LE 1ER JANVIER, EN LA SOLENNITE DE MARIE, MERE DE DIEU, L'EGLISE CHOISIT DE PRIER POUR LA PAIX DANS LE MONDE (Thème pour l'année 2025 : « Pardonne-nous nos offenses : accorde-nous ta paix ») — Paroisse de Gray

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LE 1ER JANVIER, EN LA SOLENNITE DE MARIE, MERE DE DIEU, L'EGLISE CHOISIT DE PRIER POUR LA PAIX DANS LE MONDE (Thème pour l'année 2025 : « Pardonne-nous nos offenses : accorde-nous ta paix »)

1er janvier 2025 = 58ème journée mondiale de la Paix
Depuis 1968 se tient tous les 1er janvier de chaque année la journée mondiale de la Paix. Cette journée à l’initiative de l’Église catholique tend à sensibiliser les gouvernants, pays et humains à faire vivre notre monde en paix. Chaque nouvelle année est porteuse d’un thème. En 2025, le thème est : « Pardonne nous nos offenses : accorde-nous ta paix »

L'église catholique propose au monde entier de célèbrer la Journée Mondiale de la Paix le 1er janvier depuis 1968, à l'instigation du Pape de l'époque, Paul VI. Ses successeurs ont poursuivi cette célébration et, aussi bien Jean-Paul II que Benoît XVI, ont tenu à marquer d'une manière solenelle l'entrée dans la nouvelle année. Le Pape François a, avec son style propre, repris le flambeau.

À l’occasion de la 58e Journée mondiale de la paix, célébrée le 1er janvier, le pape François se penche sur le thème central du prochain jubilé de l’espérance et réitère son appel pressant à la remise des dettes, nous rappelant que « nous sommes tous débiteurs » envers Dieu et « envers les uns les autres ». Il invite aussi tout le monde à se mettre à l’écoute du « cri de l’humanité » pour « briser les chaînes de l’injustice ».

Église Catholique en France :

Le thème de la Journée manifeste une consonance naturelle avec le sens biblique et ecclésial de l’année jubilaire et s’inspire en particulier des lettres encycliques Laudato si’ et Fratelli tutti, notamment autour des concepts d’espérance et de pardon, cœur du Jubilé. Il s’agit d’un appel à la conversion visant non pas à condamner, mais à réconcilier et à se réconcilier.

En partant de l’observation de la réalité des conflits et des péchés sociaux qui affligent l’humanité aujourd’hui, en regardant l’espoir inhérent à la tradition jubilaire de l’effacement des péchés et de l’annulation des dettes et la réflexion des Pères de l’Église, des orientations concrètes conduisant à un changement nécessaire dans les sphères spirituelles, morales, sociales, économiques, écologiques et culturelles peuvent émerger.

Ce n’est qu’à partir d’une véritable conversion, personnelle, communautaire et internationale, que peut naître une véritable paix, qui ne se manifeste pas seulement par la conclusion des conflits, mais par une nouvelle réalité dans laquelle les blessures sont guéries et la dignité de chaque personne est reconnue.
 

Lire ici le message du Pape pour la Journée mondiale de la paix 2025

À l’occasion de la 58e Journée mondiale de la paix, célébrée le 1er janvier, le Pape François se penche sur le thème central du prochain Jubilé de l'espérance et réitère son appel pressant à la remise des dettes, nous rappelant que «nous sommes tous débiteurs» envers Dieu et «envers les uns les autres». Il invite aussi tout le monde à se mettre à l’écoute du «cri de l’humanité» pour «briser les chaînes de l’injustice».

Augustine Asta – Cité du Vatican

Dans son message adressé à l’occasion de la 58ème Journée mondiale de la paix célébrée le 1er janvier 2025, en cette veille d’année jubilaire, François formule ses meilleurs vœux pour la nouvelle année.
 « J’adresse mes vœux les plus sincères de paix à toute femme et à tout homme, en particulier à ceux qui se sentent abattus par leur condition existentielle, condamnés par leurs erreurs, écrasés par le jugement des autres, et qui ne parviennent plus à percevoir une quelconque perspective pour leur vie », a-t-il spécifié, souhaitant par ailleurs que 2025 soit «une Année de Grâce qui vient du Cœur du Rédempteur !».

