26 avril- 4ème dimanche de Pâques - Le bon pasteur - Clés de lecture — Paroisse Saint-Pierre-Fourier - Plaine de Gray

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26 avril- 4ème dimanche de Pâques - Le bon pasteur - Clés de lecture

Publié le 05/01/2021
« Grâce et bonheur m’accompagnent. » En sommes-nous persuadés ?
Puisque le Christ est ressuscité, puisqu’il demeure chaque jour notre « bon berger », puisqu’il nous donne « la vie en abondance », nous avons tout pour être heureux. Prions pour que notre conversion soit toujours plus sincère et pour que chacun soit attentif à la vocation que lui réserve le Seigneur. (Prions en Eglise)

26 AVRIL 2026
Journée mondiale de Prière pour les Vocations
Journée nationale du Souvenir des Victimes de la Déportation

Messe à 10h00 à la BASILIQUE
Messe à 10h30 à CHAMPLITTE, CHARCENNE, SOING

Ce 4e dimanche de Pâques est à la fois celui du « Bon Pasteur » et la Journée mondiale de prière pour les vocations. Cette année, nous entendons le début du chapitre 10 de l’évangile selon saint Jean, où Jésus se présente comme le berger et la porte du Royaume. C’est bien le Christ mort et ressuscité qui nous aime et nous conduit vers la vie. (Prions en Église)

« Ses brebis à lui, il les appelle par son nom » Jean 10,3

CLÉS DE LECTURE - PRIONS EN ÉGLISE

PREMIÈRE LECTURE | Actes 2, 14a.36-41
« Ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. »

Les douze Apôtres sont réunis le jour de la Pentecôte et annoncent avec tant de force et de conviction la mort et la résurrection du Christ que tous leurs auditeurs sont « touchés au cœur ». Pierre leur promet le don du Saint-Esprit et les invite à se détourner du péché. Le nombre des convertis – trois mille – est impressionnant. Il nous interroge sur la manière dont nous témoignons autour de nous du fait que le Christ ressuscité nous fait vivre.

Lecture du livre des Actes des Apôtres (2, 14a.36-41)
« Dieu l’a fait Seigneur et Christ »
le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et fit cette déclaration : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissezvous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés; vous recevrez alors le don du SaintEsprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. »
Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux. – Parole du Seigneur

Le discours de Pierre a profondément touché le cœur de ses auditeurs juifs venus de contrées diverses. Contrairement à ce qu’on a pu voir dans les récits de la Passion, ces Juifs font preuve d’ouverture : ils considèrent Pierre et les Apôtres comme des « frères » et comprennent que leur message entraînera des changements importants dans leur vie. Plusieurs parmi eux se font baptiser et, donc, reçoivent « le don du Saint-Esprit ». Quant à Pierre, il entrevoit déjà des horizons nouveaux pour l’annonce et la réception de l’Évangile, car, dit-il, « la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin ».
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PSAUME | 22
« Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie. »

Ce psaume est certainement le plus connu de tous. Il est toujours prié en entier et souligne la relation étroite du psalmiste avec le Seigneur, son berger. Jésus reprendra la même image dans l’évangile. Le berger veille sur ses brebis dans toutes les dimensions de leur vie, aussi bien matérielles que spirituelles. Il les protège du mal et de la mort, et les comble de grâce tout au long de leur vie.

Psaume 22
Refrain : Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. 
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. 

Le psaume 22 est l’un des plus appréciés et des plus réconfortants. Le Dieu berger sait procurer tous les biens nécessaires à ses brebis : il les conduit paisiblement « par le juste chemin » et il les rassure lorsqu’elles ont à traverser « les ravins de la mort » (strophes 1-3). La dernière strophe ajoute une image complémentaire et tout aussi rassurante. Dieu se révèle, en effet, un hôte généreux et gracieux : dans « la maison du Seigneur », on trouve « grâce et bonheur » en permanence.
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DEUXIÈME LECTURE | 1 Pierre 2, 20b-25
« Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie. »

Ce psaume est certainement le plus connu de tous. Il est toujours prié en entier et souligne la relation étroite du psalmiste avec le Seigneur, son berger. Jésus reprendra la même image dans l’évangile. Le berger veille sur ses brebis dans toutes les dimensions de leur vie, aussi bien matérielles que spirituelles. Il les protège du mal et de la mort, et les comble de grâce tout au long de leur vie.

