) fluctuant entre complainte et joie dans le Seigneur.
_________________

PSAUME | 94
« Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur ! »

Le fait de récriminer ferme notre cœur. Cela est parfois bien difficile à entendre ! Pourtant, plutôt que de nous enfermer dans la colère, Dieu nous appelle à écouter sa tendre et douce parole qui vient nous encourager à persévérer : « Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, sans retard » (première lecture).

Psaume 94
Refrain : Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur !
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu; nous sommes le peuple qu’il conduit. 
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. » 

Le psalmiste ne prie pas en solitaire. En témoignent les nombreux impératifs pluriels : « Ne fermez pas votre cœur », « Écoutez la voix du Seigneur », « Venez, crions de joie », « Allons jusqu’à lui en rendant grâce », etc. Les deux premières strophes sont axées sur l’écoute, l’acclamation, l’adoration et la reconnaissance du Dieu d’Israël. Mais, dans la troisième, le ton change du tout au tout avec cette question : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? » On a beau vivre de belles liturgies et prier les psaumes, le défi sera toujours de se mettre cordialement à l’écoute de la parole de Dieu et de la mettre en pratique.
____________________

DEUXIÈME LECTURE | 2 Timothée 1, 6-8.13-14
« Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. »

La peur est parfois bénéfique, elle nous empêche de nous mettre en danger. Cependant, elle ne doit pas devenir un frein et un obstacle en nous empêchant de servir Dieu. Heureusement, Dieu nous a donné son esprit, pour que nous ayons la force, l’amour et le discernement nécessaires pour rendre témoignage de son amour.

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée (1, 6-8.13-14)
« N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur »
Bien-aimé, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains. Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides que tu m’as entendu prononcer dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus. Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous. – Parole du Seigneur.

Paul est un très grand missionnaire et un très grand théologien. Mais il ne faut pas oublier qu’il a su s’entourer de disciples, hommes et femmes, et leur communiquer cet « esprit de force, d’amour et de pondération » dans la fondation de nouvelles communautés ou dans leur consolidation. Alors qu’il est prisonnier, Paul est bien placé pour rappeler à Timothée que « l’annonce de l’Évangile » entraîne certes une part de souffrances, mais aussi que « le dépôt de la foi » est source de « beauté ». Timothée est privé de la présence de Paul, mais il peut compter sur la présence de l’Esprit Saint.
__________________________

ÉVANGILE | Luc 17, 5-10
« Augmente en nous la foi ! »

Comme les Apôtres, nous savons bien que notre foi est faible. Pourtant, elle ne peut pas grandir en un jour. Comme une plante, elle doit être arrosée et alimentée avec un soin particulier. Comment ? Toutes les lectures nous le disent : par l’humilité, le service de Dieu, l’absence de récrimination et surtout par l’écoute de la parole d’amour de Dieu pour nous. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (17, 5-10)
« Si vous aviez de la foi ! »
En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi  à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »

Les Apôtres n’ont pas manqué de poser des questions et d’adresser des demandes à Jésus qui, à son tour, les a interpellés et a souvent voulu connaître leur compréhension des Écritures et de ses propres paraboles. Les Apôtres ont déjà demandé à Jésus de leur apprendre à prier (cf. Lc 11, 1), et maintenant, avec beaucoup d’humilité, ils lui disent : « Augmente en nous la foi ! » La réponse de Jésus est indirecte : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde. » Le problème serait donc, pour les disciples, qu’ils sous-estiment la puissance de la foi, qui fait des merveilles. Jésus poursuit l’instruction de ses disciples en leur rappelant qu’ils sont « de simples serviteurs », qu’ils ont un « devoir » qui porte en lui sa récompense puisqu’ils imitent le Christ, qui est venu pour servir (cf. Mt 20, 28).
____________________________

COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Luc Forestier, prêtre à La Madeleine (diocèse de Lille), Prions en Eglise

LA TENUE DE SERVICE

Hier, nous avons fêté saint François d’Assise, dont on pense qu’il a été ordonné diacre. Et, aujourd’hui, trois éléments convergent encore vers ce ministère de diacre. L’évangile mentionne ces « simples » serviteurs, mis à la disposition du Maître et envoyés au moment où ce dernier l’aura décidé. Paul rappelle à Timothée qu’il lui a imposé les mains et l’invite à témoigner. Habacuc souligne enfin l’importance d’un ministère prophétique qui discerne les signes du Royaume. Inséparables du ministère des évêques, des prêtres ainsi que des femmes et des hommes en responsabilité dans l’Église, les diacres ont été ordonnés pour le service de la Parole, de la liturgie et de la charité, après que l’Église s’est assurée du libre accord de l’épouse, pour ceux qui sont mariés. Depuis Vatican II, ce sont des milliers de femmes et d’hommes qui se sont ainsi engagés dans cette aventure du diaconat, et nous pouvons les remercier pour leur disponibilité. Aidés par le ministère de ces diacres, soutenus par l’engagement de leur épouse pour ceux qui sont mariés, nous pouvons reprendre à notre compte la supplication apostolique, « augmente en nous la foi ». Cette prière est d’autant plus pressante que l’image choisie par Jésus a de quoi surprendre : un arbre planté en pleine mer ! Cette curiosité botanique s’éclaire à la lumière du ministère diaconal, fait de proximité, d’annonce et d’envoi. Les diacres invitent les chrétiens à vivre leur foi en plein monde liquide, mais toujours enracinés dans la liturgie et dans le service

 

Partager ce contenu