Me confesser - Demander le sacrement de pénitence et de réconciliation — Diocèse de Besançon

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Me confesser - Demander le sacrement de pénitence et de réconciliation

Le péché est une offense à Dieu, qui brise l'amitié avec lui. Le pécheur qui s'engage dans la voie de la pénitence revient donc au Père qui nous a aimé le premier (1Jn 4,10), au Christ qui s'est livré pour nous (Ga 2, 20 ; Ep 5, 25) et à l'Esprit Saint qui a été répandu abondamment en nous (Tt 3, 6).

Les chrétiens sont pris, tout comme les autres hommes, dans des situations d'injustice ; par leurs propres péchés, ils contribuent parfois à les aggraver. Mais en prenant le chemin de la conversion, ils manifestent que le pardon de Dieu appelle à une démarche de réconciliation, de chacun avec lui-même et avec ses frères.

► Pour en savoir plus, consultez la page "La pénitence et la réconciliation" sur le portail national de l'Église catholique.

Pour le recevoir, vous pouvez vous renseigner auprès de votre paroisse dont vous trouverez ici toutes les coordonnées.

 

Confession individuelle

Pour une confession individuelle, voici un feuillet à télécharger qui vous aidera dans votre démarche auprès d'un prêtre.

Pour plus de renseignements, contacter l'équipe de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle

Petit lexique du langage pénitentiel

proposé par l'abbé Jérôme Boucher, Pastorale Liturgique et Sacramentelle du Diocèse de Besançon

  • Péché(s) : Le péché se distingue de la culpabilité (notion psychologique) ou de la faute (notion juridique). Le chrétien a le sentiment d'avoir péché quand, à l'occasion d'un acte, il prend conscience de la distance prise avec l'amour de Dieu ; quand il reconnaît, sous le regard de Dieu, ou à la lumière de sa Parole, que son acte est un manque à cet amour de Dieu. C'est donc devant Dieu que la reconnaissance de la faute devient reconnaissance du péché. Le pardon de Dieu est premier. C'est sa révélation qui nous permet de nous reconnaître pécheurs.
  • Pénitence. Si le mot s'est confondu avec la pratique destinée à réparer une faute, faire pénitence signifie à l'origine « se repentir ». La pénitence proposée par le confesseur pour réparer les dommages causés par les péchés et rétablir une manière de vivre propre aux disciples du Christ est un effort spirituel demandé au pénitent par lequel il exprime son désir de conversion, notamment à travers l'ascèse qui est une privation volontaire pour un motif spirituel.
  • Confession. La confession est l'aveu de ses péchés au prêtre. Elle désignait aussi initialement l'action de déclarer sa foi publiquement. Ce premier sens rappelle qu'avant de dire ses péchés, le pénitent est invité à confesser la miséricorde de Dieu qui le précède et lui a déjà pardonné ses fautes. Depuis le concile Vatican II, la confession est plus volontiers appelée « sacrement de pénitence et de réconciliation ».
  • Culpabilité, contrition et repentir. Le sentiment de culpabilité, subjectif, est la conscience douloureuse d'avoir commis une faute (culpa), qui peut conduire au repliement sur soi. La contrition, terme théologique ancien (du latin contritus, « broyé »), va plus loin : elle désigne le regret du péché avec le désir de réparer sa faute et d'opérer une renaissance. Comme le repentir, la contrition est le retournement du cœur de l'homme inspiré par l'amour gratuit de Dieu.
  • Pardon. Pardonner, étymologiquement, c'est « donner parfaitement ». Du côté de celui qui le donne, le pardon n'est pas l'oubli ou la simple excuse, mais le « don parfait » : continuer à donner par-delà le mal accompli, dans un acte gratuit qui dépasse toute logique judiciaire. Du côté de celui qui le reçoit, le pardon implique de reconnaître la réalité de la faute commise.
  • Contrition. La contrition commence par un examen de conscience sérieux. La facilité, évidement c'est d'être évasif : j'ai menti, manqué de patience, de charité ... N'hésitons pas à nous faire mal en étant nettement plus précis : j'ai menti à untel dans telle circonstance, j'ai fait ceci délibérément mardi alors que..., le péché c'est concret. Soyons donc concrets aussi.
    Repérons alors les péchés graves, les péchés récurrents, les péchés capitaux (ils en entraînent beaucoup d'autres : acédie, orgueil, gourmandise, luxure, avarice, colère et envie), que ce soit en pensée, par action ou par omission.
    Demandons à l'Esprit Saint de nous éclairer, de nous aider à faire la vérité sur notre vie, sinon nous nous arrêterons aux fautes qui nous dérangent, et nous oublierons peut-être les péchés les plus graves, ceux qui étouffent l'amour : l'amour de Dieu, des autres et de soi-même.    
  • Absolution : le cœur du sacrement. L'absolution est le signe efficace du pardon de Dieu à travers le sacrement de réconciliation. 
    Écoutons alors attentivement les paroles d'absolution et de miséricorde dites par le prêtre : " Que Dieu notre Père te montre sa miséricorde ; par la mort et la résurrection de son Fils Il a réconcilié le monde avec Lui et Il a envoyé l'Esprit Saint pour la rémission des péchés ; par le ministère de l'Eglise qu'II te donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, je te pardonne tous tes péchés». 
    On peut alors répondre par un : « Amen » ou « Merci Seigneur » ou encore « Béni sois Dieu, maintenant et toujours ! »
    Après, le prêtre peut parfois rajouter une prière d’action de grâce : Que la passion de Jésus-Christ, notre Seigneur, l'intercession de la Vierge Marie et de tous les saints, tout ce que vous ferez de bon et supporterez de pénible contribuent au pardon de vos péchés, augmente en vous la grâce pour que vous viviez avec Dieu.
    À la fin, le prêtre peut inviter à partir en paix en disant : "Va dans la paix du Christ, prie pour moi et accomplis ta pénitence".
    Qu'y a-t-il alors de plus grand, de plus consolant, de plus émouvant, que de l'entendre nous dire par la voix du prêtre "Va dans la paix du Christ" ?
  • Indulgence plénière. L'indulgence est la remise devant Dieu de la peine temporelle (= "temps" de purgatoire) due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, que le fidèle bien disposé, et à certaines conditions définies, obtient par le secours de l'Eglise. L'indulgence plénière libère totalement de la peine temporelle.
    Pour obtenir l'indulgence plénière attachée à la bénédiction urbi et orbi du Souverain Pontife, il faut :
    - exclure toute affection au péché, même véniel,
    - accomplir l'œuvre indulgenciée, à savoir : offrir la visite au Très Saint Sacrement, ou l’adoration eucharistique, ou la lecture des Saintes Ecritures pendant au moins une demi-heure, ou la récitation du chapelet, ou le pieux exercice du Chemin de Croix, ou la récitation du petit chapelet de la Divine Miséricorde, pour implorer de Dieu Tout-puissant la fin de l’épidémie, le soulagement pour ceux qui en sont affectés et le salut éternel de ceux que le Seigneur a appelés à lui
    - se confesser sacramentellement (dès que ce sera possible)
    - communier sacramentellement (quand cela redeviendra possible)
    - prier aux intentions du Pape.
    - assister en direct par les moyens médiatiques à cette bénédiction.

