5 juillet - 14e dimanche du temps ordinaire - Clés de lecture — Paroisse Saint-Pierre-Fourier - Plaine de Gray

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5 juillet - 14e dimanche du temps ordinaire - Clés de lecture

Publié le 05/01/2021
« Venez à moi, vous tous qui peinez. »
Qu’il est bon, en ce dimanche, de pouvoir quitter la frénésie de nos semaines. Qu’il est doux de nous reposer aux pieds du Seigneur, de lui déposer nos poids, nos fardeaux, nos doutes, nos questionnements. Laissons-nous fortifier par lui. Aujourd’hui, demandons-lui
de grandir à l’école de la confiance. Chaque jour, il prend soin de nous. (Prions en Eglise)

DIMANCHE 5 JUILLET – 14ème DIMANCHE du TEMPS ORDINAIRE
10h00 : Messe à la Basilique à GRAY (Célébrant : Abbé Pierre Bergier)
Sacrements de Baptême : Paul-Émile RATHER-FRYS [Besançon] pendant la messe 
Keyll TRIBON-TORRENT [Chaumercenne] et Mia MALLET [Velesmes] après la messe 

10h30 : Messe à AUTREY-lès-Gray (Célébrant : Abbé Jean Kita)
Sacrements de Baptême : Gabriel MARTET [Frettes], Lila et Cassandre GRISOT [Champlitte] 
10h30 : Messes à VALAY (Célébrant : Frère Serge), AUTOREILLE (Célébrant : Abbé Etienne Fétel)
et à FRESNE-St-MAMES (Célébrant : Abbé Laurent Jarand)

CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE

« Venez à moi, vous qui peinez.»

PREMIÈRE LECTURE | Zacharie 9, 9-10
« Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi ».

Revenu de l’exil à Babylone, le peuple d’Israël a retrouvé sa terre. Cependant, il n’a pas retrouvé sa liberté politique et son autonomie. Le prophète appelle à l’attente confiante, dans l’action de grâce anticipée, de la paix de Dieu. Cette louange cultive l’espérance plutôt que le découragement. 

Lecture du livre du prophète Zacharie (9, 9-10)
« Voici ton roi qui vient à toi : il est pauvre »
Ainsi parle le Seigneur : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. « Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays. » – Parole du Seigneur.

Zacharie ose secouer la torpeur des survivants de l’Exil et les inviter à la joie. Il leur annonce un roi à venir – mais quand et comment ? – qui sera humble, pacifique et victorieux. Sa domination universelle n’est pas sans rappeler celle du roi Salomon, mais sa « pauvreté » laisse entrevoir une royauté tout à fait différente. Le messie de Dieu inaugurera une ère nouvelle de paix et de justice, qui dépassera ce que toute royauté humaine peut procurer et qui bénéficiera aussi bien aux nations qu’aux habitants d’Israël.

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PSAUME | 144
« La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. »

À trop écouter les actualités, nous pouvons perdre foi en la providence de Dieu. Et pourtant, les actions du Seigneur sont pleines d’amour. Ce ne sont pas des actions de puissance et de domination auprès des grands de ce monde. Mais sa présence, son soutien, sa tendresse pour tous ceux qui tombent.

Psaume 144
Refrain : Mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai, je louerai ton nom toujours et à jamais.
Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. 
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits.
Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit, fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés. 

L’appel du prophète n’aura pas été vain : le psalmiste et sa communauté exaltent, louent et bénissent leur Dieu et roi, « toujours et à jamais ». Ils n’ont de cesse de professer les attributs de ce Dieu : tendresse, patience, amour et bonté « pour tous » et « pour toutes ses œuvres » (strophe 2). Leur profession de foi repose sur une triple conviction : la parole de Dieu est toujours vraie ; Dieu est fidèle en toutes ses œuvres ; son soutien est indéfectible pour « tous ceux qui tombent » et « pour tous les accablés ».

