7 juin 2026 - Fête-Dieu, fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ — Paroisse Saint-Pierre-Fourier - Plaine de Gray

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7 juin 2026 - Fête-Dieu, fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ

Publié le 05/01/2021
Manger et boire sont les besoins premiers de notre corps. Manger et boire le Christ ressuscité sont, eux, la source première de toute vie baptismale.
Comment nous laisserions-nous rassasier sans être traversés par la souffrance de tous les humains privés d'eau et de nourriture ? Que ce repas eucharistique nous donne le force de la mission et la joie du partage. (Prions en Eglise)

 

SAMEDI 6 JUIN
18h30 - VELESMES - Messe anticipée (Célébrant : Abbé Pierre Bergier)
     Recevra le sacrement de baptême : Julia Boillot (Velesmes)
► 18h30 - BEAUJEU - Messe anticipée 
DIMANCHE 7 JUIN 2026 - SAINT SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST
► 10h00 - BASILIQUE - Profession de foi et communion
     Messe suivie de la procession eucharistique (Célébrant : Abbé Pierre Bergier)
     Recevront le sacrement de baptême durant la messe :
     Annaé Bellet-Brissaud (Gray) et Gabril Ducret ( Fournet-Blancheroche - 25)

► 10h30 - CHAMPLITTE - Messe (Célébrant : Frère Serge)
► 10h30 - GY - Messe - Profession de foi et communion
► 10h30 - PESMES - Messe (Célébrant : Abbé Jean Kita)
► 10h30 - VEZET - Messe

La Fête du Saint-Sacrement (2ème dimanche après la Pentecôte) a été instituée au Moyen-Age
pour commémorer la présence de Jésus-Christ dans le sacrement de l’eucharistie.

UNE PRIÈRE d'Yves Chamberland pour ce dimanche (Prions en Église)

PUISSIONS-NOUS VIVRE EN COMMUNION
Béni sois-tu, Dieu très-haut,
Tu as créé le monde par amour et nous l'as confié.
Béni sois-tu d'avoir fait Abraham notre père dans la foi.
Béni sois-tu pour Melkisédek, figure de l'eucharistie,
qui a offert le pain et le vin en sacrifice d'action de grâce.
Béni sois-tu, Seigneur, pour le don de ton Fils Jésus,
pain rompu qui rassasie nos faims, sang versé sur la Croix.
Béni sois-tu, Seigneur Jésus,
pain multiplié pour les foules de tous les temps.
Puissions-nous devenir celui que nous recevons
et vivre en communion comme des frères et des soeurs.
Que ton amour nourrisse notre amour.
Que notre communion fasse de chacune et chacun de nous 
un don de Dieu pour la vie du monde.

QUEL EST LE SENS DE LA FÊTE DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST ?

Depuis la réforme liturgique du concile Vatican II, la Fête Dieu est appelée « Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ ». La Fête du Corps et du Sang du Christ commémore l’institution du sacrement de l’eucharistie. Elle est un appel à approfondir le sens de l’eucharistie et sa place dans notre vie. Cette fête est la célébration du Dieu d’amour qui se révèle en donnant son corps et son sang, en se donnant à nous comme nourriture de vie éternelle. Le sens de la fête du corps et du sang du Christ est un peu différent de celui de la Fête Dieu qui était plus centrée sur l’adoration de la présence réelle du Christ.

La date de la Fête du Corps et du Sang du Christ (fête de Corpus Christi), comme la date de la Fête du Saint-Sacrement ou la date de la Fête-Dieu, est en principe le jeudi qui suit la fête de la Sainte-Trinité c’est-à-dire soixante jours après Pâques. Mais en France, depuis le concordat de 1801 et dans plusieurs pays, la Fête du Corps et du Sang du Christ est repoussée au dimanche qui suit la Sainte-Trinité en vertu d’un indult papal pour permettre la participation de tous les fidèles. En effet ce jeudi n’est pas un jour férié en France alors qu’il l’est dans certains pays comme la Belgique, la Suisse, certaines parties de l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne, le Portugal, l’Espagne.

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L’eucharistie, sacrement par excellence.
Le Ressuscité nous nourrit de sa propre vie, il nous fortifie pour la mission. La pratique dominicale ne se referme pas sur elle-même. La communion fait de nous des sacrements de l’amour du Christ pour tous les hommes, appelés à annoncer sa parole, à partager le pain, à inviter les plus démunis à sa table.