Complément : Une posture qui exprime déjà ce que nous sommes venus accomplir, chercher et recevoir.

  • S'agenouiller (ou s’asseoir) devant le prêtre. S'agenouiller (ou s'asseoir) devant le prêtre, faire un signe de croix en disant "Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit, Amen" puis "Bénissez-moi Père, parce que j'ai péché". On a parfois alors un petit coup de chaud, pas de panique, c'est simplement un peu de combat spirituel. Les rotules ont du mal à plier ? Normal, l'orgueil aussi. Soyons précis, simple, francs, factuels : l'aveu des péchés nous permets d'en assumer la responsabilité, d'en mesurer la gravité, et de les remettre à la miséricorde du Père.
    La miséricorde n'a de prise que sur les cœurs "broyés", c'est à dire contrits, sincèrement repentants, et fermement résolus à ne pas recommencer à la première occasion. Avec le publicain de l'Evangile, murmurons sans nous lasser : "Seigneur Jésus, prends piété de moi, pêcheur".
    On peut ajouter en fin de confession pour que le prêtre discerne bien qu'a priori nous avons bien été au bout des choses : De tous ces péchés, j'en demande pardon à Dieu, et à vous mon Père pénitence et absolution.
    D'ailleurs, à tout moment, un passage de l'Evangile, une parole de Dieu peut être lu, pour situer le péché comme la sainteté, dans leur vraie perspective, qui n'est pas celle de l'idéal moral, mais bien de la réponse à l'appel de Dieu.
    Sur la fin, le prêtre va ensuite nous inviter à dire un acte de contrition, qui peut-être : « Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce de ne plus vous offenser et de faire pénitence».
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