Alleluia ! revivons la semaine sainte — Diocèse de Besançon

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Alleluia ! revivons la semaine sainte

Publié le 07/04/2026
Messe chrismale, jeudi saint, vendredi saint, veillée pascale, aube pascale et jour de Pâques ... partout dans le diocèse les chrétiens se sont rassemblés pour vivre cette semaine sainte, apogée de l'année liturgique pour les catholiques du monde entier.

messe chrismale - 31 mars 2026

La messe chrismale qui s'est déroulée à l'église Saint-Claude des Fins le mardi 31 mars a été enregistrée, vous pouvez la revoir ici :

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Jeudi Saint - 2 avril 2026 

Homélie de Mgr Jean-Luc Bouilleret en sa cathédrale

L’heure est venue. Dans les évangiles, dans l’évangile de Jean, nous avons entendu Jésus s’exprimer ainsi : « Mon heure n’est pas encore venue. »  Maintenant, le temps est arrivé. « Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » Jésus va livrer sa vie au cours du dernier repas préfigurant le don suprême sur la croix. Tout au long de sa mission terrestre, Jésus a annoncé qu’Il se préparait à ce temps du temps. Il monte résolument vers Jérusalem. Là où les prophètes livrent leur vie.

Il a parcouru les routes de Galilée, de Samarie et de Judée. Il a annoncé la Bonne Nouvelle de l’amour infini de Dieu Père envers son Fils Bien-Aimé et envers toute l’humanité. Il a guéri des malades et délivré hommes et femmes d’esprits mauvais. Les foules l’ont beaucoup suivi Elles arrivent jusqu’aux portes de Jérusalem. Elles l’ont acclamé comme le Messie. Puis, retournement orchestré par les chefs religieux. Cet homme doit mourir car Il se fait Fils de Dieu.

Jésus célèbre avec ses disciples la Pâque juive qui devient sa Pâque. Ils sont réunis autour de lui dans la chambre haute. Ils sont attentifs à ses gestes et ses paroles. Que va -t-il dire en ces derniers temps. Que va-t-il faire alors que son sort est scellé. Saint Paul nous rappelle ce qui s’est passé ce soir-là. Les disciples n’ont pas saisi l’inouï des paroles et des gestes de Jésus. Ce dernier repas ouvre l’Eglise entière à tous les repas eucharistiques qui seront célébrés depuis ce soir mémorable et mémoriel.

L’apôtre Paul transmet ce qu’il a reçu : « La nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi… Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Tout est dit. Tout s’accomplira sur le bois de la Croix  et tout sera achevé chaque fois que mangeant le pain et buvant la coupe, nous proclamons la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

Ce soir, deux gestes sont posés par Jésus. Le pain et le vin offert et le lavement des pieds. Ces deux gestes se complètent, s’interprètent mutuellement. Pas l’un sans l’autre. L’eucharistie s’ouvre à la charité, le lavement des pieds et le lavement des pieds prend sa source dans le don de Jésus à la dernière cène. Il est le serviteur donné en nourriture. Il est le serviteur aux pieds des disciples.

« Jésus se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds de ses disciples et à les essuyer avec le linge. »  Jésus est à genoux aux pieds de ses disciples. Dieu à genoux. Dieu élevé sur le bois de la croix. Son élévation est l’œuvre des hommes qu’il ont condamné. Son agenouillement est son œuvre propre. Ainsi s’exprime la liberté du Fils de l’Homme : à genoux et pendu sur le bois de la croix.

Ce soir nous « entrons dans les sentiments du Christ Serviteur, dans ceux des Apôtres aussi. C’est aux pieds de chacun et chacune de nous que Jésus s’est abaissé. » L’abaissement de Jésus est invitation à faire de même. Toute notre vie est nécessaire pour entrer dans cette dimension de service à la manière de Jésus. Nous qui nous faisons grands, nous le serons quand nous seront aux pieds les uns des autres. « Heureux êtes-vous si vous faites de même. »

Sacrement de l’eucharistie et sacrement du frère sont les deux faces d’un même don : don de Dieu et don de chacun à chacun.

Frères et sœurs, que ce jour très saint nous dévoile l’amour infini de Dieu pour toute l’humanité.

+ Jean-Luc BOUILLERET
Archevêque de Besançon.

 

Vendredi Saint - 3 avril 2026 - HEURE DES TéNèBRES

Homélie de Mgr Jean-Luc Bouilleret en sa cathédrale

Frères et sœurs, chers amis, voici l’heure des ténèbres. Jésus de Nazareth est mis en croix. Il souffre l’ultime temps de la passion. Il meure dans un grand cri. Tout s’achève.  Seuls quelques femmes et disciples sont là. Leur cœur est empli de ténèbres. Pourquoi mon Dieu ? Pourquoi lui ? Pourquoi tant de violence ? Pourquoi tant de haine ?  Pourquoi un tel juste ? Pourquoi maintenant ? Tant de questions dont nulle réponse n’est donnée à cette heure de la mort.