  • 2025, Année Jubilaire

Les premières lignes du message du Pape sont aussi consacrées à un bref rappel historique du Jubilé. Cet événement qui, selon lui, « remplit les cœurs d’espérance », « remonte à une ancienne tradition juive où le son d’une corne de bélier (…) annonçait, tous les quarante-neuf ans, une année de clémence et de libération pour le peuple». Et le son de cette corne explique-t-il «rappelait à tout le peuple, aux riches comme aux pauvres, que personne ne vient au monde pour être opprimé ». « Aujourd’hui encore, le Jubilé est un événement qui nous pousse à rechercher la justice libératrice de Dieu sur la terre», a noté l’évêque de Rome, qui souhaite par ailleurs, à l’aube de cette nouvelle Année de Grâce, entendre, «non pas la corne», mais plutôt l’«appel à l’aide désespéré» qui «provient de par le monde et que Dieu ne cesse d’entendre, comme la voix du sang d’Abel le juste », a-t-il ajouté.

  • Lutter contre toutes formes d’injustices

Aussi, le Successeur de Pierre interpelle tout le monde à lutter contre toutes formes d’injustices qui selon lui prennent parfois l’allure de ce que saint Jean-Paul II a appelé des «structures de péché». «Chacun doit se sentir d’une certaine manière responsable de la dévastation à laquelle notre maison commune est soumise, en commençant par les actions qui, ne serait-ce qu’indirectement, alimentent les conflits qui affligent l’humanité», décrit François.

Dans le contexte actuel, plusieurs «défis systémiques, distincts mais interconnectés», sont enregistrés. Les inégalités, le traitement inhumain réservé aux personnes migrantes, la dégradation de l’environnement, la désinformation, le refus de tout type de dialogue et le financement énorme de l’industrie militaire, constituent pour le Souverain pontife une «menace réelle pour l’existence de l’humanité tout entière». C’est pourquoi en ce début d’année, « nous voulons donc nous mettre à l’écoute de ce cri de l’humanité pour nous sentir appelés, tous ensemble et personnellement, à briser les chaînes de l’injustice afin de proclamer la justice de Dieu », a-t-il souligné.

  • Les transformations culturelles et structurelles

Pour parvenir à un changement durable, François précise qu’il ne faut pas simplement se limiter à « des actions épisodiques de philanthropie » il faut opter pour « des transformations culturelles et structurelles ».  

Le Jubilé est aussi une invitation « à entreprendre des changements pour affronter la situation présente d’injustice et d’inégalité », en tenant en compte le fait « que les biens de la terre sont destinés non seulement à quelques privilégiés, mais à tous ». Se référant à saint Basile de Césarée, le Pape souligne qu’en « nous enseignant le “Notre Père”, Jésus nous invite » à Lui demander: « Remets-nous nos dettes » (Mt 6, 12).

Faisant une comparaison avec l’époque de Jésus où « les élites profitaient des souffrances des plus pauvres », François déplore la réalité actuelle. « Dans un village mondial interconnecté, le système international, s’il n’est pas nourri par des logiques de solidarité et d’interdépendance, génère des injustices exacerbées par la corruption, qui piègent les pays pauvres », fustige le Pape.

  • La « crise de la dette »

Pour François, cette logique « de l’exploitation du débiteur décrit aussi en résumé la “crise de la dette” actuelle qui touche plusieurs pays, en particulier du Sud ». « La dette extérieure est devenue un instrument de contrôle par lequel certains gouvernements et institutions financières privées des pays les plus riches n’hésitent pas à exploiter, sans discernement, les ressources humaines et naturelles des pays les plus pauvres, afin de satisfaire les besoins de leurs propres marchés ». Il faut y ajouter aussi le fait que « plusieurs populations, déjà accablées par la dette internationale, se voient contraintes de supporter également le fardeau de la dette écologique des pays les plus développés ». 
« Dette écologique et dette extérieure sont les deux faces d’une même médaille, de cette logique d’exploitation qui culmine dans la crise de la dette », note le Pape.

Profitant donc de cette année jubilaire, François a invité la « communauté internationale à agir pour remettre la dette extérieure, en reconnaissant l’existence d’une dette écologique entre le Nord et le Sud ». Réitérant ainsi son « appel non seulement à la solidarité, mais surtout à la justice », a-t-il déclaré.

  • Sur le chemin de l’espérance

Durant l’Année de Grâce du Jubilé, le Pape recommande de laisser les cœurs être touchés par ces changements nécessaires, afin que, « de nouveau, le chemin de l’espérance» puisse s’ouvrir pour « chacun d’entre nous ». Puisque, estime-t-il, « l’espérance naît de l’expérience de la miséricorde de Dieu qui n’a jamais de limites ».

