L'évènement du 1er SEPTEMBRE au 4 OCTOBRE : Catholiques, Protestants, Orthodoxes réunis pour le TEMPS de la CREATION
Publié le 05/01/2021Le Temps de la Création réunit la famille chrétienne mondiale autour d'un objectif commun.
Le 1er septembre fut proclamé Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création au sein de l'Église orthodoxe, et ce, en 1989 par le patriarche oecuménique Dimitrios Ier. Elle fut ensuite adoptée par les autres grandes Églises chrétiennes européennes en 2001, puis par le pape François pour l'Église catholique romaine en 2015. (Voir ci-dessous)
Ces dernières années, de nombreuses Églises chrétiennes ont commencé à commémorer le Temps de la Création (également appelée «Temps pour la Création») entre le 1er septembre et le 4 octobre, jour de la saint François d'Assise (célébrée par certaines traditions occidentales). Saint François d'Assise est l'auteur du Cantique des créatures et le saint patron de l'écologie
1 journée, 5 semaines pour la Création
En 2015, le pape François a retenu la date du 1er septembre pour instituer dans l’Église catholique, une « Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création ».
L’initiative rejoignait celle des Églises orthodoxes qui à l’occasion du 3ème rassemblement œcuménique de Sibiu en Roumanie de 2007, ont proposé un « temps de la création », du 1er septembre au 4 octobre.
Temps pour la Création : Thème et symbole
Le symbole de 2026 est
l’Immersion dans l’eau vive
C’est un appel à la transformation : que les Chrétiens soient immergés dans l’eau vive qui coule du trône de Dieu,
s’y plongeant de plus en plus profondément, inspirés par l’Esprit de Dieu,
en travaillant ensemble pour le renouveau de la Création.

Notre symbole pour 2026, l'immersion dans l'eau vive, est un symbole de renouveau et de naissance : l'eau qui jaillit du Temple est un signe de l'attention et de la guérison que Dieu nous accorde. Nous sommes appelés à entrer dans l'eau, jusqu'à ce que nous soyons si profondément immergés que nous devions compter sur la grâce de Dieu pour nous soutenir. Ceux qui reçoivent cette eau sont invités à devenir des sources de vie pour les autres, permettant à l'amour de Dieu de couler à travers eux dans le monde. Ainsi, l'eau de Dieu deviendra en nous « une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle », comme Jésus l'a promis (Jean 4:14). Ce symbole invite les chrétiens à une immersion spirituelle : prier ensemble tout en contemplant l'eau des rivières, des sources, des fontaines, des fonts baptismaux, des lacs et de la mer, inspirés par l'Esprit de Dieu, travaillant ensemble pour le renouveau de la Création. Ce symbole nous exhorte également à plonger dans les « douleurs » de la Création (Romains 8:22-23), en laissant nos cœurs être touchés par la souffrance de nos frères et sœurs. En effet, le Temps pour la Création est un moment propice à la fraternité et à la solidarité avec les personnes vulnérables et pauvres, principalement celles qui souffrent de la dégradation de l'environnement. Nous pouvons apprendre de leurs histoires, de leur résilience, de leur engagement, et ensemble, garder l'espérance vivante.
Notre texte biblique pour cette année est tiré d’Ézéchiel 47:1-12, qui décrit l’eau vivifiante de Dieu qui coule du Temple de Dieu. Le fleuve s’approfondit de plus en plus, restaurant les terres stériles, ravivant les eaux et soutenant des écosystèmes florissants. Cette vision invite les êtres humains à assumer leurs responsabilités : en reconnaissant les dommages écologiques, en acceptant l’interdépendance, nous sommes appelés à nous immerger dans l’eau, à protéger activement et à œuvrer pour le renouveau de la création afin que la guérison de l’environnement et le bien-être humain puissent s’épanouir ensemble.
Texte, thème et symbole
« En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. [...] Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront
pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède ». (Ézéchiel 47:9.12)
Le thème de cette année, « L'eau vive », explore Ézéchiel 47, versets 9 et 12, comme une puissante vision biblique d'espérance et de guérison écologique. Dans un contexte d'exil et de perte, l'image de l'eau vive qui coule du sanctuaire de Dieu révèle la guérison divine qui renouvelle la terre, l'eau, la biodiversité et la responsabilité humaine envers toute la Création.
Le symbole représente l'eau qui coule du Temple de Dieu : d'abord un petit ruisseau qui grandit de plus en plus et, ainsi, redonne vie aux zones mortes et restaure la fertilité des écosystèmes endommagés ou stériles.
