L’art au service de l’Evangile — Diocèse de Besançon

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L’art au service de l’Evangile

Publié le 06/01/2026
Le nouveau programme 2026 du service diocésain « foi et art » animé par le P. Axel Isabey, chapelain de Notre-Dame du Haut, est à découvrir dans cet article. N'hésitez pas à le partager autour de vous.

Inscriptions auprès du service foi et art : servicefoietart@gmail.com

Télécharger le flyer du service foi et art

chapelle Notre-Dame du Haut à Ronchamp

>> Retrouvez également plus bas les marches spirituelles en cliquant sur ce raccourci : Marches en mai et juin 2026

 

L’art peut-il secourir la paix ?

Vendredi 29 mai à 18h30 1 heure avec... Vélasquez, Goya, Otto Dix, Picasso, Chagall, le Street Art…   
Entrée libre.

Après les vaincus figurés sous les pieds du vainqueur, ainsi le trône des pharaons, après les symboles humiliants des victoires sur les adversaires, telle la colonne Vendôme et autres arcs de triomphe, l’art peu à peu a manifesté l’horreur de la guerre, l’humanité du vaincu de même chair que le vainqueur, et l’espérance du couronnement de la paix.

A partir d’œuvres picturales, mais aussi littéraires et musicales, nous méditerons sur la nécessité de puiser dans le don des artistes, le courage de dénoncer le mal que fait l’homme à l’Homme, espérer la paix universelle, rêver la fraternité.

Journées spirituelles - de 10h à 16h30

  • Vendredi 10 juillet : « Non plus un esclave, mais un frère bien-aimé » (Saint Paul à Philémon, et l’abolition de l’esclavage)

Si saint Paul n’a pas dénoncé explicitement l’esclavage dans ses épîtres, ni les évangélistes, impensable alors dans la culture des peuples, ils ont cependant affirmé l’incroyable condition humaine révélée en Jésus Christ : tous enfants d’un même Dieu et Père, tous invités à s’asseoir à la même table eucharistique. Cette révolution dans les relations humaines fut une transgression de lois universelles inflexibles, et souvent la cause des persécutions contre les communautés chrétiennes naissantes.

Dans cet esprit, nous irons à « La Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme », lieu de mémoire du cahier de doléances de Champagney par lequel ce modeste village demanda l'abolition de l'esclavage des Noirs en 1789. Fraternité éclairée qui ne verra sa réalisation en France qu’en 1848.

 

  • Vendredi 17 juillet : « Venez à l’écart, et reposez-vous un peu » (Jésus à ses apôtres selon Saint Marc)

Jésus ne glorifie pas l’épuisement, car le repos fait partie de la mission des apôtres, et le "lieu désert" n’est pas une fuite, mais un espace de recentrement, de silence et d’intimité avec Dieu. Dieu lui-même s’est reposé « le 7ème jour de toute l’œuvre qu’il avait faite », révèle la Bible. ce repos divin devint hebdomadaire et obligatoire pour tous juifs, hommes, femmes et enfants, serviteurs, esclaves ou libres ; même pour les animaux ! Ce repos légal, sabbat en hébreu, est le premier texte législatif de l’histoire de l’humanité accordant un droit au repos. Fondement identitaire magnifique du judaïsme, alors pourquoi le juif Jésus transgressa-t-il cette norme sacrée en guérissant des malades le jour du sabbat ? Que voulait-il révéler du visage de Dieu en y dérogeant, abondamment ? Que voulait-il enseigner sur le sens du sabbat ? Et pour les chrétiens, du sens du dimanche ?

Ainsi serons-nous attentifs aux deux maisons que le Corbusier construisit avant de bâtir la chapelle. Deux habitations, l’une pour les pèlerins la seconde pour le gardien, afin d’offrir un toit  aux ouvriers qui élèveront la chapelle. Des maisons claires et spacieuses où il fait bon se reposer, soulignant ainsi son attention au monde du travail et aux gens modestes. En 1965, aux obsèques de l’architecte, André Malraux, ministre de la culture, déclara :

« Cet homme ne s'est battu que pour l'architecture avec véhémence, parce que l'architecture rejoignait son espoir confus et passionné de ce qui peut être fait pour l’homme.»

 

  • Vendredi 24 juillet : Quels furent les choix du Corbusier pour « créer un lieu de silence, de prière, de paix et de joie intérieure », selon ses paroles lors de l’inauguration en 1955 ?

