Retour sur le voyage du Pape Léon XIV
Publié le 29/09/2026MesseChampsElyséePape_20260926_Paris©LéonieAllard-3
De Paris à Lourdes, puis jusqu’à Metz, le pape Léon XIV vient de vivre quatre jours intenses au cœur de la France. Des centaines de milliers de personnes se sont déplacées pour le voir, l’écouter ou simplement l’apercevoir. Quatre jours de rencontres, de prière et de paroles fortes, mais surtout, quatre jours au cours desquels le pape a voulu rappeler une conviction simple :
l’Église est appelée à être au service de la vie, de la paix et de l’espérance.
PARIS
Dès son arrivée à Paris, Léon XIV a donné le ton. Après les rencontres officielles avec les autorités françaises et sa visite à l’UNESCO, le pape s’est rendu à Notre-Dame de Paris pour les vêpres. Près de 8 000 membres du clergé — prêtres, diacres, religieux et religieuses — étaient réunis pour cette célébration, dont environ 2 500 à l’intérieur de la cathédrale.
Quelques heures plus tard, changement d’ambiance : direction le Stade de France. 80 000 jeunes de 17 à 35 ans ont rempli les tribunes pour une soirée de musique, de témoignages et de prière. Les places avaient été réservées en seulement trente minutes.
« J’ai eu la chance immense de pouvoir participer à la veillée des jeunes au Stade de France, j’en reviens nourri et transformé par les paroles de notre Pape : « Vous êtes les saints de France » nous a -t-il lancé dans ses premières paroles. Cette phrase résonne encore en moi aujourd’hui. Il y a aussi eu tout un spectacle autour des saints de France avec une mise en scène exceptionnelle ! Une chorale de 2500 jeunes qui nous a porté dans la prière. Pouvoir prier à 80 000 a été pour moi une sensation incroyable, j’en ai eu des frissons à plusieurs reprises et ce n’étaient pas des frissons de froid ! Je rends grâce pour ce que nous avons pu vivre. »
Aurélien CHAGNOT
Le lendemain, c’est une foule encore plus impressionnante qui attendait Léon XIV pour la messe. Environ 800 000 fidèles ont participé à la célébration, répartis sur plus de deux kilomètres entre la place de la Concorde et la place de l’Étoile.
Face à cette foule immense, le pape a appelé les catholiques français à ne pas céder au découragement et à devenir des témoins d’espérance.
La messe sur les Champs-Élysées, présidée par notre Saint-Père Léon XIV, a été pour moi une expérience très riche en émotions. Sa déambulation au milieu des fidèles m’a profondément touchée. Il a béni la foule, ainsi que les enfants que les bénévoles lui présentaient, comme un père protège ses enfants.
Je n’ai pas pu retenir mon émotion à ce moment-là, tant on sentait que ce sentiment était partagé par tous.
La messe a été encore plus belle que je ne l’avais imaginée. La simplicité de ce moment, les chants que nous avons tous repris en choeur, mais aussi son homélie, porteuse d’un message de paix et d’espérance, ont rendu ce moment, de loin, le plus mémorable pour moi.
Comme il l’a dit dans son homélie : « Ne gardez pas cette foi en Jésus Christ pour vous-mêmes, mais laissez-la déborder pour abreuver et combler les personnes que vous rencontrez. » C’est exactement ce que j’ai ressenti lorsque je nous ai vus tous rassemblés sur cette place, unis par la même foi et débordants d’amour pour Dieu.
Merci à notre Pape pour sa venue, et pour sa simplicité de coeur qui m’a particulièrement bouleversée. »Clémence
Lourdes
Après l’immensité parisienne, Lourdes a offert un autre visage du voyage : celui du silence, de la prière et de la fragilité.
Le dimanche 27 septembre, 150 000 fidèles se sont retrouvés dans la prairie du sanctuaire pour la messe présidée par Léon XIV. Parmi eux, près de 7 000 malades, accompagnés par environ 1 500 bénévoles, mais aussi un millier de prêtres, 150 évêques et une centaine de diacres.
À Lourdes, le pape a rappelé avec force que les plus fragiles ne sont pas à la périphérie de l’Église : « vous êtes vraiment au coeur de l’Église », a-t-il dit aux malades. À la grotte de Massabielle, puis auprès des pèlerins, son message s’est fait particulièrement concret : accueillir la vie avec toutes ses fragilités, prendre soin de ceux qui souffrent et ne laisser personne seul.