L'eau vive apporte la guérison, mais pour recevoir une nouvelle vie, nous devons nous aussi entrer dans l'eau et faire partie du fleuve de vie de Dieu, en participant à la guérison de la Création.
Contexte historique d'Ézéchiel 47, 9.12
Le contexte de ce texte est celui d'une catastrophe politique, sociale, théologique et nationale. Jérusalem a été détruite par les armées de Babylone. Le temple de Salomon a été rasé. Une grande partie du peuple d'Israël a été emmenée en exil à Babylone, loin de sa patrie. Au bord des fleuves de Babylone, les membres du peuple pleurent et se lamentent (cf. Ps 137).
Le livre d'Ézéchiel se déroule pendant l'exil babylonien (Ézéchiel 1:1), après la chute de Jérusalem, au début du VIe siècle avant notre ère. Ézéchiel, un prêtre, fait partie des exilés et est chargé par Dieu de devenir prophète
(Ézéchiel 3 ; 33:1-9).
Son message se concentre d'abord sur le jugement de Dieu contre l'idolâtrie et l’ingratitude d'Israël, interprétant la chute de Jérusalem et la destruction du Temple comme un jugement divin exécuté par les armées babyloniennes (Ézéchiel 7-10 ; 21). Mais le message d'Ézéchiel ne s'arrête pas au jugement : Dieu n'a pas abandonné son peuple. Ézéchiel proclame que la souveraineté de Dieu ne se limite pas au Temple, que Dieu reste présent auprès des exilés et que la restauration est promise. Le fait que le Temple soit au centre de la vision de renouveau d'Ézéchiel (Ézéchiel 40-47) est révélateur. Bien qu'il ait été profané et détruit, il est désormais transformé en un symbole de bénédiction, de guérison et de présence de Dieu à travers toute la Création. Le merveilleux fleuve décrit dans Ézéchiel 47 incarne ce renouveau futur : lorsque le Seigneur habitera à nouveau parmi son peuple, la terre elle-même sera restaurée.
L'eau vive : l'eau comme source de vie
La vision d'Ézéchiel redéfinit l'eau, élément fondamental de la vie, comme un agent divin de renouveau, de justice et d'espérance, une force vivifiante qui jaillit du sanctuaire de Dieu. À l'époque d'Ézéchiel, l'eau était un symbole de la présence et de la bénédiction divines. Les grandes civilisations dépendaient de fleuves puissants tels que le Nil, ainsi que l'Euphrate et le Tigre, qui étaient deux des fleuves qui arrosaient le jardin d'Éden (cf. Genèse 2:10). L'eau des océans regorge également de vie !
La vision commence par un petit filet d'eau, des gouttelettes s'écoulant du lieu de prière et de sacrifice. D’un minuscule ruisseau, il devient un fleuve inarrêtable : première merveille. Le fleuve grossit en s'écoulant du Temple, nourri par le culte et les prières du peuple de Dieu.
Mais la deuxième merveille est encore plus grande. Le fleuve ne se contente pas de permettre la vie, il restaure des écosystèmes entiers. Le prophète a vu « au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre [...] Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux » (Ezéchiel 47:7-8).
En décrivant comment le fleuve se jette dans la « mer des eaux stagnantes », le prophète fait référence à la mer Morte, l'un des endroits les plus dépourvus de vie de sa région. L'eau de ce fleuve est si puissante que les eaux salées
deviendront douces et regorgeront de vie.
Une lecture écologique d'Ézéchiel 47, 9.12
L'affirmation d'Ézéchiel selon laquelle l'eau douce assainira l'eau salée (Ézéchiel 47, 8-9) est délibérément choquante : elle nomme quelque chose d'écologiquement impossible afin de proclamer quelque chose de théologiquement décisif. Le prophète ne décrit pas un processus naturel, il annonce un renversement divin.
La mer Morte symbolise la mort : pas de poissons, pas de plantes, pas d'écoulement ; un lieu où la vie entre et meurt. L'eau salée représente la stérilité et le jugement. En déclarant que l'eau douce guérit la mer salée,
Ézéchiel fait écho à l'imagerie de la Genèse, où Dieu apporte l'ordre et la vie à partir des eaux chaotiques.
