15 janvier - 2ème dimanche du temps ordinaire — Paroisse de Gray

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15 janvier - 2ème dimanche du temps ordinaire

LE BAPTÊME DU CHRIST EST UNE NOUVELLE EPIPHANIE.
Au moment où Jésus, adulte, commence sa mission publique, Jean-Baptiste dit de lui qu'il est "l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde", "le "Fils de Dieu". Sommes-nous prêts à confesser la même foi ? Reconnaissons-nous, en Jésus Christ, le Sauveur du monde ? (Prions en Eglise)

DIMANCHE 15 JANVIER - 10h00 - MESSE - BASILIQUE NOTRE-DAME
(et 11h15 - MESSE - CRESANCEY - Saint Sébastien)

« Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde »

CLÉS DE LECTURE DIMANCHE 15 JANVIER

Servir le Seigneur : la vocation de tout un peuple
Isaïe et les prophètes rappellent au peuple sa mission de témoin et de serviteur du Dieu.
Le psaume ne parle pas de serviteur, mais de quelqu’un entièrement dédié à la volonté et à l’oeuvre de Dieu.
La vocation des chrétiens de Corinthe n’est pas moindre : ils « sont appelés à être saints »
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PREMIÈRE LECTURE | Isaïe 49, 3. 5-6
On parle souvent des quatre chants du « Serviteur », mais le mot « serviteur » est employé une vingtaine de fois dans Isaïe 40 – 55, dont quatorze sont reliés à Jacob/Israël. Il s’agit de l’Israël du retour d’exil, délivré de la servitude babylonienne, comme le fut jadis l’Israël sorti d’Égypte. Israël a donc vocation de servir le Seigneur et de « manifester sa splendeur. » Certes, Israël peut compter sur ces grands serviteurs que sont les prophètes, comme Isaïe par exemple, et Jérémie aussi, dont le récit de vocation dit justement comme ici, qu’il
a été « façonné dès le sein de sa mère » (cf. Jr 1, 5). Ces deux prophètes, et plusieurs autres, brillent au sein d’Israël pour que le peuple soit fidèle à sa vocation de « lumière des nations » et qu’il témoigne admirablement du salut.

Lecture :
Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » 
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PSAUME | Psaume 39
Ce psaume fait vraiment écho à la lecture d’Isaïe. Les pronoms personnels (sujets ou compléments) sont à la première personne du
singulier. On a ici un serviteur de Dieu qui porte une grande espérance, qui lui inspire « un chant nouveau ». Il se porte volontaire et réceptif pour une mission de la plus haute importance, et il s’investit de tout coeur et avec amour pour faire la volonté de Dieu. La loi qu’il chérit n’est pas un fardeau pour lui, mais « amour et vérité ». Les versets 7-9 de ce psaume seront appliqués, par l’auteur de la lettre aux Hébreux (He 10), au sacrifice du Christ établissant la nouvelle alliance.


Psaume :
Refrain: Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté.
D’un grand espoir j’espérais le Seigneur : il s’est penché vers moi.
Dans ma bouche il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu. 
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens. 
« Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. » 
Vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais.

J’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée. 
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DEUXIÈME LECTURE | 1 Corinthiens 1, 1-3
Dans ces trois premiers versets de la première lettre aux Corinthiens, Paul fait mention de la grâce particulière qui lui a été faite d’être
« appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus ». Grâce très particulière, en effet, puisqu’il n’avait pas été du groupe historique des douze Apôtres. Par ailleurs, Paul n’écrit pas seul : sa lettre reflète sans doute aussi le point de vue de son collaborateur, son « frère », Sosthène. L’Apôtre porte également en estime les destinataires de la lettre, ces Corinthiens « qui ont été sanctifiés dans
le Christ Jésus et sont appelés à être saints ». Il leur souhaite « la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ ».

Lecture :
Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre.
À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. 
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ÉVANGILE | Jean 1, 29-34
Dans son célèbre prologue, l’évangéliste Jean avait déjà accordé un rôle prépondérant à Jean le Baptiste, cet « homme envoyé par Dieu » venu comme « témoin pour rendre témoignage à la Lumière » (Jn 1, 6-7). Il y avait, à l’époque, plusieurs mouvements baptistes en Israël, notamment en Qumrân et dans la région du Jourdain. Jean Baptiste est le premier témoin public du Christ, qu’il reconnaît comme « l’Agneau de Dieu ». Dans l’extrait de ce dimanche, on ne voit pas Jésus être baptisé dans l’eau du Jourdain. En lieu et place, le
Baptiste raconte sa vision de l’Esprit , descendant « du ciel comme une colombe » et demeurant sur Jésus. Le témoignage du Baptiste nous apprend que Jésus baptisera « dans l’Esprit Saint » et qu’il est « le Fils de Dieu ».

