DIMANCHE 23 NOVEMBRE - LES CENT ANS de la FÊTE du CHRIST ROI DE L'UNIVERS — Paroisse de Gray

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DIMANCHE 23 NOVEMBRE - LES CENT ANS de la FÊTE du CHRIST ROI DE L'UNIVERS

La fête du Christ Roi a été créée en 1925 par le pape Pie XI dans le but d’affirmer la royauté du Christ.
Elle a pris un sens différent avec la réforme du calendrier liturgique demandée par le Concile du Vatican II.
Elle n’est plus le dernier dimanche d’octobre, mais le dernier dimanche de l’année liturgique : elle devient ainsi comme le couronnement de l’année liturgique. Elle porte le titre de Solennité du Christ Roi de l’Univers.

L'année liturgique commence avec l'Avent
et se termine par la fête du Christ, roi de l'univers
 

"La Royauté du Christ, c'est le contraire de l'exercice du pouvoir.
C'est le service, c'est le don de soi jusqu'à la mort."
(Père Marcel Domergue, jésuite)

Photo ci-dessus : Christ Roi, Swiebodzin - Pologne

DIMANCHE 2 NOVEMBRE - MESSE À LA BASILIQUE À 10h00 : Célébrant : Abbé Pierre Bergier
(Messe à 10h30 à Autrey-lès-Gray - Célébrant : abbé Jean Kita et à Valay : abbé Etienne Fétel)
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La fête du Christ Roi a été créée en 1925 par le pape Pie XI dans le but d’affirmer la royauté du Christ. Elle a pris un sens différent avec la réforme du calendrier liturgique demandée par le Concile du Vatican II.
Elle n’est plus le dernier dimanche d’octobre, mais le dernier dimanche de l’année liturgique : elle devient ainsi comme le couronnement de l’année liturgique. Elle porte le titre de Solennité du Christ Roi de l’Univers.

Elle se trouve enrichie de lectures qui explicitent le sens et l’objet de la célébration. Elle nous donne l’occasion de revenir sur l’année écoulée pour nous demander si et comment le Christ a mieux régné dans nos vies et nous relance pour une nouvelle année.

En cette fête, la liturgie nous donne de contempler Jésus en croix exerçant sa royauté au profit du bon larron qui l’implore. Jésus, fils de David, est venu apporter la paix. « Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature et le premier-né d’entre les morts ». Il a en tout la primauté, car il a voulu tout réconcilier en faisant la paix par le sang de la croix. « Le Seigneur est Roi », chante le psalmiste. Il donne son pouvoir à un Fils d’homme, dit le prophète Daniel. Jésus Christ est le souverain de la terre, proclame le visionnaire de l’Apocalypse. « Ma royauté ne vient pas de ce monde », dit Jésus dans l’Evangile de Jean.

En ce jour, adorons le Christ, Roi de l’Univers, venu rendre témoignage à la vérité. Rendons grâce avec toute la Création pour toutes les facettes de son mystère qu’Il nous a laissé découvrir au long de l’année liturgique. Demandons-Lui pardon de ne pas l’avoir assez mis au centre de nos existences au long de l’année écoulée. Et donnons-nous à Lui pour que l’année qui s’ouvre nous aide à reconnaître sa puissance et le glorifier sans fin.

Source : Diocèse d'Annecy

Sa royauté n’est ni dans les paillettes, ni dans la soif de pouvoir.
Alors qu’il endure l’épreuve de la Croix, sa tendresse ineffable rejoint l’un des deux larrons eux aussi condamnés. Voilà où réside la grandeur d’un roi : dans le souci de ses sujets, surtout des plus pauvres, des plus fragiles, des plus éloignés des chemins de la vie. (Prions en Église)

JÉSUS EST ROI.
Il n'est pas roi de pacotille, alourdi de brillantes couronnes,
mais ce Roi qui se fait proche de tous les hommes, qui vient consoler les inquiets, les blessés de la vie, les égarés.
Même en proie à l'horreur de la crucifixion, Jésus poursuit sa mission de Roi, de compassion et de salut.
Lorsque tout semble perdu, il continue à souffler l'espérance et la vie
(Prions en Église)

Le Christ, Roi de l’univers, un roi sans arme ni armure, sans sceptre ni couronne !