 La veille de son arrestation, Jésus nous fait don de son Corps et de son Sang. À travers le sacrement de l’eucharistie, il est présent, parmi nous, en nous. Nous puisons en lui la force et la joie de marcher à sa suite. Fortifiés, nous nous donnons à notre tour à nos frères et sœurs. Demandons à Dieu de vivre chaque eucharistie comme si c’était la première. (Prions en Église)

CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE

« L’homme ne vit pas seulement de pain. »
Jésus est le pain vivant, il n’est pas comme celui que nos pères ont mangé. Ce pain nous est indispensable pour vivre dans la communion au Fils de l’homme. Le corps du Christ réalise notre appartenance à celui qui est mort et ressuscité. Il fait de nous un seul corps. Qu’il est grand le mystère de la foi !  (Prions en Eglise)

« Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Jean 6, 51

PREMIÈRE LECTURE | Deutéronome 8, 2-3.14b-16a
« C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne – cette nourriture inconnue de tes pères. »

Depuis toujours, Dieu est proche de son peuple et il comble les cœurs affamés de son amour. Il nous faut nous en souvenir pour mieux vivre aujourd’hui de l’Eucharistie.

Lecture du livre du Deutéronome (8, 2-3.14b-16a)
« Dieu t’a donné cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue »
Moïse disait au peuple d’Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : allais-tu garder ses commandements, oui ou non? Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. N’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure. C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne – cette nourriture inconnue de tes pères. » – Parole du Seigneur.

« Souviens-toi […]. N’oublie pas. » Ce sont là des consignes typiques du Deutéronome, un livre composé justement de quatre discours de Moïse, qui sont une relecture de l’histoire du peuple hébreu depuis sa sortie d’Égypte. Il est si facile d’oublier qu’au temps de l’épreuve, de la pauvreté et de la difficile traversée du désert, Dieu a multiplié les bienfaits pour assurer la survie et le bonheur de son peuple ! Il a fait pleuvoir la manne physique et fait jaillir l’eau du rocher, mais il n’a jamais cessé d’offrir sa parole, nourriture essentielle pour l’âme.

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PSAUME | 147
« Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! Il fait régner la paix à tes frontières, et d’un pain de froment te rassasie. »
Nous sommes appelés à louer le Seigneur pour ses bienfaits : il nous offre la paix, il nous rassasie de son pain de vie.

Psaume 147
Refrain :  Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes, dans tes murs il a béni tes enfants.
Il fait régner la paix à tes frontières, et d’un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre : rapide, son verbe la parcourt. 
Il révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ; nul autre n’a connu ses volontés. 

Le psaume 147, qui fait l’éloge de la louange, témoigne éloquemment de l’importance accordée par l’Israël biblique au devoir de mémoire. Les chants liturgiques sont une manière de garder bien vivant le souvenir des nombreux bienfaits accordés par Dieu à son peuple. La liturgie chrétienne a retenu les trois dernières strophes du psaume 147 en raison, notamment, de l’allusion au pain qui « rassasie », et qui n’est nul autre que la parole de Dieu offerte partout sur la terre.

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DEUXIÈME LECTURE | 1 Corinthiens 10, 16-17
« Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. »

Avec pédagogie, saint Paul nous rappelle que la communion eucharistique a pour fruit la communion fraternelle : unité de l’Église et amour du prochain. « La charité n’est pas une voie facultative, mais le critère du vrai culte » (Léon XIV, Dilexi te no 42).

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (10, 16-17)
« Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » Frères, la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. – Parole du Seigneur

Bénédiction de la coupe et fraction du pain ne sont pas que des gestes rituels. Elles ne sont pas non plus une simple évocation de gestes du passé. Pour Paul, elles sont vraiment « communion au sang du Christ [et] au corps du Christ ». Dès lors, la communion à « un seul pain » fait d’une multitude disparate une véritable communauté, « un seul corps ».

