Retour de la fête du diocèse
Publié le 09/12/2025Photos © François Julien
écouter ou réécouter la conférence
Grâce à RCF Besançon, partenaire des grands événement de notre Église diocésaine, vous pourrez écouter ou réécouter la conférence donnée par le père Jean-Claude Menoud :
Litanies en Cathédrale
Une méditation sur les litanies de la sainte Vierge, en guise d’introduction à la fête de l’Immaculée Conception, patronne de notre diocèse.
Écouter la méditation sur le site de RCF Besançon
ou Relire le texte de la méditation
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Merci à François Julien pour les photos de la Fête du diocèse, cliquez sur la vignette ci-dessous pour les découvrir
Homélie de Mgr Jean-Luc Bouilleret
Ô Marie ! Ô Marie ! Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Qui t’a préservée du péché ?
Ô Marie, voici que tu viens au monde au cœur de cette humanité que tu serviras au-delà de ce que tu imagines. Une tradition te fait naître à Jérusalem de parents appelés Joachim et Anne. Nous n’en savons pas plus. Nous pouvons penser que tu as éduqué dans la foi de tes pères, dans la prière et la connaissance de la tradition religieuse de ton peuple. Tu as beaucoup appris mais tu es restée humble, sage et fidèle. Ton enfance et ton adolescence se sont sans doute déroulées dans ta famille élargie. Les liens familiaux sont si importants dans ta culture. Ils scellent une famille et sont l’occasion de se retrouver pour les grandes fêtes religieuses qui façonnent ton identité.
Ô Marie. Que s’est-il passé à Nazareth alors que tu es encore une toute jeune fille ? ! Ton avenir semble avoir été dessiné avec Joseph ton futur époux. Voici qu’un événement fait irruption dans ta vie : « Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. » Après cette mise en situation, l’ange parle : « Je te salue comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. » Tout est dit dans ces quelques mots de l’Ange Gabriel. Marie a été choisie pour entrer dans le mystère de l’amour infini de Dieu pour toute l’humanité. Marie prend en quelques instants le chemin de l’acceptation : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Marie ouvre définitivement le chemin de Dieu en elle, le chemin de Dieu pour l’humanité. Liberté de la femme. Liberté de Dieu dans le respect infini de l’humanité. Dieu ne force pas la porte. Il attend que nous l’ouvrions !
Ô Marie. Voici le temps de l’enfantement. Temps de voyage, de migration, d’incertitude, de crainte et de confiance mélangées. Dans l’Exhortation apostolique sur l’amour envers les pauvres, (Dilexi Te, Je t’ai aimé), le pape Léon nous partage les circonstances de la naissance de Jésus : « Jésus naît dans d’humbles conditions ; dès sa naissance, il est couché dans une mangeoire ; et très tôt, pour le sauver de la mort, ses parents fuient en Egypte ».
Précarité, fragilité, pauvreté, Marie entre dans ce chemin que Dieu prend pour manifester l’amour de Dieu aux plus-petits. Il n’y aura même pas de lieu accueillant pour sa mort : il est conduit hors de Jérusalem pour être crucifier. Quel chemin traversé par Jésus ! Quel chemin traversé par sa mère Marie !
Proche de Jésus comme une mère le fait pour son enfant, Marie saura s’effacer pour laisser toute sa place à son fils, Jésus de Nazareth, le Christ. Rappelons-nous Cana, rappelons-nous ce passage où Marie vient avec les frères de Jésus à sa rencontre. Jésus répond en se tournant vers ses disciples : « Voici ma mère et mes frères… Celui qui fait la volonté de mon Père qui m’a envoyé, c’est lui mon frère, ma sœur, ma mère ». Le grand Saint Augustin, si enraciné dans l’existence du Pape Léon, commente ainsi : « … Il est plus important pour Marie d’avoir été disciple du Christ que d’avoir été mère du Christ ; il a été plus avantageux pour elle d’avoir été disciple du Christ que d’avoir été sa mère. »
Celle qui fut comblée de grâce a mêlé son sang à celui qui est son Seigneur et son Sauveur. Dans le sein de Marie, l’humanité de Dieu prend naissance. Puissions-nous nous rappeler que lorsque nous communion au corps et au sang du Christ, nous devenons chair et sang du Christ.
Ô Marie enseigne-nous l’écoute de la Parole et la docilité à la volonté de Dieu.
+ Jean-Luc BOUILLERET
Archevêque de Besançon





