CATÉCHISTES : DU TEMPS POUR DIEU PENDANT LES VACANCES — Service diocésain de la catéchèse et du catéchuménat

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CATÉCHISTES : DU TEMPS POUR DIEU PENDANT LES VACANCES

Abbaye Notre-Dame de Jouarre

PAS DE VACANCES POUR LA FOI

Si la catéchèse comporte une dimension d’enseignement et d’apprentissage, son but premier n’est pas de remplir la mémoire. La communion, l’intimité avec le Christ sont premières et n’ont pas de raison de disparaître pendant l’été. Au contraire ! Il pourrait s’agir d’une opportunité d’explorer la relation sous un angle nouveau, passer d’un ‘’contenu de connaissances’’ à une capacité à entrer encore plus en intimité en communion avec le Christ doublée d’une capacité d’engagement.

J’ai trouvé symptomatique que des jeunes participants à une retraite de profession de foi soient facilement capables d’écrire les caractéristiques de la vie d’un chrétien (charité, pratique religieuse, témoignage…) sans faire naturellement le lien avec leur propre quotidien.

Paul affirmait avec radicalité « pour moi, vivre c’est le Christ » (Ph 1, 21). Impossible donc de supprimer ne serait-ce qu’une partie de sa vie pendant le temps des vacances ! Au contraire, si l’on veut faire de ses vacances un véritable temps de ressourcement et d’épanouissement, consacrer du temps à sa relation au Dieu Trinité s’avère incontournable.

MA MISSION – MA PRATIQUE

À ce titre, les vacances apparaissent comme un temps d’épreuve. Elles éprouvent la foi en obligeant à voir si les expressions religieuses relèvent de l’habitude, de l’obligation, de la routine ou bien plutôt de l’élan intérieur, de la nécessité spirituelle. Inconsciemment ou pas, la posture de catéchiste ou d’accompagnateur induit certains comportements. En dehors de ce cadre, quels sont mes besoins profonds, mes envies ?

Une telle interrogation peut s’avérer déroutante, voire violente. Elle peut aussi révéler un certain déséquilibre dans l’engagement. Si tout au long de l’année, le trop plein d’activités a généré un effet de saturation, il faut alors tout arrêter pour respirer un peu, quel dommage !

L’été sera donc propice pour faire le point sur les équilibres de vie. Dans son exhortation Evangelii Gaudium, François nous rappelle que « le temps est supérieur à l’espace » (n. 223). Il nous invite à « privilégier les actions qui génèrent les dynamismes nouveaux » plutôt que de couvrir des domaines et chercher à « obtenir des résultats immédiats ». Dans quels processus me suis-je inscrit, d’autres peuvent-ils les poursuivre ? Où mon engagement est source d’une joie authentique, sans exclure l’effort ?

DES PISTES POUR FAIRE FRUCTIFIER SES VACANCES

Le premier enjeu serait sans doute d’élaborer une « routine spirituelle » pour le temps de vacances : se donner chaque jour un petit temps pour prier, utiliser une application telle que « Prie en chemin » par exemple ou simplement lire et méditer la parole de Dieu du jour sur le site de l’AELF, participer à la messe dominicale sans y avoir de mission ou de charge particulière. Pourquoi pas envisager de participer à une session spirituelle, une retraite, ou tout simplement passer une journée dans un haut-lieu catholique ?

Il existe également des lectures catholiques qui peuvent facilement accompagner la période estivale : Histoire d’une âme de Thérèse de Lisieux, Tactique du diable de C. S. Lewis, Monsieur le curé fait sa crise de Jean Mercier, Éloge spirituel de l’imperfection d’Alexia Vidot, etc.

La catéchèse valorise enfin le recours à la via pulchritudinis (la voie de la beauté). Pourquoi ne pas chercher et trouver Dieu dans la beauté des paysages, des bâtiments religieux, des œuvres d’art picturales, musicales ou les sculptures ?

Toute est donc ouvert et propice à faire de la période estivale un temps favorable pour soi avec Dieu. Bel été !

Emmanuel Barsu, prêtre accompagnateur

 

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