LE TEMPS DU CARÊME (Qu'est-ce que le Carême, prières pour le Carême, etc.) — Paroisse de Gray

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LE TEMPS DU CARÊME (Qu'est-ce que le Carême, prières pour le Carême, etc.)

Le Carême est un temps de préparation de quarante jours à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la résurrection du Christ.
Ces quarante jours nous permettent de revivre avec le Christ au désert les quarante années de la marche des Hébreux vers la terre promise. C’est la même expérience d’intimité avec Dieu que souhaite revivre toute la communauté des croyants, baptisés ou candidats au baptême, alors qu’elle se met en route vers Pâques


Le Carême commence le Mercredi des Cendres, mercredi 5 mars 2025,
et s’achève le Jeudi Saint, le jeudi 17 avril, avant la célébration de la Cène du Seigneur.
 

 

La Semaine Sainte commence le dimanche des Rameaux, inclut le Jeudi Saint, le Vendredi Saint, et s’achève avec la Vigile pascale, la veille du dimanche de Pâques.
Le Samedi Saint au soir et le dimanche de Pâques, le 31 mars 2024, les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ.

La durée du Carême – quarante jours sans compter les dimanches – fait en particulier référence aux quarante années passées au désert par le peuple d’Israël entre sa sortie d’Égypte et son entrée en terre promise ; elle renvoie aussi aux quarante jours passés par le Christ au désert entre son baptême et le début de sa vie publique. Ce chiffre de quarante symbolise les temps de préparation à de nouveaux commencements.

Durant le temps du Carême, nous sommes invités à nous donner des moyens concrets, dans la prière, la pénitence et l’aumône pour nous aider à discerner les priorités de notre vie. Le temps du Carême est un temps autre qui incite à une mise à l’écart pour faire silence et être ainsi réceptif à la Parole de Dieu

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ÉDITORIAL PRIONS EN ÉGLISE MARS 2025
Sébastien Antoni, prêtre assomptionniste

C'est reparti pour le Carême !
La longue quarantaine annuelle au service de notre refondation spirituelle, jalonnée du triple engagement : jeûner, partager et prier.
Si les deux premiers sont des actes plutôt individuels - le jeûne est une privation de ce que l'on aime, l'aumône un choix personnel de donner ce que l'on a - la prière, elle, nous pousse vers une dimension plus collective, plus communautaire. Certe, Jésus recommande de prier "dans le secret de sa chambre" (Mt 6,6) mais, quelques versets plus loin,il enseigne aussi à ses disciples les mots du Notre Père : la prière par excellence, qui lie chacun à un même Père et conduit celui qui la prie à une fraternité universelle.
Et si, en ce temps de Carême, nous faisions vraiment de la prière un egagement pour renforcer cette fraternité ?
En priant ensemble ou les uns pour les autres, nous deveons artisans de cette unité indispensable à notre Eglise et à notre monde. Ainsi, petit à petit, la prière formera nos coeurs et nos intelligences pour garder vivantes notre foi mais aussi nos relation, nos amitiés et nos amours.

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« MARCHONS ENSEMBLE DANS L'ESPÉRANCE  »
Lire ici le message du Pape pour le Carême 2025

Dans son message de Carême publié ce mardi 25 février, le Pape François reprend le thème du Jubilé, «pèlerins d’espérance» pour inviter l’Église toute entière à se convertir. Chaque chrétien doit prendre conscience de sa situation de pèlerin, et marcher avec les autres enfants de Dieu vers la «grande promesse»: la vie éternelle.

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

Le Pape François a décliné le thème jubilaire de l’Année Sainte pour son message de Carême, l’intitulant « Marchons ensemble dans l’espérance ». Cette période de 40 jours avant Pâques débutera le mercredi 5 mars et s’étendra jusqu’au dimanche de Pâques, le 20 avril. Ce temps de purification pour «préparer nos cœurs et nous ouvrir à la grâce de Dieu», précède «le triomphe pascal du Christ-Seigneur, sur le péché et sur la mort», souligne le Saint-Père. Cette résurrection est au cœur de la foi chrétienne, et « le garant de la grande promesse du Père qu’est la vie éternelle déjà réalisée en son Fils bien-aimé ».

Dans son message publié ce mardi, François explicite trois appels à la conversion «que la miséricorde de Dieu adresse à tous, en tant qu’individus comme en tant que communautés»: le pèlerinage, la synodalité et l’espérance.

  • L'exemple de l'Exode

Le Carême fait référence à plusieurs passages bibliques, mais le Souverain pontife choisit cette année « le long voyage du peuple d’Israël vers la Terre promise, raconté dans le livre de l’Exode ». Libéré par Dieu, de l’esclavage d’Égypte et guidé par Moïse, le peuple élu chemine pendant plus de 400 ans vers la Terre promise. Cet épisode, explique François, nous fait penser à « tant de frères et sœurs qui, aujourd’hui, fuient des situations de misère et de violence, partant à la recherche d’une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs êtres chers ».