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SÉQUENCE (*)


Le voici, le pain des anges, il est le pain de l’homme en route,
le vrai pain des enfants de Dieu, qu’on ne peut jeter aux chiens.
D’avance il fut annoncé par Isaac en sacrifice,
par l’agneau pascal immolé, par la manne de nos pères.
Ô bon Pasteur, notre vrai pain, ô Jésus, aie pitié de nous,
nourris-nous et protège-nous,
fais-nous voir les biens éternels dans la terre des vivants.
Toi qui sais tout et qui peux tout, toi qui sur terre nous nourris,
conduis-nous au banquet du ciel
et donne-nous ton héritage, en compagnie de tes saints. AMEN

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ÉVANGILE | Jean 6, 51-58
« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »
Le don de la manne, rappelé par Moïse, est désormais accompli en Jésus qui donne sa vie pour que nous ayons part, en lui, à la joie éternelle. Son corps livré, son sang versé sont, par sa résurrection, source de vie éternelle.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (6, 51-58)
« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson »
En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » 

Les Juifs auxquels Jésus s’adresse comprennent très bien ce que veut dire l’expression « pain descendu du ciel » : c’est le pain « que les pères ont mangé » au désert, comme le rappelle Moïse dans le discours de la première lecture. Mais ce n’est pas Moïse qui a procuré la manne aux Hébreux. Il y a ici plus grand prophète que Moïse et nourriture plus grande que la manne. Non seulement Jésus se dit « le pain vivant, descendu du ciel », mais encore il annonce que ce pain n’est autre que sa propre chair « donnée pour la vie du monde ». Ce discours dépasse l’entendement pour les Juifs. La manne aura été pour eux un don précieux, mais passager. Or, ce que Jésus propose ici, c’est un pain qui fait vivre éternellement. La liturgie a bien raison de proclamer : « Il est grand le mystère de la foi ! »

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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Marie Leduc-Larivé, théologienne, Prions en Eglise

EN NOUS

« Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » La question, posée par les Juifs et relayée par Jean, n’a-t-elle pas habité chacune, chacun d’entre nous à un moment de notre vie de croyant ? En évoquant un pain qui tombe du ciel, l’auditoire de Jésus a forcément en tête la manne tombant du ciel dans le livre de l’Exode, sans laquelle le peuple hébreu serait mort de faim. La promesse ici est différente, et c’est ce que Jésus veut souligner. Cette fois, le pain qu’il offre à travers sa chair donne la vie éternelle. C’est peut-être sur cette éternité qu’il nous faut porter notre attention. Plutôt que d’être un futur hypothétique, le don de Jésus nous fait participer, depuis ici et maintenant, à cette vie en abondance qui ne finit pas. Dans cette communion où Dieu vient demeurer en nous, la trame de notre existence s’ouvre à une autre manière d’être, tournée vers cette promesse d’éternité et ce qu’elle implique pour nos vies, si nous la prenons au sérieux. Ce Dieu qui vient demeurer en nous, c’est ce qui nous prémunit de réduire notre foi à une éthique. Mais c’est aussi l’aiguillon de l’amour qui nous presse de vivre la communion telle que le Christ l’a enseignée. Et s’il y a forcément quelque chose qui nous dépasse dans ce médium qu’est l’hostie, son humilité correspond bien à la simplicité évangélique. Dans un bout de pain peut se tenir une puissance de salut.

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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Luc Forestier, prêtre de l’Oratoire, Prions en Eglise

LAUDO SION

La séquence Lauda Sion qui caractérise cette fête du Saint Sacrement oriente le cheminement biblique que les lectures proposent aujourd’hui. En reprenant l’expression « Sion » pour parler de l’Église, ce poème eucharistique peut laisser croire que l’Église a définitivement remplacé le peuple juif. Or, avant d’écouter le récit du dernier repas du Seigneur, qui nous permet de communier à sa mort et à sa résurrection, la succession entre le livre de l’Exode et la lettre aux Hébreux montre comment les premiers chrétiens ont compris ce geste ultime de Jésus au terme de son ministère public. En insistant sur la nouveauté apportée par Jésus, nos lointains prédécesseurs dans la foi se sont effectivement appuyés sur l’expérience du peuple d’Israël. Aujourd’hui encore, l’Alliance irrévocable, conclue entre Dieu et le peuple d’Israël, se déploie en paroles et en gestes, comme le dit le psalmiste à propos de la coupe du salut que chacun peut élever. Et, grâce au chant d’un psaume à chaque eucharistie, nous continuons à nous appuyer sur l’expérience vivante du peuple juif comme témoin de l’Alliance avec Dieu. En célébrant la fête du Saint-Sacrement, nous mesurons ce que nous recevons aujourd’hui de ce peuple choisi comme signe de la prévenance divine pour chacun. Et nous reconnaissons le sacrifice de Jésus comme l’accomplissement de cette Alliance, à laquelle nous pouvons pleinement communier.