Il s'agit d'une nouvelle Création. Ézéchiel aurait pu dire que le fleuve contourne la mer Morte. Au lieu de cela, il y pénètre. Le point est théologique : la vie divine coule dans les endroits les plus morts et les plus
désespérés. Le verbe hébreu utilisé (פא raphaʾ) signifie guérir, restaurer, rendre entier. La vie est renouvelée non pas par la gestion humaine, mais par l'action divine qui interagit avec le monde créé. L'eau salée devient douce non pas par la gestion humaine, mais par la guérison divine. Dieu ne contourne pas le lieu de la mort, il y pénètre.
Les arbres qui portent des fruits chaque mois représentent une forme de vie qui a dépassé la rareté et les saisons de pénurie. Tout comme le rafraîchissement de la mer Morte, cette image est intentionnellement hors du commun : elle symbolise la restauration de la Création, et non l'amélioration de l'agriculture.
Les arbres fruitiers sont naturellement saisonniers et vulnérables à la sécheresse, aux parasites, à la guerre et à la famine. Ézéchiel dit : dans l'ordre restauré de Dieu, la vie est incroyablement abondante. Les arbres portent des fruits « parce que l'eau coule du sanctuaire ». Leur productivité ne dépend pas des précipitations ou des conditions du sol,
mais de la présence divine continue.
L'imagerie rappelle délibérément l'Éden, mais la dépasse. L'Éden avait des arbres « à l’aspect désirable et aux fruits savoureux » (Genèse 2:9), tandis que ces arbres vus en vision ont douze récoltes par an ! Il ne s'agit pas de
nostalgie, mais d'une restauration amplifiée : l'Éden a été rouvert.
L'apôtre Jean fait plus tard écho à Ézéchiel, présentant le fleuve et l'arbre de vie comme la vision finale de la guérison cosmique, écologique et même politique (cf. Apocalypse 22:2).
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1er septembre : La journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création
La Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création ouvre chaque année le Temps pour la Création qui va durer jusqu'au 4 octobre 2025.
Elle a été instituée en 1989 par le patriarcat de Constantinople ; l’Église catholique s’y est associée en 2015, suivie aussi par la communauté anglicane, l’initiative rejoint une tradition déjà en vigueur chez les orthodoxes, lui donnant une tonalité œcuménique.
« La journée mondiale annuelle de prière pour la sauvegarde de la Création offrira à chacun des croyants et aux communautés la précieuse opportunité de renouveler leur adhésion personnelle à leur vocation de gardiens de la création, en rendant grace à Dieu pour l'oeuvre merveilleuse qu'il a confiée à nos soins et en invoquant son aide pour la protection de la crétion et sa miséricorde pour les péchés commis contre le monde dans lequel nous vivons. La célébration de cette journée à la même date que l'Église orthodoxe sera une occasion propice pour témoigner de notre communion croissante avec nos frères orthodoxes.
Nous vivons à une époque où tous les chrétiens sont confrontés à des défis identiques et importants, auxquels nous devons apporter des réponses communes pour être plus crédibles et efficaces. C'est pourquoi je souhaite que cette journée puisse impliquer également d'une manière ou d'une autre, d'autres Égises et communautés, et qu'elle soit célébrée en consonance avec les initiatives que e Conseil oecuménique des Églises orgaise sur ce thème »
(Pape François, le 6 août 2015)
C’est en 1989 que Demetrios le patriarche de l’Église orthodoxe a décidé de consacrer le 1er jour de l’année liturgique à la sauvegarde de la création. Il a ainsi invité toutes les églises du monde orthodoxe et chrétien à faire des prières de remerciement pour le grand don du monde créé, des prières pour sa protection et son salut.
Il faut savoir que le 1er septembre est le début de l’année liturgique orthodoxe. Dix ans plus tard, en 1999 le Réseau Chrétien Européen pour l’environnement reprend cette proposition. Plusieurs communautés de religions différentes vont emboîter le pas et feront une journée spéciale de prière pour la création, mais à différentes dates.
Le Pape François a décidé que l’Église catholique aura une ¨Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création¨. Cette journée sera célébrée le 1er septembre comme cela se produit parmi l’Église orthodoxe. Cela montrera notre renouvellement comme gardiens de la création et aussi notre communion avec nos frères orthodoxes. De plus, le Pape souhaite que d’autres Églises et Communautés ecclésiales se joignent à cette journée.
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Message du Pape Léon XIV à l’occasion de la 11e Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création :
« Ils briseront leurs épées pour en faire des socs et leurs lances pour en faire des serpes » (Is 2, 4) ».