Aujourd’hui encore, les ténèbres envahissent notre humanité. La guerre fait rage en tout point de notre terre. La haine a pris possession des cœurs. Les attentats frappent sans distinction des innocents, enfants, hommes et femmes. Les petits et les pauvres sont opprimés. La nuit de la raison prend possession des gouvernants. La folie de la destruction devient normalité. La volonté de puissance balaye la lente construction de la paix entre les nations et les peuples. Le temps fut long pour bâtir un monde d’alliance pour le respect de tous les pays. En quelques heures, tout est détruit.

Ainsi, le chemin de Jésus-Christ au milieu des siens. Aux yeux de ses accusateurs et de ses juges, Jésus n’est qu’un fauteur de troubles, troubles publics et troubles religieux. Les ténèbres ont attrapé les chefs religieux et politiques. Pilate ne sait pas comment se sortir du piège qui lui est tendu. La haine s’est installée. La foule s’est retournée contre celui qu’elle suivait en admiration.

Dans le récit de la Passion, l’apôtre Pierre ne brille pas par son courage. Trois fois, il nie connaître Jésus : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? Pierre le nia et dit : Non, je ne suis pas ! »  Les ténèbres ont pris place dans la vie de Pierre. Il craint pour sa vie et se dérobe comme un misérable. Il pense que son salut est dans la fuite.  Le temps viendra où Jésus lui rendra sa dignité quand il professera son amour.

Dans le drame qui se joue pour toute l’humanité, une lumière brille dans l’obscurité des ténèbres. Voici que Jésus confie le disciple qu’Il aimait à sa mère : « Femme, voici ton fils » Puis il confie sa mère au disciple : « Voici ta mère. »  Quel beau geste de donation à quelques instants de livrer sa vie. Toute l’humanité est confiée à Marie et toute l’humanité reçoit le don de la mère de Dieu.

La croix que nous allons adorer est l’instrument du salut de l’humanité. Elle est plantée sur le Golgotha. Elle est plantée là où le mal semble l’emporter. Elle est plantée dans le cœur des hommes et des femmes qui souffrent dans leur existence. Elle est plantée là où l’aveuglement entraîne destructions et malheurs. Elle sera victorieuse en portant le salut du monde.

Frères et sœurs, nous avons pris le chemin de la passion avec Jésus. Demeurons dans la nuit de la mort de Jésus de Nazareth gardant au cœur l’espérance que la vie l’emporte sur la mort. Entrons dans l’attente de l’impossible. Dieu entre dans nos ténèbres pour y faire surgir la lumière du matin de Pâques.

+ Jean-Luc BOUILLERET
Archevêque de Besançon

chemin de croix de la paroisse Notre-Dame de la Motte - Vesoul

Veillée Pascale

En France, les adolescents et les adultes sont de plus en plus nombreux à demander le baptême catholique.

Pour le diocèse de Besançon, en 2024, 64 personnes avaient demandé à recevoir le baptême. En 2025, ils étaient 92 et en 2026 ils sont 115 catéchumènes à avoir reçule sacrement du baptême lors de la Veillée Pascale dans leurs paroisses respectives.

Quelques photos d'illustration de la Veillée pascale en paroisse :

Doyenné de la vallée du Doubs

Paroisse Sainte-Jeanne-Antide - Plateaux de Valdahon

Paroisse Notre-Dame de la Motte - Vesoul

Pâques : Jour de résurrection

Message de Pâques et de l’Octave pascale de mgr bouilleret

Jésus Christ, condamné, supplicié, crucifié, mis à mort et déposé dans le tombeau a quitté la vie terrestre. Il vit dans la mémoire de ses amis. Il entre dans l’oubli de l’histoire. Tout au long de sa vie terrestre, Jésus Christ a semé l’espoir par ses paroles, ses gestes, ses guérisons et ses délivrances. Il a accompli le bien pour tous.

Acclamé par la foule au jour des Rameaux, il est rapidement arrêté pour troubles à l’ordre public et religieux.
Son sort est scellé dans la collusion des pouvoirs de l’occupant et du monde religieux.

Mort sur la croix, Jésus est mis au tombeau et la pierre est scellée à jamais.

Trois jours après ces évènements, voici qu’Il est libéré du tombeau. Il est le Vivant. La mort a été vaincue.
L’espérance est renouvelée. La lumière a franchi les ténèbres. La paix est offerte au monde.

Dans un monde de turbulences et de fureurs, le message de Pâques est un message de paix et d’espérance. Là où les bombes apportent le fracas. Là où les hommes, les femmes et les enfants meurent par dizaines, le Christ ressuscité est une Parole de Paix.

Au jour de son élection le Pape Léon XIV a fait le vœu d’«une paix désarmée et désarmante ».
Puissent tous les artisans de paix œuvrer pour que le bruit des armes cesse.

En Jésus Christ, mort et ressuscité, Dieu a reconcilié toutes les peuples. Il a vaincu toutes les divisions.
Traversé par le mal de l’humanité, Il offre le salut qui est libération de tous les enchaînements.

Au matin de Pâques, la vie a vaincue la mort.

Christ est ressuscité ! Alléluia.

+ Jean-Luc BOUILLERET
Archevêque de Besançon

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