C’est à l’inauguration de la chapelle, le 25 juin 1955, que Le Corbusier révéla sa recherche intime pour bâtir cette architecture radicalement innovante, certes, mais spirituelle avant tout. Le Corbusier, d’origine protestante et agnostique, pour être fidèle à exprimer la place de la Vierge Marie que lui reconnaît l’Église catholique, consciencieusement recevait régulièrement un jeune chanoine grand amateur d’art contemporain, le P. Lucien Ledeur, qui lui exposait la mission de la Vierge, hier et aujourd’hui. Nous n’avons pas d’écrits relatant ces rencontres, mais à considérer l’œuvre de l’architecte, elles ont été des plus fructueuses pour confesser une foi bimillénaire par une architecture postmoderniste, qui étonne autant qu’elle émerveille bien des visiteurs.

La chapelle Notre-Dame du Haut est « une œuvre d’art totale », conçue de bout en bout par un seul artiste : plans, vitrages, peintures et mobilier. Ce sont ces choix de l’architecte que nous découvrirons et commenterons, soulignant son écoute attentive, sans la confesser, de la ferveur des chrétiens pour la « Mère de Dieu » ; identité reconnue à la Vierge Marie par toutes les Eglises, et qu’il rappela, de sa main, au sommet d’un vitrage du chœur.

 

  • Vendredi 7 août : Qui est Notre-Dame à la lumière de ses fêtes ? (Conception, Nativité, Annonciation, Visitation, Mère de Dieu, Assomption…)

Nombreuses sont les fêtes dédiées à la Vierge Marie dans l’Eglise catholique : 1er janvier, Marie Mère de Dieu. 2 février, Présentation de Jésus au Temple. 11 février, N-D de Lourdes. 25 mars, Annonciation. 13 mai, N-D de Fatima. 31 mai, Visitation. 15 août, Assomption. 8 septembre, Nativité de la Vierge. 15 septembre, N-D des Douleurs. 7 octobre, N-D du Rosaire. 8 décembre, Immaculée Conception. 12 décembre, N-D de Guadalupe...

En découvrant le site de la colline de Ronchamp, nous évoquerons les principales fêtes de la Vierge, étant attentifs aux signes qui évoquent l’identité de Marie. Un diaporama nous racontera aussi, à travers d’œuvres d’art, la vie de la Vierge, de son époux, et de leur Fils. Notre journée s’achèvera par une célébration eucharistique en leur honneur.

 

  • Vendredi 21 août : Joseph et Marie à la lumière des peintres.

Saint Joseph posa toujours problème aux artistes en raison de la conception virginale de Jésus. Mais si Jésus n’est pas de sa chair, quelle place l’Eglise lui reconnut, peu à peu, dans sa mission de gardien de sa Sainte Famille ? Quelles fêtes lui furent dédiées ? A quelle époque lui furent consacrées chapelles et églises ? Jusqu’à la Renaissance Joseph est le plus souvent âgé, et se tient loin de Jésus et de sa Mère. L’art lui reconnut-il peu à peu une place plus signifiante pour celui qui, le premier, « prit chez lui l’Enfant et sa Mère » (Mt 1 et 2) ? Par une méditation d’œuvres d’art nous évoquerons ce chemin singulier du père de Jésus, ainsi que le désigne Marie (Luc 2, 48), et découvrirons qu’il ne se rencontre pas, dans toute l’Église, de saint aussi longtemps négligé, avant de figurer parmi les plus invoqués.

 

  • Vendredi 28 août : « Tu n’es plus esclave, mais fils : c’est l’œuvre de Dieu. » (Saint Paul aux Galates, et l’abolition de l’esclavage)

Nous revenons sur le scandale de l’esclavage qui n’a connu d’abolition dans le monde occidental qu’au milieu du XIXe siècle, mais pour nous rendre davantage attentif à toutes les formes d’esclavage qui perdurent en ce monde. Esclavage physique, mais aussi spirituels et psychologiques, comme le révèle l’actualité. Quelle espérance, et quel combat rejoindre pour se laisser désenchainer des violences qui sont accomplies au nom d’un idéal politique, voire de Dieu ? Et par cette épître aux chrétiens de Galatie (province de Turquie), nous serons aussi attentifs aux préjugés religieux qui enchainent les hommes par des intégrismes au service de gens de pouvoir ; mais réaffirmons le, jamais de Dieu !

Dans cet esprit, nous irons à « La Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme », lieu de mémoire du cahier de doléances de Champagney par lequel ce modeste village demanda l'abolition de l'esclavage des Noirs en 1789. Le texte que ces villageois rédigèrent alors est encore d’une telle actualité, qu’il ne pourra que nous interroger honnêtement sur notre relation aux autres, quelle que soit leur nationalité et leur religion.

Fêter la Toussaint à Ronchamp

Du vendredi 30 octobre (14h) au lundi 2 novembre (14h)Qu’est-ce que la sainteté ?

