15.3.2026 - 4ème dimanche de Carême - Dimanche de Laetare - Clés de lecture - L'aveugle — Paroisse de Gray

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15.3.2026 - 4ème dimanche de Carême - Dimanche de Laetare - Clés de lecture - L'aveugle

Publié le 25/07/2018
Pourquoi le mendiant rencontré par Jésus est-il aveugle ? Ce n’est pas en raison de son péché, ni de ceux de ses parents, assure le Christ. En le guérissant, Jésus veut manifester au monde la gloire de Dieu. Devant le Seigneur, déposons nos maladies, nos handicaps, nos échecs. Demandons-lui de tracer, à travers ces épreuves, un chemin de grâce et de salut. (Prions en Eglise)

DIMANCHE 15 MARS - 4ème DIMANCHE de CARÊME - DIMANCHE de LAETARE
10h00 - Messe à la BASILIQUE
10h30 - Messe à AUTREY-lès-GRAY, CHOYE, PESMES, VELLEXON

4ème DIMANCHE DE CARÊME
DIMANCHE DE LAETARE : CÉLÉBRER LA JOIE D'ÊTRE SAUVÉ PAR LE CHRIST !

QU'EST-CE QUE LE DIMANCHE DIT DE LAETARE ?
Lire ici

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CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE

4e dimanche de Carême – Arrivés à la moitié du Carême, nous célébrons joyeusement notre marche vers Pâques ; c’est le sens de la couleur rose des ornements du prêtre et du diacre. Le Christ apparaît déjà comme une lumière, reconnue par l’aveugle guéri mais aussi par nous tous, baptisés qui sommes des enfants de lumière. Vivons et célébrons le Seigneur comme des enfants de la lumière !

« Il s'en alla et se lava, quand il revint, il voyait.»

PREMIERE LECTURE | 1 Samuel 16, 1b.6-7.10-13a
« Ne considère pas son apparence ni sa haute taille. »

Le prophète Samuel est envoyé par le Seigneur à Bethléem pour choisir un nouveau roi. Pouvait-il penser que le choix de Dieu s’arrêterait sur le jeune David, sûrement encore enfant puisqu’il garde les troupeaux ? Dans l’esprit des livres de sagesse, il est révélé à Samuel qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

Lecture du premier livre de Samuel (16, 1b.6-7.10-13a)
David reçoit l’onction comme roi d’Israël
En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là. – Parole du Seigneur.

C’est Samuel qui a conféré l’onction au premier roi d’Israël, Saül. Mais son règne n’ayant guère été réjouissant, il est tombé en disgrâce aux yeux de Dieu. Dieu envoie donc Samuel à Bethléem pour trouver un roi dans la famille de Jessé. Samuel aurait bien choisi Éliab, en raison de son physique imposant. Mais Dieu écarte ce choix d’emblée, car « les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur ». Aucun des sept fils majeurs de Jessé n’est choisi par le Seigneur­. Mais il en reste un, le plus jeune, qui « est en train de garder le troupeau ». C’est David. Jessé le fait venir et le Seigneur dit à Samuel : « Donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel s’exécute et « l’Esprit du Seigneur s’empara de David ».
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PSAUME | 22
« Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal. »

Si, pour Israël, le roi idéal doit guider le peuple, c’est Dieu lui-même qui est le vrai pasteur. Le psalmiste exprime ici sa confiance en ce berger qui évite tout danger mortel à ses brebis. Le roi d’Israël devra donc agir à son image.

Psaume 22
Refrain : Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer. 
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. 
Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.  Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. 

Les rois du Proche-Orient ancien, et surtout ceux d’Israël, étaient perçus comme ayant mission de berger auprès de leur peuple. En général, on fait une lecture individualiste et personnelle du psaume « Le Seigneur est mon berger ». Les pronoms sont à la première personne du singulier. Mais le titre très fréquent de « Mizmor le David » (psaume/chant de/pour David) pourrait bien être pris à la lettre. David est berger, certes, mais le vrai berger c’est Dieu. Et donc, les pronoms personnels et possessifs peuvent traduire à la perfection la protection et les soins que Dieu lui-même accorde à David, roi et berger du peuple d’Israël.

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DEUXIEME LECTURE | Éphésiens 5, 8-14
« Conduisez-vous comme des enfants de lumière. »

Paul fait du baptême l’acte déterminant de la vie des disciples du Seigneur. Il affirme que la conversion ne leur donne pas seulement la lumière qu’est le Christ mais il les fait devenir lumière. Aussi, doivent-ils se comporter en enfants de lumière puisqu’ils sont déjà ressuscités avec le Christ.

