8 mars - 3ème dimanche de Carême - La Samaritaine — Paroisse de Gray

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8 mars - 3ème dimanche de Carême - La Samaritaine

Publié le 25/07/2018
Jésus rencontre la Samaritaine au bord d’un puits, à l’heure la plus chaude du jour. En lui demandant à boire, Jésus se révèle peu à peu à elle. Assoiffée de vie, de vérité, de sens, la Samaritaine est remise debout par cette rencontre. Et moi ? Quelle est ma soif ? Demandons au Christ de continuer à bouleverser nos vies, d’en éclairer les zones d’ombre et de nous désaltérer de l’eau de la vie. (Prions en Eglise)

DIMANCHE 8 MARS - 3ème DIMANCHE de CARÊME
10h00 - Messe à la BASILIQUE
10h30 - Messe à ARC-lès-GRAY, DAMPIERRE-sur-SALON, FEDRY, VALAY

« Donne-moi à boire.»
Jean 4,7

CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE

3e dimanche de Carême – Ce troisième dimanche de Carême nous invite à prendre conscience de la sécheresse qui peut habiter nos cœurs et à nous ouvrir à la soif de Dieu. Nous sommes appelés, comme la Samaritaine, à accueillir le Christ, source d’eau vive, et à reconnaître en lui celui qui vient sauver le monde.

Dans les lectures du jour
L’eau est source de vie, elle est aussi don de Dieu. Le peuple d’Israël, dans sa traversée du désert, fait la douloureuse expérience de la soif. Saint Paul nous rappelle que l’espérance ne déçoit pas. Jésus en est le vivant exemple dans sa rencontre avec la Samaritaine : il est lui-même la source d’eau vive. Il appelle à rencontrer son Père en esprit et en vérité et se révèle comme le Messie, le Sauveur du monde. Il nous invite à regarder ce monde avec confiance et à ouvrir les yeux sur les champs dorés de la moisson, c’est-à-dire à accueillir celles et ceux qui vivent la rencontre du Christ Sauveur.
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PREMIERE LECTURE | Exode 17, 3-7
« Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira. »

L’épreuve du désert n’est pas facile à vivre pour le peuple d’Israël. Les Hébreux en veulent à Dieu et s’en prennent à Moïse. Celui-ci intervient auprès du Seigneur, qui accomplit par lui le miracle du jaillissement de l’eau. Le Seigneur a beau se rendre proche de son peuple, celui-ci le rend responsable des épreuves traversées. Dans les difficultés, il est toujours bon de pouvoir se confier à une personne comme Moïse qui va restaurer la confiance et la vie.

Lecture du livre de l’Exode (17, 3-7)
« Donne-nous de l’eau à boire »
En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple? Encore un peu, et ils me lapideront! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher  du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non? » – Parole du Seigneur.

Le peuple d’Israël n’en est pas à ses premières récriminations contre Moïse. Il lui avait d’abord réclamé du pain et de la viande et avait obtenu le don de la manne (Ex 16, 2-15. 31). Voilà maintenant les fils d’Israël qui réclament de l’eau pour eux-mêmes et pour leurs troupeaux, alors qu’ils s’approchent de la région de l’Horeb (le Sinaï). Leurs protestations contre Moïse sont tellement fortes que le prophète craint d’être lapidé. Heureusement, le Seigneur répond à la demande du peuple et ordonne à Moïse de frapper « le rocher du mont Horeb » avec le bâton qu’il avait utilisé pour séparer les eaux du Nil. Moïse « fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël » et nomma le lieu « Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle) ».
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PSAUME | 94
« Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. »

Ce psaume de louange ouvre chaque jour l’office des Laudes, la prière du matin de l’Église. Aujourd’hui, il nous invite à nous réjouir avec le peuple d’Israël pour la merveille que Dieu accomplit pour lui dans le désert. L’invitation à la confiance et à l’écoute de la Parole qui conclut le psaume s’adresse à chacun d’entre nous pour ce temps de Carême.

Psaume 94
Refrain :  Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur ! 
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu; nous sommes le peuple qu’il conduit.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. » 

Ce psaume, qui sert d’introduction à la liturgie quotidienne des heures (le Bréviaire), comprend ici deux strophes festives et enthousiastes : « Venez, crions de joie pour le Seigneur […] Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous. » Suit une autre strophe plutôt dubitative et assortie d’une mise en garde : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? “Ne fermez pas votre cœur comme au désert.” » En fait, il ne suffit jamais de simplement « lire » la Bible. Il faut la méditer, se laisser confronter par elle et s’approprier ce qu’elle nous dit au sujet de Dieu et de sa volonté pour nous.

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DEUXIEME LECTURE | Romains 5, 1-2.5-8
« L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. »

« L’espérance ne déçoit pas. » Cette superbe affirmation faut aussi écho à ce que nous avons entendu dans la première lecture. Même lorsque la vie est difficile, nous sommes appelés à espérer en Dieu… et nous ne serons jamais déçus, à condition d’accueillir en nos cœurs l’Esprit Saint et de marcher à la suite du Christ qui a donné sa vie par amour pour les hommes.

