DIMANCHE 2 NOVEMBRE - COMMEMORATION DE TOUS LES FIDELES DEFUNTS
La première célébration s’est vécue dans la joie ; la seconde est plus en lien avec les souvenirs envers ceux que nous avons aimés.
DIMANCHE 2 NOVEMBRE - COMMÉMORATION DE TOUS LES FIDÈLES DÉFUNTS
10h00 - MESSE À LA BASILIQUE (Célébrant : Abbé Pierre Bergier)
10h30 - Messe à Champlitte (Célébrant : Abbé Etienne Fétel)
10h30 - Messe à Pesmes (Célébrant : Abbé Jean Kita)

QUE COMMÉMORE-T-ON LE JOUR DE PRIÈRE DES DÉFUNTS ?
Dans la lumière de la Toussaint, la journée du 2 novembre est pour les chrétiens l’occasion d’affirmer et de vivre l’espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ. C’est bien pour signifier cela, qu’à l’occasion de ces célébrations, un grand nombre de personnes se rendent dans les cimetières pour honorer leurs proches disparus et fleurir leur tombe.
La conviction que les vivants ont à prier pour les morts s’est établie dès les premiers temps du christianisme. L’idée d’une journée spéciale de prière pour les défunts dans le prolongement de la Toussaint a vu le jour dès avant le Xe siècle. Le lien ainsi établi avec la fête de tous les saints répond à une vue cohérente : le 1er novembre, les catholiques célèbrent dans l’allégresse la fête de tous les saints ; le lendemain, ils prient plus généralement pour tous ceux qui sont morts.
Par ce jour consacré aux défunts, l’Église signifie aussi que la mort est une réalité qu’il est nécessaire et possible d’assumer puisqu’elle est un passage à la suite du Christ ressuscité.
Dans la lumière de la Toussaint, cette journée est pour les chrétiens l’occasion d’affirmer et de vivre l’espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ.
Source : Eglise catholique en France
Interview de Don Paul Denizot, recteur du Sanctuaire Notre-Dame de Montligeon,
qui nous rappelle la signification et l'importance de la fête du 2 novembre, au lendemain de la Toussaint.
LES MOTS PRÉCIEUX
Édito Prions en Église, Sylvain Gasser, Prêtre assomptionniste, Novembre 2023
La mort d'un proche nous laisse sans répit ni repos. Désemparés. Sans consolation possible. Elle nous laisse sans mots. Ceux-ci nous semblent dérisoires et vains. Et, en même temps, tellement nécessaires. Sans eux, la mort devient tout à fait inhumaine. Quand ils manquent, il nous est bon d'emprunter ceux des autres : il arrive qu'ils sonnent juste et parlent pour nous. Mots sensibles des amis, mots intimes des proches, mots étonnants d'un inconnu.
Ces mots de réconfort sont des compagnons de silence et de solitude. Des compagnons de voyage aussi, invitant à lever les yeux vers le paysage qui défile à la fenêtre, ou vers le ciel resté ouvert. Ils ne sont pas à garder pour soi mais à offrir à qui affronte la maladie ou le départ d'un proche, à lire à haute voix dans l'intimité d'une rencontre ou lors de funérailles. Ils vont de l'étonnement d'être là, de l'interrogation sur le mystère de la vie, de l'effroi au relèvement espéré. Écoutons-les. Ils ouvrent à la prière, puisent aux sagesses et aux spiritualités d'ailleurs. Ils marquent les temps d'une vie humaine confrontée à la mort. Les rythmes d'une traversée
____________________________________________
ÉVANGILE | Jean 14, 1-6
« Je pars vous préparer une place. »
La foule décrite par Jean dans le livre de l’Apocalypse est immense, mais elle n’est pas anonyme. Lorsque Jésus se présente comme le Bon Pasteur, il affirme connaître chacune de ses brebis par son nom. La relation personnelle que chacun de nous entretient avec le Seigneur se poursuivra dans le royaume de Dieu. La place que Jésus nous promet n’est pas interchangeable : chacun sera accueilli dans son être profond et avec tout ce qui a constitué son existence terrestre, et tout cela sera transfiguré, c’est-à-dire habité par la présence lumineuse du Christ qui nous conduit vers la vie.
ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN (14, 1-6)
« Dans la maison du Père, il y a de nombreuses demeures »
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place”? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Marie-Caroline Bustarret, théologienne, enseignante aux facultés Loyola Paris, Prions en Eglise, 2.11.2025
LA MORT N'EXISTE PLUS
En ce jour de « commémoration des fidèles défunts », plus communément connu sous le terme de « jour des morts », nous faisons mémoire de ceux qui nous précèdent dans la mort, nous prions pour eux et leur demandons d’intercéder pour nous. En nous proposant ainsi d’entrer dans cet échange de prières qui nous relie aux défunts, la liturgie nous rappelle que notre Dieu n’est pas le Dieu des morts mais bien le Dieu des vivants, ainsi que l’affirme Jésus lui-même dans l’évangile de Matthieu. Si nous pouvons prier les uns pour les autres par-delà les frontières de la mort c’est précisément parce que nous portons la foi que, au-delà de la mort, c’est la vie et les vivants qui nous attendent. S’adressant à ses disciples dans le discours dont nous lisons un extrait aujourd’hui, Jésus tient des paroles qui incarnent cette foi. Il fait aussi résonner celles prononcées quelques siècles plus tôt par le prophète Isaïe. Isaïe annonçait la fin du deuil, des larmes et des humiliations, il avait même l’audace inouïe d’affirmer que Dieu fera disparaître la mort pour toujours. Nous, chrétiens qui lisons ces lignes, nous croyons qu’en Jésus la mort « a disparu », qu’en lui les larmes sont essuyées et qu’en lui la vie nous est donnée dès aujourd’hui et qu’elle ne nous sera pas retirée. Car l’Évangile nous apprend que la mort n’a pas eu le dernier mot, que Jésus est vivant et qu’il réserve une place pour chacun de nous auprès de lui dans le royaume du Père.

INTENTIONS DE PRIERE (Missel du dimanche)
Dieu non pas des morts mais des vivants, entends nos prières :
- Nous te confions nos proches qui sont décédés, tous ceux et celles que nous avons aimés et connus de près ou de loin, les morts de nos familles et de notre communauté ;
- Nous te confions les défunts morts dans l’anonymat, tous ceux qui meurent seuls, abandonnés, qui meurent dans la rue, ceux pour qui personne ne prie ;
- Nous te confions les victimes des guerres, les victimes de mort violente, les victimes du terrorisme, les victimes des catastrophes naturelles et celles des accidents de la route, leurs enfants et leurs parents ;
- Nous te confions les mourants et ceux qui les assistent, ceux qui meurent seuls ;
- Nous te confions celles et ceux qui n'ont aucune espérance devant la mort ;.
- Nous te prions pour nous-mêmes qui éprouvons des difficultés à vivre la séparation de ceux que nous aimons, apprends-nous à cheminer et grandir dans l’espérance de la Résurrection
Invités à célébrer ceux qui nous ont quittés. Ils sont nombreux les bienheureux !

La grande et triste erreur de quelques-uns, c'est de s'imaginer que ceux que la mort emporte nous quittent : ils ne nous quittent pas, ils restent. Où sont-ils ? Dans l'ombre ? Oh non, c'est nous qui sommes dans l'ombre. Eux, sont à côté de nous, sous le voile, plus présents que jamais. Nous ne les voyons pas, parce que le nuage obscur nous enveloppe, mais eux nous voient. Ils tiennent leurs beaux yeux pleins de lumière arrêtés sur nos yeux pleins de larmes. Ȏ consolation ineffable, les morts sont des invisibles, ce ne sont pas des absents.
J'ai souvent pensé à ce qui pourrait le mieux consoler ceux qui pleurent.
