DIMANCHE 15 JUIN - LA SAINTE TRINITE — Paroisse de Gray

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DIMANCHE 15 JUIN - LA SAINTE TRINITE

Le dimanche après la Pentecôte, l’Église catholique fête la Sainte Trinité.
On fête la réalité mystérieuse d’un seul Dieu dans l’unité d’amour de trois personnes distinctes, égales et indivisibles, le Père, le Fils, l’Esprit.

DIMANCHE 15 JUIN - 10h00 - MESSE - BASILIQUE 
(Messe à 10h30 à Arc-lès-Gray -1ère communion et profession de foi et à Pesmes)

Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.
Lorsque nous faisons le signe de croix, nous nous rappelons que Dieu est à la fois Père, Fils et Esprit Saint. Le Père a envoyé son Fils dans le monde. Mort et ressuscité, Jésus ne nous laisse pas orphelins. Il nous envoie l’Esprit de son Père. Avec joie, remercions Dieu de nous avoir donné le bonheur de le connaître et de marcher sur ses traces

« Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
Dieu est Trinité, il est Père, Fils et Esprit Saint. Dieu n’est pas un bloc de marbre, il est amour. Un amour qui circule entre le Père, le Fils venu sur terre et leur Esprit de force et de consolation. Cet amour déborde et s’adresse à la Création entière. Aujourd’hui, laissons-nous aimer par la Trinité et rayonnons de son amour;

(Prions en Église)

Qu'est ce que la Trinité ?

Les chrétiens sont baptisés « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Quand ils commencent leur prière, ils se marquent du signe de la croix sur le front, le cœur et les épaules en invoquant Dieu : Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit : c’est la Trinité.

L’homme n’est pas capable d’imaginer un Dieu unique qui existe en trois personnes. C’est Dieu qui nous a révélé ce mystère de son amour par l’envoi de son Fils et du Saint-Esprit. Jésus nous a révélé que Dieu est « Père », en nous montrant d’une façon unique et originale, que Lui-même n’existe que par son Père. Jésus est un seul Dieu avec le Père. Jésus a promis à ses apôtres – les douze hommes qu’Il a choisis et envoyés – le don de l’Esprit Saint. Il sera avec eux et en eux pour les instruire et les conduire « vers la vérité tout entière » (Jean 16, 13). Ainsi, Jésus nous le fait connaître comme une autre personne divine.

La Trinité est Une : nous ne croyons pas en trois dieux, mais en un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Chacune des trois personnes est Dieu tout entier. Chacune des trois personnes n’existe qu’en union avec les deux autres dans une parfaite relation d’amour. Ainsi toute l’œuvre de Dieu est l’œuvre commune des trois personnes et toute notre vie de chrétiens est une communion avec chacune des trois personnes.

(Source : Petit guide de la foi, Mgr Vingt-Trois, éd. le Sénevé).

 

 

" L'esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître." Jean 16-15

CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE

Pour nous présenter la Trinité, les lectures de ce jour montrent que Dieu se révèle non pas de manière abstraite avec des définitions théologiques, mais à travers ses actions en faveur des hommes. On découvre ainsi qu’il n’est pas un Dieu caché mais plutôt quelqu’un qui se communique à ceux qu’il a choisis. Par son Esprit, il demeure au plus profond de l’homme pour agir avec lui. En s’incarnant, Dieu s’est fait le plus proche de nous, cela même après l’Ascension qui marque l’entrée du Christ dans la gloire du Père. C'est lui qui nous rassemble aujourd'hui : louons-le d'une seule voix !

PREMIERE LECTURE | Proverbes 8, 22-31
​La Sagesse a été conçue avant l’apparition de la terre 

Lecture du livre des Proverbes (8, 22-31)
Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu : « Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours. Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre. « Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes. Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée, avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les éléments primitifs du monde. « Quand il établissait les cieux, j’étais là, quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme, qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l’abîme, quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre. Et moi, je grandissais à ses côtés. « Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment, jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes. » – Parole du Seigneur. 