Évangile :
En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. » 

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« JE VIENS FAIRE TA VOLONTÉ »
Commentaire du dimanche - Benoît Gschwind, prêtre assomptionniste, Prions en Église

Il y a un avant et un après le baptême de Jésus, qui devient un évènement-clef dans la vie de Jean le Baptiste. « J’ai vu l’Esprit Saint reposer sur lui », dira-t-il. Et le Précurseur va devenir le témoin, celui dont les yeux s’ouvrent sur l’identité du Fils. En quelques mots, dans la bouche de Jean le Baptiste, l’évangile de ce jour dit tout de Jésus, de cet homme venu se faire baptiser par Jean sur les bords du Jourdain, de l’Agneau de Dieu, du Fils de Dieu devant lequel Jean va s’effacer pour que le Christ grandisse en lui et autour de lui. C’est toute l’incarnation de Dieu qui se déploie. Dieu vient au milieu de son peuple, avec humilité, pour le sauver en prenant la place du serviteur. Une fois encore, Dieu confie à l’homme sa parole, il fait de Jean le Baptiste son messager ! L’expérience que Jean a faite de Jésus, cette rencontre au bord du Jourdain, a bouleversé sa vie. Il en va de même pour nous quand le Christ prend nos chemins. Notre foi est le fruit d’une rencontre à nulle autre pareille qui donne à notre vie une orientation décisive et lumineuse. La parole de Dieu éclaire nos pas, et la force de Dieu donne le courage du pas suivant. L’Esprit parle à nos vies pour que montent sur nos lèvres les mots du Fils lui-même : « Non pas ma volonté, Père, mais la tienne » (cf. Lc 22, 42). C’est le chemin de Jean le Baptiste­, c’est notre propre chemin, c’est le chemin du psalmiste : « Me voici Seigneur, je viens faire ta volonté. »
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DU POIDS AUX YEUX DE DIEU
Méditation biblique - Marie-Laure Durand, bibliste, Prions en Église
Livre d'Isaïe 49, 3. 5-6 ; Évangile selon saint Jean 1, 29-34

Le temps de la préparation
« Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut et repose à l’ombre du Puissant, je dis au Seigneur : “Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr !” » (Ps 90, 1-2)
Le temps de l’observation
Le prophète Isaïe relate sa vie intérieure. Il partage un constat qui vient de loin en lui. « Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. » Le terme hébreu traduit par « valeur » n’a rien à voir avec un prix à payer ou une chose qui en vaudrait plus qu’une autre. Le mot hébreu employé signifie ce qui est lourd, qui pèse, l’inverse de ce qui est léger. C’est ce terme que l’on traduit par « gloire ». Isaïe comprend qu’il n’est pas rien. Il fait le constat qu’aux yeux de Dieu, il a du poids c’est-à-dire une place, une existence. Il n’est pas transparent, ne passe pas inaperçu. Le regard de Dieu le fait exister. Cette certitude lui fait dire que sa force, l’énergie de vie qui lui fait soulever les montagnes, ne vient pas de lui, pas de lui seulement. En existant face à Dieu, Isaïe comprend que ce regard lui permet de vivre, de croire en lui et aux autres et de donner du sens à son existence.
Le temps de la méditation
Il est fort possible que ce soit une expérience du même ordre que Jean réalise auprès de Jésus. Il constate que l’Esprit ne fait pas que descendre sur Jésus mais qu’il demeure en lui. Ce détail n’en est pas un. C’était même le critère qu’il attendait pour reconnaître celui qui baptiserait dans l’Esprit. Le constat de Jean rejoint celui d’Isaïe. Il reconnaît en Jésus quelqu’un qui a du poids c’est-à-dire quelqu’un qui vit de ce regard de Dieu sur lui. Jésus sait que sa force vient de Dieu. Il ne le sait pas intellectuellement, il l’expérimente directement, il en vit. Jean le remarque. Jésus n’est pas sur courant alternatif, il n’alterne pas entre des moments de proximité à Dieu et d’éloignement. Jésus pèse parce qu’il est ouvert, tourné vers ce regard de Dieu qui donne vie. Cette évidence, Jean en fait le constat et en témoigne. Jésus a du poids aux yeux de Dieu et Dieu demeure en lui. 
Marie-Laure Durand, bibliste

UNE PRIÈRE de Rodhain Kasuba, pour ce dimanche (Prions en Église)
SEIGNEUR, FILS DE DIEU

Seigneur, Jésus Christ,
toi le prodigieux mystère du Père, dis-nous comment te rendre témoignage.
Toi, l'Agneau de Dieu, qui te charges de nos innombrables péchés, donne-nous la joie de goûter à ta miséricorde.
Toi, le Fils de Dieu, qui nous révèles le vrai visage du Père, découvre-nous notre véritable identité.
Toi, le Bon Berger, qui ajustes tes pas au rythme de nos pas, avec patience, guide-nous vers ton Évangile.
Toi, le Pain de Vie, qui nourris nos corps et nos âmes, donne-nous sans réserve la tendresse du Père.
Toi, la Source d'eau vive, qui jamais ne tarit, étanche nos soifs d'amour les plus brûlantes.
Toi, la Lumière éclatante, qui illumines nos jours depuis le matin de Pâques, viens chasser nos épaisses ténèbres.