« Vivre une expérience d’universalité est quelque chose de « normal » à Lourdes. Nous le vivons chaque année avec l’Hospitalité en accompagnant des pèlerins malades en pèlerinage à la grotte de Massabielle. La diversité de nos parcours, missions, âges, origines est immense et heureuse. L’universalité était encore plus grande ce week-end, mais dans cette préparation XXL, le pape est venu nous redire que c’est par nos failles que Dieu se fraye un chemin: « C’est nos béquilles, nos larmes cachées qui sont les lieux par excellence où nous sommes pleinement respectés, accueillis et transformés par l’Amour infini de Dieu »
Nous avons été touchés par la simplicité de sa présence et de son sourire, il nous a partagé être venu en pèlerin, nous invitant comme lui à redécouvrir à la suite de Bernadette que, par les Petits, Jesus nous parle, nous aide, nous transforme pour que le monde aie la Vie. »P. Anthony CHOPARD et Maxime GRILLET
À la tombée de la nuit, Lourdes s’est illuminée de milliers de flambeaux. Autour du sanctuaire, les pèlerins se sont rassemblés pour la traditionnelle procession mariale, dans une atmosphère à la fois recueillie et joyeuse. Léon XIV a rejoint la prière depuis le parvis du Rosaire, s’unissant aux pèlerins dans la récitation du chapelet.
À la lumière des cierges, les visages éclairés par les flammes, c’était un moment simple et marial, où la prière de chacun s’est mêlée à celle de toute l’Église.
METZ
Pour la dernière étape de son voyage en France, Léon XIV a choisi Metz, une ville profondément liée à l’histoire européenne. Un choix symbolique pour conclure quatre jours placés sous le signe de la vie, de l’espérance et de la fraternité.
Devant 12 000 personnes, le pape a célébré une messe pour la paix et la justice dans la cathédrale Saint-Étienne. Il a également rencontré des représentants de différentes religions et a rendu hommage à Robert Schuman, figure majeure de la construction européenne.
À Metz, son message a été clair : face aux divisions et aux conflits, le dialogue, la rencontre et la recherche de la paix restent toujours possibles. En terminant son voyage tourné vers l’Europe, Léon XIV a invité chacun à devenir, à son échelle, un artisan de paix.
Après Paris et ses jeunes, Lourdes et ses pèlerins, Metz aura ainsi offert au pape une dernière occasion de rappeler que l’espérance se construit ensemble.
« Ce qui nous a le plus marqués, c’est la ferveur et la joie des pèlerins. Même les plus âgés, certains avec leur chaise pliante, ont courageusement « enduré la fatigue du jour ». Beaucoup de jeunes étaient présents, ainsi que des familles avec leurs bébés.
L’ambiance était fraternelle jusque dans les petits détails : les CRS, souriants et bienveillants, ont même été acclamés par les pèlerins lorsqu’ils sont repartis dans leurs camions !
Nous avons vécu la messe dans une belle communion avec l’assemblée, à l’intérieur comme à l’extérieur de la cathédrale. L’homélie du pape, simple et profonde, nous a particulièrement nourris. Le fait que tout soit en français nous a aussi permis de suivre pleinement la célébration : « On comprend tout ! », disait un jeune dans le bus. Les plus âgés étaient, eux, heureux de pouvoir « réviser leur latin » grâce aux chants.
Enfin, quelle joie de retrouver des visages connus : évêques, prêtres, fidèles engagés et pèlerins de notre Province. Une véritable rencontre de famille !
Et puis, se lever tôt et se coucher tard, c’est aussi ça, être pèlerin !»Thuy-Anh et Jean-Pierre CEDOZ
relire les interventions du Saint-Père
Avec 12 discours et 4 homélies prononcés en français qui plus est pendant ses quatre jours, le pape Léon a eu des paroles très fortes. Pour les relire ou les télécharger, rendez-vous sur le site du Vatican :
Voyage apostyolique en France - Vatican
Vous y trouverez également les vidéos et photos officielles de ces journées, dont nous vous avons fait une petite sélection ci-dessous




