4 janvier : Solennité de l'Épiphanie du Seigneur — Doyenné 09 / Les plateaux de Vesoul

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Paroisse Notre-Dame de la Motte – Vesoul (ex. Doyenné des Plateaux de Vesoul) Paroisse Notre-Dame de la Motte – Vesoul (ex. Doyenné des Plateaux de Vesoul)

4 janvier : Solennité de l'Épiphanie du Seigneur

L’Épiphanie se fête le 2ème dimanche après Noël, soit 12 jours après la naissance de Jésus. En 2026, nous fêtons l’Épiphanie le 4 janvier.
Avec l’Épiphanie, l’Église célèbre la manifestation de Dieu aux hommes, en la personne de Jésus-Christ. L’évocation des mages venus d’Orient rappelle la dimension universelle du message évangélique.

 


Sommaire :

 

Qu'est-ce que l'Épiphanie ?


L'Épiphanie, c'est quoi ? (Diocèse de Moulins)
 

Du grec « epiphaneia », le mot signifie apparition ou manifestation. Plus profondément, il se réfère ici à la manifestation dans la chair du Christ qui s’incarnant de la Vierge Marie à Noël vient pour le Salut des hommes.
En Orient, on célèbre le baptême de Jésus alors qu’en Occident, on l’associe à la venue des rois de contrées différentes : Melchior, Balthazar et Gaspard, tous pourvus de cadeaux à l’attention du divin enfant selon les pères de l’Église. Saint Irénée, au IIe siècle, dans son traité "Adversus Haereses" -i.e. "Contre les hérésies"- dévoile la nature des présents offerts : l’or pour sa royauté, l’encens pour sa divinité et la myrrhe pour sa mortalité. L’Épiphanie est très représentative de la venue et de la révélation du Messie qui se fait connaître par toutes les nations, représentées par ces mages, véritables ambassadeurs de l’époque.
Seul l’évangéliste Matthieu mentionne cet épisode sans plus de détail dans le Nouveau Testament. Cependant, à l’unanimité, on conserve en mémoire des astrologues d’Orient confiant de leur prédiction sur le messianisme juif qu’un Dieu naîtra homme pour aimer toute l’humanité et déverser des messages d’espérance au nom de Dieu, le père. L’intemporalité de la fête de l’épiphanie dénote que ces trois voyageurs, précurseurs, étaient en quête de sens, de lumière comme, de manière contemporaine, tous les Hommes et cela jusqu’à la fin des temps.

La fête de l'Épiphanie est venue d’Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l’eau, elle est beaucoup plus la célébration de l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu’une festivité des événements de l’enfance de Jésus.
En Occident, elle est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l’office de la fête parle des trois mystères de ce jour comme n’en faisant qu’un : l’adoration des 

Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana (Cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres) ; il faut dire cependant que les Mages retiennent presque toute l’attention.
Pour laisser à l’Épiphanie toute sa dimension de « Pentecôte » du cycle de la Nativité, l’Église latine a récemment instauré la Fête du Baptême du Seigneur, célébrée le dimanche qui suit l’Épiphanie.

(Sources : Église catholique en France ; Jour du Seigneur)

L'or, l'encens et la myrrhe

L'or, l'encens et la myrrhe

Les offrandes des mages sont souvent utilisés pour expliquer la mission du Christ en tant que prêtre, prophète et roi. L’interprétation traditionnelle raconte que l’or symbolise la royauté et le statut du Christ. L’encens, utilisé dans le culte, représente la divinité de l’enfant, vrai Dieu né du vrai Dieu. Et enfin, la myrrhe qui servaient à embaumer les morts, rappelle la mortalité de Jésus qui est aussi et surtout véritablement homme.

Ces trois présents peuvent aussi être appliqués à notre vie spirituelle car ils en symbolisent différents aspects : l’or de la charité, l’encens de la prière, et la myrrhe de la pénitence chrétienne. Ces trois aspects de la vie spirituelle sont reconnus comme les piliers pour suivre dans les pas de Jésus Christ, comme le mentionne le Catéchisme de l’Église Catholique. La vie spirituelle doit s’appliquer à incorporer ces facettes de la prière, la charité et la pénitence. Elles sont essentielles pour vivre une vie chrétienne profonde et suivre le Christ là où il veut mener les hommes : le royaume éternel.

