Cinquième dimanche de Carême
Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu (Jn 3, 17-18).
Nous continuons notre chemin de Carême, en rejoignant ce dimanche les catéchumènes dans leur dernier scrutin. Comme le deuxième scrutin, ce troisième scrutin est vécu dans la paroisse des catéchumènes.
Là où il y a des catéchumènes, la liturgie nous propose d’écouter le récit de la Résurrection de Lazare, annonce de la Résurrection et de la Vie nouvelle qu’ils recevront au jour de leur baptême.
La liturgie de cette année C propose le récit de la femme adultère.
Prier le cinquième dimanche de Carême 2025 avec le CREDO de Nicée Constantinople - « … pour juger les vivants et les morts »
Le retour du Christ à la fin des temps (la Parousie) est associé à la résurrection des morts et au Jugement dernier. Les représentations du Jugement dernier au cours des siècles ont marqué notre imaginaire mais ces représentations risquent de nous éloigner du sens biblique du jugement. L’iconographie a donné beaucoup de place au côté menaçant de ce jugement. Comme on le voit sur le portail du Jugement dernier de la Cathédrale Notre -Dame de Paris, les morts ressuscitent et sortent de leur tombe ; l’archange Michel pèse les âmes ; les élus sont conduits au paradis (à la droite du Christ) tandis que les damnés, enchainés et terrifiés, sont menés par d’autres démons vers l’enfer ; au tympan, le Christ en majesté est assis en gloire.
Le Dieu des chrétiens est-il un Dieu juge qui punit des peines de l’enfer ?
Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu (Jn 3, 17-18).
Le pape Benoit XVI, dans l’encyclique Spe salvi de 2007, nous invite à ne pas avoir peur mais à considérer le jugement comme lieu d’apprentissage et d’exercice de l’espérance. Nous savons que nous sommes sauvés par la grâce, par un don gratuit de Dieu qui est toujours premier. Mais l’image du jugement est un appel à notre responsabilité, un appel à agir avec justice et amour. Le jugement de Dieu mettra tout en pleine lumière. Si nous nous fermons à l’amour de Dieu, c’est nous-mêmes qui nous condamnons.
Que ce carême soit l’occasion de relire nos choix de vie : choisissons-nous toujours d’agir à la suite du Christ dans la compassion, le service, la vérité et l’humilité ?
Comment pouvons nous annoncer ce jugement sans faire peur ?
Source : Catéchèse & Catéchuménat / CEF
Méditation du 5ème dimanche de carême: «Va et ne pèche plus»
Le père jésuite Flavien Zolabi nous propose une méditation avec les lectures du 5ème dimanche de carême de l’année liturgique C.
Évangile: Jn 8, 1-11
Chers frères et sœurs, en ce 5ème dimanche de carême, nous méditons sur le récit de la femme adultère rapporté dans l’évangile selon saint Jean. Un récit très émouvant et plein d’enseignements pour nous. Dans la même ligne que la parabole de l’enfant prodigue qui nous a été proposée le dimanche passé, l’évangile d’aujourd’hui nous enseigne particulièrement la miséricorde du Père et nous invite à l’humilité. Saint Jean nous raconte que des scribes et des pharisiens amènent à Jésus une femme surprise en flagrant délit d’adultère.
Au fait, ces scribes et pharisiens sont contre la renommée de Jésus, et ils cherchent comment le discréditer et l’écarter. Alors, le péché commis par cette femme se présente à eux comme une aubaine. Ils veulent en profiter pour piéger Jésus et arriver ainsi à leur objectif. Encore faut-il nous rappeler que la loi juive prévoyait la condamnation de deux coupables de l’adultère, l’homme et la femme. Mais ces scribes et pharisiens n’amènent à Jésus que la femme. Et ils demandent à Jésus de se prononcer sur son cas: doit-on la lapider oui ou non? Ils mettent Jésus devant un dilemme. Va-t-il désapprouver la lapidation de la femme et se montrer par-là même en contradiction avec Moïse? Va-t-il accepter que la femme soit mise à mort, et être en contradiction avec le Dieu de la vie qu’il prêche, ainsi se révéler lui-même comme un faux prophète?
Mais Jésus ne se laisse pas prendre par leur piège, et ne déroge pas à son propre enseignement: avant de prétendre ôter la paille qui est dans l’œil de ton prochain, il est impérieux de commencer d’abord par enlever la poutre qui est dans ton œil à toi (Cf. Luc 6,39-42). Ainsi, au lieu d’une réponse à la question des scribes et pharisiens, il les renvoie plutôt à leur propre conscience: «celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre», leur dit-il.
Jésus les appelle donc à faire la vérité sur eux-mêmes, à reconnaître leur propre fragilité humaine. Il les invite à réaliser qu’ils ne sont pas moins pécheurs que la femme qu’ils humilient et utilisent. Jésus dévoile aussi la fausseté de leur démarche guidée non pas par le souci de l’observance de la loi, mais par leur intention malveillante à son endroit.
Devenus alors conscients de leurs propres péchés, ces accusateurs se dispersent laissant la femme seule avec Jésus. C’est alors que Jésus, en entrant en dialogue avec cette femme, lui manifeste la miséricorde divine et l’invite à s’engager sur le chemin du changement, sur le chemin de la conversion. Il lui dit, enfin : «…je ne te condamne pas. Va et désormais ne pèche plus».
Chers frères et sœurs, la période de carême qui nous mène à la Pâques est pour nous le temps favorable pour faire cette rencontre avec Jésus, qui nous invite, non pas à nous presser à condamner les autres, mais à savoir reconnaître avec humilité notre propre fragilité afin de nous ouvrir à Dieu qui nous pardonne, nous renouvelle et nous sauve. Bon dimanche !
Source : Vatican News
Intégrale des lectures et commentaires KTO (Marie-Noëlle Thabut)
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l'intégralité des lectures du 4è dimanche de Carême, année C, KTO TV
Prière universelle pour le 5ème dimanche de Carême
Le Christ ne condamne pas les hommes et les femmes de notre temps. Pour tous, il veut la vie. Dans l’espérance, prions-le pour l’Eglise et pour le monde.
Refrain : Accueille au creux de tes mains la prière de tes enfants.
Seigneur, comme tu nous dis par la bouche du prophète Isaïe, « Ce peuple que je me suis façonné redira ma louange ».
Que l’Eglise, ton peuple, porte ta Parole jusqu’aux limites de la Terre, et témoigne de ta miséricorde infinie pour tous les hommes.
Accueille notre prière.
Seigneur, nous voyons le monde envahi par les nouvelles technologies qui nuisent à nos relations avec Toi et entre nous et conduisent à l’individualisme.
Qu’elles promeuvent la dignité des personnes et soient utilisées pour le bien de tous et non pour le profit de l’argent et du pouvoir.
Accueille notre prière, avec notre Pape François nous t’en prions.
Seigneur, tu as pardonné sa faute à la pécheresse, tu l’as libérée et rétablie dans sa dignité.
Que toutes les personnes accablées par leurs fautes et la culpabilité te rencontrent et découvrent à travers toi un chemin de libération et de pardon, toi qui es le seul sans péché.
Que les juges le fassent dans le même esprit de Justice et de miséricorde.
Accueille notre prière.
Seigneur, fais de nous une communauté de frères et sœurs au cœur ouvert pour accueillir surtout ceux qui se sentent exclus, marginalisés, en proie à de graves difficultés, qu’ils se sentent faire partie de notre communauté et qu’ils peuvent compter sur notre amour et notre compassion.
Accueille notre prière.
Source : Sœur Françoise Raison - Réseau Mondial de Prière du Pape





