22 février : premier dimanche de Carême
Prenons les choses au sérieux, car nous sommes appelés à nous remettre en route avec le Christ. Nous sommes souvent confrontés à des tentations, mais Jésus veut nous libérer des fausses promesses. Il nous redit le vrai chemin de la vie. Sa victoire sur toutes les forces du mal et de la mort est la source de notre espérance. Avec foi, avec joie, suivons-le.
Sans cesse redire « oui » à Dieu
Le récit des tentations constitue un tout avec celui du baptême à l’issue duquel Jésus reçoit la confirmation de son identité de Fils de Dieu. Cette succession d’événements – baptême, confirmation par le Père, tentations – n’est en rien fortuite. Il faut lire le récit des tentations à la lumière de ce qui précède.
L’histoire, donc, commence avec Jésus qui demande à recevoir le baptême de conversion que dispense le Baptiste. Ce dernier s’insurge et dit à Jésus qu’il n’en a pas besoin, Jésus lui oppose que c’est pourtant ce qu’il doit faire. Jésus signifie ici qu’il accepte d’endosser la condition humaine. Il dit « oui » au Père. Alors, le Père confirme qu’il reconnaît en lui son Fils bien-aimé. Mais le récit ne s’arrête pas là, il se poursuit au désert où Jésus est conduit par l’Esprit pour être tenté. Si Jésus vit un combat contre le Satan, c’est parce qu’il a dit « oui » à Dieu. Pour nous également, le combat survient précisément quand nous nous décidons pour Dieu. La tentation ou le combat spirituel ne signifient pas que nous sommes séparés de Dieu mais que nous avons sans cesse à le choisir de nouveau. Jésus a mené cette bataille jusqu’au bout : juste avant sa mort, au jardin des oliviers, il a dû, une fois encore, dire « oui » à Dieu. Jésus n’est pas venu pour mettre fin au combat, mais pour nous montrer comment le vivre et surtout pour le mener en nous. Voilà en quoi réside notre joie : là aussi, il est avec nous
Source : Marie-Caroline Bustarret, théologienne, enseignante aux facultés Loyola Paris
Méditation du Bienheureux Charles de Foucauld
Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la Grâce de Dieu ; c’est là qu’on se vide, qu’on chasse de soi tout ce qui n’est pas Dieu et qu’on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul.
C’est indispensable… C’est un temps de grâce, c’est une période par laquelle toute âme qui veut porter des fruits doit nécessairement passer. Il lui faut ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé, au milieu desquels Dieu établit son règne et forme en elle l’esprit intérieur.
Si cette vie intérieure est nulle, il y aura beau avoir du zèle, de bonnes intentions, beaucoup de travail, les fruits sont nuls: c’est une source qui voudrait donner de la sainteté aux autres, mais qui ne peut, ne l’ayant pas: on ne donne que ce qu’on a et c’est dans la solitude, dans cette vie, seul avec Dieu seul, dans ce recueillement profond de l’âme qui oublie tout le créé pour vivre seule en union avec Dieu, que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui.
Notre Seigneur n’en n’avait pas besoin mais il a voulu nous donner l’exemple.
Rendez à Dieu ce qui est à Dieu.




