16 novembre : 9è Journée Mondiale des Pauvres & Journée nationale du Secours Catholique
Depuis chaque année, il invite dans un message très enraciné dans l'Écriture à saisir l'occasion de cette Journée - qui coïncide en France avec la Journée nationale du Secours Catholique -, pour prendre et reprendre conscience de la présence des pauvres dans nos villes et nos communautés, à prier pour eux et même si possible à prier ensemble avec eux, avec humilité et confiance. (Liturgie et Sacrements / SNPLS / CEF)
Message du Pape Léon XIV
9ème Journée Mondiale des Pauvres
16 novembre 2025, XXXIIIe dimanche du temps ordinaire
1. « Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance » (Ps 71, 5). Ces paroles jaillissent d'un cœur accablé par de graves difficultés : « Tu m'as fait voir tant de maux et de détresses » (v. 20), dit le psalmiste. Malgré cela, son âme est ouverte et confiante, car elle est ferme dans la foi, qui reconnaît le soutien de Dieu et le professe : « Ma forteresse et mon roc, c'est toi » (v. 3). De là jaillit la confiance inébranlable que l'espérance en Lui ne déçoit pas : « En toi, Seigneur, j'ai mon refuge : garde-moi d'être humilié pour toujours » (v. 1).
Dans les épreuves de la vie, l'espérance est animée par la certitude ferme et encourageante de l'amour de Dieu répandu dans les cœurs par l'Esprit Saint. C'est pourquoi elle ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5) et saint Paul peut écrire à Timothée : « Si nous nous donnons de la peine et si nous combattons, c’est parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant » (1 Tm 4, 10). Le Dieu vivant est en effet le « Dieu de l'espérance » (Rm 15, 13) qui dans Christ, par sa mort et sa résurrection, est devenu « notre espérance » (1 Tm 1, 1). Nous ne pouvons pas oublier que nous avons été sauvés dans cette espérance dans laquelle nous devons rester enracinés.
2. Le pauvre peut devenir témoin d'une espérance forte et fiable, justement parce qu'il la professe dans des conditions de vie précaires, faites de privations, de fragilité et d'exclusion. Il ne compte pas sur les certitudes du pouvoir et des biens ; au contraire, il les subit et en est souvent victime. Son espérance ne peut reposer qu'ailleurs. En reconnaissant que Dieu est notre première et unique espérance, nous accomplissons nous aussi le passage entre les espérances éphémères et l'espérance durable. Face au désir d'avoir Dieu comme compagnon de route, les richesses sont relativisées car découvrant le véritable trésor dont nous avons réellement besoin. Les paroles avec lesquelles le Seigneur Jésus exhortait ses disciples résonnent clairement et avec force : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler » (Mt 6, 19-20).
C'est aussi la journée nationale du Secours Catholique...
Le Secours catholique, mouvement d’Église, s’inscrit ainsi pleinement dans la ligne tracée par le Pape François : « une Église pauvre pour les pauvres ».
Dans sa première encyclique, « Dilexi te », le Pape Léon XIV explique : « On entend par personnes pauvres les individus, les familles et les groupes de personnes dont les ressources (matérielles, culturelles et sociales) sont si faibles qu’ils sont exclus des modes de vie minimaux acceptables dans l’Etat membre dans lequel ils vivent. »
« La Journée mondiale des pauvres veut rappeler à nos communautés que les pauvres sont au centre de toute l'œuvre pastorale. (…) Dieu a pris leur pauvreté pour nous rendre riches à travers leurs voix, leurs histoires, leurs visages. Toutes les formes de pauvreté, sans exception, sont un appel à vivre concrètement l'Évangile et à offrir des signes efficaces d'espérance. »
Ainsi, dans cette encyclique, le Pape Léon XIV développe l’idée que la proximité de Dieu envers les plus faibles n’est pas une option secondaire, mais une caractéristique essentielle de la foi chrétienne.
Aussi, le Secours catholique a toute sa place dans la mise en œuvre de cet accompagnement des plus fragiles dans toutes les dimensions de leur personne par l’accueil fraternel, l’écoute et l’accompagnement.
Dans notre paroisse : vente de bougies au profit du Secours Catholique
Le troisième dimanche de novembre est le rendez-vous annuel pour la collecte nationale du Secours catholique. En ces temps de grande précarisation pour beaucoup, celui-ci a besoin des dons de tous pour remplir sa mission d’aide et d’accompagnement des plus démunis. N’oublions pas aussi de donner aux personnes en précarité toute leur place et une vraie parole dans nos communautés, en vue d’une « Église pauvre pour les pauvres ». En tant que service d’Église, par son savoir-faire, reconnu par les pouvoirs publics, le Secours catholique veut y contribuer. Mais comme baptisé, tout membre de notre Église ne doit-il pas se sentir « secours catholique »?
Merci d’avance pour votre générosité.
+ Mgr Jacques Blaquart, évêque d’Orléans, président du Conseil pour la solidarité

Au Secours Catholique-Caritas France, plus de 58 000 bénévoles et près de 900 salariés agissent contre la pauvreté et en faveur de la solidarité, en France et dans le monde.
En tant que service de l'Église catholique qui a pour mission de soutenir les plus fragiles, l'association – créée en 1946 – se mobilise sur le territoire hexagonal et outre-mer et apporte son soutien dans plus de 52 pays et territoires en lien avec le réseau mondial Caritas Internationalis.
Le Secours Catholique s’attaque à toutes les causes de pauvreté, d’inégalités et d’exclusion. L'association interpelle l’opinion et les pouvoirs publics et propose des solutions dans la durée. Elle place au cœur de son action la participation des personnes accompagnées et le renforcement de la capacité de tous à agir ensemble.
Source : Secours Catholique-Caritas France
Le Secours Catholique publie son rapport statistique annuel sur l'état de la pauvreté en France. Les prestations sociales sont la principale ressource des ménages accueillis par le Secours Catholique. Mais l’éloignement géographique des services publics ainsi que le rétrécissement des droits et des conditions d’accès rendent cette solidarité de plus en plus difficile d’accès.
- 555€ : c’est le niveau de vie mensuel médian des personnes accueillies
- Un tiers des personnes éligibles au RSA ne le perçoivent pas.
- 25% des ménages rencontrés sous sans ressources. Un triste record !
Retrouvez le rapport d'activité du Secours Catholique 2024
Rapport pauvreté 2024 : quand la solidarité s’éloigne - Secours Catholique Caritas France
Une minute pour comprendre notre "État de la pauvreté en France"

Le troisième dimanche de novembre est le rendez-vous annuel pour la collecte nationale du Secours catholique. En ces temps de grande précarisation pour beaucoup, celui-ci a besoin des dons de tous pour remplir sa mission d’aide et d’accompagnement des plus démunis. N’oublions pas aussi de donner aux personnes en précarité toute leur place et une vraie parole dans nos communautés, en vue d’une « Église pauvre pour les pauvres ». En tant que service d’Église, par son savoir-faire, reconnu par les pouvoirs publics, le Secours catholique veut y contribuer. Mais comme baptisé, tout membre de notre Église ne doit-il pas se sentir « secours catholique »?


