17 mai - 60e Journée mondiale des communications sociales
Publié le 05/01/2021Dimanche 17 mai 2026 : Quête pour les moyens de communication sociale
Nous célébrons la Journée mondiale des communications sociales chaque année le dimanche suivant la fête de l'Ascension.
Cette journée a pour objectif de mieux faire connaître les moyens de communication au niveau des paroisses, des diocèses et des services de l’Eglise catholique.
Au cours de cette journée placée sous l’égide de la communication, les chrétiens sont invités à découvrir les médias et les supports de communication proposés par l’Eglise, à prier pour les hommes et les femmes professionnels de la communication, à récolter des fonds pour soutenir les services diocésains de l’information et de la communication.
À chaque époque, l’Église a su utiliser les moyens disponibles pour répondre aux défis toujours nouveaux et communiquer l’Évangile. Elle utilise donc les moyens actuels : sites Internet, blogs, réseaux sociaux, newsletters, bulletins diocésains, journaux paroissiaux, affiches, radio et télévision, édition. Et pour adapter sa communication aux mutations engendrées par les nouvelles technologies, elle a aussi besoin de former ses responsables.
DEPUIS VATICAN II
Instituée à l'initiative de l'église catholique, à l'issue du concile Vatican II, la journée des communications sociales manifestait à l'époque la prise de conscience des enjeux de société (moraux et spirituels) que représentaient les moyens de communication de masse. En France, cette journée est connue sous le nom de Journée mondiale de la communication et est une occasion de réfléchir aux enjeux d'une communication fidèle à l'enseignement de l'église et respectueuse de la dignité humaine.
Le 24 janvier, en la fête de Saint François de Sales (patron des journalistes), le Saint-Siège publie un message.
L’événement a pour objectif de mieux faire connaître les moyens de communication au niveau des paroisses, des diocèses et des services de l’Eglise catholique.

MESSAGE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LEON XIV
POUR LA 60ème JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES
« Préserver les voix et les visages humains »
Chers frères et sœurs !
Le visage et la voix sont des traits uniques et distinctifs de chaque personne ; ils manifestent son identité singulière et sont l’élément constitutif de toute rencontre. Les anciens le savaient bien. Pour définir la personne humaine, les Grecs anciens utilisaient le mot “visage” (prósōpon) qui, étymologiquement, désigne ce qui se trouve devant le regard, le lieu de la présence et de la relation. Le terme latin persona (de per-sonare) inclut quant à lui le son : pas n’importe quel son, mais la voix inimitable d’une personne.
Le visage et la voix sont sacrés. Ils nous ont été donnés par Dieu qui nous a créés à son image et à sa ressemblance, nous appelant à la vie par la Parole qu’Il nous a adressée ; une Parole qui a d’abord résonné à travers les siècles dans la voix des prophètes, puis s’est faite chair à la plénitude des temps. Cette Parole – cette communication que Dieu fait de lui-même – nous avons également pu l’entendre et la voir directement (cf. 1 Jn 1, 1-3), car elle s’est fait connaître dans la voix et le visage de Jésus, Fils de Dieu.
Lire ici le message du pape Léon XIV dans son intégralité
« Préserver les voix et les visages humains »,
thème de la Journée des Communications sociales
Léon XIV a choisi de souligner l'importance de préserver «les capacités uniquement humaines d'empathie, d'éthique et de responsabilité morale». Face à l'immense potentiel généré par la révolution numérique induite par l'intelligence artificielle, le «défi est de garantir que l'humanité reste aux commandes», fait savoir dans un communiqué le dicastère pour la Communication.
Augustine Asta -Cité du Vatican
Les machines « doivent être des instruments au service du lien et de la vie humaine, et non des forces qui érodent la voix humaine ». C’est en quelque sorte le résumé du thème choisi par le Saint-Père pour la 60e Journée mondiale des Communications sociales 2026. Dans le contexte actuel, indique le communiqué du dicastère pour la Communication, « la technologie influence comme jamais auparavant les interactions – des algorithmes qui sélectionnent les contenus dans les fils d'actualités jusqu’ à l'intelligence artificielle qui rédige des textes et des conversations entières ».
- Les dérives de l’IA
L'intelligence artificielle (IA), poursuit la note du dicastère, peut générer des « contenus captivants mais trompeurs, manipulateurs et nuisibles, elle peut reproduire les préjugés et les stéréotypes présents dans les données d'entraînement, et elle peut amplifier la désinformation en simulant des voix et des visages humains ». Aussi, l’IA peut « envahir la vie privée et l'intimité des personnes sans leur consentement ». Une dépendance excessive à cet
« instrument affaiblit la pensée critique et les capacités créatives, tandis que le contrôle monopolistique de ces systèmes soulève des préoccupations sur la centralisation du pouvoir et sur les inégalités », peut-on lire dans le document.
Même si l'humanité dispose ainsi aujourd'hui de possibilités qui étaient inimaginables quelques années auparavant, ces outils efficaces et d’une grande portée, « ne peuvent pas remplacer les capacités uniquement humaines comme l'empathie, l'éthique et la responsabilité morale », prévient le dicastère pour la Communication.
- L’IA, un enjeu moral majeur pour le Saint-Siège
Dans son message adressé aux participants du Sommet AI for Good 2025 et rendu public le 10 juillet dernier, le Saint-Père avait appelé à une utilisation éthique de l’intelligence artificielle et avait d’ailleurs mis en garde contre l’absence de contrôle sur cette technologie qui se développe très rapidement. « L'humanité est à la croisée des chemins, confrontée à l'immense potentiel généré par la révolution numérique induite par l'intelligence artificielle », avait écrit Léon XIV, insistant sur l’importance de développer l’intelligence artificielle avec « responsabilité et discernement ». L'évêque de Rome avait alors invité les dirigeants présents à « établir une gouvernance locale et mondiale coordonnée de l'IA ».
L'IA ne doit donc pas être considérée comme une personne, elle ne doit pas être déifiée, elle ne doit pas remplacer les relations humaines, mais doit être utilisée « seulement comme un outil complémentaire à l'intelligence humaine », avait-il dit. Ces mises en garde du Pape sur l'intelligence artificielle au cours des dernières années constituait déjà la trame d'Antiqua et Nova (en référence à la « sagesse », ancienne et nouvelle). Cette note sur les relations entre l’IA et l'intelligence humaine était le fruit d'une réflexion commune entre le dicastère pour la Doctrine de la foi et le dicastère pour la Culture et l'Éducation, publiée le 28 janvier et qui avait été approuvée par le Pape François.
Dans la même logique rappelle le dicastère, la communication publique « nécessite un jugement humain, pas seulement des schémas de données ». Et le défi est de « garantir que l'humanité reste aux commandes ». C’est pourquoi il est urgent « d'introduire l'alphabétisation médiatique dans les systèmes éducatifs, à laquelle s’ajoute aussi l'alphabétisation autour de l’IA ». « Comme catholiques, nous pouvons et devons contribuer afin que tous – en particulier les jeunes – acquièrent la capacité de penser de manière critique et grandissent dans la liberté de l'esprit », estime le dicastère pour la Communication.