Cet extrait du Livre des Proverbes atteint des niveaux théologiques qui figureraient avantageusement dans le Nouveau Testament. La Sagesse est décrite comme le sera plus tard le Verbe dans le prologue de saint Jean. Elle est « première » des œuvres de Dieu, formée par lui « dès le commencement, avant l’apparition de la terre ». Sagesse « enfantée », elle « grandit à ses côtés » pour le plus grand bonheur de Dieu et aussi pour celui des « fils des hommes ». On ne parle donc pas ici d’une sagesse théorique, intellectuelle, mais bien d’une Sagesse qui donne lumière, sens, et beauté à l’œuvre créatrice de Dieu.

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PSAUME | 8
Ô Seigneur, notre Dieu, qu’il est grand, ton nom, par toute la terre !

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas,
qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds.
Les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux. 

Le psalmiste s’extasie devant la grandeur du nom de Dieu, devant l’immensité de l’univers et la diversité des animaux qui en font partie. Il reconnaît, dans un premier temps, que l’homme est une si infime partie de l’univers que Dieu pourrait peut-être ne pas s’en soucier. Mais c’est tout le contraire qui est vrai. Dieu l’a couronné « de gloire et d’honneur » et lui a confié ses propres œuvres. Quand on prie ce psaume, comment ne pas s’inspirer de l’antienne d’ouverture et ajouter en conclusion : « Qu’il est grand le nom de l’homme et grande sa mission dans l’univers ! »

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DEUXIÈME LECTURE | Romains 5, 1-5
Vers Dieu par le Christ dans l’amour répandu par l'Esprit


Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (5, 1-5)
Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance; la persévérance produit la vertu éprouvée; la vertu éprouvée produit l’espérance; et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. – Parole du Seigneur.

Le concept même de Trinité sera approfondi dans les écrits des Pères apostoliques. Mais on décèle déjà chez saint Paul une conception dynamique des attributions au Père, au Fils et à l’Esprit qui se complètent admirablement. L’expérience de la Trinité se fait à l’enseigne des vertus théologales. Selon l’Apôtre, nous sommes justifiés et pacifiés avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ (la foi). Et c’est par l’Esprit Saint que « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs » (la charité). Paul, enfin, qui s’y connaît en matière de détresse, évoque la persévérance qui mène à une « espérance qui ne déçoit pas » et qui est au confluent de la foi et de la charité.

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ÉVANGILE | Jean 16, 12-15
« Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître »


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (16, 12-15)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

Dans son grand discours d’adieu aux disciples, durant la Cène, Jésus a dû répondre à plusieurs de leurs questions : notamment à celles de Pierre, Thomas et Philippe. Ceux-ci ont beau avoir accompagné Jésus dans ses prédications itinérantes, ils n’ont pas encore tout appris, ni tout compris. Mais Jésus promet de leur envoyer « l’Esprit de vérité [qui les] conduira dans la vérité tout entière ». C’est lui, en effet, qui continuera à les instruire et qui donnera à Marc, Matthieu, Luc et Jean le goût et les mots pour écrire, chacun à sa manière, l’Évangile de Jésus Christ. Et c’est ce même Esprit qui instruira les premières communautés chrétiennes par les lettres apostoliques. Ces évangiles et ces lettres, ainsi que l’Apocalypse, sont le corpus qui nous aide à reconnaître l’œuvre du Dieu trinitaire.

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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Anne Da, xavière, Prions en Eglise, juin 2025

TROIS FONT UN

Avant les siècles, dès le commencement, depuis toujours, une présence, une communion : le Seigneur m’a faite pour lui. La lecture des Proverbes fait résonner une réalité que nous ne pouvons saisir mais seulement appréhender par grâce. La figure de la Sagesse esquissée renvoie au Dieu, au-delà de tout créé, que nous ne pouvons qu’appeler « l’Inconnaissable ».  L’union profonde entre le Seigneur créateur et la Sagesse se dit en termes d’une présence. « J’étais là […], je grandissais à ses côtés […], je faisais ses délices jour après jour […] trouvant mes délices avec les fils des hommes. » Une présence ouverte au créé, à l’amitié avec l’humanité. Cette figure de la Sagesse, nous la voyons prendre corps en Jésus Fils de Dieu dans les écrits du Nouveau Testament. Lui qui grandissait en sagesse et en grâce au cœur des siens à Nazareth. Lui qui livre sa vie, aimant jusqu’à l’extrême, pour rassembler tous les fils et filles de Dieu que nous sommes et les présenter au Père pour sa gloire. Lui qui a promis d’être avec nous chaque jour pour toujours, au cœur de notre quotidien. Conduits par l’Esprit, nous sommes peu à peu introduits dans une connaissance intérieure du Christ Jésus pour partager avec lui, par lui et en lui une communion intime avec le Père. Père, Fils, Esprit, trois personnes distinctes en un Dieu unique : mystère de notre foi, source de notre joie, grâce d’une espérance qui ne déçoit pas.