Un roi serviteur et rassembleur.
Le « roi » que nous célébrons n’a pas grand-chose de commun avec les puissants de ce monde …
Sa royauté est de l’ordre de l’amour. La Parole nous présente les traits de ce « Roi de l’univers ».
Il est « bon berger », pasteur prenant soin des brebis, celui qui nous fait revivre et nous guide. Il est le petit, le pauvre, l’étranger à aimer, le visage du Dieu Amour venu nous apprendre à aimer.

 

COMPRENDRE LA FÊTE DU CHRIST ROI

Chrétiens du vingt-et-unième siècle, démocrates et républicains pour la plupart,
nous sommes tentés de trouver le titre de Christ Roi désuet et dépassé ! Quel sens peut-il avoir aujourd'hui ?

Une étrange royauté
Elle se démarque des modèles humains passés ou présents... D’ailleurs, Jésus n'a jamais revendiqué le titre de roi terrestre : "Ma royauté ne vient pas de ce monde". Il est venu pour servir, non pour être servi. A Pilate qui le presse de questions, Jésus répond : "Tu l'as dit, je suis roi..." en précisant naturellement de quelle manière, ce qui ne fait qu'accroître la perplexité du procurateur.
L'évangéliste Jean nous fait percevoir l'aspect paradoxal de cette royauté du Christ en présentant les événements de la Passion comme un cérémonial inédit d'investiture. Jésus est revêtu d'un manteau de pourpre ; il est couronné d'épines et assis sur une estrade. La croix est le lieu de l'élévation où Jésus "attire tous les hommes à lui" (Jean 12, 32).
Quelle tentation dangereuse pour l’Église de tous les temps de se compromettre avec le pouvoir politique pour mieux promouvoir le règne de la religion !
Un royaume de fils
Le Royaume du Christ ne "vient pas de ce monde", mais il est au cœur de ce monde. C'est le Royaume de l'intériorité : "Le règne de Dieu est parmi vous" (Luc 17, 21). Ce Royaume n'est pas habité par des sujets, des soldats, des fonctionnaires et une cour, mais par des fils.
Les "fils du Royaume", ainsi que Jésus les nomme, sont ceux qui cherchent la vérité, ceux qui prennent son chemin, les bénis du Père proches de leurs frères. C'est un "royaume d'amour, de justice et de paix", comme le dit la préface eucharistique.
Un peuple de frères
La porte du Royaume s'ouvre pour nous dans le baptême et les sacrements. Mais l'entrée effective n'est pas à chercher seulement dans nos églises ou dans le secret de notre prière. Elle s'opère aussi dans le concret de notre vie, dans le vif de notre actualité traversée par ses misères et ses espoirs.
Le Royaume est présent et en construction dans chaque écoute patiente, chaque sourire encourageant, chaque fardeau partagé, chaque regard respectueux et aimant, chaque geste de paix et de réconciliation... Le passeport en est l'amour et le service au nom du Seigneur Jésus. Nous sommes les ambassadeurs de ce Royaume...
Le trésor du Royaume, ce sont les pauvres et les humbles ; ce sont tous les êtres humains pour lesquels le Christ Jésus est venu servir et donner sa vie.

