26 avril - Journée nationale du souvenir des victimes de la Déportation - 81ème anniversaire de la libération des camps de concentration — Paroisse Saint-Pierre-Fourier - Plaine de Gray

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26 avril - Journée nationale du souvenir des victimes de la Déportation - 81ème anniversaire de la libération des camps de concentration

Publié le 05/01/2021
La loi 54-415 du 14 avril 1954 a institué le dernier dimanche d'avril "Journée nationale du souvenir des victimes de la Déportation" (Cette année, le 26 avril)
Le dernier dimanche d'avril est donc chaque année dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d'extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale.

           81ème ANNIVERSAIRE
DE LA LIBÉRATION DES CAMPS DE CONCENTRATION ET D'EXTERMINATION NAZIS

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« Oublier les enseignements du passé serait, non seulement trahir le passé et renier le combat de nos frères,
 mais aussi hypothéquer l’avenir. »

(Pasteur Aimé Boniface, résistant déporté)

DIMANCHE 26 AVRIL - 10h00 - MESSE À LA BASILIQUE,
en présence des porte-drapeaux des associations patriotiques
SUIVIE À 11h15 D'UNE CÉRÉMONIE AU MONUMENT AUX MORTS, PUIS AU CIMETIÈRE ISRAÉLITE

NOTRE DAME DES CAMPS de CONCENTRATION


Vous qui avez assisté à la crucifixion de votre fils,
notre Seigneur Jésus-Christ,
Intercédez auprès de lui pour qu’il fasse participer à sa Gloire éternelle tous ceux et toutes celles qui ont tellement souffert dans les camps de concentration nazis :
- ceux et celles qui ont été battus, avilis, torturés ;
- ceux et celles qui sont morts de froid, de faim, de maladie ou de misère :
- ceux et celles qui ont été fusillés, décapités, crucifiés ou pendus.
Que notre Seigneur accepte leur vie et leur mort pour sa Glorification.
Que son Royaume advienne en toute gloire pour le salut et la paix du monde.

 

Son visage doux et triste, une robe rayée et un fichu de déportée, 
tenant la croix bien serrée sur son cœur,
ses pieds écrasant une croix gammée qui est brisée,
Tant de symboles transformés en prière.

 

 

Cette prière est inspirée du testament d’Edith Stein, philosophe allemande (1891-1942), au carmel : Sœur Thérèse Bénédicte de la Croix. Arrêtée au carmel d’Echt en Hollande, déportée au camp d’Auschwitz et morte dans une chambre à gaz.
Béatifiée le 1er mai 1987 par le Pape Jean-Paul II. Canonisée le 10 octobre 1998.

 

La journée nationale du souvenir des victimes de la déportation
honore la mémoire de tous les déportés et rend hommage à leur sacrifice.

En 1945, les déportés rescapés retrouvaient la liberté tandis qu'était révélée au monde l'horreur des crimes commis dans les camps de concentration.
L'univers concentrationnaire s'est écroulé en mai 1945, suite à l'effondrement du régime nazi. Les libérateurs alliés et l'opinion publique prirent conscience du système gigantesque mis au point par les nazis pour éliminer résistants, syndicalistes, opposants au régime et simples civils, et pour exterminer les juifs et les tziganes. Les camps ont été l'application la plus absolue de l'idéologie nazie.
Les atrocités ont été telles que la communauté internationale dut trouver de nouveaux mots pour les dénommer et les punir : "crimes contre l'humanité".
Après la libération des camps par les troupes alliées, des milliers de déportés mourront encore d'épuisement physique et moral. La tâche pour les rapatrier était gigantesque et le ministère des déportés et réfugiés de France avait préparé un dispositif pour leur retour.

Une journée pour se souvenir ...

La Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction et rend hommage à leur sacrifice. Cette journée a pour vocation de rappeler à tous ce drame historique majeur, les leçons qui s'en dégagent, pour que de tels faits ne se reproduisent plus.
La Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation se déroule chaque année le dernier dimanche d’avril. En 2022, elle a lieu le 24 avril. Cette date a été retenue en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps

                                                                                                                 

MESSAGE NATIONAL 2026 POUR LA JOURNÉE NATIONALE
DU SOUVENIR DES VICTIMES ET DES HÉROS DE LA DÉPORTATION

Le dernier dimanche d’avril, notre nation est appelée à rendre hommage aux victimes et héros de la déportation disparus dans les camps de concentration et les centres d’extermination nazis. La mort par le gaz, le travail forcé, la faim, la soif, les sévices de toutes sortes : tel était le traitement infligé à tous ceux que les nazis considéraient comme des ennemis du Reich en raison de leur engagement dans la Résistance, de leurs choix politiques, de leurs convictions religieuses, de leur mode de vie, ou même sans raison particulière pour toutes les victimes des rafles.

Lorsque les armées alliées entrèrent dans les camps, elles ont été confrontées à l’horreur de l’enfer concentrationnaire. Parmi les milliers de cadavres qui jonchaient le sol, des survivants erraient parmi les décombres, regards vides, corps décharnés : des enfants, des femmes et des hommes dont l’identité avait été retirée pour mieux les avilir. Il s’agissait d’une entreprise systématique de déshumanisation poussée à l’extrême jusqu’à la pratique d’expériences pseudo-médicales par des médecins nazis sans aucun scrupule.

 Malgré l’avancée des forces alliées sur tous les fronts, le IIIe Reich n’a pas renoncé à son dessein mortifère. Il ordonne l’évacuation des survivants des camps qui se transforme en d’impitoyables Marches de la Mort.

 Les déportés qui sont revenus de cet enfer, ont vécu un retour difficile à la vie et à la liberté. Mais, fidèles aux serments prêtés à leurs camarades disparus, les survivants ont, malgré leurs propres traumatismes ou la difficulté d’être crus, pris le chemin courageux du témoignage.

Au moment où les derniers déportés nous quittent, la remémoration de leurs engagements et de leurs sacrifices doit continuer d’être un rempart contre l’ignorance, l’oppression et l’antisémitisme. Aujourd’hui se jouent de nouveaux équilibres mondiaux dans des rapports de force anxiogènes, et le combat des déportés, attachés au respect du droit international porté par le tribunal de Nuremberg, ne doit pas rester vain.

 La mémoire de la déportation s’inscrit dans le patrimoine immatériel de l’humanité en ce qu’elle a de plus sombre, aussi sa transmission se veut-elle un acte de confiance à l’égard des jeunes générations dont la conscience et la responsabilité doivent permettre de garantir les valeurs civilisatrices de paix, de liberté, de dignité pour tous.

Ce message a été rédigé conjointement par La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP), La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD), L’Union Nationale des Associations de Déportés et Internés de la Résistance et Familles (UNADIF - FNDIR)

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Lire ici BULLETIN PAROISSIAL N°14 - MARS 2015 - Il y a 70 ans s’ouvraient les portes des camps de concentration...

 

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