Voici : c'est la foi en cette présence réelle et ininterrompue de nos morts chéris ; c'est l'intuition claire, pénétrante, que, par la mort, ils ne sont ni éteints, ni éloignés, ni même absents, mais vivants près de nous, heureux, transfigurés, et n'ayant perdu, dans ce changement glorieux, ni une délicatesse de leur âme, ni une tendresse de leur cœur, ni une préférence de leur amour, mais ayant au contraire, dans ces profonds et doux sentiments, grandis de cent coudées. La mort, pour les bons, est la montée éblouissante dans la lumière, dans la puissance et dans l'amour.
Monseigneur Bougeaud, évêque d'Angers.
___________________________________________________
La mort de ceux qu'on aime, cela nous semble toujours injuste.
Un arbre est déraciné sous lequel on aimait vivre...
Croire c'est vouloir vivre ! Vivre jusqu'au bout de la mort !
Croire, c'est croire en la vie et donner la vie, c'est combattre la mort !
Car la vie doit chasser la mort.
Il faut que l'homme apprenne à voir la mort comme un moment de la vie.
Être fidèle à ceux qui sont morts, ce n'est pas s'enfermer dans sa douleur.
Il faut continuer de creuser son sillon : droit et profond, comme ils l'auraient fait eux-mêmes... comme on l'aurait fait avec eux, pour eux.
Être fidèle à ceux qui sont morts, c'est vivre comme ils auraient vécu... et les faire vivre en nous... et transmettre leur visage, leur voix, leur message aux autres, à un enfant, à un frère, à une sœur, à un ami, ou à des inconnus, aux autres quels qu'ils soient.
Et la vie tronquée des disparus, alors, germera sans fin.
Quand la mort frappe, les êtres qu'elle abat continuent à vivre dans le souvenir de ceux et celles qui demeurent. Ils vivent encore,
parce que l'univers est une éternité qui se transforme. Et l'homme est une parcelle de cet univers. Comme l'univers, il se transforme.
Sa mort, ce point où la vie éclate, est un passage.
Car la vie est éternelle... et la mort n'est que la fin d'une forme de la vie.
Martin Gray (Le livre de la vie)
_______________________________________________
« De la Vie éternelle, je ne sais pas grand-chose … »
« De la Vie éternelle, je ne sais pas grand-chose, sinon que plus jamais l'homme ne sera loup pour l'homme. L'homme plus jamais n'accablera, ne jugera, n'humiliera son frère ; l'Absolu rassasiant notre coeur, nous verrons partout ses reflets.
De la Vie à venir, je ne sais pas grand-chose, sinon que notre corps ne saura plus gémir. Plus jamais cette angoisse qui nous étreint à la gorge. Les longues nuits avec ces cruels souvenirs de trop de grands bonheurs perdus, les nuits qui n'en finissent pas... Dieu essuiera toute larme de leurs yeux…, de mort, il n'y en aura plus…, car l'Ancien monde s'en est allé.
De la Vie qui viendra, je ne sais pas grand-chose, sinon que la douceur aura gagné sur la violence. Le fort n'écrasera plus le faible... Il n'y aura plus de faibles ! Les hommes se déclareront la Paix. « L'enfant jouera sur le trou du cobra ». Chacun s'enchantera de la différence de l'autre, les parcelles de vérité, comme un puzzle achevé, seront réconciliées. Les grandes eaux ne pourront éteindre l'Amour, ni les fleuves le submerger.
De la Vie qui t'attend, je ne sais qu'une chose... Dieu sera tout, en tous ; l'Amour sera tout pour chacun. L'homme aura retrouvé la passerelle qui mène au coeur de son frère et qui a nom Esprit Saint.
Et cette joie, nul, jamais ne pourra la ravir. Amen. »
Père Stan Rougier
"Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m’a envoyé.
Or, la volonté du Père qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés,
mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
Car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle ;
et moi, je les ressusciterai au dernier jour." (Jean 6, 37-40)




