En février, prions avec le pape François pour les vocations sacerdotales et religieuses — Doyenné 09 / Les plateaux de Vesoul

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Paroisse Notre-Dame de la Motte – Vesoul (ex. Doyenné des Plateaux de Vesoul) Paroisse Notre-Dame de la Motte – Vesoul (ex. Doyenné des Plateaux de Vesoul)

En février, prions avec le pape François pour les vocations sacerdotales et religieuses

(Cité du Vatican) - Depuis 1997, l’Église célèbre chaque année le 2 février la Journée de la vie consacrée, pour mettre en lumière le rôle des personnes engagées dans ce choix de vie. À la suite de cette journée, le Pape François propose à toute l’Église de prier pour les vocations sacerdotales et religieuses lors du mois de février 2025.
«Quand j’avais 17 ans, j’étais étudiant et je travaillais. J’avais des projets. Je ne pensais absolument pas à devenir prêtre. Mais un jour, je suis entré dans la paroisse. Et Dieu était là, m’attendant!», se souvient le Pape François, au début de la vidéo de présentation de l’intention du mois.

Sommaire

 

 

« Prions pour que la communauté ecclésiale accueille les désirs et les doutes des jeunes qui ressentent l’appel à servir la mission du Christ dans la vie sacerdotale et religieuse »

 

La vidéo du pape

 


Février 2025 - Pour les vocations sacerdotales et religieuses - La Vidéo du Pape

 

Ce mois-ci, le Pape François partage son histoire personnelle : « Quand j’avais 17 ans, j’étais étudiant et je travaillais. J’avais des projets. Je ne pensais absolument pas à devenir prêtre.

Mais un jour, je suis entré dans la paroisse. Et Dieu était là, m’attendant ! ». « Aujourd’hui encore, Dieu continue d’appeler les jeunes, parfois de manière inimaginable » déclare-t-il dans La Vidéo du Pape du mois de février, réalisée par son Réseau Mondial de Prière en collaboration avec Vatican Media et l’Archidiocèse de Los Angeles.

Le Pape François nous invite à faire confiance aux jeunes et à l’Esprit Saint qui agit dans leur vie. Créons dans nos communautés des espaces pour accompagner leurs rêves, leurs doutes et leurs chemins de discernement ».

🙏 « Prions pour que la communauté ecclésiale accueille les désirs et les doutes des jeunes qui ressentent l’appel à vivre la mission de Jésus dans la vie aussi bien sacerdotale que religieuse ». 

  

Édito : Tenir la place de l’ami

Lors d’une réunion de ma communauté jésuite à Lyon, nous avons reçu quatre jeunes hommes vivant « en coloc » dans une perspective d’approfondissement de leur vie chrétienne. Ils nous ont parlé de leurs cheminements. Un mot revenaitsouvent dans leurs témoignages : « bouleversé ». Cela m’a rappelé que la jeunesse, l’âge, qui demeure celui des grandes orientations de vie, est aussi celui de grands moments de désir et de doute.

Nous passons de l’exaltation à l’abattement et revenons à l’exaltation pour connaître encore une phase d’abattement. Alors combien une oreille, amie et bienveillante, est nécessaire pour cheminer à partir de là. Ne serait-ce que parce que nous ne savons pas que le Seigneur s’adresse aussi à nous dans les élans de nos cœurs, dans nos hauts et nos bas, à travers nos joies et nos peines, à travers les « motions » chères à saint Ignace. Et nous pouvons être effrayés de ces grandes oscillations jusqu’à tout arrêter de la quête. Cela m’est arrivé.

Combien elle est profonde et toujours actuelle cette parole du vieux prêtre Elie au jeune enfant Samuel : « Quand tu entendras de nouveau la parole tu diras Parle Seigneur ton serviteur écoute. »

Cette intention concerne chacun de nous, elle nous appelle à nous souvenir de notre propre cheminement de vie, elle nous encourage à tenir cette place de l’ami qui se tient à côté de l’époux. Soyons des Elie, des Jean Baptiste pour nos frères et nos sœurs en recherche.
Croyons que Dieu appelle aujourd’hui à servir la mission du Christ dans la vie sacerdotale et religieuse.

Sachons que Dieu se manifeste toujours à travers toute l’épaisseur de l’agitation de notre cœur aussi bien les joies que les peines, les exaltations que les abattements…

Tenons-nous, qui que nous soyons, à côté de celui qui chemine pour lui offrir notre accueil bienveillant, pour lui donner de prendre recul et d’avancer sur son chemin de vie.
Soyons, avec tous nos frères et nos sœurs, « pèlerins d’espérance », ouverts à la Bonne Nouvelle de Jésus. Elle qui passe en nous, à travers nous, entre nous…

Jean Luc Fabre sj., directeur du Réseau Mondial de Prière du Pape France

 

Résonance : Toi qui es attiré par l’amour qui te pousse vers un rivage inconnu, Va !


