Merci Jean-Marie et Koffi ! — Doyenné 13 / Luxeuil

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Paroisse Saint-Colomban - Luxeuil-les-Bains (ex. doyenné de Luxeuil) Paroisse Saint-Colomban - Luxeuil-les-Bains (ex. doyenné de Luxeuil)

Merci Jean-Marie et Koffi !

Le soleil était au rendez-vous, le jeudi de l'Ascension, pour fêter les 50 et 25 années de ministère des Pères Jean-Marie et Koffi.
"Action de grâce" c'est le mot qui a guidé cette journée ! En cliquant sur l'image ou lire la suite, vous pourrez lire trois témoignages de laïcs empreints de beaucoup d'humour et des articles parus dans la presse.

Sabine, ancienne déléguée pastorale de la paroisse de Fougerolles

En cette matinée de juin 2015, nous avons rencontré à la cure de Fougerolles notre futur curé.
Que dis-je ? Notre administrateur ! 
Le voilà, il se présente : " Je m'appelle Jean-Marie Cheney, C-H-E-N-E-Y"
Le décor est planté, il a l'air un peu pointilleux, sous son apparence de père Noël.
Ah ! Père un mot à éviter avec Jean-Marie. A ma connaissance, dit-il, je ne suis le père de personne donc appelez-moi par le prénom que m'ont donné mes parents Jean-Marie ou à la rigueur Monsieur l'abbé.
Depuis 10 ans, avec les années et le travail ensemble, sous son allure de marginal, je peux dire que nous avons un pasteur, un berger, bienveillant, sage, à l'écoute de chacune et chacun, de ceux qui sont en souffrance, dans le doute, malgré ses propres doutes et souffrances.

Le chenet c'est aussi un élément de la cheminée qui diffuse sa chaleur douce et rassurante. Et même si notre chenet à nous n'est pas toujours d'accord avec les nouveautés de l'Eglise actuelle, il est d'une grande spiritualité communicante et nous fait grandir dans la foi.
Il fonctionne avec Jésus-Christ mort et ressuscité, il charge ses batteries à la musique classique et à l'opéra.
Au nom de toute la paroisse de Fougerolles je te dis MERCI Jean-Marie !

Martine de la paroisse du Pays de Saint Sauveur

Cher Père Koffi
Je sais que vous êtes aussi prénommé Siméon-Sylvestre  depuis votre baptême  mais pour nous tous ici vous êtes le Père Koffi.
En ce jour de fête et de joie, je me suis amusée avec votre prénom, ou plutôt avec ses lettres.

Pas facile de commencer avec un K . Bien sûr il fait penser aux kilomètres parcourus depuis votre pays jusqu’ici.. mais je pourrais évoquer   aussi votre grand cœur ou la Côte d’Ivoire mais regardez, ils se moquent de moi en me voyant confondre le C et le K ..  alors ?  ce K  qu’évoque-t-il donc ?  eh bien rien d’autre que Koffi, quelqu’un d’unique, , comme l’être unique que vous êtes pour Dieu, ce Dieu qui mets en vous toute sa confiance ..  confiance avec un C ou un K ???

O comme offrande, , celle de votre vie, offerte au Seigneur il y a 25 ans, celle même du mot ordination, de votre oui.
Cette lettre toute ronde, belle, parfaite évoque aussi l’hostie que vous élevez à chaque eucharistie, rendant le Christ présent  pour vos frères dans le pain de vie

Puis viennent 2 F ..  comme le F de France où vous  êtes arrivé depuis 4  ans et avez découvert le froid et la neige, mais  avec ces 2 F se dessine aussi  l’alliance de la force et de la faiblesse.
La force de la foi qui vous anime, force de votre baptême et de votre ordination, force de la fidélité à   l’Evangile ; force de l’Esprit-Saint qui est en vous
L’autre F évoque la faiblesse, comme tout être humain , comme chacun de nous …  mais faiblesse dans laquelle Dieu aime nous rejoindre

I comme itinéraire, le vôtre  riche   et épanouissant
i , une petite lettre de rien du tout, qui ne tient pas de place mais qui chante et embellit, qui dit  le sourire et la vie
i, petite lettre qui termine votre prénom Koffi  comme elle termine le mot merci que tout comme à Jean-Marie,  nous vous adressons aujourd’hui.

 

               

 

 

Elisabeth, soeur du Père Jean-Marie

Je suis la ''petite sœur'' de Jean-Marie ! En effet, nous avions deux grandes sœurs... et aussi un grand frère !