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DEUXIEME LECTURE | Romains 8, 9.11-13
« Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, 
celui qui a ressuscité Jésus (…) donnera aussi la vie à vos corps mortels ».

La résurrection du Christ est un soleil resplendissant pour chaque chrétien. Par elle, le Christ nous a restitués dans la beauté de la Création. Sur terre, Jésus a voulu vivre toutes les humiliations, les souffrances et les actes humain

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (8, 9.11-13)
« Si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez »
Frères, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez. – Parole du Seigneur.

Paul oppose très fortement deux régimes de vie : celui selon la chair et celui selon l’Esprit. Non pas que la chair soit mauvaise en soi et, encore moins, qu’elle soit méprisable. Car nous sommes tous et toutes des êtres de chair, créés par Dieu. Paul parle ici d’une « emprise de la chair », d’un attachement à des plaisirs purement passagers, égocentriques, et contraires aux valeurs et aux fruits de l’Esprit qui habite en nous.

« Je suis doux et humble de coeur.»

ÉVANGILE | Matthieu 11, 25-30
« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. »

Jésus s’est révélé aux disciples, des petits. Leur petitesse a commencé dans l’abandon de tout, notamment de toutes leurs sécurités pour suivre Jésus. Petit à petit, à l’école du Christ, ils ont appris la pauvreté du cœur. Celle qui demande de rejeter la recherche de pouvoir et de contrôle. Celle à laquelle nous sommes tous appelés pour recevoir la révélation de Dieu. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (11, 25-30)
« Je suis doux et humble de cœur »
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

La prière de Jésus rapportée par Matthieu a, dans les versets 25-26, des accents tout à fait uniques. C’est manifestement une prière de louange, qu’on a appelée « le Magnificat de Jésus ». Un magnificat qui s’adresse à la fois au « Père » et au Créateur, « Seigneur du ciel et de la terre ». Dans sa brièveté même, la louange de Jésus s’en tient à un seul motif : la bienveillance du Père qui se révèle aux « tout-petits » plutôt qu’aux « sages et aux savants ». La déclaration qui suit cette prière confirme que Jésus entend, lui aussi, privilégier les tout-petits dans sa mission de révélateur du Père. Ce qu’il fait d’ailleurs non seulement en paroles mais aussi en offrant réconfort et repos à ceux qui croulent sous le poids de la souffrance et du mal de vivre.

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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Jean-Paul Sagadou, prêtre assomptionniste, rédacteur en chef de Prions en Église Afrique

COMPAGNON DES TOUT-PETITS  

Dans ce qu’il est convenu d’appeler « l’hymne de jubilation », Jésus bouscule nos logiques humaines. Il ne se tourne pas vers les savants satisfaits d’eux-mêmes ; mais il se fait compagnon des gens simples et des fatigués de la vie. En louant son Père d’avoir éclairé l’esprit des « tout-petits », il nous livre un secret : le cœur est souvent plus clairvoyant quand il n’est pas encombré par l’orgueil du savoir. Contrairement aux scribes et aux pharisiens enfermés dans leurs certitudes, les humbles n’ont rien à défendre. Leur faiblesse devient leur force, car elle les rend disponibles à l’accueil de l’amour et de la miséricorde de Dieu. C’est le chemin de la « Petite Voie » emprunté par des saintes comme Thérèse de Lisieux, Bernadette Soubirous, Joséphine Bakhita ou Teresa de Calcutta : une grande confiance en celui « qui procure le repos ». Aujourd’hui encore, ces « petits » sont partout : ce sont ceux qui portent le poids d’un quotidien difficile ; qui sont méprisés ou dont la voix est ignorée ; qui subissent l’arbitraire et l’exploitation. En ce sens, l’exaltation des « petits » par Jésus est un cri subversif qui fait écho au Magnificat : « Il disperse les superbes, il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. » Dieu ne cherche pas l’éclat, il se fait proche des « damnés de la terre ». Sa véritable grandeur se loge dans son humilité : celle d’un Père qui se penche avec une infinie tendresse sur la fragilité humaine.

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