Réseau Mondial de Prière du Pape en France - Février 2025 - Art et contemplation

 

Éclairage : Accompagner les premiers pas d’un chemin vocationnel

ÉCLAIRAGE BIBLIQUE

La Bible ne cesse d’attester du chemin vocationnel de chacun. Nous pouvons y puiser des attitudes aidantes pour conforter le chemin de celui ou de celle qui commence à ressentir l’appel à servir la mission du Christ dans lavie sacerdotale ou religieuse.

Aider un chemin vocationnel demande au moins trois attitudes : aider la personne à prendre conscience de ce qui vient le toucher, le susciter ; lui permettre de s’exprimer, d’aller vers ce qui l’attire tout en l’encourageant aussi à demeurer dans la patience du quotidien ; et enfin lui donner de vivre des expériences qui font sens.
C’est ce que nous retrouvons dans la bible à divers moments.

Parle, ton serviteur écoute

De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »  Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. » [Premier livre de Samuel 3, 6-10]

Le jeune Samuel, donné au temple par sa mère Anne, est au service du vieux prêtre Éli. Il va recevoir par trois fois un appel dans la nuit. Croyant qu’il émane d’Élie, il va à chaque fois à lui. Élie comprend d’où vient l’appel et dispose Samuel à entrer en dialogue avec Dieu.

Sachons aider celui qui est en recherche à exprimer ce qui le travaille, à percevoir le sens potentiel de son ressenti.

Il retourna à Nazareth et leur était soumis

En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. [Luc 2, 49-52]  

A l’âge de sa majorité religieuse, Jésus reste tout seul au Temple à Jérusalem, avec les docteurs. Il se laisse porter par son intuition et il surprend tout le monde par sa sagesse et son intelligence. Ses parents le retrouvant lui disent leur peine et l’enjoignent de retourner avec eux dans le quotidien de Nazareth. Jésus obtempère.

Sachons accepter les débordements de celui qui est en recherche, les excès qui le traversent et encourageons-le à continuer à vivre de manière ouverte et humble son quotidien. C’est bien souvent dans cette paix que le Seigneur lui parlera clairement.

Quand les Apôtres revinrent, ils racontèrent à Jésus tout ce qu’ils avaient fait

Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons […] Quand les Apôtres revinrent, ils racontèrent à Jésus tout ce qu’ils avaient fait. Alors Jésus, les prenant avec lui, partit à l’écart, vers une ville appelée Bethsaïde. Les foules s’en aperçurent et le suivirent. Il leur fit bon accueil. [Luc 9, 6 et 10-11]

Les apôtres sont envoyés par Jésus en mission. Ils vivent des choses fortes qui les déplacent et font évoluer leur relation avec Jésus.

N’hésitons pas à proposer librement à la personne en recherche de petits engagements susceptibles de l’aider à prendre conscience de ce qui la travaille, de ce qui a du goût en elle.

 

La personne fait son chemin avec le Seigneur, par elle-même. Mais elle reçoit une aide précieuse dans la possibilité de prendre conscience de ce qui la traverse grâce à ses proches. Cela se joue de bien des manières : dans la considération de son ressenti, dans l’orientation en douceur et en profondeur de son quotidien, dans l’expérimentation de ce que produisent en elle des mises en situation. Soyons être à notre juste place pour l’aider vraiment.

Jean-Luc Fabre sj., directeur du Réseau Mondial de Prière du Pape France

 

Témoignages : Une communauté paroissiale accueillante et attentive

Hadrien, séminariste, Daniel, curé, et Arnaud, paroissien, témoignent à trois voix de ce qui se vit dans l’Église locale pour accueillir les jeunes séminaristes, leurs désirs, leurs doutes, leur vocation…

Comment cette intention de prière du Pape résonne-t-elle en vous ?

Hadrien, séminariste. Ces mots résonnent avec plusieurs sons qui forment une harmonie, à l’image des fidèles qui forment la paroisse dans laquelle je suis. La communauté ecclésiale accueille mon désir de vie sacerdotale, mais plus encore, elle en est un révélateur à travers le temps passé avec elle. Elle permet de comprendre et de goûter ce qu’est la vie de prêtre, et cela fait naître de nombreuses joies, mais aussi parfois des doutes, vertiges quant à la grandeur de cette charge : être au service des âmes.

Daniel, curé. L’intention de prière du pape François m’interroge. Elle nous invite à développer dans nos communautés une réelle pastorale des vocations. Sommes-nous vraiment force de proposition pour inviter des jeunes à se poser la question : « Quel sens donner à ma vie, suis-je attentif à un éventuel appel du Seigneur ? » Pourra ensuite commencer un réel accueil des questions et doutes des jeunes. Mais la communauté chrétienne en a-t-elle conscience ?

Arnaud, paroissien. Cette intention me pousse à prendre du recul. Il m’était simplement naturel de bien accueillir « nos » séminaristes. Mais en y réfléchissant, je me dis que c’est effectivement en leur qualité de séminariste que je me sens appelé à les inviter.

Hadrien, à qui vous êtes-vous confié lorsque vous avez fait le choix de la vie sacerdotale ?