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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Vincent Leclercq, prêtre assomptionniste, Prions en Église

LA TRINITÉ DANS NOS VIES 

La Trinité nous oblige à lever les yeux. Sans que nos pieds ne quittent la terre, portons notre regard vers l’horizon de nos vies. Un jour, un père du désert montre une fleur à ses disciples et demande à chacun de réagir. Le premier prononce un discours sur la fleur. Le deuxième lui dédie un poème. Le troisième définit sa nature et son espèce. Le dernier se contenta de l’admirer en gardant le silence. La Trinité ne s’arrête pas à ce que l’on peut dire ou penser d’elle. Elle nous offre de recevoir le Père et ses commandements comme un guide, de marcher avec le Fils qui nous accompagne comme un frère et d’être les témoins de son amour dans la force que donne l’Esprit Saint. La Trinité nous révèle qui est Dieu. Mais elle façonne aussi notre vie chrétienne. Depuis que le Fils a rejoint le Père, l’absence ou le manque sont parfois notre manière d’expérimenter sa présence. Pourtant, notre Dieu n’est pas un Dieu distant. « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre » (Dt 4, 39). Il se donne à nous par sa parole, dans les sacrements, les rencontres ou les événements de nos journées. Notre place est dans le cœur de Dieu et nous pouvons y chercher le sens de notre existence à chaque instant. Nous sommes le cadeau que le Père a confié au Fils et ce que le Fils offre de plus précieux au Père. La Trinité nous permet de nous émerveiller de Dieu.

 

UNE PRIÈRE de Lise-Hudon-Bonin
QU'EN NOUS TU DEMEURES, SEIGNEUR

Dieu Amour, toi la source de toute vie, tu nous donnes de t'appeler Père et tu fais de ton Fils notre frère.
Tu es patience et tendresse.
Tu es miséricorde.
Qu'en nous demeure ton amour.
Dieu Amour, tu es le Fils de Doei, reflet du Père.
Tu es Évangile. Tu es le sens de nos jours et l'espérance du monde.
Qu'en nous demeure ta grâce.
Dieu Amour, tu es l'Esprit qui ouvre nos coeurs.
Tu es notre force.
Tu es notre souffle.
Tu suscites en nous l'unité et la compassion.
Qu'en nous demeure ta communion.

Lire encore ...

C'EST QUOI DIEU ?
«C’est quoi, Dieu ? », se demande Chloé, 5 ans, à l’issue des obsèques de sa mamie Alice. Comment lui dire que Dieu, c’est d’abord quelqu’un ? Quelqu’un de vivant, qui aime les gens, qui fait des choses, qui reste là tout près de nous. Dieu parle et écoute, il regarde et se laisse voir, il se tait parfois mais il est toujours là. Parce que Dieu existe avant tout, même avant l’apparition de la terre, comme le rappelle l’auteur du livre des Proverbes. Que de ses doigts, il a fait le ciel, la lune, les étoiles et tous les animaux. Qu’il nous a donné une place privilégiée dans sa création. Que tout cela était bon, comme le chante le psaume. Dieu est grand mais pas écrasant. Fort, mais pas violent. À un moment de l’histoire, il a dit : « Voici mon Fils », et nous en avons conclu qu’il était Père. Son Fils, Jésus, nous a appris à l’aimer comme notre Père en nous faisant cadeau de l’Esprit Saint. Et ainsi, nous nous sommes tous et toutes reconnus frères et sœurs. Mais au fond, Dieu, personne ne l’a jamais vu. Il reste un grand mystère. Pour le connaître, notre cerveau, nos concepts et nos discours ne suffisent pas. Car sans l’Esprit de vérité, comme le qualifie Jésus lors de son adieu aux disciples, toute spéculation intellectuelle serait vaine. Il n’y a que la foi qui peut nous ouvrir à la connaissance de Dieu. La foi. Elle est un don. Elle est aussi une volonté.
(Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église)

