Calendrier liturgique : une année pour relire l’histoire du Salut — Service diocésain de la catéchèse et du catéchuménat

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Calendrier liturgique : une année pour relire l’histoire du Salut

Le calendrier liturgique permet à tous les baptisés de relire l’histoire du Salut sur une année. L'année liturgique, rythmée par le cycle pascal, les fêtes et les dimanches successifs est une véritable catéchèse qu’il nous est donnée de vivre.

Une année qui se découpe ainsi

L’année liturgique débute le premier dimanche de l’Avent (quatre dimanches avant Noël) et se termine le dimanche du Christ Roi (un des derniers dimanches de novembre).

Elle est rythmée par un calendrier qui suit un cycle de trois ans. Ainsi nous parcourons les trois Évangiles synoptiques : l’année A est réservée à l’évangile selon saint Matthieu, l’année B à l’évangile selon saint Marc et l’année C à l’évangile selon saint Luc. L’évangile selon saint Jean est lu pendant le temps pascal et aussi pendant l’année B, année où on lit l’évangile selon saint Marc qui est le plus court.

Les baptisés sont invités à vivre leur foi au rythme de ce calendrier et donc de passer de temps forts de fêtes à des temps plus ordinaires. Sur une année, comme dans chaque parcours de vie, nous sommes invités à vivre des fêtes et des jours plus ordinaires.

Les enfants y sont d’ailleurs très sensibles même si le calendrier des vacances scolaires ne porte plus les noms des fêtes religieuses chrétiennes beaucoup parlent encore des ‘’vacances de Noël’’ ou des ‘’vacances de Pâques’’. 

Les temps de l’année liturgique sont les suivants

Temps de l’Avent (quatre semaines)
Temps de Noël et de l’Épiphanie, de la fête de Noël au baptême du Christ
Le temps ordinaire débute après baptême du Christ.
Temps du Carême commence le mercredi des Cendres
Temps pascal de Pâques à la Pentecôte
Suite du temps ordinaire jusqu’à la fin de l’année liturgique, c’est-à-dire le dimanche du Christ-Roi

Les couleurs liturgiques et leur signification

Nous remarquons le dimanche que la couleur des ornements portés par les prêtres et les diacres (étole, chasuble etc) changent de couleur au fil de l’année.

« La liturgie étant l’hommage intégral à Dieu de tout le créé, l’usage des couleurs dans les célébrations est une partie intégrante du service divin. Le choix et la variété de ces couleurs a beaucoup dépendu des temps et des lieux ; il en est encore ainsi. En Occident, les couleurs liturgiques sont les suivantes : le blanc, le rouge, le vert, le violet, le noir et le rose ; c’est ainsi que les énumère l’Institution Générale du Missel Romain (n°308) » (cf Dictionnaire de Liturgie - Éditions CLD) 

Voici leur utilisation

Le blanc est utilisé notamment pendant le Temps Pascal et le Temps de Noël. Il est aussi utilisé pour d’autres fêtes et mémoires du Seigneur sauf celles de sa Passion, pour les fêtes de la Vierge Marie, des Anges, des saints (sauf les martyrs). À la Toussaint il est également utilisé. Le blanc évoque la sainteté de Dieu qui resplendit lors de la Transfiguration et dont brillent les saints. C’est aussi une couleur eschatologique (qui évoque le règne de Dieu à la fin des temps).

Le rouge est une couleur réservée au dimanche des Rameaux et de la Passion, au Vendredi Saint, aux fêtes de la Passion, pour célébrer les martyrs et pour la fête de la Pentecôte. Le rouge symbolise le sang des martyrs et le feu de Pentecôte.

Le vert sert au temps ordinaire, c’est une couleur qui rappelle la nature et la croissance tranquille des végétaux, elle est signe d’espérance. Le violet est utilisé aux temps de l’Avent et du Carême, c’est une couleur moins lumineuse, couleur de crépuscule qui invite à la pénitence. Il peut convenir aussi pour les funérailles. Le rose, couleur de l’aurore, est utilisé le troisième dimanche de l’Avent et le quatrième dimanche de Carême, c’est plus exactement du violet éclairci par le blanc de la fête qui s’approche. 

Pâques au cœur de l’année liturgique

L’évènement pascal c’est à dire la mort et la résurrection de Jésus Christ est au cœur. C’est bien de là que nous partons pour relire l’histoire du Salut. Si l’année liturgique est une catéchèse, c’est aussi et surtout un chemin de conversion

On le sait, le carême constitue un temps privilégié de conversion. Néanmoins c’est toute l’année liturgique, au fil des mystères célébrés et des saints honorés, qui invite à se convertir, à passer de la mort à la vie, à vivre l’expérience pascale. 

Ce calendrier liturgique se déploie au fil de l’année pour mieux nous inviter à accueillir Dieu dans nos vies et à rester tendus vers la venue du Royaume. C’est d’ailleurs bien ce que nous affirmons à chaque eucharistie : « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ». D’années en années la répétition des mêmes fêtes permet d’accompagner et de prendre conscience d’une croissance personnelle. 

Mireille Joly

 

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