Bien que cet appel ait résonné très tôt dans mon cœur, je ne l’ai partagé qu’assez tardivement et à très peu de personnes. C’est à 18 ans, au début de ma formation d’ingénieur, que j’ai partagé ce désir pour la première fois à celui qui fut mon curé dans l’adolescence. J’avais entièrement confiance en lui. Après lui, je n’en ai parlé qu’aux prêtres qui m’ont accompagné spirituellement, puis au responsable des vocations, et bien sûr à mon évêque. Quelques personnes qui me connaissaient bien s’en doutaient, mais je ne leur en avais pas parlé explicitement.

Aujourd’hui, mon père spirituel m’est bien sûr d’une grande aide pour avancer sur ce chemin à la suite du Christ. Il est passé par là lui aussi. J’ai la chance également d’avoir de bonnes amitiés avec des prêtres ; je leur livre mes questionnements sur Dieu, sur le prêtre, sur la vie paroissiale, … Et il y a mes amis d’enfance avec qui je peux parler très librement. Certains sont non-croyants et leur point de vue m’aide à relativiser beaucoup de petits problèmes ecclésiaux. Enfin, certains laïcs en paroisse me sont devenus proches. Leur regard m’aide à trouver ma place dans la paroisse et j’essaie de faire mienne leurs aspirations.

Selon vous, comment la communauté ecclésiale peut-elle accompagner les jeunes en discernement ?

Hadrien. Déjà par le simple fait qu’elle existe. Je découvre la communauté et je me pose des questions fondamentales : Suis-je prêt à lui donner ma vie ? Est-ce que je la considère comme ma famille ? Est-ce que j’aime les gens que je rencontre et est-ce que je veux véritablement les servir avec amour ?
Il est précieux que les paroissiens se sentent très libres de dire au séminariste ce qu’ils trouvent de bon chez lui et conforme au prêtre, et ce qui peut être à améliorer, notamment ces personnes avec qui l’on vit des apostolats comme l’aumônerie ou le catéchisme, et qui nous connaissent bien.

Daniel.  L’insertion d’un séminariste n’est pas d’abord de l’ordre du faire – mettre en place des activités -, mais de découvrir comment se déploie le ministère dans le quotidien d’un prêtre. La mission d’un curé d’insertion est d’abord l’écoute bienveillante de tout instant. Je dis souvent que mon fauteuil dans le salon du presbytère est une place stratégique qui permet aux séminaristes de s’asseoir, de se poser et de poser les questions.
Le séminaire est un lieu de formation où un savoir est transmis. Il peut y avoir des tensions entre ce qui est reçu  et ce qui est vécu sur le terrain. Il est nécessaire d’être à l’écoute pour rassurer et permettre à ces jeunes de vivre une unité de formation.
Si le conflit des générations se vit dans les familles, il peut exister aussi en Église. Un prêtre qui accueille des jeunes en formation doit être capable d’accueillir les étonnements et les interrogations sur des questions théologiques ou liturgiques. Elles peuvent être rudes parfois. L’humour peut aider à avancer pour grandir mutuellement. Revenir à la source qu’est le Christ nous unifie et cette unité se renforce dans la prière commune.

Arnaud. J’essaie de les accueillir le mieux possible. D’abord parce que j’ai un sentiment de reconnaissance pour ces jeunes qui souhaitent consacrer leur vie entièrement au Christ et à son Église. J’ai pris conscience aussi que ce n’est pas évident pour un jeune d’arriver dans une paroisse sans connaître personne, et avec beaucoup de personnes bien plus âgées.

Un exemple concret de sujet ou d’expérience d’accueil ?

Hadrien. Je suis arrivé au moment où mon secteur paroissial s’agrandissait. Un grand évènement a été organisé pour permettre aux paroissiens de bien se connaître. C’était providentiel pour moi ; les paroissiens ont pu me découvrir, et ce temps m’a permis de rencontrer beaucoup de personnes avec lesquelles j’ai pu prendre le temps de partager, manger, jouer au Mölkky, …

Daniel. Le quotidien d’un jeune en formation aujourd’hui est dense. Ces jeunes peuvent être parfois fatigués. Les plages de vie commune faisant place au repos sont très importantes.

Arnaud. Je crois que ces jeunes sont heureux de partager aussi des moments simples, autour d’un jeu de société ou avec un ballon de foot. Je ressens une conviction profonde qui nous rapproche et qui fait que chaque moment partagé est une joie.

Propos recueillis par Maëlle Milan, Réseau Mondial de Prière du Pape France

  

Prière d'offrande

Père très bon,
en ce jour nouveau, me voici devant Toi.
Unis mon cœur au Cœur de ton fils Jésus qui s’offre pour moi dans l’Eucharistie.
Que l’Esprit Saint fasse de moi son ami et apôtre par la prière, disponible à sa mission.
En communion avec Marie, mère de l’Église et notre mère,
avec mes frères et sœurs du Réseau Mondial de Prière,
je t’offre ma journée, ses joies et ses peines,
pour la mission de l’Église et l’intention donnée ce mois-ci par le Pape :

Prions pour que la communauté ecclésiale accueille les désirs et les doutes des jeunes qui ressentent l’appel à servir la mission du Christ dans la vie sacerdotale et religieuse.

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