8 février : Dimanche de la Santé
Nous sommes tous appelés à porter notre attention et notre prière sur le monde de la santé et sur ce qui se vit au nom de l’Église pour prendre soin des personnes malades, âgées ou handicapées, des proches-aidants, sans oublier les soignants.
L'Église de France nous propose de célébrer le dimanche de la santé, juste avant la journée mondiale des malades du 11 février. C'est l'occasion de rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique, mais aussi de sensibiliser chacun pour préserver le don de la santé.
Un dimanche de la santé, pour quoi ?
La pastorale de la santé porte une attention particulière et fraternelle au monde de la santé. Au nom de l’Église, elle est signe de la présence du Christ auprès des personnes fragilisées par la maladie, l’âge ou le handicap mais aussi auprès de leurs familles, des aidants et des soignants.
C’est une pastorale de la visite, de l’écoute, du prendre soin.
Elle est éclairée par la parole du Christ : « J’étais malade et vous m’avez visité » Mt 25,37
Ce jour-là, nous sommes tous appelés à porter notre attention et notre prière sur le monde de la santé et sur ce qui se vit au nom de l’Église pour prendre soin de nos frères et sœurs car il nous revient avec humilité, de porter cette lumière de l’amour du Christ !
« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » Mt 9, 37-38
Méditation proposée pour le dimanche de la santé 2026
Paradoxalement, cette injonction qui nous est faite, « que votre lumière brille », me fait penser à la petite et fragile flamme du cierge pascal entrant dans une église plongée dans l’obscurité la nuit de Pâques !
Elle est minuscule, tremblante, vacillante, pourtant c’est par elle que, peu à peu, l’église s’illuminera de tous les cierges allumés de l’assemblée.
La lumière du Christ qui nous habite est le plus souvent à l’image de cette flamme : fragile, tremblotante, susceptible de s’éteindre au moindre souffle… Il nous arrive même de douter qu’elle nous habite, alors que c’est bien ce qui nous est dit « que votre lumière brille », maintenant, tout de suite !
Alors il nous revient avec humilité, de porter cette lumière de l’amour du Christ, il nous revient de la faire rayonner pour que chacun s’y réchauffe, y puise énergie et réconfort, douceur et tendresse, trouve son chemin… Quelle responsabilité !
Toutefois, il n’est pas question d’être brillant mais de laisser briller, c’est autre chose. Il s’agit sans cesse de revenir à la Source, pour y puiser la force de mettre en pratique l’amour du Christ pour chacun. C’est alors que même ce qui est obscurité en nous deviendra lumière de midi.
Chantal Lavoillotte
Ancienne assistante sociale, aumônière d’hôpital et responsable du Service diocésain de l’aumônerie hospitalière à Lille
Prière
Seigneur Jésus,
la lumière de ton amour a été déposée en moi au jour de mon baptême.
J’en suis émerveillée mais je la sais petite, fragile, tremblante en moi…
Et pourtant forte puisqu’elle vient de Toi.
Donne-moi de la laisser briller, permets que d’autres viennent s’y réchauffer, que par elle, aux heures sombres, ils trouvent un chemin.
Et mets sur ma route des compagnons dont la lumière me réchauffera et me réconfortera si besoin.
Fais que jamais ta lumière ne s’éteigne en moi.
Amen
Chantal Lavoilotte
IPSE Worship - Tu me relèves




