Vices et vertus à l’école du pape François — Doyenné 05 / Haut-Doubs Forestier

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Vices et vertus à l’école du pape François

Dans un livre-entretien réalisé avec le prêtre Marco Pozza, aumônier de la prison de Padoue (Italie), le pape François revient avec justesse sur les sept vertus qui mènent au salut et les sept vices qui leur correspondent et qui aboutissent à la perdition. (Aleteia)

La justice et l’injustice

L’exercice de la vertu de justice est complexe car elle est toujours liée à un autre que soi. « Dans tout délit, il y a une partie lésée et deux liens abîmés : le lien de la personne responsable du fait délictuel avec sa victime et le lien de cette même personne avec la société », explique le pape François dans le livre Vices et vertus. « Il existe une asymétrie entre la peine et le délit, et l’accomplissement d’un mal ne justifie pas de répondre par un autre mal. Il s’agit de rendre justice à la victime, non pas d’exécuter l’agresseur ».

La justice et l’injustice

La force et l’inconstance

Souvent mal comprise, la vertu de force se trouve aux antipodes de la brutalité ou de l’orgueil des idées. Il ne s’agit pas de la force qui n’hésite pas à utiliser la violence pour régler ses comptes mais de la force qui aide à entreprendre et endurer, sans crainte ni découragement. « Le don de force est la capacité à se relever. Ou à se laisser aider pour se relever », avance le pape François dans le livre Vices et Vertus.

La force et l’inconstance

La tempérance et la colère

S’il est une vertu qui n’a pas la cote aujourd’hui, c’est bien la vertu de tempérance. L’humilité et la modération qu’elle implique vont à l’encontre de l’excès et la démesure auxquelles invite la société. « La tempérance est liée à l’espérance : elle est capable de regarder au-delà, comme la mère enceinte regarde l’accouchement, l’enfant qu’elle va avoir, et rêve avec les yeux de son enfant », détaille le pape François dans son livre Viceset Vertus.

La tempérance et la colère

La prudence et la sottise

La prudence est une vertu qui se met au service des autres vertus cardinales (justice, tempérance et force). Elle ne choisit pas le but de nos actions mais le moyen de l’atteindre. Elle évalue la situation et nous pousse ensuite à choisir la meilleure ligne de conduite pour parvenir à nos fins. La prudence façonne ainsi les autres vertus morales. Elle donne à la personne juste d’agir avec justice, à la personne brave d’agir courageusement, à la personne modérée de rester maîtresse d’elle-même.

La prudence et la sottise

La foi et l’infidélité

Première des trois vertus théologales, la foi, pour un chrétien, apparaît comme la plus évidente. Il s’agit de la vertu théologale « par laquelle le fidèle croit en Dieu et à tout ce qu’il a dit et révélé, et que la Sainte Église propose à croire, parce qu’Il est la vérité même », peut-on lire dans le Catéchisme de l’Église catholique (CEC, n° 1814). Mais elle est bien souvent pétrie de doutes ! « C’est parce que nous sommes humains et que la foi est un si grand cadeau que, lorsque nous le recevons, nous n’arrivons pas à y croire. Cela sera-t-il possible? Le diable nous fait douter, puis la vie, puis les tragédies : pourquoi Dieu permet-il cela ? », détaille le pape François dans son livre Vices et vertus.

La foi et l’infidélité

La charité et la jalousie

Qu’est-ce que la charité ? La réponse est simple : elle est l’amour de Dieu pour ce qu’il est et l’amour du prochain. C’est un double mouvement qui n’en fait qu’un. « La charité est une merveilleuse vertu, mais ce n’est pas une prestation ou une aumône à faire pour apaiser sa conscience », met en garde le pape François dans le livre Vices et vertus. « La charité, c’est l’amour, et elle a son origine et son essence en Dieu lui-même : la charité, c’est l’étreinte de Dieu notre Père à tout homme, particulièrement à ceux qui ont une place spéciale dans son cœur, les derniers, les souffrants. »

La charité et la jalousie

L’espérance et le désespoir

« La Foi voit ce qui est. La Charité aime ce qui est. L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé. Sur la route montante. Traînée, pendue aux bras de des grandes sœurs, qui la tiennent par la main, la petite espérance s’avance ». Ce passage, extrait de la prière de Charles Péguy « La petite espérance », résume avec justesse ce qu’est la vertu d’espérance. Une définition que reprend volontiers le pape François dans son livre Vices et vertus. « C’est un acte de foi de choisir l’espérance, la plus petite des vertus, dit toujours Péguy, la plus humble, la plus quotidienne, mais aussi celle qui entraîne les autres avec elle ».

L’espérance et le désespoir

 

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