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (5, 1-2.5-8)
« L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné »
Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile; peutêtre quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs. – Parole du Seigneur.

Dans le chapitre 4 de sa lettre aux Romains, Paul a longuement parlé de la foi exemplaire d’Abraham. Il définit maintenant l’ensemble de la vie chrétienne comme une réconciliation avec Dieu : « Nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis. » Comme l’écrira plus tard Georges Bernanos : « Tout est grâce. » Oui, tout est grâce, car tout vient du Seigneur Jésus Christ, du Père dont l’amour « a été répandu dans nos cœurs » et de l’Esprit Saint « qui nous a été donné ».
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ÉVANGILE | Jean 4, 5-42
« Nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

Le récit de la rencontre de Jésus et de la Samaritaine est extrêmement riche. Il se termine par le témoignage de la femme aux habitants de sa ville qui vont se mettre en route vers le Christ après l’avoir écoutée. Après avoir entendu parler de Jésus, ils le rencontrent en vérité et reconnaissent en lui le Sauveur du monde. Aujourd’hui, de nombreux groupes appellent à témoigner du Christ auprès de chacun. Comme pour la Samaritaine, le témoignage doit conduire celui qui le reçoit à vivre une rencontre réelle et intime avec le Christ lui-même. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (4, 5-42)
« Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle »
Lecture brève : Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42. Les parties entre crochets sont omises dans la lecture brève.
En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau,  que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
Interruption de la lecture brève
Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari; là, tu dis vrai. » La femme lui dit :
Reprise de la lecture brève « [Seigneur], je vois que tu es un prophète!… Eh bien! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »
Interruption de la lecture brève
À ce moment-là, ses disciples arrivèrent; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne seraitil pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui. Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne.” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. »
Reprise de la lecture brève
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, [à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »] Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

Au temps de Jésus, Sykar (Sichem) faisait partie de la Samarie et le Garizim était la montagne sacrée des Samaritains. Le passage de Jésus à Sichem n’est donc pas anodin. Il est en territoire samaritain et engage une conversation avec une femme. Conversation qui se révèle des plus profondes des deux côtés. La femme s’étonne de la liberté de ce Juif qui ose lui parler à elle qui est une Samaritaine. Et Jésus demande à boire, mais il a tôt fait d’offrir à la femme « de l’eau vive », qui apaisera toute soif et deviendra « une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle ». La femme exprime aussitôt son désir d’obtenir « de cette eau ». La question des « cinq maris » est symbolique, car le mot hébreu pour mari se dit « ba’al », et coïncide avec le nom des divinités païennes. Or, lorsque Samarie a été recolonisée par des étrangers, ceux-ci avaient adopté cinq Baals, qu’ils célébraient sur le mont Garizim (cf. 2 R 17, 24-34).
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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Anne Da, xavière, Prions en Eglise

AVEC NOUS

«Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? » L’interrogation du peuple hébreu, éprouvé par la soif au creux du désert, traverse les temps et rejoint notre quotidien. Le Seigneur ouvre la mémoire de Moïse : le Seigneur s’est engagé pour son peuple quand, par son bâton, Moïse a ouvert un passage dans les eaux de la mer pour sauver le peuple hébreu de la servitude en Égypte. Par ce même bâton, Moïse ouvrira une faille dans le rocher laissant couler une source pour désaltérer le peuple. Oui, le Seigneur est avec Moïse quand il répond à sa mission de conduire son peuple vers la liberté. La liturgie de ce dimanche nous conduit à entendre le renversement exprimé par la rencontre de Jésus avec une femme de Samarie. À l’heure la plus chaude, Jésus attend la Samaritaine « Donne-moi à boire. » Dans un dialogue en vérité le Seigneur libère en elle ce qui l’entrave. Désormais, elle porte en elle une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. À leur retour, les disciples étonnés de voir Jésus converser avec cette femme, l’appellent pour le repas. Mais lui est déjà rassasié : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. » En effet, Jésus fait de cette femme une disciple. Elle qui, laissant sa cruche, court partager la source de vie qui a jailli en elle au cœur du dialogue avec son Seigneur. Oui, le Seigneur est au milieu de nous !
 

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Quand nous vivons en harmonie avec la nature, nous vivons en harmonie avec Dieu.
Tout ce que nous avons est un don, et nous devons en prendre soin comme un précieux trésor. »
Saint François d’Assise 

 

Depuis 1961, la Conférence des évêques de France mandate le CCFD-Terre Solidaire, afin de mobiliser les chrétiens face aux enjeux de solidarité internationale, en les appelant au partage pendant la période de Carême, et notamment lors de la collecte du 5ème dimanche.

