15 septembre - Bienheureuse Vierge Marie des Douleurs. — Paroisse de Gray

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15 septembre - Bienheureuse Vierge Marie des Douleurs.

Publié le 23/09/2019
La pensée de Marie au pied de la Croix a aidé beaucoup de chrétiens à trouver un sens à leurs souffrances et à les assumer dans l'espérance d'une résurrection glorieuse (Prions en Eglise)

Le 15 septembre, au lendemain de la fête de la Croix glorieuse, l’Eglise fait mémoire de la Bienheureuse Vierge, Marie des Douleurs. La liturgie célèbre ainsi la compassion de Marie au pied de la croix. Celle que l’on invoque parfois sous le nom de Notre Dame des sept douleurs partage en effet la souffrance de son fils et nous rappelle la peine des hommes et l’urgence de compatir et de venir en aide à notre prochain.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (19, 25-27)
« Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en contemplant son divin Fils tourmenté ! »
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui
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LIGNES DE FRACTURE
Aux noces de Cana, commencement de la vie publique du Fils de Dieu, « la mère de Jésus étais là » note l’évangéliste Jean. « Près de la croix de Jésus se tenait sa mère », relève-t-il ici. Stabat Mater. Et si c’était la vocation de cette femme de se tenir là où les besoins de ses semblables se font pressants, la souffrance intolérable ? Marie est présente sur toutes les lignes de fractures du monde, portant en son cœur l’espérance du genre humain.
Bénédicte de la Croix, sistercienne, Prions en Eglise

LES ORIGINES DE LA DÉVOTION A NOTRE-DAME DES DOULEURS

Depuis très longtemps, les chrétiens font mémoire des douleurs de la Vierge Marie. La consécration de nombreux édifices religieux sous les appellations de Notre Dame des douleurs ou encore de Notre Dame de la compassion témoigne de cette réalité. Une chapelle datant du IIIe siècle a notamment été érigée sous le nom de Notre Dame de pitié à Clermont-Ferrand.

Cependant, cette dévotion populaire n’a été officialisée qu’au XIIIe siècle : une congrégation religieuse mariale, l’Ordre des Servîtes de Marie, institue la fête de Notre Dame des douleurs au 15 septembre.

Suite à cela, la dévotion aux douleurs de Marie s’étend petit à petit, notamment par le biais des Jésuites qui publient à partir du XVIIe siècle une série d’ouvrages consacrés aux douleurs de Marie. Parmi eux, on compte par exemple saint Ignace de Loyola, qui vouait un culte particulier à la Vierge des douleurs.

MÉDITATION DES 7 DOULEURS

  • 1. La prophétie de Syméon : le courage

Le jour de la présentation de Jésus au temple de Jérusalem, le vieillard qui le reçut dans ses bras prophétisa à sa mère : « Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction — et toi même, un glaive te transpercera l’âme ! » Par cette première douleur, le chrétien demande à Dieu la force de regarder la réalité en face sans perdre courage et de conserver la paix de l’âme dans les moments critques.

  • 2. La fuite en Egypte : le désir du ciel

Marie et Joseph sont obligés de s’exiler en toute hâte pour échapper aux tueurs d’Hérode qui recherchent l’Enfant. Le fruit à demander à l’Esprit, par cette seconde douleur, est de comprendre que nous n’avons pas ici-bas de demeure permanente et que notre patrie définitive est aux cieux (Ph 3,20).

  • 3. La perte de Jésus au temple : la consolation

Jésus est resté à Jérusalem lors de la fête de Pâques, tandis que ses parents rentraient à Nazareth. S’apercevant de son absence dans le caravansérail des pèlerins, ils se mettent à le chercher avec une angoisse mortelle. La grâce liée à cette troisième douleur consiste dans le réconfort à demander à Marie quand notre âme est désolée de ne plus sentir la présence de Jésus en elle. La Vierge nous enseigne alors que la nuit de la foi n’est pas la perte de la grâce.

  • 4. La rencontre de jésus sur le chemin du calvaire : la patience dans les épreuves

Le fruit de cette douleur est la patience dans les épreuves, ainsi que la pleine compréhension de notre coopération à la Rédemption du monde lorsque nous portons nos croix, grandes ou petites, héroïques ou plus ternes, en union avec Jésus.

  • 5. La mort de jésus : le renoncement au péché

Sur le Calvaire, Marie est clouée spirituellement à la croix avec Jésus. En la contemplant dans cet état, le croyant est appelé à s’ausculter lui-même afin de renoncer au péché qui a conduit à ce résultat paradoxal : les deux êtres les plus aimants qui parurent jamais sur terre furent aussi ceux qui souffrirent le plus de la main des hommes ! Et de cet effet pitoyable, nul ne peut se déclarer quitte.

  • 6. Le coup de lance et la descente de la croix : l’entrée dans le coeur de jésus

Jésus est mort. C’est donc sa mère qui reçoit le coup de lance du soldat qui ouvre le coeur de son Fils. La douleur est pour elle. Puis, elle recueille le corps inerte de son Fils supplicié. Par cette douleur, la grâce à demander à la Vierge est de pouvoir entrer dans le Coeur de Jésus que la lance a ouvert, mais aussi la résolution de ne plus la faire souffrir par nos péchés, causes de la mort de Celui qu’elle aime plus qu’elle-même. À cet égard, on se souviendra avec profit que le Père ne refuse aucune prière formulée par la mère de son Fils au nom des douleurs qu’elle endura durant la Passion.