Assurant que «nous sommes tous des pèlerins», François lance son premier appel à la conversion, à cette condition itinérante. Il propose d’ailleurs une confrontation «concrète» à la réalité d’un migrant ou d’un pèlerin, à l’occasion du Carême, afin de «découvrir ce que Dieu nous demande pour être de meilleurs voyageurs vers la maison du Père». Les questions que chacun peut se poser sont les suivantes: « Suis-je vraiment en chemin ou plutôt paralysé, statique, dans la peur et manquant d’espérance, ou bien encore installé dans ma zone de confort ? Est-ce que je cherche des chemins de libération des situations de péché et de manque de dignité? »

  • Marcher ensemble

François choisit ensuite une réflexion sur l’adverbe «ensemble». « Marcher ensemble, être synodal, telle est la vocation de l’Église », souligne le Pape dans une référence au récent Synode. Sous l’impulsion de l’Esprit Saint, « les chrétiens sont appelés à faire route ensemble, jamais comme des voyageurs solitaires ».

Pour le Carême de cette année, le Souverain pontife demande à chacun de s’interroger sur sa capacité à marcher avec les autres.

« Demandons-nous devant le Seigneur si nous sommes capables de travailler ensemble, évêques, prêtres, personnes consacrées et laïcs, au service du Royaume de Dieu; si nous faisons en sorte que les personnes se sentent faire partie intégrante de la communauté ou si nous les maintenons en marge.»

« Allons dans la même direction, vers le même but, en nous écoutant les uns les autres avec amour et patience », encourage-t-il.

  • La conversion à l’espérance

Enfin, et c’est le thème central de l’année jubilaire, François invite à l’espérance, ciblant la raison première de l’espérance pour les chrétiens. « La mort a été transformée en victoire, et c’est là que réside la foi et la grande espérance des chrétiens: la résurrection du Christ !», écrit-il.

Pour le Souverain pontife, l’espérance, « l’ancre de l’âme », n’est pas une simple aspiration personnelle, mais pousse à agir. « Est-ce que je vis concrètement l’espérance qui m’aide à lire les événements de l’histoire et qui me pousse à m’engager pour la justice, la fraternité, le soin de la maison commune, en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte ? », convie-t-il chacun à s’interroger.

Le Pape conclut son message sur des paroles de sainte Thérèse de Lisieux : « Espère, ô mon âme, espère. Tu ignores le jour et l’heure ».

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COMMENT VIVRE LE CARÊME CONCRÈTEMENT ?

Durant le temps du Carême, pour nous préparer à la fête de Pâques, nous sommes invités à entrer dans le combat spirituel à la suite de Jésus : prier avec lui, jeûner avec lui, partager avec nos frères comme lui.
Engageons-nous sur la longue route du Carême, résolument et avec foi. Après avoir accompagné Jésus dans son entrée à Jérusalem aux Rameaux, participé à la Cène le Jeudi Saint, monté avec Lui au Golgotha le Vendredi Saint, dans la nuit de Pâques, avec tous les nouveaux baptisés, nous renouvellerons les engagements de notre baptême et nous chanterons l’Alléluia Pascal, en tenant nos cierges allumés par lesquels Jésus ressuscité illuminera nos visages.

  • La prière

Nous devons prendre le temps, dans une vie agitée, de nous recueillir. Prier à l’image de Jésus qui savait prendre du temps, échappant à la foule pour la mieux retrouver après son dialogue avec le Père. En méditant la Parole dans le silence, en éteignant la télévision ou la radio, en évitant d’être trop dépendant des smartphones, nous acceptons chaque jour de nous mettre quelques minutes devant le Seigneur pour nous laisser saisir par Lui. Essayons donc de faire silence en nos vies, de sortir de la superficialité de certains emplois du temps pour donner priorité à l’Essentiel.

Comme Jésus au désert a résisté à Satan par trois fois, nous aussi nous pouvons être vainqueurs des trois tentations de l’oralité, du pouvoir et de nier nos limites humaines, en écoutant et méditant la Parole de Dieu de chaque jour, qui est très riche en ce temps liturgique du Carême.

