Les prêtres jubilaires célébrés le 25 juin
Publié le 01/07/2026prêtres jubilaires en 2026
70 ans de sacerdoce
• P. Michel Durand, ordonné le 22 avril 1956
• P. Michel Frésard, ordonné le 29 juin 1956
60 ans de sacerdoce
• Chanoine Germain Choulet, ordonné le 29 juin 1966 à Besançon
• Monseigneur Gérard Daucourt, ordonné le 26 juin 1966 à Montbéliard
• Abbé Philippe Guibard, ordonné le 26 juin 1966 à Paris
• Abbé Étienne Jeanningros, ordonné le 29 juin 1966 à Besançon
• Abbé Pierre Labarre, ordonné le 29 juin 1966 à Besançon
• Abbé Émile Louis-Tisserand, ordonné le 11 avril 1966 à Indevillers
• Abbé André Vauchy, ordonné le 29 juin 1966 à Besançon*
50 ans de sacerdoce
• Abbé Jacques Ebling, ordonné le 20 Juin 1976 à Besançon
• Chanoine Pierre Jeannin, ordonné le 28 mars 1976 à Besançon
25 ans de sacerdoce
• Abbé Laurent Jarand, ordonné le 24 juin 2001 à Besançon
• Abbé Jean-François Meuriot, ordonné le 24 juin 2001 à Besançon
* Incardiné dans le diocèse de Belfort-Montbéliard
HOMÉLIE de la célébration du 25 juin 2026
Célébrer un jubilé, c'est l'occasion de jeter un coup d'oeil sur le passé non pas pour se désoler mais pour le prendre tel qu'il a été.
Célébrer un jubilé, c'est rendre grâce à Dieu pour le présent, on est toujours là alors que d'autres sont partis depuis plus ou moins longtemps.
Célébrer un jubilé, c'est engager l'avenir avec ce qu'il nous reste de santé et forts de l'expérience du passé.Le Père Daloz admettait difficilement que l'on choisisse une parole de Dieu qui nous convienne, " c'est la Parole que Dieu nous donne aujourd'hui, disait-il, c'est le menu qui nous est servi". À nous de l'accueillir et d'en vivre avec ce que nous sommes maintenant.
Ce matin, je voudrais vous parler du regard que je porte sur l'Église diocésaine d'il y a 60 ou 70 ans, je voudrais surtout vous parler du regard que je porte avec reconnaissance et rempli d'action de grâces sur notre Église diocésaine aujourd'hui.
Quand on regarde l'histoire, dans bien des cas le peuple n'avait pas la parole et n'a toujours pas la parole. C'est ce qui se passait déjà, au second livre des Rois avec Jékonias et son père, c'est ce qui s'est passé durant des siècles dans l'Église.
Il y a 60 ou 70 ans, il y avait tellement de prêtres à la tête de toutes petites paroisses qu'ils se suffisaient à eux-mêmes pour la catéchèse, la préparation aux sacrements. Ils avaient besoin à la rigueur d'un choeur de chants. Toutes les familles étaient sensées être croyantes et très majoritairement pratiquantes. Le 1er janvier de chaque année, les membres du Conseil de Fabrique signaient le registre en buvant l'apéritif. Le curé avait toujours une ou deux personnes de confiance à sa disposition pour exécuter quelques tâches ponctuelles. Chez nous c'était Nicolas qui faisait même la pluie et le beau temps pour travailler ou pas le dimanche .
Avec la disparition ds prêtres ; on a eu dans le même temps la disparition des petites communautés religieuses, témoins sur le terrain d'une vie toute consacrée à Dieu.
L'auteur du second livre des Rois nous invite aussi à nous demander si nous avons les mêmes perspectives que Dieu. En nous occupant des pauvres, en luttant contre les injustices sociales, en luttant contre le culte des idoles, en agissant guidés par la foi.
Les paroisses étaient bien dirigées par des têtes. Par la suite, il a fallu donner des membres à ces têtes pour obtenir des corps, des membres capables d'intervenir à temps et à contre temps sur tous les fronts. La population ayant augmenté, les besoins étaient là en particulier pour la catéchèse car le nombre de prêtres commençait à diminuer. C'est alors qu'a commencé la culture de l'appel.
Par petites touches, on est arrivé à avoir une Église diocésaine qui s'est adaptée au fil des jours et des années. Avec le temps, nous avons essayé de construire sur le roc. Nous vous proposons de rendre grâce à Dieu pour les évêques qu'il nous a donnés, le Concile Vatican II a été leur boussole si bien que l'on est toujours allé, à peu de choses près, dans le même sens. Prenant possession du siège épiscopal, le Père Bouilleret nous a parlé longuement de la confiance, un mot qui a fait partie de nos relations. Il faut avoir confiance pour lancer la nouvelle réorganisation du diocèse telle qu'elle est prévue. Le travail à réaliser peut nous paraître au-dessus de nos forces. Rappelons-nous que nous ne sommes pas dans une entreprise humaine mais dans le projet de Dieu, guidés par l'Esprit et soutenus par la prière et les encouragements de tous les baptisés en particulier des personnes dégagées des contraintes de la pastorale ordinaire.
Nous voudrions également souligner la participation du diocèse pour les mutations vécues au sein de l'Église universelle. Ces jours-ci, nous faisons mémoire de l'appel du Pape Pie XII en 1957. Il invitait les prêtres européens à partir en Afrique ou en Amérique latine. Qui aurait pu penser à cette époque que nous aurions besoin aujourd'hui de prêtres et de religieuses venus d'Afrique, de l'Inde ou du Viet-Nam ?
Nous voudrions rendre grâce pour tout le travail réalisé au jour le jour non pour faire prospérer la boutique mais pour que le règne de Dieu prenne de plus en plus de place en nous et autour de nous.
Action de grâce aussi pour toutes les personnes au service de l'Église avec un balai ou la prière.
Nous avons traversé le COVID, il a laissé des traces, l'Église a perdu quelques plumes.
Action de grâces pour les parents et les catéchistes qui ont persévéré avec des troupes qui ont fondu comme neige au soleil.
Action de grâce pour tous les appels qui ont trouvé une réponse positive pour la célébration des obsèques par exemple.
Action de grâce pour le renouveau apparu d'abord avec les diacres permanents, plus d'une trentaine actuellement ! Renouveau également à propos des baptêmes d'adultes et de la confirmation.
Action de grâce aussi pour le travail réalisé au service de cette maison, pas toujours facile de contenter tout le monde.
Action de grâce vis à vis de nos familles parents,frères et sœurs qui nous ont accompagnés de leurs prières et de la bienveillance qu'ils ont toujours eue à notre égard !Pour terminer, j'emprunte ma conclusion au dernier paragraphe de l'encyclique du Pape Léon: « Avec la même foi que Marie, dit-il, devenons des tisseurs d'espérance dans notre monde, en partageant ce que nous sommes et ce que nous avons, afin que la présence de Jésus grandisse au milieu de nous et que son Royaume prenne forme. Le Seigneur continue de faire toute choses nouvelles et maintient ouverte, pour chaque époque, la possibilité de devenir une histoire de salut à la lumière de l'Incarnation. Je confie ce désir à la Mère du Christ, la femme du Magnificat, pour qu'elle accompagne nos pas dans ce présent en mutation et garde en chacun, chacune d'entre nous la confiance en l'Evangile, afin que nous puissions témoigner de la beauté d'une magnifique humanité habitée par Dieu.... »
Abbé Etienne Jeanningros, prêtre jubilaire