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens (5, 8-14)
« Relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera » Frères, autrefois, vous étiez ténèbres; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. – Parole du Seigneur

Éphèse est la grande métropole culturelle et religieuse de l’Asie Mineure. La réputation de la ville et de l’Église chrétienne n’est plus à faire. Paul y a livré un des discours les plus importants de sa mission en Asie, mais non sans y avoir rencontré des réticences et des oppositions très marquées. Il a, en effet, été la cible d’une émeute de la part des partisans de la grande Artémis, déesse de la fécondité. On peut comprendre qu’il fasse allusion ici à ces « activités de ténèbres » qui ont rendu difficile l’adhésion des Éphésiens à la foi chrétienne. D’où l’interpellation en tête de ce passage : « Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière. »
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ÉVANGILE | Jean 9, 1-41
« “Je crois, Seigneur !” Et il se prosterna devant lui. »

La guérison de l’aveugle de naissance rassemble les éléments qu’on retrouvera au procès de Jésus : la proximité du Temple, les disciples qui sont les témoins, l’aveugle qui bénéficie du salut, les parents qui restent neutres, les pharisiens qui s’opposent à Jésus et Jésus qui se manifeste comme Fils de l’homme. Retrouver la vue est une figure du salut, obtenu par la passion de Jésus et donné au baptême qui est l’illumination des catéchumènes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (9, 1-41)
« Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait »
En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Interruption de la lecture brève Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, Il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » 
Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Interruption de la lecture brève Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle? Comment se fait-il qu’à présent il voie? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-til fait pour t’ouvrir les yeux? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Reprise de la lecture brève Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Fin de la lecture brève Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serionsnous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez  encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Reprise de la lecture brève Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Fin de la lecture brève Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions6nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons!”, votre péché demeure. »

Jésus a guéri plusieurs aveugles, dont un seul était aveugle de naissance. Les disciples demandent maladroitement qui, des parents ou de leur fils, aurait péché. Jésus tranche sans équivoque : « Ni lui, ni ses parents. » L’aveugle n’a même pas besoin de demander sa guérison : c’est Jésus, « lumière du monde » qui prend l’initiative. Il applique « la boue sur les yeux de l’aveugle » et l’envoie se laver à « la piscine de Siloé ». L’aveugle revient parmi les siens, il voit, mais ses voisins et la foule ne veulent pas croire qu’il ait été aveugle. La suite du récit est un procès de Jésus in absentia. Les pharisiens se scandalisent que Jésus ait enfreint le repos du sabbat. Ils interrogent les parents et « l’ancien aveugle », mais seul ce dernier croit en Jésus, « Fils de l’homme », et Jésus conclut que les pharisiens sont ceux qui ne savent ou ne veulent pas voir.
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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Jean-Paul Sagadou, prêtre assomptionniste, rédacteur en chef de Prions en Église Afrique

DIEU QUI VIENT A L'HOMME !

Dans le prologue, au début de son évangile, saint Jean présente Jésus comme « la vraie Lumière qui éclaire tout homme ». Cette lumière rejoint aujourd’hui l’aveugle de naissance, dont l’évangile garde volontairement l’anonymat pour que chacun puisse se reconnaître en lui. Il ne demande rien : c’est Dieu, en Jésus, qui prend l’initiative et pose son regard sur lui. Dieu cherche l’homme bien avant que l’homme ne le cherche. Peut-être l’aveugle a-t-il simplement perçu une présence, ou entendu cette parole surprenante échangée à son sujet : « Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Pour celui qui vit dans les ténèbres, une telle annonce ne peut qu’ouvrir un espoir. Par la boue, créée avec de la salive et posée sur ses yeux, signe du geste créateur, Jésus vient recréer une humanité blessée. L’aveugle obéit, va se laver à la piscine de Siloé et revient voyant. La lumière reçue l’entraîne vers une plus grande clarté : la connaissance de Jésus. Son témoignage révèle sa progression intérieure : d’abord il parle de « l’homme appelé Jésus », puis d’« un prophète », et enfin d’« un homme de Dieu ». Et quand Jésus vient à lui une dernière fois et lui révèle son identité, l’homme s’incline : « Je crois, Seigneur. » Devenu témoin de la lumière, il devient le symbole de tout chrétien appelé, par le baptême, à transmettre la clarté de la foi par sa vie.

Cheminer pendant le Carême avec le Ccfd-Terre Solidaire

Depuis 1961, la Conférence des évêques de France mandate le CCFD-Terre Solidaire, afin de mobiliser les chrétiens face aux enjeux de solidarité internationale, en les appelant au partage pendant la période de Carême, et notamment lors de la collecte du 5ème dimanche.

Acteur historique du changement dans plus de 60 pays, le CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) agit contre toutes les formes d’injustices. Il œuvre pour que chacun voie ses droits fondamentaux respectés : manger à sa faim, vivre de son travail, habiter dans un environnement sain, choisir là où construire sa vie,  …
Cet engagement pour plus de justice et de solidarité prend racine dans l’Évangile et la pensée sociale de l’Église.
Par son action individuelle et collective, il propose et soutient des solutions politiques et de terrain.