Ô Jésus, je Vous adore, car Vous êtes le Seigneur, mon Dieu […]
Vous me faites comprendre que Vous voulez ma pauvre collaboration pour l’avènement de votre Règne.
Vous voulez que je prie, souffre et travaille pour la conversion de mes proches et pour celle de ceux qui me sont inconnus.
Vous voulez que, moi aussi, je dépose devant votre Crèche les dons des Mages :
l’encens de la prière,
la myrrhe de la mortification et de la souffrance généreusement embrassée par amour pour Vous,
enfin l’or de la charité ; c’est elle qui me poussera au don total et exclusif de mon cœur, c’est elle qui me stimulera à travailler, à me donner pour la conversion des pécheurs, des infidèles, et pour la sanctification plus complète de vos élus.
Ô mon très doux Roi, créez en moi un cœur d’apôtre.
Combien je voudrais, en ce jour, déposer à vos Pieds les louanges et les adorations sincères de tous les hommes de la terre ! […]
Faites que votre Étoile brille aujourd’hui pour moi, et m’indique la route qui mène directement à Vous !
Faites que ce jour soit pour moi une véritable Épiphanie, une nouvelle manifestation de votre Majesté à mon esprit et à mon cœur.

P. Gabriel de Sainte Marie-Madeleine (1893-1953), prêtre Carmes

Épiphanie : 5 ou 6 janvier ?

La fête est venue d’Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l’eau, elle est beaucoup plus la célébration de l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu’une festivité des événements de l’enfance de Jésus.

Dans la liturgie latine, là où ce jour n’est pas férié, la célébration de cette fête est fixée au dimanche le plus proche du 6 janvier, afin que le plus grand nombre des fidèles puissent la commémorer. > En 2026, le 4 janvier en France <.


En Occident, elle est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l’office de la fête parle des trois mystères de ce jour comme n’en faisant qu’un : l’adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana (cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres) ; il faut dire cependant que les Mages retiennent presque toute l’attention.

Pour laisser à l’Épiphanie toute sa dimension de « Pentecôte » du cycle de la Nativité, l’Église latine a récemment instauré la Fête du Baptême du Seigneur.

Méditer le texte de l'évangile de Matthieu du jour

► Lire le texte de l'Évangile de cette solennité (Mt 2, 1-12 - AELF)

L’Évangile de Matthieu montre que la fête de l’Épiphanie est, par excellence, une fête missionnaire.
L’évangile ne dit pas qu’ils étaient rois. Il ne dit pas davantage qu’ils étaient trois. Il dit seulement qu’ils étaient mages (Mt 2,1), avec tout le prestige, tout le vague, tout le mirage oriental qui entoure ce terme. Ils étaient hommes, surtout. Des hommes partis à l’aventure, sur le tard, comme il s’en rencontre parfois. Des hommes tombés amoureux d’une étoile et unis de compagnonnage par la simple décision de marcher au pas du ciel, de naviguer sur la terre au gré d’une exceptionnelle constellation, puisque aussi bien l’étoile, si singulière qu’elle fût, en appelait maintes autres à sa suite, et ne cesse d’en appeler de nouvelles. Réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux (Lc 17,20). Des « cosmonautes », au sens propre, c’est-à-dire des hommes qui naviguent à travers le cosmos. Des nomades qui pouvaient dire, avant les disciples eux-mêmes : Voici que nous avons tout quitté pour te suivre (Mt 19,27). Des voyageurs sans bagages (ils n’ont que des cadeaux), jusqu’au bout de la Nuit. L’on n’avait pas vu pareil détachement, pareille audace, pareille confiance aussi, depuis le patriarche Abraham : Va vers le pays que Je te montrerai (Gn 12,1).
Cet Événement-là, qui se décline à travers une pauvreté de moyens étonnante (un enfant, des bergers, une étoile, du pain et du vin, des poissons, et pour finir une croix), cet Événement-là est au cœur de notre foi chrétienne.
Allons, nous aussi, au vif du Mystère, marchons à l’étoile vers le Soleil, mendions la Lumière à travers les lumières modestes et vacillantes qui nous sont données. Chacun de nous peut attester de la grande affirmation johannique : La Vie s’est manifestée : nous l’avons vue, nous en rendons témoignage et nous vous annonçons cette Vie éternelle (1 Jn 1,2). Les rois, dans l’histoire, les véritables rois de l’Épiphanie, ce sont tous les baptisés qui sont aussi tous prêtres et prophètes.
(Source : Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle)

" LES MAGES NE SE SONT PAS MIS EN ROUTE PARCE QU'ILS AVAIENT VU L'ÉTOILE
MAIS ILS ONT VU L'ÉTOILE PARCE QU'ILS SE SONT MIS EN ROUTE. " (Pape François, - janvier 2017)

"ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe" Mt 2,11

 

 

L'adoration des mages dans l'art

« Et voici que l’étoile les précédait » : l’Épiphanie dans l’art

La venue à Bethléem de ces mages venus d’Orient pour adorer l’Enfant-Jésus a été un thème de prédilection pour de nombreux artistes.

