20 mai 325 - 20 mai 2025 : les 1700 ans du Concile de Nicée
Le pape François avait déclaré que le Credo de Nicée, énoncé en 325, pouvait être compris comme une extraordinaire partition de la foi.
- Le dogme de la consubstantialité du Christ au Père & de la Sainte Trinité
Ce concile a été convoqué pour contrer la controverse doctrinale du prêtre Arius d'Alexandrie, dont les opinions ont été condamnées dès 318 : voulant sauvegarder le monothéisme biblique, il affirmait que le Père est le seul à être sans commencement et que le Fils, le Verbe engendré dans le temps, n'est pas de même nature que le Père. En ce sens, Jésus serait subordonné à son Créateur, de même que le Saint Esprit.
Le concile vient donc confirmer la condamnation de l'arianisme. Les évêques conciliaires ont alors défini le Fils « consubstantiel » au Père, c'est-à-dire « de même nature », inséparable.... Dire que le Christ est de même « substance » que le Père signifie qu’il partage pleinement la réalité divine du Père au point de ne former qu’un avec lui.
Cela se traduit par le dogme de la Trinité, établi par ce même concile : « la réalité mystérieuse d’un seul Dieu dans l’unité d’amour de trois personnes distinctes, égales et indivisibles, le Père, le Fils, l’Esprit. C’est par l’enseignement et la vie de Jésus que les chrétiens ont pu comprendre la profondeur de cette révélation » (source : eglise.catholique.fr).
Avec la révélation de la Sainte Trinité, nous pouvons dire que Dieu est Amour : « Celui qui aime veut que l’autre le connaisse complètement jusqu’au plus profond de son être. La révélation de Dieu lui-même par laquelle Il veut nous dévoiler le mystère de son être est, au fond, la révélation que Dieu est Trinité. En effet, chacun d’entre nous est appelé à entretenir une relation personnelle avec les trois personnes de ce seul Dieu. » (source : youcat.org).
- Le texte du Credo – Symbole de Nicée-Constantinople que nous récitons encore aujourd'hui
À la sortie de la clandestinité et de la persécution, marquée par l'édit de Milan de 313 par lequel l'Empereur Constantin reconnait le christianisme comme religion d'État, trouver un accord sur le texte du Credo signifiait définir les fondements communs essentiels sur lesquels édifier des communautés locales se reconnaissant comme des Églises sœurs, chacune respectant la diversité de l’autre.
Le symbole de foi de Nicée-Constinople est devenu l'affirmation officielle de la foi catholique, que l'on appelle également le kérygme.

Le pape François à déclaré que le Credo de Nicée, énoncé en 325, peut être compris comme une extraordinaire partition de la foi.
Pour mieux le comprendre, retrouvez deux enregistrements :
- Sur KTO, un documentaire "Le Concile de Nicée, aux sources du Credo"
- Sur RCF, dans l'émission "Les rdv de l'Histoire" : Jean-Paul Maigrot en parle avec le père Gérard Thévenin, théologien, et Pascale Bonnet, responsable adjointe de la commission d'art sacré du diocèse de Besançon.
Sur KTO
Ce 20 mai 2025 marque le 1 700e anniversaire du premier concile œcuménique de Nicée (aujourd'hui situé en Turquie). Convoqué par l'empereur romain Constantin converti au christianisme, ce concile a eu pour but d'établir l'unité de l'Église et le dogme de la consubstantialité du Christ au Père. Il fixe également la date de la célébration de Pâques.
Trois cent évêques venus de toutes les provinces de l'empire romain se sont réunis pendant trois mois et ont fixé ce qui est devenue la confession de foi de l'Eglise : le Credo. Plusieurs conciles œcuméniques ont marqué les siècles suivants, dont le concile de Constantinople en 381 qui a donné naissance au Symbole de Nicée-Constantinople, dans la forme prononcé aujourd'hui par les fidèles.
Le Concile de Nicée, aux sources du Credo (KTO-TV)
Sur RCF
Les rendez-vous de l'Histoire - RCF39