À travers le monde, nous assistons au spectacle effrayant des phénomènes climatiques extrêmes, des guerres meurtrières et des grandes exploitation industrielles qui aggravent l’insécurité alimentaire. Partout sur la planète, la faim et la malnutrition atteignent des seuils critiques. Tandis que les petits producteurs nourrissent environ 80 % de la population mondiale, il est choquant de constater qu’ils sont aussi ceux qui souffrent le plus de la faim.

Du 18 février au 2 avril 2026, nous vous invitons à vivre un carême de solidarité contre la faim.
Ici et là-bas, unissons-nous pour soutenir l’agriculture durable et renforcer l’autonomie des communautés paysannes.

Face à la faim, unissons nos pouvoirs

Nous accompagnons plus de 500 acteurs et soutenons leurs projets dans 71 pays. La thématique de cette année nous engage dans un carême autour de l’écologie intégrale. Comme le rappelle le Pape François : les enjeux environnementaux et les défis sociaux sont intimement liés.
Un parcours vous est donc proposé entre les enjeux de fraternité et les enjeux écologiques. Il est conçu comme un outil d’accompagnement, d’animation et de réflexion spirituelle pour cheminer tout au long du Carême.
Vous y trouverez 5 parties, correspondant aux 5 dimanches du Carême, avec pour chacune d’entre elles, une thématique autour de l’écologie intégrale et la fraternité portée par le CCFD-Terre Solidaire.

Cette année, nous vous invitons à vivre un Carême contre la faim, pour renforcer la souveraineté alimentaire à travers le monde et permettre une agriculture respectueuse des humains et de l’environnement. Ce cahier propose un parcours à vivre tout au long du Carême. La solidarité internationale se vit par les dons et la collecte, tout particulièrement au moment du cinquième dimanche de Carême (22 mars 2026)

Le CCFD-Terre Solidaire,
composé de 29 mouvements et services d’Église, propose chaque année un thème.
Cette année :
FACE à la FAIM, UNISSONS nos POUVOIRS

Semaine après semaine, nous vous proposons un parcours spirituel pour mettre en œuvre des solutions et construire une Terre Solidaire. Cette démarche nous aidera à transformer notre regard et à entrer dans un chemin de conversion.

BON CHEMIN DE CARÊME A TOUS !

Présentation du chemin de Carême

      Chaque semaine du temps de Carême, nous serons invités à vivre une étape.

      1er dimanche de Carême     :  « PARTAGER les FRUITS de l'ESPÉRANCE »
      2ème dimanche de Carême  : « S'IMPRÉGNER du GOÛT de la FRATERNITÉ »
      3ème dimanche de Carême  : « S'ABREUVER à la SOURCE de l'ESPÉRANCE »
      4ème dimanche de Carême  : « S'ÉMERVEILLER de la LUMIÈRE du MONDE »
      5ème dimanche de Carême  : « RENDRE GRÂCE pour l'ABONDANCE de DIEU »

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4ème DIMANCHE DE CARÊME - 15 MARS 2026

« S'ÉMERVEILLER de la LUMIÈRE du MONDE »

« Le véritable amour se manifeste dans la simplicité et le partage, car tout ce que nous avons appartient à Dieu, et tout doit être offert pour le bien de la Création. » Saint François d’Assise 

Offrir une prière

Seigneur, Nous te confions celles et ceux qui font de la permaculture. Donne-leur la sagesse de coopérer avec la vie, la force d’espérer malgré les défis, et la joie de voir grandir, lentement mais sûrement, les fruits d’une terre plus douce, plus juste, plus fertile. Qu’ils soient des semeurs d’harmonie, des bâtisseurs de paix avec la nature. Et que leur exemple inspire le monde à réapprendre la simplicité, le soin et la gratitude. Amen.

Écouter l’appel du Seigneur

« Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, * car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. » Ps 22, 4

Éclairage biblique par Mireille Ahossi o.p., membre du conseil d’administration national du CCFD-Terre Solidaire 

Le long récit de l’aveugle-né nous rappelle une vérité essentielle : voir ne suffit pas pour croire. Ce sont les yeux du cœur que Dieu ouvre avec et pour nous. Comme l’aveugle-né, nous avançons à tâtons, blessés, vulnérables, parfois enfermés dans ce que d’autres disent de nous. Mais c’est là, dans cette obscurité même, que Jésus nous rejoint. Il ne pose pas de question. Il se penche, il touche, il envoie. Un peu de terre, un peu de salive, et la lumière survient. Dans cette lumière, fragile et offerte, nous devenons des témoins.

Qu'est-ce qui m'a émerveillé cette semaine ? Un paysage, une personne, un geste, une actualité ?

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