  • 7. L’ensevelissement de Jésus : la force de pardonner

Jésus était toute la vie de Marie. Elle le perd. La grâce à demander par cette ultime douleur est de quitter les fausses lumières du monde pour être caché avec le Christ en Dieu. Accompagnée de Jean, Marie rentre chez elle. Là, tout lui parle de Jésus. Cependant, elle n’a pas renoncé à aimer les hommes. Dans la septième douleur, le croyant puise la foi dans le pardon de ses fautes de la part de Dieu, mais aussi la force de pardonner à son tour comme le Fils et la Mère pardonnèrent aux bourreaux du Golgotha, la force de rendre le bien pour le mal. Et enfin la certitude que la Vierge l’invite dorénavant à se confier à elle pour le conduire à son Fils, comme saint Jean la reçut pour sa mère et confidente au Calvaire.
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PRIÈRE A NOTRE-DAME DES 7 DOULEURS

Ô Notre-Dame des Douleurs, Mère compatissante et pleine de grâce, nous nous tournons vers toi en ce moment de prière. Ton cœur a été transpercé par sept épées de douleur, partageant les souffrances profondes de ton fils bien-aimé, Jésus-Christ. En tant que Mère des Douleurs, tu comprends nos peines, nos angoisses, et nos blessures. Nous nous confions à toi, sachant que tu intercèdes pour nous avec un amour maternel incommensurable.

Marie, Mère d'amour, nous contemplons les douleurs qui ont marqué ton cœur immaculé. Que la prophétie de Siméon résonne en nous, nous rappelant que tu as consenti librement à partager le chemin douloureux de ton Fils pour notre rédemption. Comme toi, apprends-nous à dire "oui" à la volonté de Dieu, même dans les moments difficiles, en nous abandonnant à Sa divine providence.

Mère des Douleurs, nous te confions toutes les souffrances du monde. Regarde avec compassion ceux qui portent le poids de la maladie, de la perte, de la solitude et de l'injustice. Tourne ton regard tendre vers ceux qui pleurent et ressentent le fardeau de la croix. Intercède pour nous auprès de ton Fils, afin que Sa grâce guérisse nos plaies et apaise nos cœurs.

Ô Mater Dolorosa, nous te prions pour tous ceux qui endurent la violence, l'oppression et la discrimination. Sois leur refuge dans la tempête, protège-les sous ton manteau maternel, et guide-les vers la lumière de l'espérance. Que ton exemple de force et de foi inspire tous ceux qui se trouvent dans l'obscurité du désespoir.

Marie, Reine des Martyrs, nous te confions également l'Église, le Corps mystique de ton Fils sur terre. Fortifie les cœurs des fidèles, donne à l'Église la sagesse nécessaire pour témoigner de la vérité et de la charité, et protège-la des attaques de l'ennemi. Que ton amour maternel soit un baume réconfortant pour tous les membres de l'Église qui souffrent.

Notre-Dame des Douleurs, modèle de foi et de persévérance, enseigne-nous à porter nos croix avec courage et abandon. Accorde-nous la grâce de comprendre que, dans chaque épreuve, tu es présente avec nous, nous conduisant vers la victoire de la vie éternelle. Que, en contemplant ton cœur douloureux, nous puissions trouver la force de suivre Jésus jusqu'au bout.

Marie, Mère des Douleurs, nous te confions nos vies, nos peines et nos joies. Que ton amour maternel enveloppe chacun de nous, nous conduisant toujours plus près de ton Fils. Amen.

Les « 7 Prières à Notre-Dame des sept Douleurs » de Saint Alphonse de Liguori : cliquer ici

PRIÈRE A NOTRE-DAME DES DOULEURS
« Ô Marie !
Ô Mère de douleur, qu’il dut être déchirant pour votre Coeur le spectacle de Jésus mourant pour des ingrats dans les plus cruels supplices !
Mais votre Amour pour nous, ô Marie, l’emporte encore sur l’excès de Votre douleur, et, debout au pied de la Croix, Vous consentiez au sanglant Sacrifice du Fils bien-aimé dont la mort devait nous réconcilier avec Dieu. Pourrais-je donc oublier jamais tout ce que votre Amour pour moi, qui ne suit qu’un enfant pécheur, Vous a coûté de souffrances, d’angoisses sur le Calvaire ! Car le sang précieux que Vous voyiez avec douleur couler sur la Croix, ce sont mes péchés qui l’ont répandu. Je reconnais donc mon ingratitude, ô Marie ! Mais je reconnais aussi tout ce que Vous êtes devenue pour moi dans ce jour. Pourriez-Vous jamais oublier le testament de Votre cher Fils ! Ses dernières paroles nous ont rendu Vos enfants adoptifs : souffrez donc que nous Vous appelions notre Mère. Oui, nous nous réfugions entre Vos bras maternels, ô Vierge sainte ! C’est par Vous que nous obtiendrons la grâce d’une conversion sincère, et sous ses auspices les grands mystères de la Passion et de la Mort de Notre Seigneur Jésus-Christ, dont vos Douleurs sont inséparables, seront pour nous la source d’un entier renouvellement dans la piété et la ferveur. Ainsi soit-il. »

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