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre (2, 20b-25)
« Vous êtes retournés vers le berger de vos âmes »
Bien-aimés, si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu. C’est bien à cela que vous avez été appelés, car c’est pour vous que le Christ, lui aussi, a souffert; il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces. Lui n’a pas commis de péché; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge. Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice. Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris. Car vous étiez errants comme des brebis; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes. – Parole du Seigneur.

Dans cette lettre qu’on lui attribue, Pierre reprend certains thèmes des discours qu’il prononce dans les Actes : figure du Serviteur souffrant, importance de la conversion et du baptême. Il s’adresse toutefois à un auditoire très différent : celui des communautés chrétiennes de la diaspora d’Asie Mineure (1 P 1, 1). Ce sont des communautés déjà établies mais qui éprouvent certaines difficultés. D’où l’exhortation à se tourner vers le « modèle » qu’est le Christ, qui « a porté nos péchés » et assumé pleinement les souffrances injustes qu’on lui a infligées. Le Christ n’est pas seulement un modèle à imiter, il est aussi « votre berger, le gardien de vos âmes », qui procure, comme le Dieu berger du psaume, repos, grâce et bonheur.
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ÉVANGILE | Jean 10, 1-10
« Ses brebis à lui, il les appelle chacun par son nom. »

Lorsque Jésus utilise la comparaison du berger et de ses brebis, il souligne le lien qui unit le pasteur à chaque brebis du troupeau. Il connaît chacune par son nom, elles connaissent sa voix et ne suivront jamais un étranger. Les disciples ont du mal à comprendre cette image. Jésus va alors plus loin et se présente comme la « porte des brebis ». Il invite à « passer par lui », c’est-à-dire à écouter sa voix et à développer avec lui une relation étroite pour qu’il puisse donner à chacun la vie, et la vie en abondance.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (10, 1-10)
« Je suis la porte des brebis »
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis: celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis: Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra entrer; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »

Tout comme le psaume 22, ce passage de Jean est universellement apprécié et les bienfaits que procure la présence du vrai berger sont tout aussi réconfortants. Mais on n’oubliera pas l’occasion et le contexte immédiat qui ont amené les déclarations de Jésus : des controverses avec les pharisiens, dont certains seraient de faux bergers. Jésus invite donc ses disciples à un sérieux exercice de discernement. Les faux bergers ne connaissent que des sentiers qui mènent à la mort, tandis que Jésus, le vrai berger, est « venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance ». Qui oserait choisir la mort contre la vie ?
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COMMENTAIRE DU DIMANCHE
Marie-Caroline Bustarret, théologienne, enseignante aux facultés Loyola Paris,Prions en Eglise

UN PASSAGE QUI N'EST PAS SECRET

L’évangile de ce dimanche est riche en protagonistes : des brebis, un berger, un bandit ou voleur, un portier et…. une porte ! La porte, c’est Jésus lui-même. En se qualifiant ainsi, il nous prend à contre-pied. En effet, l’image du bon berger, par laquelle il va se désigner juste après, nous est bien plus familière. Quand il dit de lui-même qu’il est la porte qui permet le passage de la sécurité de l’enclos à l’espace nourricier des pâturages, Jésus formule en images ce qu’il affirme plus loin dans le même évangile : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14, 6). Passer par Jésus, c’est accéder au Père, c’est-à-dire à une vie donnée en abondance. Il y a donc un enjeu de vie et de mort à mettre notre confiance en Jésus, l’image du troupeau menacé par un voleur animé d’intentions meurtrières le signifie clairement. Sans nommer les forces d’opposition à la vie, Jésus affirme qu’elles sont bien à l’œuvre. Or, nous rappelle-t-il, il est justement venu pour que nous ayons la vie. Certes, nous ne sommes pas épargnés par la mort mais la promesse de vie que Jésus fait dans ce texte n’en demeure pas moins réelle. Jésus, qui vient vivre avec nous, nous ouvre le passage vers la vie. Ce passage n’est pas caché ou ouvert aux seuls détenteurs d’une clef, ce n’est pas un labyrinthe de conditions et de lois. C’est Jésus, tout simplement.

 

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