Chers frères et sœurs,
Notre Seigneur Jésus-Christ est venu pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance (cf. Jn 10, 10). Ce don de la vie est au cœur même de notre mission de disciples et de notre vocation commune à bâtir une civilisation de l’amour. En célébrant cette Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création, nous sommes une fois encore invités à contempler le don de la vie et à chérir la terre qui la soutient, car ce sont là des moyens concrets de rendre gloire à notre Créateur.
Lire ici l'intégralité du message du pape Léon XIV
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PRIÈRE DU TEMPS POUR LA CRÉATION 2026
L'eau vive
Dieu saint, dont l'Esprit planait au-dessus des eaux au commencement, nous nous
réunissons en tant que membres de ta communauté de toute la Création, assoiffés de ta grâce. Nous te rendons grâce pour le don de l'eau, ces veines de notre maison
commune, qui nourrit le cèdre et la baleine, les pâturages et la ville. Nous sommes
reconnaissants pour les eaux locales qui nourrissent nos terres natales et nos frères et sœurs les créatures. Nous rendons grâce car, dans ton jardin bien arrosé, chaque
goutte est un témoignage sacré de ton amour.
Pourtant, nous confessons que nous avons traité ce don comme une simple
marchandise. Nous avons étouffé les mers avec nos déchets et vu s’élever les marées
chaudes en signe de jugement. Nous déplorons la terre craquelée des régions frappées par la sécheresse et les larmes salées des réfugiés climatiques. Fais fondre nos cœurs de glace, ô Dieu, et laisse couler les eaux du repentir.
Seigneur de toute vie, tu as promis que partout où coule le fleuve, tout vivra.
Suscite en nous l’appel à prendre soin des eaux, à protéger les bassins versants, à défendre les droits de l’eau et à honorer la dignité de ceux qui ont soif. Que ta Parole soit une source en nous, jaillissant pour la guérison des nations.
Que Dieu notre Père, qui a fait jaillir l’eau du rocher, nous soutienne dans le désert.
Que le Christ notre Seigneur, qui est l’Eau vive, nous rafraîchisse pour l’œuvre de restauration.
Et que le Saint-Esprit nous porte sur les courants de la grâce jusqu’à ce que la justice coule comme les eaux et la vertu comme un ruisseau qui ne tarit jamais.
Amen.
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PLAIDOYER
« L'eau, c'est la vie »
La vision d'Ézéchiel décrit des eaux jaillissant du sanctuaire de Dieu,
apportant vie, guérison, renouveau et abondance à tous. Les Églises
peuvent refléter ce message en s'engageant en faveur des enjeux qui
touchent nos cycles hydrologiques humains et physiques : prendre soin
des bassins versants, des rivières, des ressources en eau potable, des
zones humides et des mers, ainsi que de toute la vie qu'ils abritent, et
aimer nos prochains qui en dépendent, directement ou indirectement.
Nous appelons les chrétiens du monde entier à s’engager dans la vision de
Dieu d’une vie pleine et d’abondance pour toute la Création, en menant
une vie qui le glorifie et reflète son désir de restauration et
d’épanouissement.
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PAIX AVEC LA CRÉATION
Créateur de tout,
nous te louons pour le don de la vie
et pour la foi qui nous unit dans le soin de notre maison commune.
Nous confessons combien nous sommes devenus étrangers —
les uns aux autres, à ta Création, et à notre être véritable.
Nous reconnaissons que notre avidité et nos instincts destructeurs
ont brisé nos relations avec toi, avec les autres, et avec la Terre.
Les champs fertiles sont devenus stériles,
les forêts sont désolées,
les océans et les rivières sont pollués.
Des communautés florissantes sont devenues des lieux de souffrance,
et la terre pousse un cri.
Christ bien-aimé,
toi qui as dit « Shalom » à des cœurs effrayés,
éveille en nous une action compatissante.
Inspire-nous à œuvrer pour la fin des conflits
et pour la restauration complète des relations brisées —
avec toi, avec la communauté œcuménique,
avec la famille humaine,
et avec toute la Création.
Prince de la Paix,
à travers tes blessures, apprends-nous à nous tenir en solidarité
avec les blessures des autres,
de la création, et du monde.
Par ta résurrection,
fais de nous un peuple d’espérance —
ayant la vision d’épées transformées en socs de charrue
et de larmes changées en joie.
Puisse-t-on se rassembler comme une seule famille,
pour œuvrer à ta paix —
un shalom où tout ton peuple
puisse habiter en sécurité
et se reposer dans des lieux paisibles.
Amen.