  • Le jeûne

L’ascèse est une réalité qui nous fait peur. Nous n’avons pas l’habitude de nous priver même si, aujourd’hui chez nous, beaucoup de nos concitoyens vivent dans des conditions précaires et connaissent l’inquiétude du lendemain. Certes, l’Eglise nous rappelle certains actes pénitentiels significatifs : manger moins chaque vendredi ; jeûner (au moins pour un repas) le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint ; maîtriser nos instincts.
Mais surtout, elle attire notre attention sur l’importance de notre style de vie. S’inspire-t-il du Christ et des encouragements de l’Eglise ou bien, sous prétexte de modernité, s’inspire-t-il des complicités subtiles avec la mode, les mondanités et le péché ? Avec tous nos frères chrétiens, mais aussi avec tous ceux qui souffrent de la faim, d’un manque de liberté ou de dignité, avec tous ceux pour qui la vie quotidienne est une ascèse imposée, entrons dans ce jeûne du Carême comme dans le bain d’une nouvelle naissance.

  • Le partage

Le but du jeûne n’est pas seulement la privation, mais le partage, l’aumône : ce que nous avons économisé, nous sommes invités à le donner à ceux qui jeûnent tous les jours, car ils n’ont pas de quoi s’acheter à manger. Ils sont des millions dans le monde et des milliers en France !
Arrachons de nos vies l’individualisme et l’inertie pour nous engager au service des plus déshérités que soi. Développons la solidarité à l’intérieur de nos communautés ou à travers des associations ou des mouvements qui s’emploient à rejoindre et à servir les personnes diversement fragilisées. N’oublions pas tous ceux et celles qui, dans le Tiers-monde, vivent dans des situations encore plus tragiques que chez nous, marqués par la malnutrition, le manque de soins médicaux, l’extrême pauvreté, quand ce n’est pas la violence aveugle ou le regroupement dans des camps de réfugiés où règnent misère et promiscuité.

  • La pénitence et la réconciliation

Ce temps du Carême ne sera véritablement conversion que si nous allons jusqu’à l’accueil du pardon du Seigneur dans le Sacrement de réconciliation. Ce sacrement reçu personnellement témoigne, pour la communauté chrétienne et pour tous les hommes marqués par l’échec et le péché, que le Dieu de Jésus-Christ ouvre largement Son pardon à tout homme de bonne volonté, qu’il n’y a pas d’échec définitif et que Dieu est plus grand que notre cœur.

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PRIÈRES POUR LE CARÊME
(Source : Église catholique en France)

Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la Grâce de Dieu ; 
c’est là qu’on se vide, qu’on chasse de soi tout ce qui n’est pas Dieu
et qu’on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul.
C’est indispensable…
C’est un temps de grâce, c’est une période par laquelle toute âme qui veut porter des fruits doit nécessairement passer.
Il lui faut ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé, au milieu desquels Dieu établit son règne et forme en elle l’esprit intérieur.
Si cette vie intérieure est nulle, il y aura beau avoir du zèle, de bonnes intentions, beaucoup de travail, les fruits sont nuls:
c’est une source qui voudrait donner de la sainteté aux autres, mais qui ne peut, ne l’ayant pas :
on ne donne que ce qu’on a et c’est dans la solitude, dans cette vie, seul avec Dieu seul,
dans ce recueillement profond de l’âme qui oublie tout le créé pour vivre seule en union avec Dieu,
que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui.
Notre Seigneur n’en n’avait pas besoin mais il a voulu nous donner l’exemple.
Rendez à Dieu ce qui est à Dieu.
Méditation du Bienheureux Charles de Foucauld

Seigneur, aide-nous à entrer dans la pureté du jeûne, qui est le salut des âmes,
à te servir dans la crainte, à verser sur nos têtes l’huile de ta bonté,
et à laver nos visages à l’eau de la chasteté.
Nous qui jeûnons dans le corps, apprends-nous à jeûner aussi dans l’esprit,
à délier tout lien d’injustice, à briser les violences.
Permets que nous donnions du pain à ceux qui ont faim,
que nous ouvrions nos maisons aux pauvres, qui n’ont pas de toit, 
afin de recevoir du Christ le grand amour.

Seigneur, comme la Samaritaine, je me tiens au bord du puits tout près des eaux profondes,
là où Tu demeures sans que j’en aie toujours conscience.
Je puise, je veille, j’espère et j’attends Ta venue dans l’ordinaire des jours.
Alors, des profondeurs où j’ai puisé, crié vers Toi, tant désiré,
j’ai vu la source devenir un fleuve d’eau vive.
Ce filet d’eau plein d’espérance, entretenu jour après jour dans l’ordinaire du temps,
s’est révélé Promesse de vie éternelle : et voici qu’au pays de la soif, l’eau a jailli et se répand.
Oui, Seigneur, tout en moi exulte et renaît à ta venue, si imprévue qu’elle me surprend.
Veille mon âme, au bord du puits, le Seigneur t’attend et te dit ’’Donne-moi à boire’’.

Je vous salue Marie, Pleine de grâce, Le Seigneur est avec vous,
Vous êtes bénie entre toutes les femmes Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous, Pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen

Psaume 50

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.
Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.
Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.
Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.
Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.
Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.
Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.
Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.
Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé.
Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

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