Source : La Croix - Croire

Lire aussi

LE CHRIST ROI ! QUEL TITRE !
Nous voici au dernier dimanche de l’année liturgique et l’Église veut nous faire entrer dans un monde nouveau où le Crucifié devient la porte d’entrée. Oui, entrons dans l’action de grâce en achevant cette année liturgique. Pourtant, elle n’a pas été des plus simples : Covid-19, isolement, peur de la maladie, réalité d’une guerre imprévisible à la frontière de l’Europe, inquiétudes sur le lendemain sous toutes ses formes… est-ce bien terminé ? Les repères peuvent nous manquer. Les titres que l’on se donne nous interrogent : président, majesté, altesse, ­directeur et autres appellations qui veulent marquer les relations, les hiérarchies et les pouvoir de notre monde. La fête du Christ Roi est tout autre, elle nous remet dans notre citoyenneté. Dès le baptême, nous avons été marqués du signe de la croix sur notre front et avons été incorporés au Christ. Ses symboles n’ont rien à voir avec les insignes du pouvoir et des reconnaissances mondaines. Ils sont humilité, attention aux petits et aux pauvres, pardon et don de soi jusqu’au don de sa vie. Dans l’abandon du Christ, il y a un monde nouveau qui naît, de nouvelles relations où la fraternité prend corps en Dieu, en lui le Fils du Père. Terre nouvelle, monde nouveau, ce n’est pas simplement un chant liturgique, c’est une réalité que nous offre le Christ Roi : participer à sa prière et son don total au Père pour le salut du monde et de tous les hommes. Oui, Père, par ton Fils, Christ Roi, que ton règne vienne sur la terre comme au Ciel !
Pierre-Yves Pecqueux, eudiste (Prions en Église)

« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume »

ÉVANGILE de Jésus Christ selon saint Luc (23, 35-43)
En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu! Tu es pourtant un condamné, toi aussi! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

En ce dernier dimanche de l’année liturgique qui, de surcroît, est une solennité, on sera peut-être surpris de retrouver une page qui porte sur la crucifixion de Jésus. Il y a là un certain paradoxe : Jésus est traité comme un malfaiteur, et il est objet de dérision de la part du peuple, de leurs chefs et des soldats romains. Pourtant, ce sont ces derniers qui ont placé l’inscription « Jésus, le Nazaréen, roi des Juifs ». Comment un condamné à mort pourrait-il être roi et que pourrait donc être son royaume ? Eh bien, seul un malfaiteur sait pressentir ce royaume de grâce, de pardon, de paix et de salut, et obtient l’assurance d’en faire partie le jour même : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » C’est la promesse que Jésus, Roi des rois, offre à tous ceux et celles qui annoncent et mettent en pratique son Évangile et qui travaillent ici-bas à la construction de son royaume.

COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Anne Da, xavière, Prions en Église, Novembre 2025

LE ROI SACRIFIÉ

«Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » La parole de dérision des soldats fait écho à celle des chefs : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! ». Ces provocations, relayées par le malfaiteur, résonnent comme l’ultime tentative de soumettre le Seigneur Jésus : « Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » En deux versets, par trois fois, Jésus est provoqué à se sauver par lui-même. Ultime tentation que Jésus refuse par le silence, lui qui dépend entièrement de son Père. L’offrande de sa vie par amour révèle un roi qui ne cherche pas à se sauver lui-même mais à sauver un peuple de pécheurs. L’écriteau l’atteste en désignant le Crucifié comme « le Roi des Juifs ». Le Bon Larron qui se reconnaît pécheur indigne sollicite la miséricorde du Seigneur : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » La gloire de Jésus se dit en termes de salut, par un amour qui va jusqu’à être totalement dépossédé de soi pour accueillir le Bon Larron dès aujourd’hui avec lui dans le Royaume. Jésus est solidaire de son peuple. Le Bon Larron devient ainsi par grâce celui qui, le premier, entre par la porte du Royaume qu’est Jésus Christ. Il témoigne de la miséricorde en actes offerte par le Christ Roi de l’univers. En ce temps de célébration du jubilé, puissions-nous être renouvelés dans l’Espérance par la contemplation du Christ Roi !

« … Faisons mémoire de ce que cette année liturgique a raconté de Jésus au fil des mois : un bébé né dans la précarité, un homme qui se fait serviteur, un ami des prostituées, un itinérant qui fait du bien partout où il passe… quel roi ! »
Thierry Lamboley, jésuite (Vers dimanche)

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