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COMMUNIER AU PAIN DU BON PASTEUR
La séquence Lauda Sion (* ci-dessus) éclaire le sens de la fête qui nous rassemble.
Ce poème appartient au riche patrimoine liturgique qui structure l’Église latine et révèle ­comment nos ancêtres interprétaient les Écritures. Or, cette fête constitue une double mise en abyme. D’une part, nous lisons dans les textes bibliques ce que nous célébrons aujourd’hui. D’autre part, nous mettons en œuvre ce que l’Écriture propose. Quand nous sommes rassemblés pour célébrer le mémorial pascal, nous voilà comme ces foules à qui Jésus parle du Royaume avant d’offrir une nourriture qui annonce le don de sa vie. Comme le dit la séquence, le Bon Pasteur montre qu’il est en même temps le pain de vie, « Ô Bon Pasteur, notre vrai pain, ô Jésus ». Le rapprochement saisissant entre ces deux images témoigne de l’expérience ecclésiale de nos pères dans la foi. Au long de leur histoire, les chrétiens sont nourris par une parole qui prend chair. La communion corporelle qui nous est offerte transgresse les frontières, même de la mort, et anticipe le banquet final initié par la bénédiction de Melkisédek. Cette convergence déterminante entre lectures bibliques et célébration eucharistique se met aussi en œuvre dans l’acte essentiel de transmission dont Paul est témoin. En effet, au nom de sa responsabilité vis-à-vis des chrétiens de Corinthe, Paul rappelle fermement ce qu’implique le geste eucharistique qu’il reçoit du Seigneur. La communion au corps du Christ pousse à transmettre celui que nous avons reçu.

Luc Forestier, prêtre de l’Oratoire, Prions en Église

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Lire encore ...

LA FÊTE-DIEU, FÊTE DU SAINT-SACREMENT

Le pape Urbain IV en 1264 rendit la fête du Saint-Sacrement obligatoire pour l’Église universelle, mais cette fête a eu de la peine à s’imposer chez les évêques et les théologiens. Puis elle est devenue une fête très populaire, très célèbre en Espagne. Elle a été supprimée dans les pays protestants, mais cependant gardée par l’Église anglicane. Cette fête était appelée fête du Corpus Christi ou Fête du Saint-Sacrement. Le nom de Fête-Dieu n’existe qu’en français.
Le pape Jean XXII en 1318 a ordonné de porter l’eucharistie, le jour de la Fête du Saint-Sacrement (Fête-Dieu), en cortège solennel dans les rues et sur les chemins pour les sanctifier et les bénir. C’est à ce moment qu’apparaît l’ostensoir. Elle se répand dans tout l’occident aux XIV° et XV° siècles. Le concile de Trente (1515-1563) approuve cette procession de la Fête-Dieu qui constitue une profession publique de foi en la présence réelle du Christ dans l’eucharistie. Le défilé du Saint-Sacrement est encore très populaire en Italie et en Espagne. Mais en France, la procession de la Fête-Dieu se fait rarement, sauf dans de nombreux villages du Pays Basque.

  • Description de la procession de la Fête-Dieu :

Pendant la procession de la Fête-Dieu, le prêtre portait l’eucharistie au milieu des rues et des places richement pavoisées de draperies et de guirlandes. On abritait le Saint sacrement sous un dais somptueux porté par quatre notables. On faisait aussi une station à un reposoir, sorte d’autel couvert de fleurs. L’officiant encensait l’eucharistie et bénissait le peuple. On marchait sur un tapis de pétales de rose que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Cela constituait un vrai spectacle.

  • L’ostensoir :

Un prêtre portait l’eucharistie dans l’ostensoir sous un dais souvent tenu par quatre personnes. Parfois l’ostensoir était sur un char tiré par deux chevaux. Au reposoir, l’officiant encensait l’eucharistie et bénissait le peuple avec l’ostensoir. L’ostensoir est un objet liturgique destiné à contenir l’hostie consacrée, à l’exposer à l’adoration des fidèles et à les bénir.

  • Le reposoir de la Fête-Dieu :

Le reposoir de la procession de la Fête-Dieu est un temps fort de l’adoration du Saint-Sacrement. Le cortège de la Fête Dieu fait une station à un reposoir, sorte d’autel décoré ou couvert de fleurs. Au reposoir, l’officiant encense l’eucharistie et bénit le peuple avec l’ostensoir. Le reposoir peut être situé en plein air ou dans une salle. Sur le trajet il y en a parfois plusieurs. Après une station à un reposoir, on se rendait à un autre reposoir

 

 

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