Dans le même sillage, observe le Pape, Dieu « entend le cri des pauvres et de la terre ». Et « il suffirait de s’arrêter un instant, au début de cette année, et de penser à la grâce par laquelle Il pardonne toujours nos péchés et remet toutes nos dettes, pour que nos cœurs soient inondés d’espérance et de paix ».

“L’espérance est surabondante dans la générosité, dépourvue de calcul ;
elle ne fait pas les comptes dans les poches des débiteurs,
elle ne se soucie pas de son propre gain,
mais elle n’a qu’un seul but : relever ceux qui sont tombés,
panser les cœurs brisés, libérer de toute forme d’esclavage”

Sur le chemin de l'espérance pendant l'année jubilaire, le Pape François suggère trois propositions, tout en gardant à l'esprit que «nous sommes des débiteurs dont les dettes ont été remises».

  • Plaidoyer pour la remise des dettes

Tout d'abord, l’évêque de Rome renouvelle l'appel lancé par saint Jean-Paul II à l'occasion du Grand Jubilé de l'an 2000 pour envisager des réductions substantielles ou l'annulation pure et simple des dettes internationales des pays «qui ne sont pas en mesure de rembourser le montant qu'ils doivent», compte tenu également de la dette écologique que les pays plus prospères ont à leur égard.
Cela devrait se faire dans un « nouveau cadre financier », conduisant à la création d'une charte financière mondiale « basée sur la solidarité et l'harmonie entre les peuples ».

  • Appel à l'abolition de la peine de mort

Le Pape demande ensuite « un engagement ferme à respecter la dignité de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle » et appelle à l'abolition de la peine de mort et à la promotion d'une culture de la vie qui valorise chaque individu.

  • Limiter le financement des armes afin de promouvoir le développement

Dans la lignée de saint Paul VI et de Benoît XVI, le Pape François réitère son appel à détourner « au moins un pourcentage fixe de l'argent » destiné à l'armement vers un fonds mondial pour éradiquer la faim et favoriser le développement durable dans les pays les plus pauvres, en les aidant à lutter contre le changement climatique.
« L'espérance déborde de générosité, elle ne fait pas de calculs, elle n'a pas d'exigences cachées, elle ne se soucie pas du gain, mais elle ne vise qu'une seule chose: relever ceux qui sont tombés, guérir les cœurs brisés et nous libérer de toute forme d'esclavage ».

  • Désarmer les cœurs

L'objectif primordial de ces propositions est la réalisation d'une paix véritable et durable dans le monde, qui n'est pas simplement l'absence de guerre, mais une transformation profonde des cœurs et des sociétés.
Selon le Pape, la paix véritable est accordée par Dieu aux cœurs « désarmés» de l'égoïsme, de l'hostilité et de l'anxiété face à l'avenir, pour les remplacer par la générosité, le pardon et l'espoir d'un monde meilleur. «Puissions-nous rechercher la véritable paix qui est accordée par Dieu aux cœurs désarmés », a-t-il ajouté.
De simples actes de bonté et de solidarité, note-t-il, peuvent ouvrir la voie à ce nouveau monde, empreint à un sens plus profond de la fraternité et de l'humanité partagée.

 

Lire encore

PARDON ET PAIX : LE THÈME DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX 2025

Le jeudi 8 août, le dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral a publié le thème de la journée mondiale de la paix qui aura lieu le 1er janvier 2025: «Pardonne-nous nos offenses: accorde-nous ta paix». Inspiré par l’année jubilaire, le Pape François a voulu insister sur l’importance de la conversion personnelle pour faire éclore une véritable paix.

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

La 58e Journée mondiale de la paix sera célébrée le 1er janvier 2025, avec pour thème: "Pardonne-nous nos offenses: accorde-nous ta paix".

Dans un communiqué, le dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral, a lié ce thème à l’Année Sainte qui sera vécue à Rome au long de l’année 2025.

  • Concepts d'espérance et de pardon, cœur du Jubilé

Le thème de la Journée «manifeste une consonance naturelle avec le sens biblique et ecclésial de l'année jubilaire et s'inspire en particulier des lettres encycliques Laudato Sí et Fratelli tutti, notamment autour des concepts d'espérance et de pardon, cœur du Jubilé». Il s’agit pour ce dicastère créé par le Pape François en 2016 d’un « appel à la conversion visant non pas à condamner, mais à réconcilier et à se réconcilier ».