Ne nous arrive-t-il pas de justifier nos faiblesses, nos erreurs, en clamant haut et fort : « Je ne suis pas un saint ! ». Mais qu’est-ce qu’une sainte et un saint ? Ont-ils reconnu leurs faiblesses et leurs péchés pour vivre en sainteté ? Comment peuvent-ils être modèle de sainteté ? Quel fut le chemin de conversion pour les plus connus ? Saints Pierre, Matthieu, et Paul, Marie-Madeleine, Augustin, Martin, François d’Assise, Thérèse d’Avila, Ignace de Loyola, Charles de Foucauld… et le premier saint de l’histoire de l’Eglise : saint Dismas, « le bon larron ».

Devant des portraits de saint(e)s aux couleurs des artistes, nous méditerons sur ces signes de conversion que les peintres ont exprimé pour nous rappeler qu’il n’est pas de cas désespérés pour Dieu, « qui veut que tous les hommes soient sauvés, et parviennent à la pleine connaissance de la vérité » (I Thimoté 2, 4).

La fête de la Toussaint est le plus souvent un temps de tristesse en raison de la Commémoration de tous les fidèles défunts, le 2 novembre. Si nous fêtons les saint(e)s c’est parce que nous croyons qu’ils sont ressuscités dans le Christ, et qu’ils poursuivent leur mission dans la Résurrection. Portons-nous cette espérance pour ceux que le monde dit « disparus », mais que notre foi nous enseigne toujours vivants ?

 

Inscriptions auprès du service foi et art : servicefoietart@gmail.com

Marches spirituelles

Au prieuré Saint-Benoît de Chauveroche

Mercredi 13 mai (14h) au dimanche 17 mai (14h) : Fêter l’Ascension avec Albert Schweitzer

Albert Schweitzer (1875†1965), médecin, théologien et musicien alsacien, fonda en 1913 un hôpital à Lambaréné (Gabon), et reçut le Prix Nobel de la paix en 1952. Sa spiritualité est centrée sur « le respect de la vie », éthique universelle fondée sur la bonté, la compassion, et la responsabilité envers tout être vivant. Il écrivit beaucoup, et donna de nombreuses conférences pour son hôpital, qui continue de soigner des milliers de patients chaque année.

Nous irons à Gunsbach (1h30 de Chauveroche), découvrir la maison où il vécut lors de ses séjours en Alsace avec son épouse Hélène, infirmière qui fut son essentiel soutien. Et aussi à l’église protestante où son père était pasteur, et où Albert donnait des concerts d’orgue.

« En dépit de tout, je garde la conviction que l'amour, la paix, la douceur et la bonté sont la force qui est au-dessus de tout pouvoir. » (A. Schweitzer, Ma vie et ma pensée, 1933)

Prieuré Saint-Benoît de Chauveroche : 90200 Lepuix Gy – 15 km de Belfort

À Besançon avec Victor Hugo

Lundi 22 juin (14h) au vendredi 26 juin (14h) : « Nous aimer ! c’est la meilleure manière d’aider Dieu ! » (V. Hugo, Discours pour la paix, 1849)

Victor Hugo fut un écrivain et un homme politique qui ne cessa de s’élever contre toutes les injustices. Il prit la parole pour les démunis, pour les condamnés à mort, et pour ceux que l’on rejetait en raison de leur foi, qu’ils soient juifs ou musulmans. Son œuvre est ainsi traversée par un questionnement spirituel profond et exigeant. Croyant en un Dieu universel et bon, il se demandait comment rester fidèle à cette foi dans un monde grevé d’injustices. À travers sa vie et ses écrits, nous découvrirons son ouverture à « l’Autre », sans condition de nationalité, de culture, et de religion. Dans cet élan, nous rencontrerons :

  • Au Temple de Besançon, des chrétiens protestants qui nous introduiront à la riche spiritualité  d’un haut lieu de leur histoire, où la mémoire des divisions d’hier ouvre aujourd’hui un chemin de rencontre et de réconciliation.
  • Un professeur de lettres musulman nous présentera la pensée de V. Hugo sur l’islam auquel il fut introduit par son ami Alphonse de Lamartine, qui ne décrivait pas les musulmans de façon exotique ou méprisante, mais avec respect et amitié.
  • Nous rappelant les paroles du pape St Jean-Paul II à la Synagogue de Rome (1986) : « Vous êtes nos frères préférés et nos frères aînés », nous rencontrerons un représentant de la communauté juive qui nous présentera la richesse spirituelle de la belle synagogue de Besançon.

Inscriptions auprès du service foi et art : servicefoietart@gmail.com

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