Juste quelques versets. Ils ont inspiré des centaines de chefs-d'œuvre au fil des siècles. Ce sont les douze premiers du deuxième chapitre de Matthieu, le seul évangile synoptique qui évoque la venue à Bethléem des Mages venus d'Orient pour adorer l'Enfant. Le thème apparaît dans les premiers siècles du christianisme : notamment sur une fresque des catacombes de Priscille, qui remonte au troisième siècle, qui montre la rencontre des trois rois avec la Sainte Famille, paraphrasant en images le récit de l'Évangile : « Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui ».

► Lire la suite sur Vatican News

Comme les rois mages... - L'IMAGE À LA CLÉ #7

Pour cet épisode de L'image à la clé, proposé par la revue Narthex.fr, les auteures Valérie-Anne Maitre et Noémie Marijon se sont rendues dans le 7e arrondissement de Paris dans un lieu méconnu : la chapelle des Missions Etrangères de Paris. Présentation du tableau d'autel, une Adoration des Mages d'Auguste Couder. (Narthex)

L'adoration des mages, par Tiepolo

Le splendide tableau de Giovanni Battista Tiepolo (1696-1770), conservé à l'Alte Pinakothek de Münich (Allemagne), est commenté par l'historien de l'art Régis Burnet. (Croire)

Fêter l'épiphanie en famille, avec des enfants

  • Des idées caté autour de l'Épiphanie : l'évangile de Matthieu, travail autour d'un vitrail de l'église de Fontenay le Comte, galette, textes, conte, cartes de vœux, images, encens...
  • Les Rois magesFêter l'Épiphanie en famille : une excellente occasion de continuer, après Noël, de parler aux enfants de l’Avènement de Jésus et de sa présentation aux rois mages venus lui apporter des présents.
  • Tête à modeler : des idées de recettes de galettes des rois, des bricolages pour préparer des couronnes de galettes des rois. Retrouvez pleins d'idées pour préparer l'Épiphanie, la fête de la galette des rois avec les enfants.
  • Théobule, pour répondre aux questions des enfants :
  • Un conte du diocèse d'Annecy : Le concierge du ciel.
  • Un quiz sur les Rois mages (JDS).
  • Une série animée Le voyage des rois mages en 8 épisodes : Avec les trois rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar, suivez l'étoile et parcourez la route qui mène à la Bonne Nouvelle. Un très beau film d'animation pour initier les jeunes au récit biblique de saint Matthieu et cheminer de l'Avent à l'Épiphanie (CFRT).

La quête de l’Épiphanie

Comme chaque année, l’Église de France organise une collecte le dimanche de l’Épiphanie pour soutenir les projets pastoraux de plusieurs diocèses du continent africain sous la responsabilité de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples à Rome.

Cette quête pontificale, gérée par l’association Aide aux Églises d’Afrique, est une occasion d’exprimer, par la prière et par le partage, notre soutien à 230 diocèses dans 28 pays d’Afrique. Ces diocèses, par leur vitalité et leur vive espérance, sont un vrai témoignage pour notre Église de France.

La fête de l’Épiphanie marque la diversité des cultures et des peuples du monde qui sont tous appelés à témoigner du caractère universel du Salut apporté par le Christ, dont nous célébrons la naissance. L’Église nous invite, à la suite des Mages venus d’Orient, à ouvrir nos cœurs aux dimensions du monde.

En ce jour de l’Épiphanie, les chrétiens de France sont appelés à témoigner de leur solidarité envers les communautés catholiques en Afrique : penser et prier pour une Église, certes jeune et dynamique, mais qui attend de nous un soutien réel et concret pour continuer sa croissance et aller vers une plus grande autonomie de ses membres et de ses agents pastoraux.

Le thème choisi cette année pour porter la quête du dimanche de l’Épiphanie et sensibiliser les chrétiens de France aux besoins des Églises catholiquesd’Afrique, est : « Promouvoir la rencontre et le dialogue ».

 

Les sommes récoltées des diocèses français sont redistribuées à des diocèses africains (essentiellement francophones, mais aussi anglophones et lusophones) pour les besoins de leurs églises. Cette collecte de l’Épiphanie vient en complément de l’aide apportée par les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM). Elle permet de soutenir des projets relativement modestes pour la formation des laïcs, des catéchistes et la croissance de petites communautés implantées parmi les paysans, les pauvres des villes et les populations abandonnées.

 

(Source : Association Aide aux Églises d’Afrique)

  
 

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