DIEU EN APPROCHE
Qui donc est Dieu ? Certainement pas une idée ni une théorie, pas un concept ni un principe mais quelqu’un qui vient à nous. À la lumière de Pâques et avec le dynamisme de la Pentecôte, Dieu apparaît Père, Fils et Esprit. En cette fête, nous contemplons ce mystère : Dieu se révèle. Tout l’Ancien ­Testament témoigne d’un dévoilement progressif de Dieu. Son peuple ne cesse de raconter ses exploits depuis le temps de la Création. Dieu est l’unique, il se découvre dans l’histoire. Dieu parle, donne la vie, souffle, veille, sauve. Avec le Christ, la révélation arrive à son apogée. Il est le Fils unique du Père qui répand l’Esprit sur l’univers. Depuis, chacune et chacun de nous est reconnu fille et fils de Dieu.
Toutes ces considérations sont imparfaites tellement nous avons besoin d’images pour parler de Dieu. D’où l’intérêt de nous approprier pour nous-mêmes le mystère de ce Dieu qui s’approche. La première source reste l’Écriture, lue, priée et approfondie avec d’autres. Elle nous donne les mots « des ­anciens » pour rendre compte d’une expérience spirituelle et pascale. Nous comptons aussi sur la pensée des théologiens d’hier et d’aujourd’hui pour nourrir et éclairer notre intelligence. Notons que sans la pratique de la prière, des sacrements, de la charité, du service des autres, notre relation à Dieu risque de rester « lettre morte ». Or c’est pour nous donner la vie que Dieu ne cesse de nous approcher.
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AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU SAINT ESPRIT
En envoyant les Onze baptiser « au nom » (un singulier) « du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (trois personnes), Jésus leur révèle qui est Dieu : une unité d’essence et une trinité de personnes. Autant dire qu’ils auront à transmettre que le Dieu Un est une communion d’amour. Le Ressuscité signifie aussi à ses disciples que le salut de l’humanité est l’œuvre conjointe de la Trinité. Nicolas Cabasilas, un théologien orthodoxe du XIVe siècle, précise : « Chacune des personnes divines y apporte sa contribution particulière. Le Père se réconcilia avec nous, le Fils opéra la réconciliation, et le Saint-Esprit fut le don accordé à ceux qui étaient devenus les amis de Dieu. » Et cette révélation, le Christ l’a faite à des hommes simples dont il connaissait les limites mais qui l’ont vu prier le Père et ont fait l’expérience de ­l’Esprit en cheminant à ses côtés.

S’ouvrir à ce mystère de Dieu communion d’amour suppose donc de passer du temps avec Jésus, de le regarder prier et agir. Cela suppose également de descendre au plus intime de notre être pour y faire l’expérience de l’Esprit qui nous donne de pouvoir confesser que Jésus est Seigneur (1 Co 12, 3), nous rend libres et nous pousse à crier vers le Père en l’appelant : « Abba ! » (Rm 8, 15). Ne nous étonnons pas toutefois si nous nous heurtons à une réalité qui nous échappe sans cesse, mais dont nous pouvons pressentir la présence offerte (Ps 45 [46), l’amour donné. Saint Augustin lui-même (IVe siècle) n’a-t-il pas écrit : « Quand on cherche ce que sont les Trois, la parole humaine souffre de l’indigence la plus totale. On a dit cependant : trois personnes, non pour exprimer cette réalité, mais pour ne pas garder le silence » (De la Trinité V) ? Oui, Dieu n’est pas à notre mesure, mais n’est-ce pas cela qui fait notre joie ?
Le temps de la prière
« Ô Trinité sans division, ô Unité sans confusion, ô Lumière en trois Personnes : Père, Fils, et Saint-Esprit », nous t’adorons. (Syméon le Nouveau Théologien) 

Sœur Emmanuelle Billoteau, ermite (Prions en Eglise)

 

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