Conformément à la bulle d’indiction du Jubilé en date du 9 mai 2024, et à la tradition jubilaire, le thème de la Journée appelle à regarder en face les conflits dans le monde. Le texte du dicastère fait référence également à l’effacement des péchés et à l’annulation de la dette.
De plus, il est souhaité que « des orientations concrètes puissent émerger qui conduiront à un changement nécessaire dans les sphères spirituelles, morales, sociales, économiques,écologiques et culturelles ».

  • Une vraie conversion

Enfin, à l’occasion de ce dévoilement du thème de cette Journée, le dicastère du Vatican encourage chacun à «une véritable conversion, personnelle, communautaire et internationale» de laquelle « pourra éclore une véritable paix ».
Cette paix, si ardemment désirée, ne concerne pas que les multiples conflits dans le monde, mais se manifeste aussi « dans une nouvelle réalité où les blessures sont guéries et où la dignité de chaque personne est reconnue ». 

Source : Vatican News

QUELQUES POINTS DE REPÈRES

  • 1968 : Paul VI, Une journée pour la paix

« La paix se fonde subjectivement sur un esprit nouveau, qui doit animer la vie en commun des peuples, sur une mentalité nouvelle concernant l’homme, ses devoirs et ses destins. […] une nouvelle pédagogie doit éduquer les nouvelles générations au respect réciproque des nations, à la fraternité des peuples, à la collaboration des différentes populations entre elles, en vue également de leur progrès et de leur développement. Les organismes internationaux institués dans ce but doivent être soutenus par tous »

  • 1969 : Paul VI, La paix c’est les droits de l’Homme

«  Pour que soit garanti à l’homme le droit à la vie, à la liberté, à l’égalité, à la culture, à la jouissance des biens de la civilisation, à la dignité personnelle et sociale, il faut la Paix ; là où celle-ci perd son équilibre et son efficacité, les Droits de l’Homme deviennent précaires et sont compromis; là où il n’y a pas de paix, le droit perd son visage humain. »

  • 1979 : Jean-Paul II, Pour parvenir à la paix, éduquer à la paix

« Pour vaincre le sentiment spontané d’impuissance, la tâche et le bienfait premier d’une éducation digne de ce nom est de porter Le regard au-delà des tristes évidences immédiates, ou plutôt, d’apprendre à reconnaître, au cœur même des déferlements de la violence qui tue, le cheminement discret de la paix qui jamais ne renonce, qui inlassablement guérit les blessures, qui maintient et fait progresser la vie. La marche vers la paix apparaîtra dès lors possible et désirable, forte et déjà victorieuse. »

  • 2010, Benoît XVI : Si tu veux construire la paix, protège la création

« L’usage des ressources naturelles devrait être tel que les avantages immédiats ne comportent pas de conséquences négatives pour les êtres vivants, humains et autres, présents et futurs ; que la sauvegarde de la propriété privée ne fasse pas obstacle à la destination universelle des biens ; que l’intervention de l’homme ne compromette pas la fécondité de la terre, pour le bien d’aujourd’hui et celui de demain. »

  • 2017, François : La non-violence, la voie politique pour la paix.

« Jésus a tracé la voix de la non-violence, qu’il a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la Croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit l’inimitié ; » 
« Jamais Dieu, le nom de Dieu ne peut justifier la violence. Seule la paix est sainte. Seule la paix est sainte, pas la guerre ! »
« La non-violence active est une manière de montrer que l’unité est vraiment plus puissante et plus féconde que le conflit. »

PRIÈRE
Dieu de miséricorde,
donne-nous de regarder avec tes yeux compatissants la longue épreuve de l’humanité :
les guerres, les millions d’affamés, les innombrables réfugiés, les désastres des nations, les morts cruelles et inutiles,
notre manque d’humanité les uns à l’égard des autres, les échecs et l’impuissance de tant de vies.
Hâte la venue de ce temps où les nations seront en paix
et où les peuples vivront à l’abri de la peur et du besoin,
où il n’y aura plus ni douleurs ni larmes, dans la certitude de ta volonté
et l’assurance de ton amour qui nous ont été manifestées en Jésus-Christ,
Sauveur de tous les hommes. Amen. 
Prière des chrétiens pour la Paix

 

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