Je suis émue de m'adresser à vous dans cette basilique de Luxeuil. Quand nous étions enfants, Luxeuil représentait pour moi le lieu où notre père et un de ses frères venaient chaque année de Besançon retrouver avec plaisir les Anciens du Petit Séminaire. Car notre grand-mère paternelle, espérant avoir un fils prêtre, avait envoyé deux de ses cinq garçons au Séminaire..., or les deux se sont mariés. Notre grand-mère est décédée avant de savoir qu'un de ses petits-fils serait ordonné prêtre.

Mis à part mes amis proches qui ont accueilli Jean-Marie tout-à-fait naturellement, le fait que j'aie un frère prêtre m'a attiré au cours de ces 50 années de très nombreuses questions de la part de mon entourage professionnel et de mon voisinage : ''Ah, tu as un frère prêtre ?'' ''Votre frère, celui qui vient régulièrement chez vous, c'est vrai qu'il est prêtre ?'' Il y a même des personnes qui se demandaient si elles osaient venir chez moi quand il était là... Le compagnon d'une de mes amies pensait qu'il n'était peut-être pas digne de s'asseoir à la même table que mon frère prêtre... Dans notre société, ce choix, qui n'est pas anodin, c'est vrai, interroge, impressionne, intrigue...

Deux questions  sont revenues le plus souvent :

''Qu'est-ce que ça te fait d'avoir un frère prêtre''?
Pourquoi cela devrait me faire quelque chose ? Cela ne change pas ma propre vie. Par contre, je suis très heureuse qu'il soit devenu ce qu'il voulait être.

L'autre question qui m'a été posée un nombre incalculable de fois : ''Comment tu l'appelles ?'' D'ailleurs, dès la sortie de l'église de Servance le jour de son ordination, des personnes de Bregille, le quartier de Besançon où nous avons grandi, m'ont demandé très sérieusement : ''tu vas être obligée de l'appeler mon Père ? Ou Monsieur l'Abbé ?'' Je l'appelle Jean-Marie, tout simplement ! Comme toute notre famille. Comme beaucoup d'entre vous, peut-être...

Le 22 février 1975, jour de son ordination, nos parents étaient heureux et fiers, toute la famille se réjouissait autour de Jean-Marie. Ce jour-là, je suis arrivée à Servance remplie de joie et d'émotion : pendant des années, j'avais été témoin de son cheminement, de sa réflexion, de son évolution, et enfin de sa décision d'engagement impliquant certains  renoncements ...

Mais quand je l'ai vu allongé par terre pendant cette longue Litanie des Saints, j'ai été complètement bouleversée, et je me suis mise à pleurer, pleurer, ... 

Pendant toute notre enfance, je l'avais admiré pour sa quête et sa volonté de liberté. A ce moment de la cérémonie, j'ai eu peur pour lui, peur qu'il perde sa liberté, peur de l'immensité des responsabilités dans lesquelles il s'engageait, peur que tout le monde, y compris dans notre famille, soit plus exigeant avec lui qu'avec quiconque (ce qui a pu arriver...), peur qu'on attende plus de lui que ce qu'on attend généralement des autres, qu'il soit toujours irréprochable, qu'il donne toujours l'exemple, peur qu'on oublie qu'il est simplement un homme...

Je ne pouvais plus m'arrêter de pleurer...
Je n'ai pas attendu 50 ans pour être rassurée !

Nos relations fraternelles n'ayant jamais changé, non seulement je sais que Jean-Marie a fait face  et qu'il a su assumer les missions qui lui ont été confiées, mais en plus, je sais aussi que, malgré les difficultés qu'il a inévitablement rencontrées, il n'a jamais, jamais,  regretté son choix de vie ni cet engagement qu'il a pris le 22 février 1975.

Comme il le dit maintenant, ''nous prenons de l'âge'', il nous arrive d'être moins résistants et moins alertes, d'être obligés de ralentir et de nous reposer...  Mais Jean-Marie est toujours heureux  de continuer à rendre service. Et récemment, lors d'un de nos échanges, il m'a dit simplement : ''J'ai eu une belle vie''.

Une petite anecdote pour terminer :  vers la fin des années 1990, un 15 août particulièrement pluvieux, donc très frais, comme ça peut arriver en Franche-Comté, quelqu'un s'est approché de moi à la sortie de la messe, pour me demander : ''Votre famille n'a vraiment pas les moyens de lui acheter des chaussettes ?''

DANS LES AFFICHES DE LA HAUTE SAÔNE

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Dans l'Est Républicain

Retrouvez l'article ici

 

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