Acteur historique du changement dans plus de 60 pays, le CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) agit contre toutes les formes d’injustices. Il œuvre pour que chacun voie ses droits fondamentaux respectés : manger à sa faim, vivre de son travail, habiter dans un environnement sain, choisir là où construire sa vie,  …
Cet engagement pour plus de justice et de solidarité prend racine dans l’Évangile et la pensée sociale de l’Église.
Par son action individuelle et collective, il propose et soutient des solutions politiques et de terrain.

À travers le monde, nous assistons au spectacle effrayant des phénomènes climatiques extrêmes, des guerres meurtrières et des grandes exploitation industrielles qui aggravent l’insécurité alimentaire. Partout sur la planète, la faim et la malnutrition atteignent des seuils critiques. Tandis que les petits producteurs nourrissent environ 80 % de la population mondiale, il est choquant de constater qu’ils sont aussi ceux qui souffrent le plus de la faim.

Du 18 février au 2 avril 2026, nous vous invitons à vivre un carême de solidarité contre la faim.
Ici et là-bas, unissons-nous pour soutenir l’agriculture durable et renforcer l’autonomie des communautés paysannes.

Face à la faim, unissons nos pouvoirs

Nous accompagnons plus de 500 acteurs et soutenons leurs projets dans 71 pays. La thématique de cette année nous engage dans un carême autour de l’écologie intégrale. Comme le rappelle le Pape François : les enjeux environnementaux et les défis sociaux sont intimement liés.
Un parcours vous est donc proposé entre les enjeux de fraternité et les enjeux écologiques. Il est conçu comme un outil d’accompagnement, d’animation et de réflexion spirituelle pour cheminer tout au long du Carême.
Vous y trouverez 5 parties, correspondant aux 5 dimanches du Carême, avec pour chacune d’entre elles, une thématique autour de l’écologie intégrale et la fraternité portée par le CCFD-Terre Solidaire.

Cette année, nous vous invitons à vivre un Carême contre la faim, pour renforcer la souveraineté alimentaire à travers le monde et permettre une agriculture respectueuse des humains et de l’environnement. Ce cahier propose un parcours à vivre tout au long du Carême. La solidarité internationale se vit par les dons et la collecte, tout particulièrement au moment du cinquième dimanche de Carême (22 mars 2026)

Le CCFD-Terre Solidaire,
composé de 29 mouvements et services d’Église, propose chaque année un thème.
Cette année :
FACE à la FAIM, UNISSONS nos POUVOIRS

Semaine après semaine, nous vous proposons un parcours spirituel pour mettre en œuvre des solutions et construire une Terre Solidaire. Cette démarche nous aidera à transformer notre regard et à entrer dans un chemin de conversion.

BON CHEMIN DE CARÊME A TOUS !

Présentation du chemin de Carême

      Chaque semaine du temps de Carême, nous serons invités à vivre une étape.

      1er dimanche de Carême     :  « PARTAGER les FRUITS de l'ESPÉRANCE »
      2ème dimanche de Carême  : « S'IMPRÉGNER du GOÛT de la FRATERNITÉ »
      3ème dimanche de Carême  : « S'ABREUVER à la SOURCE de l'ESPÉRANCE »
      4ème dimanche de Carême  : « S'ÉMERVEILLER de la LUMIÈRE du MONDE »
      5ème dimanche de Carême  : « RENDRE GRÂCE pour l'ABONDANCE de DIEU »

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3ème DIMANCHE DE CARÊME - 8 MARS 2026

« S'ABREUVER à la SOURCE de l'ESPÉRANCE »

Offrir une prière

Seigneur,
Nous te rendons grâce pour celles et ceux qui travaillent la terre avec respect, qui sèment en pensant aux générations futures, et qui rêvent d’une agriculture plus juste, plus humaine, plus durable. Bénis leur engagement, souvent discret mais profondément prophétique. Donne-leur la patience du semeur, la force dans les épreuves, et l’Espérance dans les jours de doute. Amen.

Écouter l’appel du Seigneur

« L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » Rm 5-5 

 

Éclairage biblique par Mireille Ahossi o.p., membre du conseil d’administration national du CCFD-Terre Solidaire


À la Samaritaine, Jésus dit : « Donne-moi à boire. » (Jn 4,7) Lui, la Source, se fait mendiant de notre soif. Aujourd’hui, notre Terre gémit. Les nappes phréatiques s’épuisent, les sources se tarissent, l’eau devient un enjeu de survie. Et nous, savonsnous encore rendre grâce à notre Créateur pour le don de l’eau, si précieuse et si fragile ? Savons-nous la garder, la partager, l’honorer ? Prendre soin de l’eau, c’est prendre soin de l’Homme – et de la promesse qui le traverse : celle d’une vie qui ne finit pas, jaillissant du côté transpercé du Christ. Si nous consentons à nous laisser désaltérer par Celui qui donne sans compter, alors, même nos déserts intérieurs peuvent devenir des sources.

Quelle parole vais-je retenir pour me ressourcer cette semaine ? 

 

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